Michael Schumacher est l'homme de tous les records, à commencer par celui du nombre de titres mondiaux. Ses statistiques sont éloquentes. Il est regrettable que quelques incidents aient terni sa carrière, car si le pilote est irréprochable, l'homme est controversé.
Il commence sa carrière par le karting et remporte déjà un franc succès. En 1984, alors qu'il n'a que 15 ans, il remporte son premier titre : le championnat allemand de karting junior. Il réitère cette performance l'année suivante, puis passe en catégorie senior dès 1986. Sa première année parmi les grands est satisfaisante : il termine troisième des championnats allemands et européens. En 1987, il termine avec deux couronnes de lauriers : celles de champion d'Allemagne et d'Europe.
La monoplace
Fort de cette consécration, Michael passe à la Formule König. Il remporte neuf courses et, tout naturellement, le titre allemand de la discipline. Il participe également à quelques courses de Formule Ford 1600 et se classe sixième du championnat allemand, puis vice-champion d'Europe en ayant participé à seulement quatre courses, dont une victoire à Zandvoort.
En 1989, il franchit une nouvelle étape en passant en Formule 3 et en disputant le championnat national avec l'équipe WTS, aux côtés de Heinz-Harald Frentzen. Il brille également dans cette catégorie : deuxième pour sa première course, vainqueur lors de la deuxième, il termine deuxième ex aequo avec son coéquipier, à un point seulement du champion, Karl Wendlinger. Autre fait marquant, il remporte la première manche du Grand Prix de Macao, mais doit abandonner lors de la seconde.
En 1990, il continue en F3 et remporte le titre avec six victoires à la clé. Il participe également à deux autres grandes courses de F3 : le Grand Prix de Fuji, puis le Grand Prix de Macao, considéré comme le championnat du monde de la discipline. Mais l'Allemand montre déjà qu'il ne recule devant rien pour la victoire en s'accrochant avec le Finlandais Mika Hakkinen.
Il signe également chez Sauber-Mercedes et intègre la Junior Team en voitures de sport. Avec son compatriote Jochen Mass, il termine deuxième à Dijon et sur le Nürburgring, puis remporte une victoire au Mexique en fin de saison. L'année suivante, il fait équipe avec Karl Wendlinger et participe aux 24 Heures du Mans, terminant cinquième. Après une deuxième place à Silverstone, il remporte une nouvelle victoire en fin d'année à Autopolis.
En F1 avec Jordan
Mais entre-temps, le jeune prodige allemand profite de l'emprisonnement de Bertrand Gachot pour avoir aspergé un chauffeur de taxi de gaz lacrymogène à Londres. Gachot étant pilote de Formule 1 chez Jordan, Mercedes convainc l'écurie de prendre Michael pour le remplacer. Il entame donc sa longue carrière sur le plus beau circuit du monde, à Spa-Francorchamps. Un départ en fanfare pour lui : il se qualifie en septième position, avec une demi-seconde d'avance sur son coéquipier Andrea de Cesaris, qui avait déjà dix ans d'expérience en F1 et participait à sa 160e course. En revanche, sa course prend fin dès le premier tour, à cause de la casse de son embrayage. Toutefois, ses performances en qualifications suffisent à convaincre Eddie Jordan, qui lui propose un contrat de deux ans. Mais l'Allemand ne le signera jamais, car Mercedes a un autre plan pour lui.
Benetton
Quelques jours après Spa, Mercedes, désireux de fournir un bon volant à son protégé, sollicite Flavio Briatore, le patron de l'équipe Benetton, qui n'hésite alors pas à licencier Roberto Moreno pour embaucher le jeune Allemand. Durant les cinq derniers Grands Prix de l'année 1991, Michael impressionne d'abord en Italie en tenant tête à Nelson Piquet, son coéquipier triple champion du monde, en le devançant durant toute la course. Avec une cinquième place, le jeune pilote marque ses premiers points. Il marque ensuite un point au Portugal, puis un autre en Espagne. Au Japon, il est sixième quand son moteur lâche et, en Australie, sous une pluie torrentielle, il s'accroche avec Jean Alesi alors qu'il est cinquième. En bref, le bilan de fin d'année est plus que positif.
