Valtteri BOTTAS
 V.BOTTAS
Mercedes
Max VERSTAPPEN
 M.VERSTAPPEN
Red Bull Honda
Lando NORRIS
 L.NORRIS
McLaren Mercedes

1044o Grande Prémio

XL Grosser Preis von Osterreich
Talher
Spielberg
domingo, 4 de julho de 2021
71 voltas x 4.318 km - 306.452 km
(Offset: 126 m)
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Hamilton avec Mercedes jusqu'en 2023

Le 3 juillet, Mercedes annonce la signature par Lewis Hamilton d'un nouveau contrat qui courra jusqu'à fin 2023. Cette annonce surprend quelque peu lorsqu'on se souvient que le septuple champion du monde s'était fait prier pendant plus de six mois avant de confirmer son précédent engagement, pour la saison 2021. Cette hésitation s'expliquait cependant par une foule d'incertitudes depuis résolues: pérennité de l'engagement de Daimler en F1, implication d'Ineos, rachat des parts de feu Niki Lauda, avenir de Toto Wolff à la tête de l'équipe etc. Sans compter, bien sûr, les prétentions salariales de Hamilton (45 millions d'euros annuels) et ses exigences éthiques (promotion de la « diversité » par Mercedes). Néanmoins, en début d'année, il semblait probable que Sir Lewis, 36 ans, comblé d'honneurs et de gloire, se retirerait fin 2021, après avoir conquis une huitième et ultime couronne mondiale. Mais depuis, tout a changé. Cette saison s'avère beaucoup plus difficile que prévu et, pour la première fois depuis 2014, le succès semble abandonner Mercedes pour combler le trio Max Verstappen – Red Bull – Honda. Hamilton ne battra peut-être pas cette année le record de titres mondiaux qu'il codétient avec Michael Schumacher. Voilà qui l'incite à poursuivre sa carrière et à relever le défi de la « révolution technologique » de 2022.

 

Les négociations ont cette fois été rapides, la plupart des pierres d'achoppement énumérées plus haut ayant disparu. Cette prolongation de deux ans ne s'accompagne pas d'une revalorisation de salaire: Hamilton touchera toujours 45 millions d'euros par an, plus 50 millions en cas de titre mondial. Un record dans l'histoire de la discipline. Désormais, la question est de savoir qui épaulera le Britannique chez Mercedes en 2022. Ce dernier aimerait très certainement conserver à ses côtés l'inoffensif Valtteri Bottas, mais la promotion du jeune George Russell semble être l'option privilégiée par Toto Wolff. Nous saurons dans les prochaines semaines si le patron de l'écurie tiendra compte ou non des désirs de son pilote – vedette.

 

Présentation de l'épreuve

Le Red Bull Ring accueille sa deuxième course en huit jours, celle-ci recevant la dénomination de Grand Prix d'Autriche, une semaine après le Grand Prix de Styrie. Le circuit ouvre cette fois largement et progressivement ses portes, avec 15 000 spectateurs le vendredi, 30 000 le samedi et 60 000 pour la course du dimanche. Une affluence jamais vue depuis 2019. Ainsi, les Néerlandais débarquent en masse pour soutenir Max Verstappen. Une marée orange recouvre les gradins et Lando Norris, mutin, veut y voir des fans de McLaren...

 

Les travaux se poursuivent à Milton Keynes pour construire les locaux qui abriteront Red Bull Powertrains, le futur département moteur de Red Bull Racing. Cependant, cette unité ne pourra pas être entièrement opérationnelle en 2022. C'est pourquoi l'usine Honda de Sakura, au Japon, continuera l'an prochain à assembler les unités de puissance destinées à RBR et à AlphaTauri. En bref, rien ne changera par rapport à 2021, si ce n'est que les moteurs Honda seront renommés « Red Bull ». « 2022 sera une année de transition », confirme Christian Horner. « Nous travaillons donc avec Honda pour avoir un atterrissage en douceur, avec des moteurs qui continuent d'être assemblés à Sakura en 2022 avant que ce processus ne soit pris en charge dans nos nouvelles infrastructures en 2023. »

