Helmut MARKO
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Nascido el 27 Abril 1943 - Graz (Styrie) - 82 anos
Nação : Áustria
Primeiro Grande Prémio :
Áustria 1971
Último Grande Prémio :
França 1972
Melhor classificação :
8o
Melhor posição da grelha :
6o
 
Nunca classificado em Campeonato do Mundo
1971
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Posição à chegada
Média: 11,14
• Vainqueur des 24 Heures du Mans en 1971

Fils de bonne famille autrichienne, Helmut Marko n'aura pas eu le temps de montrer tout son talent.


Il s'oriente d'abord vers une carrière d'avocat. Même s'il n'a pas pu débuter sa carrière d'avocat, il passe son temps libre avec une bande de jeunes fous qui sillonnent les routes autrichiennes. Parmi eux se trouve un certain Jochen Rindt. A 25 ans, il commence sa carrière en Formule Super Vee. Il y connaît un certain succès, avant de passer en F3. Mais les bonnes performances ne sont pas vraiment au rendez-vous. Cela ne l'empêche pas d'être sollicité par Porsche pour piloter l'une de leurs voitures de sport-prototypes. Au sein de l'écurie Martini Racing, il dispute diverses épreuves et monte sur le podium à plusieurs reprises en 1970. L'année suivante, il poursuit sur sa lancée et connaît le point d'orgue de sa jeune carrière avec une victoire aux 24 Heures du Mans aux côtés de Gijs van Lennep.


Les bonnes nouvelles s'accumulent pour l'Autrichien, qui se voit offrir le volant d'une McLaren de l'écurie de Jo Bonnier. Ses débuts en Allemagne sont écourtés, car il doit déclarer forfait : son châssis n'est pas prêt.


En F1 Avec BRM

Lors de la course suivante, son Grand Prix national, il rejoint l'équipe officielle BRM. Sa monoplace ne lui permet pas d'espérer de grandes performances, mais il se défend honorablement face à ses adversaires. Pour son premier Grand Prix, il s'élance de la 17e place et se classe 11e à deux tours du vainqueur, son coéquipier Jo Siffert. Il fait preuve d'une grande constance, entachée seulement d'un abandon à Monza, et se classe ensuite 12e au Canada et 13e aux Etats-Unis.


L'année suivante, il continue à courir en sport-prototypes, mais au volant d'une Lola. Cela ne l'empêche toutefois pas de continuer à se faire remarquer. Parallèlement, il dispute une saison complète en F1 chez BRM. Face à ses coéquipiers, il fait mieux que se défendre et sa constance en course lui permet de se faire un nom en Formule 1. A Monaco, sous une pluie diluvienne, il termine 8e. Mais à Clermont-Ferrand, alors qu'il se trouve à une superbe sixième place, l'une des innombrables petites pierres présentes sur le circuit de Charade est projetée par la March de Ronnie Peterson et perce sa visière, le rendant définitivement aveugle de l'œil gauche. Cet accident met fin à sa carrière de pilote à l'âge de 29 ans.


L'après F1

Helmut ne quitte toutefois pas le monde du sport automobile. Il est le manager de pilotes autrichiens de talent, comme Gerhard Berger et Karl Wendlinger. Dans les années 1990, il crée sa propre écurie de Formule 3000, RSM Marko, qui remporte quelques succès.


En 2005, son ami Dietrich Mateschitz le nomme consultant au sein de sa nouvelle équipe de Formule 1, Red Bull Racing. Il devient ensuite responsable du Red Bull Junior Team, la filière de jeunes talents. Sa mission est de détecter, former et propulser de futurs champions vers l'élite. Sous son impulsion, Red Bull s'est rapidement affirmé comme une puissance incontournable du paddock.


Dès le milieu des années 2000, il joue un rôle décisif dans l'ascension de Sebastian Vettel, qu'il repère et accompagne. Ce choix s'avère visionnaire : entre 2010 et 2013, Vettel offre à Red Bull quatre titres mondiaux consécutifs. Après cette période de domination, il poursuit son travail de recrutement, parfois jugé sévère, mais toujours orienté vers la performance. Il contribue à l'émergence de talents tels que Daniel Ricciardo, Carlos Sainz Jr., Pierre Gasly et surtout Max Verstappen. Ce pari audacieux se transforme en un succès éclatant, puisque Verstappen décroche quatre titres mondiaux à partir de 2021, consolidant ainsi la réputation de Red Bull en tant qu'équipe dominante.


Reconnu pour son style direct, parfois controversé, il n'en est pas moins influent. Il supervise non seulement les carrières individuelles, mais aussi la stratégie globale de l'écurie Red Bull Racing, en collaboration avec Christian Horner et l'équipe technique. Sa capacité à anticiper les évolutions du sport, à maintenir une filière de jeunes pilotes compétitive et à soutenir les choix techniques de l'écurie a façonné l'identité de Red Bull en Formule 1.


En 2025, son rôle dans l'éviction de Christian Horner relève davantage de l'influence que de l'action directe. Depuis la mort de Dietrich Mateschitz, il estimait que Horner avait « pris sa place » au sein de la structure de pouvoir, ce qui avait créé des tensions croissantes entre eux. Lorsque la décision de limoger Horner est tombée, Marko a assuré qu'elle venait de la direction de Red Bull GmbH et non de lui. Pourtant, ses critiques répétées sur la gestion sportive, son constat que l'équipe n'était plus « au niveau » et son soutien affiché à un recentrage plus technique, incarné par l'arrivée de Laurent Mekies, ont renforcé l'idée qu'il approuvait ce changement. Son communiqué sobre et tourné vers l'avenir a d'ailleurs été interprété comme une validation silencieuse de cette décision. En somme, sans en être l'auteur officiel, il a sans doute été l'une des forces ayant rendu l'éviction de Horner possible, grâce à son poids historique et à son influence interne.

Baptiste