Max VERSTAPPEN
 M.VERSTAPPEN
Red Bull Red Bull Ford
Lando NORRIS
 L.NORRIS
McLaren Mercedes
Kimi ANTONELLI
 K.ANTONELLI
Mercedes

1160o Grande Prémio

XLII Magyar Nagydij
Ligeiramente nebulosos
Hungaroring
domingo, 26 de julho de 2026
70 voltas x 4.381 km - 306.630 km
(Offset: 40 m)
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F1
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Calendrier: un Grand Prix de Bahreïn... à Sepang

Comme cela est dorénavant la tradition, ce Grand Prix de Hongrie est le dernier avant la trêve estivale du mois d'août. Mais cette année, on ignore à quoi ressemblera exactement la seconde partie du calendrier. En effet, la récente reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran menace les Grands Prix du Qatar et d'Abou Dhabi prévus pour le 29 novembre et le 6 décembre. Par ailleurs, la FIA et la FOM cherchaient à réintégrer les Grands Prix d'Arabie saoudite et de Bahreïn, annulés au printemps suite à la nouvelle guerre du Golfe. La reprise des bombardements dans la région semblait anéantir ces projets. Mais le premier ministre et prince héritier bahreïni Salmane ben Hamad Al Khalifa a trouvé une solution pour le moins originale: organiser le GP de Bahreïn non pas à Sakhir, mais à Sepang ! Après tout, le circuit malais, qui a accueilli la F1 de 1999 à 2017, s'était porté candidat pour supplanter une éventuelle défection en fin de championnat. Cette idée emporte l'adhésion de Mohammed Ben Sulayem et Stefano Domenicali. Le gouvernement malais ayant donné son feu vert, se tiendra le 6 octobre un « Grand Prix de Bahreïn en Malaisie » !


Présentation de l'épreuve

Le Grand Prix de Hongrie fête son quarantième anniversaire et baptise à cette occasion ses quatorze virages qui jusqu'ici restaient anonymes. Le n°1 prend le nom de Nelson Piquet pour rappeler le splendide dépassement réalisé par celui-ci sur Ayrton Senna en 1986. Vainqueur ici à huit reprises, Lewis Hamilton donne son nom au second tournant. Les virages n°4, 11, 12 et 13 sont respectivement attribués à Nigel Mansell, Jean Alesi, Michael Schumacher et Ayrton Senna, alors que le dernier tournant honore Ferenc Szisz, vainqueur du premier Grand Prix de l'histoire de l'automobile, au Mans en 1906. Les autres virages évoquent Budapest et sa région: Trois Sources (virage n°3), Mogyoród (n°5), Buda (n°8), Pest (n°9) et Danube (n°10). En outre, un tiers du circuit a été resurfacé depuis la dernière édition, et malheureusement le travail a été mal exécuté, avec un asphalte abîmé ou déjà bosselé. Le principal problème se situe avant le premier virage où la jointure entre l'ancien et le mauvais bitume se traduit par une « marche » assez dangereuse. Le virage n°13 (Senna) est lui aussi d'une approche délicate. Face aux critiques des pilotes, des travaux de meulage sont effectués en hâte dans la nuit du vendredi au samedi, pour un résultat médiocre. « Cela ne va pas, cela reste piégeux et on peut bloquer les roues facilement », soupire Valtteri Bottas. Carlos Sainz compare défavorablement le nouveau bitume au précédent coulé en 2016, et invite les organisateurs à exécuter de nouveaux travaux pour l'édition 2027.


Contrairement à Silverstone et Spa, le Hungaroring n'est pas un circuit où la recharge et le déploiement d'énergie électrique devraient poser problème, en raison de son caractère tortueux et de ses nombreux freinages appuyés. L'équilibre aérodynamique primera sur la puissance moteur, et c'est pourquoi Ferrari arrive de prime abord ici avec un avantage. Frédéric Vasseur admet que le tourniquet hongrois devrait convenir à la SF-26, mais met en garde son équipe contre ce qu'il nomme les « erreurs d'exécution ». Par exemple à Spa, Lewis Hamilton a perdu gros dans les stands en heurtant un mécanicien arrivé trop tard sur place. Vasseur prévient: il sera inutile de viser les titres mondiaux si pareilles erreurs se reproduisent trop souvent.


Mercedes est également sous pression: l'équipe anglo-allemande accumule certes les lauriers (huit victoires en dix courses), mais aussi les problèmes de fiabilité. À Spa, ses moteurs électriques ont été victimes d'une inquiétante défaillance dans le premier secteur, ce qui a probablement ruiné le week-end de George Russell, bien plus touché que son équipier Kimi Antonelli. Toto Wolff révèle que ce problème était le fruit d'un bug dans le logiciel pilotant le groupe propulseur. L'algorithme « vidait » la batterie dans la ligne droite des Combes et celle-ci se retrouvait presque à plat pour le reste du circuit. De légères variations dans le pilotage ont toutefois permis à Antonelli d'être davantage épargné que Russell. Toutefois Wolff assure que le logiciel a été reprogrammé et que l'erreur est corrigée.