 

Dans le même temps, les discussions se poursuivent entre les équipes et les autorités sportives autour de la future motorisation qui sera adoptée en 2025 ou 2026. Une importante réunion se tient ainsi à Spielberg le 3 juillet, avec la participation de Ferrari, Mercedes, Renault et Red Bull, mais aussi de constructeurs étrangers à la F1 comme Audi et Porsche. La discussion se concentre autour de l'utilisation des carburants durables, que beaucoup estiment essentielle à l'avenir de la discipline, et de l'équilibre entre la puissance hybride et la puissance thermique. Un consensus émerge autour de la nécessité de conserver une part thermique, tout en réduisant au maximum les coûts de production et de développement. De l'avis général, les moteurs introduits en 2014 coûtent trop cher et ne pourront être conservés tels quels.

 

Critiquée par plusieurs équipes depuis les crevaisons de Bakou, Pirelli éprouve lors des essais libres du vendredi une nouvelle construction de ses pneumatiques arrière afin d'en améliorer la robustesse, notamment dans les virages où la charge est élevée. Leur pression est également abaissée (de 20 à 18 psi). S'ils donnent satisfaction, ces prototypes seront utilisés quinze jours plus tard au Grand Prix de Grande-Bretagne. Par ailleurs, dans la foulée de la directive technique récemment publiée par la FIA, des capteurs seront installés sur les pneumatiques à compter de 2022 afin de surveiller leur pression en temps réel la pression, et ce afin de contrer d'éventuelles manipulations, dont sont notamment soupçonnées Red Bull et Aston Martin. A noter que, pour ce week-end, Pirelli propose une gamme de pneus plus tendres que huit jours plutôt pour le GP de Styrie.

 

Trois réservistes apparaissent lors de la première session libre. Roy Nissany emprunte la Williams de George Russell, Callum Ilott se glisse dans l'Alfa Romeo d'Antonio Giovinazzi, tandis que Fernando Alonso cède son Alpine au pilote chinois Guanyu Zhou, membre de la Renault Sport Academy depuis 2019, récent champion d'Asie de F3 et actuel leader du championnat du monde de F2.

 

Red Bull poursuit le développement de sa RB16B: après un nouveau diffuseur lors du GP de Styrie, l'équipe autrichienne apporte ici un panneau latéral modifié, quelque peu rallongé, et remanie son aileron avant pour la troisième fois en cinq épreuves. Des évolutions réservées pour l'heure à Verstappen. McLaren copie le fond plat de Red Bull en imposant à sa MCL35M six petits déflecteurs. Enfin, Aston Martin persiste à développer sa monoplace, avec un nouvel aileron, tandis que deux déflecteurs apparaissent sur l'ailette sise devant l'entrée d'air des pontons. Stroll bénéficie de nouveaux bargeboards, ainsi que d'un déflecteur sur le plancher.

 

Essais et qualifications

Vendredi, sous un ciel chargé, Verstappen conclut le meilleur temps de la première séance libre devant les Ferrari. Cependant, lors de la seconde session de la journée, les Mercedes se hissent au sommet de la feuille des temps, Hamilton devant Bottas. Verstappen reprend la main samedi lors de la troisième séance libre en repoussant les Mercedes à une demi-seconde.

 

Les qualifications se déroulent dans une atmosphère estivale. Verstappen réalise sans peine sa troisième pole position consécutive, améliorant d'un dixième son chrono de la semaine précédente (1'03''720''') grâce aux composés plus tendres proposés par Pirelli. Pérez décroche le troisième temps sur la seconde Red Bull-Honda. L'exploit du jour est signé Norris qui place sa McLaren-Mercedes en seconde position, à seulement 48 millièmes de la pole. La dernière première ligne d'une McLaren remontait au GP du Brésil 2012 ! Son équipier Ricciardo (13ème) est hélas une fois de plus complétement hors du coup dans cet exercice. Les Mercedes (Hamilton 4ème, Bottas 5ème) paraissent encore moins compétitives que huit jours plus tôt. Gasly place de nouveau son AlphaTauri-Honda au sixième rang, à seulement un dixième de Pérez. Il est suivi de près par son collègue Tsunoda (7ème). Pour la première fois en 2021, les deux Aston Martin-Mercedes atteignent la Q1. Cependant, Vettel (11ème) recule de trois rangs pour avoir dérangé Alonso dans un tour rapide. Stroll (9ème) se distingue par quelques pirouettes.

