Filiation :
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March (1970-1978)
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March (1981-1982)
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RAM March (1983)
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RAM (1984-1986)
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March (1987-1989)
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Leyton House (1990-1991)
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March (1992-1993)
L'écurie March a connu une histoire hors du commun en Formule 1, avec des débuts météoriques et de nombreux changements à sa tête.

Robin Herd, Alan Rees, Graham Coaker et Max Mosley
En 1969, quatre passionnés se réunissent pour fonder une écurie de F1 : Max Mosley, Alan Rees (un ancien pilote), Graham Coaker et Robin Herd (le concepteur d'une F1 à quatre roues motrices qui fut rapidement rejetée). Installée à Bicester, l'écurie tenta de recruter Jochen Rindt, alors chez Lotus, sans succès. Entre-temps, Tyrrell, dont le pilote Jackie Stewart est champion du monde en titre, entre en conflit avec Matra, qui veut que ses propres moteurs V12 soient installés sur les voitures. Tyrrell décida donc de courir avec un châssis March pour la saison 1970.
March engage Chris Amon et court, comme Stewart, avec la première monoplace de Formule 1 de la marque, la 701. Dès la première course, en Afrique du Sud, Stewart décroche la pole position et termine troisième. Lors de la course suivante, en Espagne, Stewart remporte la victoire. Puis, la semaine suivante, lors du BRDC International Trophy, Chris Amon remporte la course. Par la suite, Stewart et Amon termineront plusieurs fois sur le podium sans toutefois remporter de courses.
En 1971, tous les espoirs de l'écurie reposent sur les épaules du Suédois Ronnie Peterson qui court à la fois en F1 et en F2. Dans la catégorie reine, il ne gagne aucune course avec une 711, mais termine à cinq reprises sur le podium. A l'inverse, il remporte six courses en Formule 2 et s'empare du titre. En cours de saison, March accueille le jeune Autrichien Niki Lauda. En 1972, Robin Herd conçoit la 721X, dont la boîte de vitesse est montée entre le moteur et le pont. Un concept original, mais peu efficace. Une 721G est construite en urgence pour remplacer le modèle actuel. Peterson terminera troisième en Allemagne. Pendant ce temps, en F2, Lauda et Peterson terminent premier et deuxième du championnat britannique.
En 1973, Peterson et Lauda quittent l'écurie. March engage le Français Jean-Pierre Jarier, tandis que Hesketh Racing et son pilote James Hunt s'engagent en F1 avec un châssis March. La 731 n'est pas une voiture efficace en F1, malgré deux podiums de Hunt. En F2, Jarier remporte huit courses sur les dix-sept du championnat et gagne le titre sans opposition. Au Japon, Kurosawa et Tanaka réalisent le doublé au championnat nippon. En 1974, la situation est la même : aucun résultat en F1, tandis qu'en Formule 2, March remporte neuf courses sur dix et place trois de ses pilotes aux trois premières places du championnat : Patrick Depailler, Hans-Joachim Stuck et Jacques Laffite.
En 1975, March engage Vittorio Brambilla et Lella Lombardi, la deuxième femme pilote de F1. Lors du Grand Prix d'Espagne, marqué par un accident ayant causé la mort de cinq spectateurs, la course est arrêtée alors que Lombardi est sixième. Elle marque 0,5 point et devient ainsi la première et l'unique femme à ce jour à marquer en F1. En Autriche, la course est arrêtée à cause de la pluie et Brambilla, qui a réalisé un tête-à-queue avant de passer la ligne d'arrivée, en sort vainqueur ! En F2, l'écurie remporte quatre victoires. La saison suivante, Ronnie Peterson est de retour. La voiture n'est pas la meilleure, notamment en raison de problèmes de fiabilité, mais cela n'empêchera pas le pilote suédois de remporter une brillante victoire à Monza. En 1977, l'écurie March ne marquera aucun point et, à la fin de la saison, elle disparaîtra momentanément de la F1.
L'écurie continue toutefois la F2 : en 1978, Bruno Giacomelli remporte huit courses sur les douze de la saison et s'empare du titre, tandis que Marc Surer devient vice-champion. En 1979, l'écurie reste en F2 et Marc Surer obtient le titre avec deux victoires. En 1980, l'écurie effectue un bref passage en voitures de sport.
L'écurie fait son retour en F1 en 1981 avec Eliseo Salazar, puis Derek Daly, mais aucun d'entre eux ne parvient à marquer le moindre point. En 1982, la situation est la même : aucun point n'est marqué, tandis qu'en F2, Corrado Fabi obtient le titre avec seulement un point d'avance sur Cecotto. En 1983, l'écurie réapparaît sous la marque RAM March pour seulement trois courses, puis dispute deux saisons sous la marque RAM.
Elle effectue un autre retour sous son nom d'origine en 1987, avec Ivan Capelli au volant, grâce au soutien financier de la société Leyton House. En terminant sixième dans les rues étroites de Monaco, Capelli marque le premier point de March depuis onze ans ! La saison suivante, Ivan réussit à monter à deux reprises sur le podium et, au Japon, il mène le 16e tour. La saison suivante sera nettement moins bonne : malgré la troisième place de Mauricio Gugelmin en début de saison au Brésil, la voiture ne termine que peu de courses. L'écurie participe aux saisons 1990 et 1991 sous le nom de Leyton House. Ivan Capelli termine deuxième en France, derrière Alain Prost. En 1992, March effectue un énième retour en F1 avec Karl Wendlinger, qui termine quatrième à Monaco. Ce seront les derniers points de March.
A la fin de la saison, faisant face à de sévères problèmes financiers, March disparaît de la F1 pour ne plus jamais y revenir.
Julien