Max Verstappen est toujours au cœur du marché des transferts et son agent Raymond Vermeulen entretient soigneusement les rumeurs de départ vers McLaren, sans doute afin de contraindre Red Bull à délier les cordons de sa bourse. Oliver Mintzlaff a apparemment compris le message puisqu'il aurait transmis une offre de prolongation de contrat jusqu'à fin 2029 agrémentée d'une copieuse augmentation salariale (de 65 à 80 millions d'euros annuels). Selon le journal Bild, Max Verstappen, son père Jos et Raymond Vermeulen discutent de cette offre avec Laurent Mekies en Hongrie. Verstappen ne donne pas de réponse dans l'immédiat car il attend des progrès techniques palpables de la part de Red Bull Racing. Le Néerlandais est las de jouer les simples outsiders depuis un an et demi et veut retrouver une machine avec laquelle il pourra décrocher sa cinquième couronne mondiale. Tel est le principal défi auquel est soumise la firme au taureau rouge.


Par ailleurs, Red Bull a trouvé le successeur du Dr. Helmut Marko et annonce la prochaine arrivée de Gwen Lagrue à la tête de son académie de jeunes pilotes. Le Français occupait jusqu'alors les mêmes fonctions chez Mercedes. Le constructeur allemand lui doit beaucoup puisque c'est lui qui a découvert George Russell et Andrea Kimi Antonelli. « Gwen est l'un des meilleurs spécialistes du développement de talents en F1. Je connais personnellement l'expertise, le leadership et la passion qu'il apporte à la formation des jeunes pilotes », commente Laurent Mekies. Le premier dossier que Lagrue devra éplucher sera celui de Nikola Tsolov, l'actuel leader du championnat de Formule 2. Repêché l'an passé par Marko après de graves déboires financiers, le jeune Bulgare se porte candidat à un volant en F1 en 2027. Il risque toutefois de ne pas trouver de place, puisque les deux pilotes Racing Bulls Liam Lawson et Arvid Lindblad donnent pour le moment pleine satisfaction. Tsolov pourrait toutefois recevoir sa chance si d'aventure Max Verstappen venait à quitter RBR...


Cinq « rookies » roulent ici lors des premiers essais du vendredi. Mercedes confie la W17 de Kimi Antonelli à Frederik Vesti, Leonardo Fornaroli hérite de la McLaren d'Oscar Piastri et Paul Aron de l'Alpine de Franco Colapinto. Chez Haas, Ryō Hirakawa remplace Ollie Bearman tandis que Colton Herta roule pour la seconde fois dans une Cadillac, celle de Sergio Pérez. Le pilote américain est toutefois fragilisé par une première saison fort difficile en F2. Seulement 16e du championnat, il a peu d'espoirs d'obtenir en fin d'année les points nécessaires à l'obtention de la super-licence et ne pourra donc pas être titularisé en 2027. Cadillac envisage donc de renouveler le bail de Valtteri Bottas et Sergio Pérez.


Aston Martin jette à la poubelle son AMR26, qui pourrait sans peine prétendre au titre de pire Formule 1 de la décennie 2020. Adrian Newey et son équipe lancent l'AMR26B qui est presque une toute nouvelle monoplace. Amincie, elle se distingue par un museau plus étroit, de nouveaux ailerons avant et arrière, des entrées d'air rehaussées sur les pontons, un capot moteur plus fin. Surtout, le fond plat a été entièrement redessiné afin d'apporter un flux d'air plus propre vers le diffuseur. L'objectif est d'accroître l'appui qui faisait cruellement défaut à la version A. Si Mike Krack, principal interlocuteur de la presse, refuse de détailler le gain de performance attendu, certains évoquent jusqu'à 70 points aérodynamiques, soit deux secondes au tour en moyenne ! « Pour nous, le plus important est de pouvoir de nouveau nous battre en course, ajoute Krack. Ce n'était plus possible ces derniers temps, il était très difficile de rester au contact du milieu de peloton et, quel que soit le bénéfice de ces évolutions, le plus important est de retrouver cette capacité à se battre. » En effet: à Spa, Fernando Alonso a fini à plus d'une minute de la modeste Cadillac de Valtteri Bottas ! Le week-end sera toutefois encore bien pénible pour les hommes d'Adrian Newey. Vendredi, lors des premiers essais, Stroll est victime d'un bris de suspension arrière-gauche et sa voiture ne peut être réparée pour la deuxième séance, faute de pièces détachées. L'équipe doit acheminer d'urgence du matériel depuis Silverstone afin que Stroll puisse rouler samedi avec le nouveau package. Le porte-parole Pedro de la Rosa précise que le Canadien ne peut faire l'impasse sur ces nouveautés, car l'AMR26B demande un style de pilotage assez différent de sa devancière.