 

Russell (8ème) renouvelle son exploit du GP de Styrie et amène sa Williams-Mercedes en Q3. Reste à, cette fois, transformer l'essai en inscrivant des points... Latifi (18ème) peine quant à lui à équilibrer sa monoplace. Les Ferrari (Sainz 10ème, Leclerc 12ème) passent à la trappe dès la Q2 parce que la Scuderia n'a pas voulu utiliser les pneus tendres, par crainte que ceux-ci se dégradent très vite le lendemain lors du premier relais. Un samedi très décevant pour Alpine-Renault: Alonso (14ème) est gêné dans un tour rapide par Vettel, et Ocon (17ème), comme la semaine passée, n'arrive pas à mettre le doigt sur le bon set-up. Le Français réclame des changements radicaux sur sa machine. Les Alfa Romeo-Ferrari souffrent de sous-virage. Giovinazzi (15ème) atteint cependant la Q2, contrairement à Räikkönen (16ème). Les Haas-Ferrari occupent cette fois la dernière ligne, et une demi-seconde sépare Schumacher (19ème) de Mazepin (20ème).

 

Le Grand Prix

La course se déroule par temps couvert, mais les météorologues ne prévoient pas d'averse. Les tribunes sont envahies de bruyants supporteurs hollandais peinturlurés d'orange et démasqués: la vie reprend enfin ses droits. La majorité des coureurs s'élance avec les pneus médiums (C4). Les AlphaTauri et les Aston Martin sont en pneus tendres (C5) en prévision de trois relais. Sainz et Räikkönen optent pour les gommes dures (C3).

 

Départ: Verstappen conserve l'avantage devant Norris, Pérez, Hamilton et Bottas.

 

1er tour: Hamilton tente en vain de déborder Pérez dans la descente vers Schlossgold. Un peu plus tôt, en sortant de l'épingle de Remus, Ocon se retrouve pris en sandwich entre Giovinazzi et Schumacher. Le Français brise sa roue avant-droite contre la roue arrière-gauche de l'Alfa Romeo et s'immobilise quelques mètres plus loin. La voiture de sécurité intervient pour dégager l'Alpine.

 

2e: La course est neutralisée. Verstappen mène devant Norris, Pérez, Hamilton, Bottas, Gasly, Tsunoda, Stroll, Vettel et Leclerc. Giovinazzi fait changer ses gommes après sa touchette avec Ocon.

 

3e: La voiture d'Ocon a été retirée, la course va reprendre au tour suivant. Verstappen fait chauffer ses pneus jusqu'à la ligne droite de départ/arrivée, avant de remettre les gaz.

 

4e: Verstappen garde la première place tandis que Pérez tente en vain de faire l'extérieur à Norris au premier virage. Un peu plus loin, le Mexicain déborde Norris par la gauche dans la courbe de Schlossgold. L'Anglais ne dévie pas d'un pouce sa trajectoire et Pérez doit mettre les quatre roues dans le bac à sable. Il se réinsère en dixième position. Derrière ce duo, Bottas a dépassé Hamilton à Remus, mais le Britannique reprend l'avantage sur son équipier au virage de Rauch.

 

5e: Verstappen compte deux secondes d'avance sur Norris. Hamilton est sur les talons de son jeune compatriote.

 

6e: Verstappen devance Norris (2.5s.), Hamilton (3.3s.), Bottas (4.2s.), Gasly (5.6s.), Tsunoda (6.7s.), Stroll (7.2s.), Vettel (7.8s.), Ricciardo (8.5s.), Pérez (9s.), Leclerc (9.7s.) et Russell (10.4s.).

 

8e: Pérez est parvenu à décrasser ses gommes et menace Ricciardo. Giovinazzi reçoit une pénalité de cinq secondes pour avoir dépassé Mazepin avant le drapeau vert.

