• Vainqueur des 24 Heures du Mans en 1991
La carrière de Bertrand Gachot en F1 fut décevante, mais il n'a jamais disposé d'une voiture compétitive.
C'est à l'âge de 15 ans que Bertrand commence sa carrière par le karting. Au milieu des années 80, il dispute le championnat de Formule Ford britannique. En 1986, il remporte le championnat de Formula Ford 2000. L'année suivante, il termine deuxième du championnat britannique de F3, derrière Johnny Herbert.
En 1988, il court dans le championnat du monde de F3000 avec l'écurie Spirit. Il termine cinq fois dans les points, dont deux fois à la deuxième place, à Rome et à Silverstone, et se classe cinquième du championnat. L'année suivante, il rejoint la petite écurie Onyx en Formule 1.
En F1 avec Onyx
Dès le début du championnat, Bertrand est confronté à l'épreuve des pré-qualifications, un couperet matinal imposé aux nouvelles équipes en raison du nombre pléthorique d'engagés. Les débuts sont difficiles : au volant de l'Onyx ORE-1, il échoue systématiquement à franchir cette étape lors des six premières manches. La situation s'améliore à partir du Grand Prix de France. Il parvient à passer les pré-qualifications et crée la surprise en signant le onzième temps sur la grille de départ. Il termine sa première course à la treizième place. Il confirme lors de la manche suivante, en Grande-Bretagne, où il franchit la ligne d'arrivée à la douzième place. Bien qu'il parvienne désormais à se qualifier régulièrement pour les courses suivantes, il ne franchit plus la ligne d'arrivée, victime de problèmes de fiabilité ou d'incidents de course. En coulisses, la tension monte avec le propriétaire de l'écurie, Jean-Pierre Van Rossem. A la suite de déclarations dans la presse dans lesquelles le pilote se plaint de son statut et du manque d'essais privés par rapport à son coéquipier Stefan Johansson, il est licencié brutalement avant le Grand Prix du Portugal.
Rial
Bertrand retrouve un volant pour les deux dernières épreuves de la saison, au Japon et en Australie, au sein de l'équipe Rial Racing. Au volant d'une monoplace obsolète et peu performante, il ne parvient pas à se qualifier lors de ces deux tentatives et conclut sa première année sans avoir inscrit le moindre point.
Coloni
En 1990, il rejoint Coloni mais cette saison est encore pire. Avec la coloni, d'abord équipée d'un moteur Subaru, puis Ford Cosworth, il ne prend pas un seul départ durant toute la saison. Il échoue dix fois aux préqualifications et six fois aux qualifications.
En décembre, alors qu'il est à Londres au volant de sa voiture pour rencontrer Eddie Jordan, il est impliqué dans un léger accrochage avec un taxi. Comme le chauffeur du taxi le menace, Bertrand asperge son visage avec une bombe lacrymogène, alors que celle-ci est interdite en Angleterre.
Jordan
Grâce à ses soutiens financiers, il est engagé en 1991 par la nouvelle écurie Jordan. La voiture, bien que nouvelle, est performante, et au Canada, profitant de six abandons dans la seconde moitié de la course, il s'empare de la cinquième place. Trois semaines plus tard, Bertrand Gachot remporte l'épreuve mythique des 24 Heures du Mans avec Volker Weidler et Johnny Herbert au volant d'une Mazda. Il termine également sixième en Grande-Bretagne et en Allemagne.
Le 15 août, Bertrand se rend à Londres pour assister à son procès dans l'affaire de l'altercation. Alors qu'il s'attend à une amende, il est condamné à 18 mois de prison ferme ! Son incarcération permet à Michael Schumacher de faire ses débuts en course. Il est libéré pour bonne conduite au bout de deux mois, mais Eddie Jordan refuse de lui rendre son volant. Pour le dernier Grand Prix, Larrousse engage Bertrand pour remplacer Éric Bernard, blessé. Avec une voiture inconnue, il ne parvient pas à se qualifier, mais impressionne suffisamment l'équipe pour se voir offrir le volant pour la saison suivante.
Venturi
En 1992, Larrousse court sous le nom de Venturi. Il ne réalise comme coup d'éclat qu'une sixième place sur le difficile circuit de Monaco. À la fin de la saison, Venturi met la clé sous la porte et Bertrand se retrouve sans volant en F1.
Pacific
En 1993, il participe à une course de CART à Toronto et se classe 12e. Il s'engage également dans la série japonaise de voitures de tourisme avec Honda. Parallèlement, il aide l'équipe Pacific de Keith Wiggins à se préparer pour entrer en Formule 1 la saison suivante. Après être devenu actionnaire de l'équipe, il est engagé aux côtés de Paul Belmondo pour la saison 1994. La PR01 est une voiture aux performances médiocres et Bertrand ne franchit les qualifications qu'à cinq reprises en seize Grands Prix. La saison 1995 n'est guère meilleure : si la voiture permet à Bertrand de réaliser une saison complète, elle ne lui permet pas de s'affirmer.
L'après-F1
Il décide finalement de quitter la Formule 1 et participe occasionnellement à des courses de voitures de sport et de GT.
Julien