Emmanuel de Graffenried fut un bon pilote en Formule 1, mais il trouvait toujours plus fort que lui en championnat.
Il commence sa carrière automobile dans les années 1930 avec sa propre Maserati. En 1937, « Toulo » termine quatrième du Grand Prix de Picardie. Il participe également à une dizaine d'autres courses importantes, dont certaines comptent pour le championnat d'Europe des conducteurs, avant que la Seconde Guerre mondiale n'éclate. Une fois le conflit terminé, il reprend le volant en course, toujours sur une Maserati, mais à titre privé, et termine cinquième à Marseille. En 1947, il monte sur son premier podium à Lausanne, puis termine deuxième du Grand Prix des Nations l'année suivante. C'est en 1949 que le moment de gloire arrive pour le pilote baron, lorsqu'il remporte le Grand Prix de Grande-Bretagne sur le circuit de Silverstone. L'année suivante, le championnat du monde commence et Toulo est au rendez-vous.
Avant le début du championnat, en tout début de saison, il termine deuxième du Richmond Trophy. Le Grand Prix de Grande-Bretagne constitue la première épreuve de l'histoire, mais face aux Alfa Romeo, Emmanuel n'est pas aussi performant qu'en 1949. Il termine aux portes des points, soit sixième, à deux reprises, en Suisse et en Italie. En revanche, lors d'épreuves hors championnat, il monte trois fois sur le podium. En 1951, il effectue trois sorties avec une Alfa Romeo, dont une en Suisse, qui lui permet de marquer des points avec une cinquième place.
En 1952, il court pour l'écurie Enrico Platé, ne disputant que trois courses, dont le Grand Prix de Suisse, où il termine sixième. Parallèlement, il participe à des épreuves de Formule 2, décrochant trois podiums supplémentaires.
En 1953, il réalise sa meilleure performance en championnat : après une cinquième place à Zandvoort, il profite de l'abandon de Juan Manuel Fangio en fin de course pour se classer quatrième en Belgique, son meilleur résultat en championnat. D'autant qu'il remporte trois courses de F2 cette année-là. L'année suivante, il dispute encore deux Grands Prix de Formule 1, en 1954, puis met un terme à sa carrière.
L'année suivante, il reprend le volant pour doubler l'acteur Kirk Douglas dans le film Le Cercle infernal. En 1956, il dispute un ultime Grand Prix en Italie. Au volant d'une Maserati 250 F de la Scuderia Centro Sud, il termine la course à une honorable septième place.
Il reste ensuite impliqué dans le sport automobile durant les années 1970 et 1980.
Julien et Tony