 

9e: Verstappen précède Norris (3.5s.), Hamilton (4.2s.), Bottas (6s.), Gasly (10.3s.), Tsunoda (12s.), Stroll (13s.), Vettel (13.7s.), Ricciardo (14.3s.), Pérez (15s.), Leclerc (15.5s.), Russell (17.2s.) et Sainz (17.5s.).

 

10e: Hamilton peut actionner son DRS, mais ne parvient pas à la hauteur de Norris à cause des turbulences générées par la McLaren.

 

12e: Verstappen s'échappe très facilement et compte plus de cinq secondes d'avance sur la paire Norris – Hamilton. Tsunoda doit déjà troquer ses pneus tendres contre des pneus durs. Sainz passe devant Russell.

 

13e: Comme son équipier, Gasly passe aux stands pour se munir de pneus durs. Les AlphaTauri se retrouvent en queue de peloton.

 

14e: Leclerc se porte à la hauteur de Pérez au freinage de Schlossgold. Le Monégasque fait mine de tenter de l'extérieur avant de piquer à l'intérieur en sortant du virage, et surprend ainsi le pilote Red Bull. Le voici septième. Stroll chausse les pneus durs.

 

16e: Verstappen possède sept secondes de marge sur Norris qui contient toujours les Mercedes.

 

17e: Verstappen améliore le record du tour (1'09''070'''). Ricciardo prend l'avantage sur Vettel. Ce dernier remplace ses gommes tendres par des gommes dures et rejoint son équipier Stroll et les AlphaTauri en fond de classement.

 

18e: Verstappen devance Norris (7.5s.), Hamilton (8s.), Bottas (11.6s.), Ricciardo (30.4s.), Leclerc (31.3s.), Pérez (31.8s.), Sainz (32.6s.), Russell (35.6s.) et Räikkönen (37.6s.).

 

19e: Norris reçoit cinq secondes de pénalité pour avoir contraint Pérez à rouler hors des limites du tracé. Une sanction bien sévère...

 

20e: Norris se défend face à Hamilton qui tente de lui faire l'extérieur à Remus. Mais dans la descente vers Schlossgold, le septuple champion du monde ouvre son aileron mobile et laisse la McLaren sur place. Il lui aura toutefois fallu vingt tours pour en venir à bout...

 

22e: Hamilton s'enfuit devant Norris mais ce dernier garde Bottas à distance respectueuse. Une pénalité de cinq secondes est infligée à Tsunoda qui a coupé la ligne blanche en pénétrant aux stands.

 

23e: Verstappen devance Hamilton (10.3s.), Norris (12.4s.), Bottas (15s.), Ricciardo (37s.), Leclerc (38.1s.), Pérez (38.5s.), Sainz (40.7s.), Russell (45s.), Räikkönen (46.2s.), Alonso (47.6s.), Latifi (51.6s.) et Giovinazzi (52.8s.).

 

25e: L'intervalle n'évolue pas entre Verstappen et Hamilton. Bottas ne remonte pas non plus sur Norris. Gasly remonte dans le peloton après son pit-stop. Après avoir dépassé Giovinazzi et Latifi, le Français réémerge au douzième rang.

 

26e: Verstappen dépasse Mazepin, le premier attardé. Ricciardo retient avec brio Leclerc et Pérez. Un peu plus loin, Russell est mis sous pression par Räikkönen.

 

28e: Verstappen précède Hamilton (11s.), Norris (15.3s.), Bottas (17.2s.), Ricciardo (40.5s.), Leclerc (41.6s.), Pérez (42.4s.), Sainz (44.6s.), Russell (50.6s.), Räikkönen (51.5s.), Alonso (53s.) et Gasly (57s.).

 

29e: Ricciardo fait halte chez McLaren pour chausser les pneus durs (2.3s.) puis repart entre Gasly et Latifi. Giovinazzi remplace une seconde fois ses enveloppes.