Aston Martin bénéficiera en outre après la trêve de la première évolution du groupe propulseur Honda. Jak Crawford effectuera un premier galop d'essais avec ce moteur à Budapest juste après le Grand Prix. Là encore, il s'agira d'une étape cruciale puisque l'alliance entre les deux constructeurs bat de l'aile. Les incroyables problèmes de fiabilité rencontrés en début de saison par Honda ont été jugés inacceptables par Adrian Newey, qui en outre estime que ses interlocuteurs japonais ont menti par omission en lui dissimulant que ce nouveau groupe propulseur avait été élaboré par une équipe principalement composée d'ingénieurs néophytes en F1. Quelques mois plus tard, la tension reste palpable. Interrogé sur la relation Aston Martin - Honda, Mike Krack répond assez brutalement: « Peut-être aurions-nous choisi un autre partenaire si ce niveau de performances avait été connu... On a vécu un début d'année très difficile. » Le directeur des opérations s'empresse bien sûr d'ajouter que désormais l'entente règne entre Silverstone et Sakura...


McLaren lance la troisième version de sa MCL40, après avoir longuement étudié les moyens de renforcer la cohérence aérodynamique d'une voiture qui jusqu'ici produisait trop de traînée sans apporter assez de stabilité en courbe. Ont été revus les ailerons, le bord d'attaque du plancher, les déflecteurs ainsi que les sorties de refroidissement à l'arrière. Enfin, McLaren devient la troisième écurie à utiliser un aileron arrière pivotant. Ce dernier aurait dû apparaître au GP d'Autriche, mais des difficultés d'assemblage ont contraint l'équipe britannique à repousser sa mise en service. Cet aileron ne sera monté qu'aux essais et ne devrait pas être utilisé en course avant Monza.


Les écuries rajoutent de l'appui aérodynamique pour ce circuit tortueux, souvent au moyen d'ailerons déjà aperçus à Monaco. Ferrari apporte une évolution de son aileron arrière rotatif « Macarena », doté de deux petits profils supplémentaires sur le bord de fuite, ce qui permet d'optimiser la gestion du flux d'air lorsque l'aileron s'ouvre et s'incline. Il s'agit d'une adaptation au circuit du Hungaroring qui réclame un fort appui aérodynamique. La presse italienne ajoute qu'une véritable version II du « Macarena » est en préparation, mais celle-ci est destinée aux pistes rapides. Peut-être la verra-t-on à Monza. Red Bull remet en service son aileron rotatif qui avait été mis de côté à Spa en raison des deux défaillances dont Max Verstappen avait été victime à Zeltweg et Silverstone. Le directeur technique Pierre Waché assure que le problème a été identifié et résolu.


Essais et qualifications

Les essais libres du vendredi se déroulent par un temps très estival. Leclerc réalise le meilleur chrono (1'19''075''') avant de subir une panne. Le drapeau rouge est agité suite au bris de suspension ayant frappé Stroll. Un peu plus tard, les Ferrari confirment leur bonne forme et le meilleur temps des seconds essais revient à Hamilton (1'18''729''') devant Leclerc et Norris. Colapinto quitte de la route dans le dernier virage. Samedi, Norris sort du bois en réalisant le meilleur chrono (1'17''939''') devant Hamilton et Antonelli.


Plus tard, Norris hisse sa McLaren évoluée en pole position (1'17''2207''') et devient le premier pilote à battre cette année Mercedes en qualifications. Gêné par Hamilton, Piastri ne réalise que le cinquième temps, mais grimpe au troisième rang en raison des pénalités infligées au Britannique et à Antonelli. Chez Ferrari, Hamilton échoue à seulement 12 millièmes de la pole, mais il recule de trois places, en cinquième position, pour ne pas avoir regardé ses rétroviseurs devant Piastri. Leclerc (2e) déplore un certain manque de grip, mais sera un prétendant sérieux à la victoire. Très mécontent de sa Red Bull, Verstappen part en tête-à-queue dans le dernier virage en toute fin de séance et provoque un drapeau jaune. Il partira quatrième grâce aux pénalités de ses concurrents. Hadjar (8e) se plaint d'avoir été relancé en piste dans un peloton trop compact. Les Mercedes manquent d'adhérence et rencontrent toute une série de pépins. Antonelli, 4e temps, est pénalisé de trois places et partira 7e car il n'a pas suffisamment ralenti sous drapeau jaune. Russell (6e) est victime d'une fuite d'eau après avoir cassé son carter sur un trottoir, ce qui contraint l'équipe à de lourdes réparations pour sauver son moteur.