La saison 1992 marque sa première année complète en Formule 1. Associé au pilote britannique Martin Brundle, il affiche des résultats réguliers dès les premières courses. Lors du premier Grand Prix, en Afrique du Sud, il termine quatrième. Lors de la manche suivante, au Mexique, il monte pour la première fois sur le podium en franchissant la ligne d'arrivée à la troisième place. Il réédite ce résultat au Brésil, puis se classe deuxième en Espagne. Après un abandon à Imola à la suite d'une sortie de piste, il se classe quatrième à Monaco, puis monte à nouveau sur le podium au Canada en terminant deuxième. Lors du premier tour du Grand Prix de France à Magny-Cours, Michael manque totalement son freinage à l'épingle d'Adélaïde et percute violemment Ayrton Senna, qui est contraint à l'abandon. Durant l'interruption de la course due à la pluie, Senna interpelle Michael pour lui faire part de son mécontentement. Sermonné par Flavio Briatore, Michael présentera ses excuses un peu plus tard. Lors d'essais privés à Hockenheim, Senna, estimant avoir été gêné par le jeune Allemand lors d'un tour rapide, perd son sang-froid et le bouscule. Des mécaniciens interviennent alors pour les séparer... Les deux pilotes se retrouveront une semaine plus tard sur le podium du Grand Prix d'Allemagne, Michael terminant troisième, derrière Senna. Sa première victoire en carrière survient en Belgique, sur le tracé de Spa-Francorchamps. Sur une piste à l'adhérence précaire en raison des averses, il choisit de monter des pneus pour piste sèche avant ses adversaires. Cette stratégie s'avère payante et lui permet de s'imposer devant Nigel Mansell et Riccardo Patrese. Il ajoute une troisième place en Italie, puis conclut son année avec une deuxième place en Australie. Sur les seize courses de la saison, il monte huit fois sur le podium et termine onze fois dans les points, ce qui lui permet de terminer troisième du championnat.
L'année 1993 s'inscrit dans la continuité directe de la saison précédente pour le pilote allemand. Il fait équipe avec le pilote italien Riccardo Patrese. La B193 affiche un niveau de performance compétitif, mais elle est régulièrement affectée par des problèmes de fiabilité. Malgré ces problèmes mécaniques, Michael affiche une grande régularité : il monte sur le podium à l'issue de chaque course qu'il termine. La première partie de la saison le voit accumuler plusieurs deuxièmes et troisièmes places. Il se classe troisième au Brésil, puis deuxième à Saint-Marin et troisième en Espagne. Au Canada, il se hisse à nouveau à la deuxième place. Il maintient un niveau de performance élevé, se classant deuxième en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Belgique, et troisième en France. Cependant, son bilan est entaché par sept abandons en seize courses, dus en majorité à des défaillances mécaniques. Le fait marquant de son année survient lors de la quatorzième manche, disputée au Portugal. Au terme d'une course stratégique, il se retrouve en tête un peu avant la mi-course et résiste au retour d'Alain Prost dans les derniers kilomètres pour franchir la ligne d'arrivée en vainqueur. Sa saison se termine par deux abandons et il se classe quatrième du championnat.
La saison 1994 introduit de nombreuses modifications réglementaires, dont l'interdiction des aides électroniques au pilotage. Toujours pilote chez Benetton, dont la monoplace est propulsée par un moteur V8 Ford, Michael remporte les quatre premières courses du calendrier : le Brésil, le Grand Prix du Pacifique, Saint-Marin et Monaco, où il réalise sa première pole position. Après le décès d'Ayrton Senna, Damon Hill, chez Williams, devient le principal concurrent de Michael pour le championnat, remportant le Grand Prix d'Espagne devant le pilote allemand. Mais ce dernier poursuit sa moisson de points en remportant les Grands Prix du Canada et de France. Cependant, en Grande-Bretagne, il dépasse Hill durant le tour de formation. Ignorant ensuite un drapeau noir qui lui ordonnait de s'arrêter, il a été disqualifié de l'épreuve et a ensuite écopé d'une suspension de deux courses pour ne pas s'être arrêté. Mais ayant fait appel, il est bien présent en Allemagne, où il abandonne à cause d'un moteur cassé. Il remporte ensuite le Grand Prix de Hongrie et termine premier en Belgique. Il est toutefois disqualifié une seconde fois à cause de l'usure excessive de la planche en bois fixée sous le fond plat de sa voiture. Deux jours plus tard, le tribunal de la FIA confirme sa suspension et il est remplacé par JJ Lehto lors des Grands Prix d'Italie et du Portugal, remportés par Hill, qui réduit ainsi son écart au classement général. Michael revient à la compétition lors du Grand Prix d'Europe, à Jerez, et l'emporte devant Hill, avant de terminer deuxième derrière l'Anglais au Japon. Le dénouement du championnat se joue lors de la dernière manche en Australie. Michael commence la course avec un point d'avance sur Hill. Au 36e tour, il percute le mur extérieur et endommage sa voiture. Lorsqu'il revient sur la trajectoire, Hill tente de le dépasser à l'intérieur du virage suivant, provoquant un accrochage entre les deux monoplaces. Cet incident contraint les deux pilotes à l'abandon. Le classement reste inchangé, permettant à Michael de remporter son premier titre de champion du monde.