 

30e: Norris arrive aux stands pour prendre les pneus blancs et subir sa sanction. Bottas stoppe au même instant chez Mercedes pour chausser aussi des gommes neuves, mais reste évidemment moins longtemps immobilisé. Il repart ainsi devant Norris. Changement de pneus aussi pour Russell.

 

31e: Hamilton s'empare à son tour des pneus durs (2.2s.) et reste au second rang.

 

32e: Verstappen effectue son changement de pneus à l'issue de cette boucle et prend bien sûr les Pirelli durs. Le Hollandais conserve aisément sa première place. Pérez l'imite (3.1s.) mais a la mauvaise surprise de repartir derrière Ricciardo. Arrêt aussi pour Alonso.

 

33e: Verstappen est premier devant Hamilton (13s.), Bottas (18s.), Norris (21s.), Leclerc (25.6s.), Sainz (27.5s.), Räikkönen (37s.), Gasly (40s.), Ricciardo (41s.) et Pérez (46s.). Latifi change d'enveloppes.

 

34e: Verstappen abat un nouveau record du tour (1'08''473'''). Leclerc passe chez Ferrari pour s'emparer des pneus durs (2.3s.) et reprend la piste non loin derrière Pérez. Arrêts aussi pour Schumacher et Mazepin.

 

36e: Hamilton a endommagé l'arrière-gauche de son fond plat en escaladant un vibreur. Il déplore depuis un intense sur-virage. Le Britannique est peu à peu rejoint par Bottas.

 

37e: Räikkönen chausse les pneus médiums et tombe à la 15ème place. Seul Sainz, lui aussi parti en pneus durs, n'a pas stoppé. Russell dépasse Stroll et grimpe au 13ème rang.

 

38e: Seize secondes séparent désormais Verstappen et Hamilton. Gasly entraîne dans son sillage un trio comprenant Ricciardo, Pérez et Leclerc. Le Normand aura de la peine à contenir ces pilotes qui ont tous des pneus plus frais que lui.

 

39e: Le quatuor Gasly – Ricciardo – Pérez – Leclerc roule dans un intervalle de deux secondes. Leclerc se montre particulièrement agressif derrière Pérez qu'il a déjà croisé plus tôt dans la course...

 

40e: Leclerc déboîte Pérez par l'extérieur aux abords de Schlossgold. Le pilote Red Bull ne lui laisse cependant aucun espace et le Monégasque, rejeté vers le vibreur, met deux roues dans la poussière avant de revenir en piste, furieux de cette défense très (trop?) virile...

 

42e: Bottas fait la jonction avec Hamilton: une seconde les sépare encore. La direction de course inflige une punition de cinq secondes à Pérez pour sa résistance musclée face à Leclerc.

 

43e: Verstappen est premier devant Hamilton (18s.), Bottas (19.4s.), Norris (22.7s.), Sainz (37.5s.), Gasly (48.5s.), Ricciardo (49.2s.), Pérez (50s.), Leclerc (51.4s.), Tsunoda (58.7s.), Vettel (1m.), Russell (1m. 02s.), Stroll (1m. 04s.) et Alonso (1m. 06s.).

 

45e: Gasly a de plus en plus de peine à retenir Ricciardo pendant que Leclerc revient à tire-d'aile sur son nouvel ami Pérez.

 

46e: Gasly repasse une seconde fois aux stands pour changer de pneus et retrouve la piste entre Russell et Alonso. Stroll effectue lui aussi un second pit-stop. Leclerc actionne son aileron arrière mobile dans la descente de Schlossgold et se porte à la droite de Pérez. Ces deux pilotes franchissent roue contre roue les deux courbes suivantes. En sortant du gauche de Rauch, Pérez comme Leclerc gardent leur ligne: le Monégasque, placé du mauvais côté, est de nouveau renvoyé dans la poussière.

 

47e: Ayant perdu beaucoup d'appui, Hamilton martyrise ses pneus arrière. Bottas et Norris le menacent. Deuxièmes arrêts pour Stroll et Mazepin.

 

49e: Verstappen jouit d'une vingtaine de secondes d'avance sur les Mercedes. Sainz achève son premier relais et chausse les pneus médiums. L'Espagnol redémarre derrière Tsunoda dont il se défait très aisément. Gasly prend la onzième place à Russell.