Lindblad (9e) change de moteur samedi matin mais conduit tout de même sa Racing Bulls en Q3. Lawson (11e) admet avoir commis quelques erreurs. Hülkenberg (10e) place l'Audi en Q3, contrairement à Bortoleto (14e) qui ne livre pas une copie parfaite. Les pilotes Alpine (Gasly 12e, Colapinto 13e) souffrent d'un manque d'équilibre et se plaignent de l'absence d'évolutions. Chez Haas, Ocon (15e) fait pour une fois un peu mieux que Bearman (17e) malgré une tenue de route très perfectible. Alonso (16e) démontre les progrès de l'Aston Martin en atteignant la Q2 à la régulière, une première en 2026. Déstabilisé par une rafale de vent, Stroll (20e) est en revanche éliminé d'emblée. Les Williams (Sainz 18e, Albon 19e) n'émergent pas, notamment à cause d'un fort survirage. Les Cadillac retrouvent la dernière ligne, et Bottas (21e) devance Pérez (22e) qui a rencontré des problèmes de freins et de boîte de vitesses.


Le Grand Prix

Le soleil est dissimulé derrière quelques nuages en ce dimanche 26 juillet, ce qui n'empêche pas le mercure de frôler les 30°C, tandis que la température en piste dépasse 50°C. Les équipes percent de larges ouvertures dans les carrosseries pour faciliter le refroidissement. Pirelli prévoit logiquement une course à deux arrêts. La majorité du peloton démarre avec les gommes médiums (C4), mais Ferrari fait le pari de munir Leclerc et Hamilton de pneus tendres (C5). L'objectif est limpide: prendre immédiatement les commandes de l'épreuve. Bortoleto, Alonso et Stroll sont eux gommes dures (C3). Pérez part des stands après que sa Cadillac a été modifiée sous parc fermé.


Départ: Norris prend un bon envol, tout comme Piastri qui se place tout de suite dans son sillage. Mal parti, Leclerc se fait déborder par Verstappen à sa droite et Hamilton à sa gauche. Russell démarre avec beaucoup de peine car son anti-calage s'est mis en route inopinément. L'Anglais franchit le premier virage avant-dernier.


1er tour: Norris glisse et vire large au deuxième virage, ce qui permet à Piastri de le doubler par l'intérieur. Verstappen reste difficilement devant Hamilton, et sa roue arrière-gauche frotte la roue avant-droite de la Ferrari dans le virage n°3. En fin de tour, Piastri devance Norris, Verstappen, Hamilton, Leclerc, Antonelli, Hadjar, Lawson, Lindblad et Hülkenberg. Russell est 19e.


2e: Sept dixièmes séparent les pilotes McLaren. Hamilton tente en vain de faire l'extérieur à Verstappen au second tournant.


3e: Hamilton assaille de nouveau Verstappen par l'extérieur au deuxième freinage, mais le Hollandais élargit sa trajectoire et reste devant.


4e: Piastri mène devant Norris (1s.), Verstappen (2s.), Hamilton (2.7s.), Leclerc (3.2s.), Antonelli (4.2s.), Hadjar (5s.), Lawson (8s.), Lindblad (10.3s.), Hülkenberg (11s.), Gasly (12s.) et Ocon (13s.). Russell est remonté au 16e rang.


6e: L'écart est stable entre Piastri et Norris. Par radio, Verstappen critique une Red Bull « m*rdique », atteinte de rebond. Hamilton et Leclerc le menacent. Antonelli reste au contact des Ferrari tandis que Hadjar est semé.


8e: Piastri porte son avance sur Norris à deux secondes. Russell prend la 13e place à Bortoleto.


9e: Norris a repris quelques dixièmes à Piastri. Russell efface Ocon et se retrouve douzième. Stroll change déjà de pneus.


10e: Piastri précède Norris (1.2s.), Verstappen (3.8s.), Hamilton (4.4s.), Leclerc (5.1s.), Antonelli (6.7s.), Hadjar (12s.), Lawson (16.6s.), Lindblad (20s.), Hülkenberg (21.3s.), Gasly (24s.) et Russell (25s.).


12e: Norris est revenu à une seconde de son équipier. Russell dépasse Gasly. Albon vire large au sommet du virage n°4.


14e: Hamilton stoppe chez Ferrari pour chausser les pneus durs (2.4s.) et ressort en neuvième position, derrière Lindblad, qu'il double dans la foulée au virage n°5.


15e: Norris n'est plus qu'à quelques dixièmes de Piastri. Verstappen s'empare de gommes dures (2.5s.) mais ressort derrière Hamilton qui a réussi son « undercut ». Bottas rejoint les stands avec des freins en feu et se range sur le bas-côté de la pit-lane.