La saison 1995 marque une nouveauté technique majeure pour Benetton, qui abandonne son moteur Ford pour adopter le moteur V10 Renault. Ce moteur est le même que celui des monoplaces Williams conduites par Damon Hill et David Coulthard. Avec cette nouvelle motorisation, Michael se hisse rapidement en tête de peloton. Il commence sa saison par des victoires lors des Grands Prix du Brésil et d'Espagne, puis s'impose pour la première fois de sa carrière dans les rues de Monaco. La lutte pour le titre l'oppose à nouveau à Damon Hill, mais le pilote allemand prend l'avantage au fil des épreuves. Au milieu de l'année, Michael remporte les Grands Prix de France et d'Allemagne, et obtient sa première victoire devant son public à Hockenheim, juste après l'annonce de son recrutement par Ferrari pour la saison suivante. Le Grand Prix de Belgique constitue l'une de ses principales réalisations de la saison. Après des qualifications difficiles sous la pluie, il prend le départ depuis la seizième position sur la grille. La course est marquée par des conditions climatiques instables. Il choisit de conserver ses pneus pour piste sèche, malgré l'arrivée de la pluie. Après une passe d'armes avec Hill, il franchit la ligne d'arrivée en tête. Il remporte une autre victoire notable, sous la pluie, lors du Grand Prix d'Europe sur le Nürburgring, où il rattrape et dépasse Jean Alesi à quelques tours de l'arrivée. La victoire acquise lors du Grand Prix du Pacifique à Aïda lui assure mathématiquement son deuxième titre de champion du monde consécutif, alors qu'il reste encore deux courses au programme. Il termine sa saison avec une dernière victoire au Grand Prix du Japon, puis abandonne en Australie à la suite d'un accrochage avec Alesi. Au total, il remporte neuf courses durant la saison, égalant ainsi le record du nombre de victoires en une année détenu par Nigel Mansell depuis 1992. Ses points, additionnés à ceux de son coéquipier Johnny Herbert, offrent également à l'écurie Benetton son premier titre de champion du monde des constructeurs.
Ferrari
En 1996, Michael arrive donc chez Ferrari. La Scuderia est alors en petite forme, même si, sous la direction de Jean Todt, l'équipe commence à redresser la barre. Associé à Eddie Irvine, il pilote la F310, une monoplace handicapée par des problèmes de fiabilité et un manque de vitesse par rapport aux Williams-Renault. Sa saison commence en Australie par un abandon dû à un problème de freins alors qu'il se trouvait en troisième position. Il se rattrape au Brésil en terminant troisième, mais avec un tour de retard sur les Williams. Après un abandon en Argentine, il décroche deux deuxièmes places lors des Grands Prix d'Europe et de Saint-Marin, où il signe sa première pole position au volant d'une Ferrari. Il se qualifie à nouveau en pole position à Monaco, mais percute le rail dès le premier tour, sur une piste rendue glissante par la pluie. Lors du Grand Prix d'Espagne, sous une pluie battante, il s'élance de la troisième place, mais après un mauvais départ, il se retrouve à la sixième place à l'issue du premier tour. Cependant, le pilote allemand est bien plus véloce que ses concurrents. Il remonte rapidement dans le classement et se retrouve en tête dès la fin du 12e tour, position qu'il garde jusqu'au drapeau à damier, franchissant la ligne d'arrivée avec plus de 45 secondes d'avance. La mi-saison est toutefois compliquée, marquée par une série d'abandons dus à des pannes mécaniques, notamment en France, où son moteur casse lors du tour de formation. Il retrouve toutefois le chemin du succès à la fin de l'été en remportant le Grand Prix de Belgique. Deux semaines plus tard, il s'impose au Grand Prix d'Italie, sur le circuit de Monza, offrant ainsi à la Scuderia Ferrari sa première victoire à domicile depuis 1988. En fin de championnat, il ajoute une deuxième place au Portugal et une troisième lors de la dernière manche au Japon. Il termine la saison avec un bilan de trois victoires, quatre pole positions et huit podiums en seize courses.