 

51e: Verstappen mène devant Hamilton (21.5s.), Bottas (22s.), Norris (23.5s.), Ricciardo (54s.), Pérez (54.6s.), Leclerc (56s.), Sainz (1m. 04s.), Tsunoda (1m. 05s.) et Gasly (1m. 10s.). Vettel effectue un second changement de gommes. Pérez encaisse une seconde pénalité de cinq secondes, toujours pour avoir poussé Leclerc hors des limites de la piste...

 

52e: Sur ordre de Mercedes, Hamilton ouvre la porte à Bottas au virage de Remus. L'équipe allemande privilégie cet après-midi le championnat des constructeurs. Pérez déborde Ricciardo et grimpe à une cinquième place toute virtuelle du fait des sanctions qu'il a accumulées. Tsunoda effectue un second changement de pneus et subit sa pénalité.

 

53e: Norris part à l'assaut de Hamilton: après une première attaque avortée par l'extérieur à Schlossgold, il se jette à l'intérieur à Rauch et surprend ainsi son aîné. Voici Hamilton rejeté du podium.

 

54e: Hamilton fait escale chez Mercedes afin de remettre des pneus durs. Mercedes met en effet de côté le jeu de pneus tendres qui lui était destiné après la découverte d'une coupure suspecte. Cinq secondes de pénalité sont données à Stroll pour excès de vitesse dans la pit-lane.

 

55e: Hamilton abaisse le record du tour (1'08''126''') et espère le conserver jusqu'au bout pour inscrire un point supplémentaire. Les commissaires ne chôment pas : Tsunoda reçoit encore une fois cinq secondes de punition car il a de nouveau coupé la ligne blanche en entrant aux stands !

 

56e: Verstappen bat le chrono de Hamilton (1'07''992'''). Le Néerlandais domine devant Bottas (24.2s.), Norris (25.5s.), Hamilton (46s.), Pérez (57.1s.), Ricciardo (58.8s.), Leclerc (59.2s.), Gasly (-1t.), Russell (-1t.), Alonso (-1t.) et Räikkönen (-1t.).

 

57e: Leclerc pourchasse Ricciardo et tente de le surprendre par l'intérieur au virage n°4. L'Australien pare sa manœuvre en lui coupant la trajectoire. Plus loin, Alonso prend en chasse Russell avec pour objectif le point de la dixième place.

 

59e: Verstappen possède vingt-sept secondes d'avance sur Bottas, vingt-huit secondes sur Norris.

 

60e: Red Bull rappelle Verstappen pour lui redonner un jeu de pneus durs (2.2s.) avec lequel il devra s'assurer du record du tour. Le leader reprend la piste sept secondes devant Bottas. Russell repousse une attaque d'Alonso dans la courbe de Rauch. L'Anglais défend ce qui serait son premier point pour le compte de Williams.

 

61e: Leclerc tente de nouveau de déborder Ricciardo par l'intérieur à Schlossgold, et échoue derechef.

 

62e: Verstappen signe le meilleur chrono définitif (1'06''200''').

 

63e: Verstappen prend un tour à Alonso, puis à Russell, et s'immisce ainsi dans leur duel. Mais l'Espagnol ne tarde pas à retrouver les échappements du jeune Britannique. Au tour suivant, il tente sans succès de le déborder par l'extérieur à Schlossgold.

 

65e: Pérez attaque pour repousser Ricciardo à plus de dix secondes et ainsi sécuriser sa cinquième place. Mais son avance sur l'Australien ne dépasse pas pour l'heure les sept secondes. Leclerc laisse passer son équipier Sainz, doté de pneus plus frais. L'Espagnol prend en chasse Ricciardo.

 

67e: Tout va bien pour Verstappen qui tourne une seconde au tour plus vite que Bottas, lequel maintient Norris deux secondes derrière lui. Alonso ouvre son DRS entre Remus et Schlossgold et dépasse en force Russell, le dépossédant ainsi de la dixième place.