16e: Ailerons ouverts, Hamilton déboîte Lawson dans la ligne droite principale, mais Verstappen se laisse aspirer par les deux bolides, avale la Racing Bulls et pique à l'intérieur pour surprendre Hamilton au prix d'un freinage tardif, mais parfaitement exécuté. Un double dépassement d'anthologie du pilote hollandais. Arrêt de Colapinto.


17e: Piastri arrive chez McLaren, prend les gommes dures (2.5s.) et repart en quatrième position, laissant Norris aux commandes. Leclerc se saisit aussi du composé blanc (2.4s.) et repart huitième. Russell double Hülkenberg. Arrêt aussi pour Gasly.


18e: Norris s'empare à son tour de pneus blancs (3.2s.) et ressort juste derrière Piastri qui est bloqué derrière Hadjar. Verstappen et Hamilton sont sur les talons des McLaren. Antonelli est le nouveau leader. Ocon change d'enveloppes.


19e: Piastri double Hadjar au premier virage. Le Français s'efface ensuite devant Norris et Verstappen au tournant suivant, mais évidemment bloque Hamilton. Celui-ci se défait d'Hadjar dans la courbe de Mogyoród et ne perd donc pas trop de temps. Russell efface Lawson tandis que Sainz subit un premier arrêt.


20e: Antonelli mène avec douze secondes d'avance sur Piastri, lequel est suivi de près par Norris, Verstappen et Hamilton. Hadjar, Lindblad et Hülkenberg chaussent les pneus durs.


21e: Piastri revient à dix secondes d'Antonelli qui tente d'allonger son premier relais. Russell prend la septième place à Lawson, lequel s'empare dans la foulée des gommes dures.


22e: Antonelli précède Piastri (9s.), Norris (10s.), Verstappen (12.5s.), Hamilton (14s.), Leclerc (15.6s.), Russell (27.2s.), Hadjar (36.8s.), Bortoleto (42s.) et Alonso (48.6s.).


23e: Antonelli stoppe chez Mercedes pour mettre les gommes dures (2.1s.) et repart sixième. Piastri retrouve la première place. Bearman et Pérez changent aussi de pneus.


25e: Piastri se plaint de survirage et voit Norris grossir dans ses rétroviseurs. Quatre secondes derrière les McLaren, Verstappen sème les Ferrari d'Hamilton et Leclerc. En difficulté avec ses pneus usés, Alonso s'incline devant les Racing Bulls.


27e: Piastri devance Norris (0.7s.), Verstappen (5s.), Hamilton (7.6s.), Leclerc (8.6s.), Antonelli (11.4s.), Hadjar (25s.), Bortoleto (28s.) et Lawson (44s.). Arrêt d'Albon.


28e: Russell chausse les pneus durs dans un arrêt trop long de quatre secondes, puis repart devant Lawson et Lindblad.


29e: Norris dérape au virage n°4, mais parvient à contourner le vibreur en virant au large et à retrouver la piste sans perdre trop de temps. Bortoleto prend les gommes blanches.


30e: Piastri est premier devant Norris (1s.), Verstappen (4s.), Hamilton (7.6s.), Leclerc (8.3s.), Antonelli (10.2s.), Hadjar (28s.), Russell (45s.), Lawson (50s.), Lindblad (53s.), Hülkenberg (55s.) et Gasly (1m.).


31e: Hamilton repasse chez Ferrari pour reprendre des pneus durs (2.4s.), bien qu'il semble abhorrer ce composé. Il repart septième position derrière Hadjar.


32e: Piastri et Norris doublent les premiers attardés. L'Anglais demande à changer de pneus en premier, mais McLaren refuse afin de pas lui offrir un undercut certain. Hamilton déborde Hadjar au premier virage.


34e: Piastri s'empare de gommes blanches et repart en cinquième position. Norris récupère le commandement et s'affirme tout de suite comme le plus rapide en piste. Antonelli a rejoint Leclerc.


35e: Norris est en tête devant Verstappen (5s.), Leclerc (10s.), Antonelli (10.6s.), Piastri (21.3s.), Hamilton (24s.), Hadjar (29.7s.), Russell (40.3s.), Lawson (54.7s.) et Lindblad (58.5s.). Alonso change enfin de pneus après avoir parcouru la moitié de l'épreuve en pneus tendres !


37e: Norris compte sept secondes d'avance sur Verstappen. Piastri roule à vingt secondes de son équipier. Leclerc reprend des pneus durs et se réinsère en septième position. Second arrêt pour Ocon.


38e: Piastri arrive sur Alonso et Sainz, en bagarre pour la 16e place. À la sortie du deuxième virage, Sainz enroule sa trajectoire sans apercevoir Piastri qui tente de le doubler par l'extérieur. Les deux autos se tamponnent et l'Australien frôle la sortie de route. Leclerc double Hadjar au premier virage. Changements de pneus pour Colapinto et Stroll.


