• Champion d'Europe de Formule 2 en 1971
Ronnie Peterson était l'un des meilleurs pilotes des années 1970, mais il était souvent second dans son écurie, ce qui l'empêcha de remporter le titre.
Ronnie commence sa carrière en Formule 3, puis dispute sa première course de Formule 2 en 1967. Il faut attendre deux ans pour le revoir dans une compétition importante : les 24 Heures du Mans et le championnat de Formule 2, qu'il termine à la cinquième place à Albi. En 1970, il rejoint l'écurie March, ce qui lui permet de débuter en Formule 1.
En F1 avec March
Pour sa première saison, il ne réalise pas de miracles. Il se classe toutefois septième lors de son premier Grand Prix dans les rues de Monaco. C'est à partir de 1971 que le pilote suédois, engagé comme pilote officiel chez March, commence à marquer les esprits. Même s'il ne remporte aucune course, il monte tout de même cinq fois sur le podium et se retrouve vice-champion du monde, derrière Stewart ! Parallèlement, il remporte cinq courses et le titre européen en Formule 2. Beaucoup d'espoirs sont fondés sur Ronnie pour la saison 1972. Mais tous ses efforts au volant de la March 721G ne suffiront pas : Ronnie ne remportera aucune course en F1, tandis qu'il en gagnera deux en F2 et s'imposera aux 1 000 km de Buenos Aires et du Nürburgring. Mais son talent n'est pas passé inaperçu et, la saison suivante, il est engagé par Lotus.
Lotus
Sa première performance au volant de la Lotus 72 a lieu lors du BRDC International Trophy, où il termine deuxième. Il se montre rapidement performant lors des qualifications, puis termine troisième à Monaco et deuxième à Anderstorp. Il remporte finalement sa première victoire dans la catégorie reine sur le circuit Paul-Ricard. Il remporte ensuite sa deuxième victoire en Autriche. En Italie, Ronnie mène la course devant son coéquipier Emerson Fittipaldi. Le Brésilien peut encore espérer remporter le titre s'il gagne la course. Mais sans consignes de la part de l'équipe Lotus, Ronnie termine vainqueur et Fittipaldi perd toute chance d'obtenir le titre. Il termine la saison en fanfare en remportant le Grand Prix des Etats-Unis. Il termine troisième du classement général, à seulement trois points de son coéquipier.
La saison 1974 est moins bonne : malgré trois victoires à Monaco, en France et en Italie, il ne marque que peu de points ailleurs et se retrouve plus éloigné que ses adversaires au classement général. La saison suivante n'est pas meilleure : la Lotus 72E est vieille et ne lui permet pas de monter une seule fois sur le podium. En 1976, il abandonne lors du premier Grand Prix, après s'être élancé de la 18e position. Déçu par de telles contre-performances, il quitte Lotus à l'issue de cette course et retourne chez March.
Retour chez March
Sa saison est une nouvelle fois décevante : sur quinze courses, il ne termine que cinq épreuves. Malgré ce contexte difficile et les problèmes de fiabilité de sa voiture, il réalise sa meilleure performance lors du Grand Prix d'Italie à Monza, où il part de la huitième position pour remporter une victoire très remarquée. Ronnie termine la saison à la onzième place du championnat et démontre, lors de ses rares arrivées, qu'il a conservé toute sa pointe de vitesse, malgré des conditions techniques souvent défavorables.
Tyrrell
La saison suivante, on lui propose de piloter la Tyrrell P34, une F1 à six roues avec laquelle Jody Scheckter et Patrick Depailler ont réalisé le doublé en Suède. Mais le modèle de 1977 n'a rien à voir avec son prédécesseur. Même s'il monte sur le podium en Belgique, il ne marque ensuite des points qu'à deux reprises. Quatorzième du championnat, sa carrière est fortement menacée.
Retour chez Lotus
En 1978, il hérite d'une bouée de sauvetage : il est de retour chez Lotus, comme pilote numéro deux aux côtés de Mario Andretti. La Lotus 78 est plus agressive et il retrouve vite son pilotage d'antan. Au Brésil, il décroche la pole position, mais doit abandonner lors de la course. Un mois plus tard, à Kyalami, il remporte la course alors qu'il n'était que douzième sur la grille de départ. Le pilote suédois remporte une autre course en Autriche et reste au contact d'Andretti, en tête du championnat. De telles performances lui permettent de signer un contrat de premier pilote avec McLaren pour la saison suivante.
Il ne pourra malheureusement pas en profiter. A Monza, un carambolage dès le premier tour le blesse grièvement aux jambes. Il meurt d'une embolie le lendemain, un grand pilote vient de disparaître.
Julien