 

68e: Verstappen précède Bottas (13.3s.), Norris (15.5s.), Hamilton (40.8s.), Pérez (45s.), Ricciardo (53s.), Sainz (53.7s.), Leclerc (55.2s.), Gasly (57.7s.), Alonso (-1t.), Russell (-1t.), Räikkönen (-1t.) et Vettel (-1t.).

 

70e: Verstappen compte quinze secondes de marge sur Bottas. Sainz contourne Ricciardo par l'extérieur au virage n°4. Il conquiert ainsi la sixième... et la cinquième place, car il ne concède que neuf secondes à Pérez. Onzième, Russell doit désormais se défendre contre Räikkönen et Vettel.

 

71ème et dernier tour: Vettel déborde Räikkönen par l'intérieur à la sortie de Schlossgold. Surpris ou inattentif, le Finlandais braque sans apercevoir son ex-équipier. Sa roue avant-droite tamponne la roue arrière-gauche de l'Allemand et tous deux sont projetés à vive allure dans le bac à graviers. Räikkönen parvient à se redresser pour couper la ligne, mais Vettel n'ira pas plus loin.

 

Max Verstappen remporte sa quinzième victoire en F1 après avoir réalisé son premier grand chelem. Bottas finit second, son meilleur résultat en 2021. Norris, troisième, grimpe sur son troisième podium de l'année. Hamilton échoue à la quatrième place. Pérez coupe la ligne en cinquième position, mais recule d'un rang, au bénéfice de Sainz, en raison de ses 10 secondes de pénalité. Ricciardo finit septième, Leclerc huitième. Gasly récolte deux points après une course décevante. Alonso prend la dixième place pour Alpine. Russell, Tsunoda, Stroll, Giovinazzi, Latifi, Räikkönen, Schumacher et Mazepin reçoivent aussi le drapeau à damiers.

 

Les commissaires sortent encore la trique après l'arrivée puisque Latifi et Mazepin encaissent 30 secondes de pénalité pour ne pas avoir suffisamment ralenti devant les drapeaux jaunes déployés suite à la collision entre Vettel et Räikkönen. Ce dernier est par ailleurs jugé responsable de cet incident et voit son temps final alourdi de 20 secondes... ce qui lui permet tout de même de gagner un rang aux dépens de Latifi !

 

Après la course

Le Red Bull Ring se retrouve noyé sous les fumigènes lancés par une Oranje Army extatique. Max Verstappen a réalisé le premier « grand chelem » de sa carrière: pole, victoire, record du tour, course menée de bout en bout. Une prestation encore plus impeccable que celle délivrée une semaine plus tôt. Cette troisième victoire de rang, la cinquième consécutive pour Red Bull-Honda, ouvre au jeune Batave et à son écurie la route des deux titres mondiaux. « J'avais dit la semaine dernière que la voiture n'avait jamais été aussi bonne, mais c'était encore mieux aujourd'hui », sourit Verstappen. « C'était assez dingue, elle était comme sur des rails. Le rythme était excellent quel que soit le type de gommes et je suis parvenu à le conserver durant toute la durée des relais. [...] J'ai vécu une course plutôt tranquille. C'était vraiment génial de sentir toute cette foule derrière moi. Ce genre d'ambiance m'avait vraiment manqué. Ce dernier tour, avec tout cet orange en bord de piste, était quelque chose de formidable. » Et ce n'est qu'un avant-goût du Grand Prix des Pays-Bas qui doit normalement se tenir à Zandvoort le 5 septembre. L'Oranjegekte (fièvre orange) devrait atteindre son paroxysme...