39e: Norris arrive chez McLaren, s'empare de gommes dures et reprend la piste devant Piastri qui a perdu gros dans son contact avec Sainz. Verstappen recueille le commandement. Bearman exécute une pirouette au virage Hamilton.


40e: Verstappen compte trois secondes d'avance sur Antonelli. Norris est troisième à dix secondes et sème facilement Piastri. Seconds arrêts pour Hülkenberg et Gasly.


42e: Verstappen reçoit des pneus tendres pour finir l'épreuve et repart juste devant Leclerc qui tente en vain de lui faire l'extérieur au virage n°2. Antonelli est en tête.


43e: Norris revient à tire-d'aile sur Antonelli. Hadjar s'empare de pneus durs, Lawson de pneus tendres. Bearman change aussi d'enveloppes.


44e: Antonelli précède Norris (0.5s.), Piastri (7s.), Hamilton (9.8s.), Verstappen (17.5s.), Leclerc (18.4s.), Russell (34s.), Hadjar (52s.), Lindblad (1m.), Bortoleto (1m. 06s.), Lawson (1m. 15s.) et Hülkenberg (1m. 16s.).


46e: Norris déborde Antonelli au premier virage en allongeant son freinage. L'Italien semble reprendre l'ascendant à la réaccélération, mais Norris bénéficie du mode dépassement et s'impose au second tournant. Sainz reçoit 5 secondes de pénalité suite à la touchette avec Piastri.


47e: Norris s'échappe très aisément devant Antonelli qui a peu d'espoir de pouvoir rallier l'arrivée avec son train de pneus durs.


48e: Norris devance Antonelli (4.2s.), Piastri (8.7s.), Hamilton (11.8s.), Verstappen (17.6s.), Leclerc (20.6s.), Russell (37.3s.), Hadjar (54s.), Lindblad (1m. 08s.) et Bortoleto (1m. 12s.). Arrêts pour Sainz et Pérez.


50e: Pérez abandonne suite à un nouveau bris de suspension: cette fois-ci, c'est le porte-moyeu avant-gauche qui a cédé.


52e: Norris a creusé un écart de sept secondes sur Antonelli. Hamilton rattrape Piastri, mais Verstappen est plus rapide que ces derniers.


53e: Norris précède Antonelli (8.5s.), Piastri (12s.), Hamilton (14s.), Verstappen (17.8s.), Leclerc (24s.), Russell (44s.), Hadjar (52s.), Lindblad (1m. 19s.), Bortoleto (-1t.), Lawson (-1t.) et Hülkenberg (-1t.).


54e: Antonelli s'arrête chez Mercedes, se munit de pneus durs et se relance en sixième position. Les McLaren roulent vers le doublé.


56e: Piastri tombe en panne de boîte de vitesses et s'immobilise après le virage n°3, devant l'entrée d'une échappatoire. La « voiture de sécurité virtuelle » est instaurée.


57e: Norris entre aux stands pour prendre des pneus tendres, tout comme Hamilton et Leclerc. L'Anglais de Ferrari quitte les stands alors que Antonelli vient de franchir la ligne de Safety Car, mais le double quand même. Verstappen reste dehors et hérite de la deuxième place. Russell, Gasly, Alonso, Sainz et Albon changent aussi de pneus, tandis que le drapeau vert est brandi, la machine de Piastri ayant été placée en lieu sûr.


58e: Hamilton rend la troisième place à Antonelli afin d'éviter une pénalité. Leclerc réalise le meilleur tour de la course (1'22''000''' tout rond).


59e: Lawson et Hülkenberg passent devant Bortoleto, en difficulté avec des pneus usés. Bearman reçoit 5 secondes de pénalité pour avoir ignoré des drapeaux bleus.


60e: Hamilton perd le contact immédiat avec Antonelli après avoir sous-viré dans le virage portant son nom. Norris devance Verstappen (6s.), Antonelli (14s.), Hamilton (15.5s.), Leclerc (22s.), Hadjar (40s.), Russell (51s.), Lindblad (-1t.), Lawson (-1t.) et Hülkenberg (-1t.).


62e: Verstappen tombe sur le trio Lindblad - Lawson - Hülkenberg, en bagarre pour la 8e place, et s'en défait avec quelque peine. Par radio, le Hollandais traite de « crétins » ses collègues de Racing Bulls !


63e: Norris compte dix secondes d'avance sur Verstappen. Antonelli et Hamilton arrivent sur le peloton des Racing Bulls et des Audi. Antonelli perd du temps derrière Bortoleto. Lawson efface son équipier Lindblad.


64e: Hülkenberg conquiert la neuvième place aux dépens de Lindblad. Hamilton reçoit 5 secondes de pénalité pour excès de vitesse aux stands. Ses espoirs de podium s'envolent ainsi.


