• Vainqueur des 24 Heures du Mans en 1992
• Champion du Monde d'Endurance en 1992
Derek Warwick fait partie de ces pilotes qui auraient mérité de remporter une victoire en Formule 1, mais n'y sont jamais parvenus.
Il commence dans les courses de stock-cars, puis prend les rênes de sa carrière et court en Formule Ford 1600. En 1976, il termine troisième du championnat BARC au volant d'une Hawke. L'année suivante, il passe au championnat de Formule 3 sur une Chevron et termine troisième du championnat Vandervell. En 1978, il remporte le championnat BRDC de Formule 3. Il remporte également le trophée lors de la Coupe du monde de F3, disputée sur le circuit de Donington.
En 1979, il court en Formule 2 avec l'écurie Theodore sur une March et réalise sa meilleure performance en terminant deuxième du BARC 200. L'année suivante, il rejoint l'écurie Toleman, une écurie émergente avec laquelle il entame une bonne collaboration. Derek remporte la victoire à Silverstone et à Monza, et grâce à une série de podiums, il termine vice-champion d'Europe de Formule 2, derrière son coéquipier Brian Henton. L'année suivante, l'écurie Toleman décide de passer à la Formule 1 et Derek et Brian font partie de l'aventure.
En F1 avec Toleman
L'écurie fait ses débuts en Formule 1 avec le moteur Hart et les pneus Pirelli, tous deux novices dans la discipline, ainsi qu'avec deux pilotes débutants. La tâche s'avère donc très difficile, et toute la saison de Derek se compose de onze non-qualifications successives. Il parvient toutefois à se qualifier en 22e position lors de la dernière épreuve, à Las Vegas. Mais il est contraint d'abandonner à mi-course à cause de problèmes mécaniques.
En 1982, la situation s'améliore : Derek parvient fréquemment à se qualifier, mais son meilleur résultat est une dixième place au Grand Prix d'Allemagne. A noter qu'il réalise le meilleur tour en course lors du Grand Prix des Pays-Bas. En 1983, dès la première course de la saison au Brésil, il se qualifie cinquième, mais ne termine que huitième. La suite de sa saison est marquée par neuf abandons lors des dix manches suivantes, mais aussi par une belle septième place en Belgique. En fin de saison, il réalise de belles performances en se classant dans les points lors des quatre dernières épreuves, terminant au pied du podium lors des courses néerlandaise et sud-africaine. Sa détermination à se battre pour gagner des places sur la piste lui vaut un volant chez Renault, l'écurie vice-championne du monde en titre
Renault
Dès sa première course avec l'écurie française, il impressionne en se qualifiant troisième au Brésil, puis en menant la course pendant 12 tours avant d'abandonner à cause d'une rupture de suspension. Lors de la course suivante, en Afrique du Sud, il monte sur son premier podium en terminant troisième derrière les McLaren. Puis, en Belgique, il termine deuxième, derrière la Ferrari de Michele Alboreto. Il abandonne lors des cinq courses suivantes, puis remonte sur le podium à deux reprises, se classant deuxième en Grande-Bretagne et troisième en Allemagne. Cependant, sa fin de saison se termine par cinq abandons consécutifs. Le pilote britannique a toutefois réalisé un très bon travail durant cette année et termine le championnat à la septième place.
Malheureusement, en 1985, la nouvelle RE60 est un échec et Derek ne parvient pas à réitérer les performances de l'année précédente. Les pilotes ont d'ailleurs surnommé cette voiture « la remorqueuse ». Il ne marque que cinq points cette année-là, avec deux cinquièmes places comme meilleurs résultats lors des Grands Prix de Monaco et de Grande-Bretagne. À la fin de la saison, Renault quitte la Formule 1 et Derek espère décrocher un baquet chez Williams, mais c'est Nelson Piquet qui est choisi. Il se retrouve ainsi sans volant en F1.
Brabham
Il trouve toutefois un volant disponible chez Jaguar, dans la catégorie des voitures de sport, et remporte la victoire à Silverstone. Dans le même temps, l'équipe Brabham perd son pilote, Elio de Angelis, qui trouve la mort lors d'essais privés. C'est Derek qui est recruté pour piloter la Brabham-BMW. A la fin de la saison, il ne marque aucun point en Formule 1, mais il ne lui en manque qu'un pour décrocher le titre mondial en voitures de sport.
Arrows
En 1987, il rejoint l'équipe Arrows-Megatron et parvient à marquer des points à deux reprises. L'année suivante, il termine au pied du podium au Brésil, à Monaco, à Monza et à Estoril ! La victoire n'arrive toujours pas, mais il réalise malgré tout sa deuxième meilleure saison en termes de points. En 1989, il est en tête de la course canadienne, mais le moteur Ford Cosworth ruine ses espoirs.
Lotus
En 1990, il rejoint l'équipe Lotus, totalement désorganisée et en panne de performance, et marque les trois seuls points de l'écurie.
Passage réussi par l'endurance
Derek prend deux années sabbatiques en F1 pour courir en voitures de sport en 1991 avec TWR Jaguar, remportant la victoire à Silverstone, Monza et sur le Nürburgring. L'année suivante, il rejoint Peugeot et mène sa 905 à la victoire à Silverstone et sur le circuit de Suzuka, puis s'impose lors des 24 Heures du Mans. A la fin de la saison, il décroche le titre de champion du monde avec Yannick Dalmas.
Footwork
En 1993, il revient en Formule 1 dans l'écurie Footwork, anciennement Arrows. Le début de la saison est très difficile, puis il se classe quatrième en Hongrie et marque un point à domicile, avant de prendre sa retraite de la F1.
L'après-F1
Il participe au championnat de voitures de tourisme britannique avec Alfa Romeo, sans succès. Il participe aux 24 Heures du Mans l'année suivante, puis court deux saisons en BTCC avec sa propre écurie en 1997 et 1998, remportant une victoire à Knockhill, avant de prendre sa retraite définitive.
Il s'occupe ensuite de la direction de son écurie, qui permet à trois pilotes de remporter le titre BTCC : J. Plato en 2001, J. Thompson en 2002 et 2004, et Y. Muller en 2003. Il devient ensuite président du British Racing Drivers Club de 2011 à 2017, une fonction prestigieuse dans le monde du sport automobile britannique. Il est également commissaire sportif lors de plusieurs Grands Prix de Formule 1.
Julien