En 1997, l'écurie italienne gagne en maturité technique, ce qui permet au pilote allemand de se poser en concurrent direct de Jacques Villeneuve, le chef de file de l'équipe Williams-Renault. Le début de la saison est équilibré : après deux podiums en Australie et à Saint-Marin, Michael remporte sa première victoire de l'année sous la pluie lors du Grand Prix de Monaco et prend la tête du championnat. La période estivale le voit accumuler les résultats probants. Il s'impose successivement au Canada, puis en France, après avoir décroché la pole position. Il enchaîne avec une nouvelle victoire en Belgique, sur un tracé une fois de plus détrempé par la pluie, et consolide ainsi son avance au classement du championnat du monde. Toutefois, Villeneuve réplique par plusieurs succès et reprend la tête du championnat, maintenant le suspense au fil des épreuves. Michael ajoute une cinquième victoire à son compteur en remportant le Grand Prix du Japon, se retrouvant avec un point d'avance sur son rival avant la dernière épreuve. La décision finale a lieu lors du Grand Prix d'Europe, sur le circuit de Jerez. En tête de la course, Michael voit Villeneuve tenter une manœuvre de dépassement au 48e tour. Le pilote allemand donne un coup de volant vers la voiture de son concurrent, provoquant un accrochage. Alors que la Williams poursuit sa route pour décrocher la troisième place synonyme de titre mondial, la Ferrari reste bloquée dans le bac à sable. A la suite de cet incident, la FIA décide de déclassifier Michael de la deuxième place du championnat pour ce geste antisportif, tout en conservant ses résultats officiels de la saison, y compris ses cinq victoires. Outre le déclassement, c'est surtout sa carrière qu'il vient d'entacher, ce que ses détracteurs ne manqueront jamais de rappeler.
En 1998, un nouveau règlement technique est introduit, imposant des voies étroites et des pneumatiques rainurés. L'écurie McLaren-Mercedes, emmenée par le pilote finlandais Mika Häkkinen, domine très nettement les deux premières courses de la saison. Michael, au volant de la nouvelle Ferrari F300, commence-lui par un abandon en Australie et une troisième place au Brésil. Il réagit au Grand Prix d'Argentine en décrochant la première place, mais s'incline ensuite face à la supériorité globale de l'écurie rivale lors de plusieurs courses. La mi-saison marque le retour en force de Ferrari. Le pilote allemand enchaîne trois victoires consécutives lors des Grands Prix du Canada, de France et de Grande-Bretagne, et revient à deux points de Häkkinen au championnat. Il remporte la victoire à Silverstone au terme d'une stratégie particulière, franchissant la ligne d'arrivée dans la ligne des stands et effectuant une pénalité dans le dernier tour. Il s'impose ensuite en Hongrie grâce à une stratégie à trois arrêts. En Belgique, sous le déluge, il mène confortablement la course lorsqu'il percute la McLaren de David Coulthard, à qui il prenait un tour, provoquant son abandon. Il remporte ensuite le Grand Prix d'Italie, revenant à égalité de points avec Häkkinen. Le titre mondial se joue lors de la dernière course, au Japon. Auteur de la pole position, Michael cale sur la grille de départ et doit s'élancer depuis la dernière place. Il remonte jusqu'à la troisième place, mais est contraint à l'abandon en raison d'une crevaison de son pneu arrière droit. Il termine donc la saison à la deuxième place du championnat des pilotes, derrière Mika Häkkinen.
