Bien que né en Suisse (la nationalité de sa mère), Antonio Bernardo est Italien, tout comme son père. En 1975, alors propriétaire et fondateur de l'écurie Piccionaia Racing Team à Lugano et suite à un pari, il entreprend les démarches nécessaires pour être admis et participer comme pilote à des Grands Prix de formule 1.
Après avoir contacté différentes écuries et rencontré des personnalités telles que John Surtees, Louis Stanley (BRM) ou encore les frères Hoogenboom (Boro), il opte pour Ensign et, en décembre 1975, signe un contrat avec Mo Nunn.
Sans avoir la possibilité de tester la vieille Ensign MN174 que l'équipe lui a proposée, Nunn inscrit deux voitures pour Chris Amon et lui au Grand Prix de Belgique. Entre-temps, Antonio s'est procuré, personne ne sait comment, la licence nécessaire pour être admis en Formule 1. Le premier bulletin des voitures admises aux essais libres mentionne donc les deux Ensign : la 22, la nouvelle MN176 d'Amon, et la 23, la vieille MN174 d'Antonio, qui renonce prudemment à se mettre pour la toute première fois de sa vie au volant d'une F1, dans l'espoir vain de se qualifier pour le Grand Prix.
Par la suite, Nunn offre la MN174 à Antonio, qui se tourne vers Roger Springett dans l'espoir de la faire courir dans le championnat britannique de Formule Libre. (Shellsport Group 8). C'est Lella Lombardi qui présente Antonio à Roger Springett, affirmant qu'elle le connaît pour avoir couru sur une Tecno avec lui.
Antonio effectuera de nombreuses séances d'essai, mais ne parviendra pas à se qualifier. Mike Wilds, lui, parvient à tirer un bien meilleur parti de la vieille monoplace. On ne reverra plus Antonio Bernardo sur les circuits.
Paul Louis et Wookey