65e: Norris est premier devant Verstappen (12s.), Antonelli (18.6s.), Hamilton (19s.), Leclerc (24.2s.), Hadjar (49s.), Russell (56s.), Lawson (-1t.), Hülkenberg (-1t.), Lindblad (-1t.), Bortoleto (-1t.) et Gasly (-1t.).


68e: Norris porte son avance sur Verstappen à 14 secondes. Hamilton fait le forcing pour creuser un écart de cinq secondes sur son équipier, mais en vain. Bortoleto menace Lindblad pour le dernier point.


70e et dernier tour: Lando Norris remporte son premier Grand Prix en 2026. Verstappen et Antonelli l'encadrent sur le podium. Suite à sa pénalité, Hamilton cède sa quatrième place à Leclerc et se classe cinquième. Hadjar finit de nouveau sixième. Russell termine septième. Lawson se classe huitième devant Hülkenberg qui inscrit ses premiers points de la saison. Lindblad finit 10e. Viennent ensuite Bortoleto, Gasly, Stroll, Alonso, Colapinto, Ocon, Bearman, Albon et Sainz.


Après la course: Norris revient aux affaires

McLaren a réalisé un spectaculaire rebond et retrouve la victoire après neuf mois de disette, sur un circuit qui de prime abord ne lui était guère favorable. Les évolutions apportées à la MCL40 ont semble-t-il produit de bons fruits. Cependant, si Lando Norris l'emporte, Oscar Piastri a été contraint à l'abandon suite à une panne de boîte de vitesses, ce qui ternit quelque peu le succès des « Papayes ». D'autre part, la stratégie a de fait favorisé le pilote anglais qui était plus rapide que son équipier, même si ce dernier avait pris les commandes dans le premier tour. « Hamilton était en position de réussir un undercut sur nos deux voitures, se justifie Andrea Stella. Nous devions donc répondre. Oscar était en tête et nous avons pensé qu'il valait mieux qu'il stoppe à ce moment-là. Hélas pour lui, il est tombé sur du trafic puis s'est frotté à Sainz. Mais il méritait d'avoir sa chance. Puis, Norris a su se montrer très rapide avec ses pneus médiums usés. C'est là qu'il a gagné la course. » Piastri ne partage pas cette vision des événements et l'a fait savoir par radio à son ingénieur Tom Stallard. Selon lui, McLaren a (encore) sacrifié sa course au profit de Norris. Mais il se garde de grogner devant la presse et invoque la malchance: « D'abord, j'avais un rythme catastrophique avec les pneus durs. Puis, j'ai été percuté par Sainz. Au final, ma boîte a cassé. Bref, c'est un dimanche noir pour moi, même si je me réjouis de voir l'équipe triompher. »


Lando Norris est lui tout sourire de retrouver enfin la plus haute marche du podium. Le champion du monde a effectué un quasi-sans-faute. « J'ai seulement été déçu de m'incliner devant Oscar au départ, confie-t-il. J'ai été trop agressif au deuxième virage. Mais ensuite j'ai vraiment bénéficié d'un rythme excellent. Je gérais bien les pneus. Certes, dans certains virages, il fallait se battre avec le volant, mais la performance était là. Placé dans l'air sale, je ne pouvais pas attaquer Oscar. Cependant, j'étais beaucoup plus rapide que lui et je voulais réaliser l'undercut car les autres étaient tout de même assez menaçant derrière. Le stand n'a pas voulu, afin de ne pas nuire à nos deux courses, ce que j'accepte. » Qu'il est difficile de contenter tout le monde ! Norris se réjouit néanmoins vivement du regain de forme de McLaren et se remet à évoquer le titre mondial sur un mode plaisant: « Désormais, la pression est sur Mercedes et Antonelli. Ils font beaucoup d'erreurs... J'ai 98 points de retard ? Et alors ? Ce sera comblé dans deux à dix courses ! Je sais de quoi je parle ! » Souvenirs de 2025...


Les Red Bull ont été devancées par leurs rivales lors des essais, mais ce dimanche le culot de Max Verstappen, auteur d'un splendide dépassement sur Lewis Hamilton, une bonne stratégie et un brin de chance ont ouvert la voie vers une deuxième place inattendue. « Comment diable suis-je arrivé ici ? » sourit Verstappen. « J'ai lutté avec une voiture survireuse tout le week-end, si bien que je ne comprends pas comment j'ai fait pour finir deuxième ! Bon, le dépassement sur Hamilton m'a certes mis dans une position favorable. Mais le dernier relais en pneus tendres fut long, trop long. Vraiment une course difficile... » Isack Hadjar termine une fois de plus à la sixième place malgré un premier relais en pneus médiums qu'il qualifie de « catastrophique ». Puis son deuxième relais a été rallongé afin qu'il puisse ralentir les rivaux de Verstappen. « Cela a un peu entravé ma progression, mais j'accepte le sacrifice », confie-t-il. « Ce fut une excellente course, analyse Laurent Mekies. Nous étions en difficulté au début du week-end mais nous avons effectué les bons choix techniques et stratégiques. Nos pilotes ont aussi été irréprochables, le moment-clé étant le dépassement de Verstappen sur Hamilton. Je note aussi que cette fois-ci nos départs se sont bien passés. C'est la course de référence que nous attentions depuis le début de l'année. »