Pour la saison 1999, il dispose d'une Ferrari F399 compétitive qui lui permet de se mêler d'emblée à la lutte pour le titre mondial contre le champion en titre, Mika Häkkinen. Après une huitième place lors de l'ouverture en Australie, le pilote allemand monte sur le podium au Brésil, puis enchaîne deux victoires consécutives lors des Grands Prix de Saint-Marin à Imola et de Monaco. Une deuxième place obtenue en Espagne confirme ses ambitions au classement général, mais il perd la tête du championnat après avoir percuté le mur des Champions au Canada. Après une cinquième place en France, sa saison bascule lors du Grand Prix de Grande-Bretagne. Dès le premier tour de la course, sa Ferrari subit une défaillance des freins à l'approche du virage de Stowe et percute violemment le mur de pneus à grande vitesse. Il se fracture le tibia et le péroné de la jambe droite. Cette blessure le contraint à une longue période de convalescence et l'éloigne des circuits pendant six Grands Prix, anéantissant ainsi ses chances de remporter le titre. Il fait son retour à la compétition lors de l'avant-dernière épreuve, en Malaisie, et réalise la pole position avec près d'une seconde d'avance sur ses concurrents. En course, il domine les débats, mais choisit de céder la victoire à son coéquipier, Eddie Irvine, pour l'aider dans sa quête du titre. Lors de la dernière manche au Japon, il décroche une nouvelle pole position et termine deuxième derrière Häkkinen, qui remporte son deuxième titre. Malgré son absence prolongée de la moitié du championnat, les points qu'il a marqués contribuent à offrir à Ferrari le titre mondial des constructeurs, le premier pour l'écurie italienne depuis seize ans.
Pour la saison 2000, Michael, plus que confiant en ses chances de remporter le titre mondial, accueille Rubens Barrichello comme nouveau coéquipier. Au volant de la Ferrari F1-2000, le pilote allemand réalise un début de championnat particulièrement solide. Il remporte coup sur coup les trois premières épreuves. Il ajoute ensuite deux victoires supplémentaires à son palmarès, d'abord au Nürburgring lors du Grand Prix d'Europe, puis au Canada. Le milieu de la saison s'avère toutefois plus incertain, en raison d'une baisse de réussite marquée par trois abandons consécutifs. Des problèmes moteur en France et des accrochages dès le premier tour en Autriche et en Allemagne permettent à Mika Häkkinen et à David Coulthard de combler leur retard. En Hongrie et en Belgique, Häkkinen s'impose devant Michael et prend alors la tête du classement général. Michael réagit en Italie et décroche la victoire devant le Finlandais. Il enchaîne avec une victoire aux Etats-Unis, reprenant la tête du championnat. La concrétisation survient lors de l'avant-dernière épreuve, au Japon. Au terme d'un duel stratégique face à Häkkinen lors des arrêts aux stands, il franchit la ligne d'arrivée en vainqueur et remporte le titre mondial des pilotes. Il s'agit du premier titre de champion du monde des pilotes remporté par Ferrari depuis celui de Jody Scheckter en 1979. Il conclut l'année par une neuvième victoire en Malaisie.
Au début de la saison 2001, tout le monde considère naturellement Michael comme le favori pour le titre. Au volant de la Ferrari F2001, le pilote allemand prend immédiatement la tête du championnat du monde en remportant les deux premières courses de l'année. Ses principaux concurrents changent au fil des courses, passant de David Coulthard chez McLaren-Mercedes au duo de l'écurie Williams-BMW composé de Juan Pablo Montoya et de son propre frère, Ralf Schumacher. Cependant, durant la campagne européenne, il fait preuve d'une régularité remarquable en tête de course. Il remporte le Grand Prix d'Espagne en profitant de la défaillance mécanique de Mika Häkkinen dans le dernier tour de course, puis s'impose dans les rues de Monaco. Il enchaîne ensuite avec des victoires au Grand Prix d'Europe, puis au Grand Prix de France. Grâce à ses performances, il prend une avance décisive au classement général avant même le dernier tiers de la saison. Il est sacré dès le mois d'août, à l'occasion du Grand Prix d'Hongrie. En signant la pole position et en remportant la course, il décroche son quatrième titre, le deuxième consécutif avec Ferrari, et égale le record de 51 victoires en carrière d'Alain Prost. Deux semaines plus tard, en Belgique, il remporte sa 52e victoire en Formule 1, devenant le seul détenteur du record. Il clôt le championnat au Japon en obtenant une onzième pole position, une neuvième victoire et un quatorzième podium en dix-sept courses.
