Après des débuts en rallye, Jean Lucas se tourne vers les circuits et obtient ses meilleurs résultats au volant de « sports cars ». Au volant d'un Ferrari 166MM, il inscrit son nom au palmarès des 24 Heures de Spa-Francorchamps en 1949 et l'année suivante, remporte les 12 Heures de Paris sur le circuit Montlhéry.
En 1953, il rejoint l'équipe Gordini en tant que manager et pilote occasionnel. Il court également à son compte sur une Ferrari, sous la bannière « Los Amigos », dans des compétitions en Afrique du Nord, notamment à Agadir et à Marrakech.
En 1955, il effectue sa seule apparition dans le championnat du monde, à la suite de la défection de Robert Manzon pour le Grand Prix d'Italie à Monza. Qualifié en 22e et dernière position, il abandonne après seulement sept tours, à la suite d'un problème moteur.
En 1956, il hisse une vieille Ferrari 625 à la cinquième place du Grand Prix de Caen. En 1957, il se classe deuxième de la « Coupe de vitesse » de Formule 2 à Reims, au volant d'une Cooper de l'écurie d'Alan Brown. Il prend également une belle troisième place aux 24 Heures du Mans, au volant de la Jaguar Type-D de son écurie Los Amigos. En octobre, il participe au Grand Prix du Maroc, hors championnat, au volant d'une Maserati 250F. Qualifié en dernière position, il se retrouve dans le top 10 en fin de course. Malheureusement, à cinq tours de l'arrivée, il fait une violente sortie de piste et sa voiture effectue plusieurs tonneaux, éjectant le pilote du cockpit. Jean s'en sort avec une fracture du bras et d'autres blessures, mais il se rétablira complètement après une longue convalescence.
Constatant qu'il ne peut plus courir à son meilleur niveau, il se contente de tâches administratives. En 1962, il fonde avec Gérard Crombac le magazine Sport-Auto, puis son intérêt pour la course décroît et il se détourne du sport automobile.
Greg