Kimi Antonelli se contente de sa troisième position au regard des difficultés rencontrées ce week-end par Mercedes. L'Italien a tenté de n'effectuer qu'un seul changement de pneus avant d'opter pour une stratégie plus sage à deux pit-stops. L'abandon de Piastri et les erreurs de Ferrari lui ont offert un podium qui lui permet d'accroître encore son avance au championnat sur Hamilton et Russell. « Comme il est difficile de dépasser ici, il a fallu tenter un pari stratégique, narre-t-il. Je voulais ne faire qu'un arrêt, mais il est apparu que je risquais de finir sur la corde raide, donc je me suis arrêté une seconde fois. Après le double arrêt des Ferrari, je pensais que j'aurais du mal à les contenir, mais j'y suis finalement parvenu. » George Russell a lui encore été frappé par la poisse. Cette fois-ci, c'est l'anti-calage qui a ruiné ses chances en le clouant sur la grille ! « J'avais le pied sur l'accélérateur en attendant le départ, explique-t-il. Et puis, soudain, le moteur a commencé à faire n'importe quoi. Le régime moteur oscillait entre des niveaux très hauts et très bas... » Le problème est le suivant: la procédure de départ ayant traînaillé (13 secondes au lieu de 10), la batterie de Russell avait atteint sa limite de charge. À cet instant, toute pression sur l'accélérateur aurait fait emballer le régime moteur. C'est pourquoi Russell a relâché la pédale, mais l'accélérateur n'a pas réagi comme prévu. Les tours/minute se sont emballés avant de chuter brutalement. Lorsque les feux se sont éteints, la transmission ne recevait plus suffisamment de couple pour lancer correctement le moteur, d'où l'activation de l'anti-calage. Bref, Russell a été accablé par un énième pépin électrique...


Ferrari n'a pas fait honneur à son statut de favorite. Charles Leclerc et Lewis Hamilton finissent seulement au pied du podium. En partant en pneus tendres, ils auraient pu pourtant d'emblée faire main basse sur la course. Mais un départ manqué a tout gâché... « C'est un mauvais résultat, concède Frédéric Vasseur. Nous avons fait trop de fautes: mauvais départ, des erreurs aux stands... Cela ne va pas du tout ! » Ferrari n'a également pas su bien exploiter les pneumatiques durs. « Nous n'avions pas une bonne vision de leur comportement, reprend Vasseur. Parfois, nous avions même l'impression que les tendres étaient plus endurants que les durs ! » Charles Leclerc pointe un rythme trop inconstant: « Je n'ai pas eu assez de grip au départ et je me suis retrouvé pris en sandwich entre Max et Lewis. Puis, je n'ai rien compris au comportement des pneus. Nous étions bons en tendres, très mauvais en durs... Incompréhensible ! » Lewis Hamilton partage ce sentiment, mais déplore aussi un dernier arrêt sous VSC qui lui a fait perdre le podium. De plus, il a encaissé une nouvelle pénalité, sa quatrième en trois week-ends ! Cette fois, il a été sanctionné pour avoir dépassé dans les stands la vitesse minimale... d'0,1 km/h ! « Je crois que les commissaires m'en veulent ! ironise-t-il. Plus sérieusement, ce dernier arrêt était inutile et m'a coûté une place au profit d'Antonelli. Je suis frustré, car je pense qu'avec plus de chance j'aurais pu me battre pour la victoire. Mais je dois reconnaître que j'ai aussi commis beaucoup trop d'erreurs ces derniers temps. » Un digne aveu.


Dans la deuxième moitié du peloton, Racing Bulls prend logiquement la cinquième place du championnat des constructeurs à Alpine qui semble désormais glisser derrière Audi dans la hiérarchie. Flavio Briatore admet un besoin d'évolutions patent sur l'A526. Même constat du côté de Haas et de Williams. Cadillac ne manque pas de développement mais a grandement besoin de revoir la solidité de ses composants, notamment les freins et les suspensions. Enfin, Lance Stroll et Fernando Alonso ont placé leurs Aston Martin AMR26B aux 13e et 14e rangs, devant l'Alpine de Franco Colapinto, les Haas et les Williams. Le grand pas en avant espéré par les Verts semble se concrétiser. Désormais, Honda doit rattraper les quelques 90 chevaux que son moteur hybride concède à la concurrence...


Source :

- Nextgen-auto.com

Tony