 

Mercedes court après la victoire depuis maintenant cinq épreuves, une série blanche inédite depuis l'introduction des moteurs hybrides en 2014. La firme allemande est clairement dans une impasse et ne peut plus compter que sur les quelques évolutions annoncées pour Silverstone et les nouveaux pneus Pirelli pour espérer inverser la tendance. Lewis Hamilton accuse le coup. Non seulement il a dû lever le pied après avoir endommagé son fond plat contre un vibreur, mais il a en plus cédé le passage, et donc le podium, à son lieutenant Valtteri Bottas. « Nous avons travaillé comme des dingues depuis quinze jours pour réduire l'écart, mais ce n'est pas suffisant, soupire-t-il. La performance de la Red Bull est irréelle... » Le champion en titre sait qu'il doit absolument retrouver la plus haute marche du podium quinze jours plus tard, chez lui, à Silverstone, sous peine de voir la couronne mondiale lui échapper. Toto Wolff met quant à lui sous le boisseau son discours fataliste de la semaine précédente: « On n'abandonne jamais. Je vois d'ordinaire plutôt le verre à moitié vide, mais pas aujourd'hui. Notre rythme de course était plutôt bon et nous avons limité la perte de points. Et surtout, il reste treize courses pour se refaire. » Certes. Mais au championnat des pilotes, Verstappen s'envole, avec 182 points contre 150 pour Hamilton, et chez les constructeurs Red Bull devance très largement Mercedes (286 pts contre 242)...

 

« Quel super pilote, ce Lando ! » L'exclamation poussée par Lewis Hamilton à la radio, lorsque son cadet l'a dépassé au 52ème tour, n'est pas passée inaperçue. Ne serait-ce parce que, comme à l'ordinaire, le septuple champion du monde couvre d'éloges Norris tout en ignorant superbement George Russell, son probable futur coéquipier... Mais il est vrai que le jeune poulain de McLaren a encore une fois forcé l'admiration. Après avoir frôlé la pôle samedi, il grimpe sur son troisième podium de la saison et reste le seul pilote à avoir inscrit des points à chaque manche. « J'ai été surpris de tenir aussi longtemps devant Lewis, je pensais qu'il avait le potentiel pour me passer plus rapidement », raconte-t-il. « En fait, c'était la première fois que je me retrouvais face à lui directement. D'habitude, il est loin devant moi. J'ai pu observer et apprendre de son pilotage. Je suis très heureux d'avoir pu me battre contre les Red Bull et les Mercedes. Ce podium restera unique dans ma carrière car il s'est construit au mérite, à la performance pure. »

 

Cependant, Norris regrette d'avoir perdu la seconde place à cause d'une pénalité pour le moins sévère consécutive à sa défense musclée face à Sergio Pérez. Les commissaires sportifs ont eu la main très lourde ce dimanche puisque le même Pérez a aussi été puni pour deux manœuvres à peu près similaires contre Charles Leclerc. « Je suis quelque peu frustré, car j'aurais fini second sans cette sanction », tempête Norris. « Pérez s'est porté à ma hauteur au drapeau vert. S'il avait pris le meilleur, j'aurais cédé, mais nous étions à la lutte et il savait que de son côté il y avait des graviers et qu'il était facile de s'y égarer. C'est lui qui a pris ce risque, pas moi. » L'Anglais peine à comprendre la sévérité des commissaires: « Il y a eu une bagarre sévère ici en 2019 entre Verstappen et Leclerc. Comme à Imola cette année entre Max et Hamilton. Aucune pénalité n'a été donnée à la suite de ces incidents. Alors pourquoi cette fois ? » De son côté, Pérez accuse Norris d'un « manque de fair-play » mais bien entendu s'auto-dédouane pour ses ripostes contre Leclerc: il lui fallait bien repousser le Monégasque qui s'amusait à freiner tard...

 

Certes, Norris et Pérez ont enfreint la lettre du règlement en poussant leurs adversaires hors des limites de la piste. Mais sans doute pas l'esprit: le Red Bull Ring est un circuit assez étroit, où dépasser est un art difficile, rarement exécuté en douceur. Les graviers bordant le bitume, il est facile d'y mettre une roue... Aucun de ces pilotes n'ayant voulu éliminer son rival, on peut légitimement critiquer l'âpreté du pouvoir sportif. Michael Masi argue qu'un conducteur attaqué doit laisser la largeur d'une voiture entre lui et la bordure. Comme si cela était facile à mesurer depuis un cockpit à 200 km/h... Quelques observateurs redoutent ainsi l'abandon de la politique tolérante en matière de défense pratiquée par la FIA depuis quelques années. « Let them race !... »

Tony