La saison 2002 est l'une des plus dominatrices de l'histoire de la Formule 1. Michael commence le championnat au volant d'une évolution de la voiture de l'année précédente, puis dispose rapidement de la Ferrari F2002. Il remporte la course d'ouverture en Australie, puis se classe troisième en Malaisie. Avec l'introduction de la nouvelle monoplace, il enchaîne ensuite les succès en remportant les Grands Prix du Brésil, de Saint-Marin, d'Espagne et d'Autriche. Cette dernière victoire est toutefois marquée par un scandale : Jean Todt demande à Barrichello de laisser la victoire à Michael. Le Brésilien ralentit à quelques mètres de la ligne d'arrivée et Michael remporte la victoire sous les huées du public autrichien. L'hégémonie du pilote Ferrari se poursuit durant tout l'été. Il s'impose au Canada, puis en Grande-Bretagne. Le couronnement mondial intervient dès la onzième manche du calendrier, lors du Grand Prix de France. En remportant cette épreuve, le pilote allemand s'assure son cinquième titre de champion du monde des pilotes, alors qu'il reste encore six courses à disputer dans la saison. Ce qui constitue un record de précocité. Il égale ainsi le record historique de cinq titres mondiaux détenu depuis 1957 par le pilote argentin Juan Manuel Fangio. La fin de saison confirme cette supériorité absolue. Michael ajoute des victoires supplémentaires à son palmarès en Allemagne, en Belgique, puis au Japon. Sur les dix-sept Grands Prix de l'année, il réalise l'exploit inédit de monter sur le podium à chaque fois, avec onze victoires, cinq deuxièmes places et une troisième place.
La saison 2003 se déroule selon un nouveau barème d'attribution des points et dans le cadre d'une réglementation technique révisée visant à resserrer les écarts entre les concurrents. Le début de championnat est délicat pour Michael, qui doit faire face à la concurrence de Kimi Räikkönen sur McLaren-Mercedes et de Juan Pablo Montoya sur Williams-BMW. Au volant de la Ferrari F2002B, puis de la nouvelle F2003-GA introduite lors du Grand Prix d'Espagne, il redresse la situation en signant trois victoires consécutives : au Grand Prix de Saint-Marin à Imola, en Espagne, puis en Autriche. Il remporte une quatrième victoire au Canada, prenant ainsi la tête du classement général, jusqu'alors détenue par Räikkönen. Toutefois, en été, les températures élevées favorisent les monoplaces équipées de pneumatiques Michelin, au détriment des pneus Bridgestone de la Scuderia Ferrari. Durant cette période, Michael traverse des épreuves difficiles, avec notamment une cinquième place en France, une septième en Allemagne et une huitième en Hongrie, où il concède un tour au vainqueur, Fernando Alonso. Cette passe difficile permet à Montoya et Räikkönen de revenir à hauteur dans le championnat. La réaction du pilote allemand s'amorce en Italie, où il décroche une victoire capitale après un duel serré contre Montoya. Il confirme sa remontée aux Etats-Unis en remportant une victoire sous la pluie, après être parti de la septième position sur la grille. Le dénouement du championnat se joue lors de l'ultime épreuve au Japon. Malgré une course mouvementée marquée par un accrochage qui le contraint à se contenter de la huitième place, le point récolté lui suffit pour conserver deux points d'avance sur Räikkönen au classement final. Michael décroche ainsi son sixième titre de champion du monde des pilotes, dépassant définitivement le record de Juan Manuel Fangio.
En 2004, la Scuderia Ferrari et Michael atteignent leur niveau de performance le plus élevé au volant de la monoplace F2004. Dès la première manche, en Australie, le pilote allemand s'impose avec aisance, puis récidive en Malaisie, à Bahreïn et lors du Grand Prix de Saint-Marin. Après une victoire au Grand Prix d'Espagne, sa série d'invincibilité est interrompue par un abandon lors du Grand Prix de Monaco, à la suite d'un accrochage dans le tunnel sous régime de voiture de sécurité. A partir du Grand Prix d'Europe, il entame une seconde série de succès impressionnante. Il l'emporte successivement au Canada, aux Etats-Unis, en France grâce à une stratégie audacieuse à quatre arrêts au stand, puis en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Hongrie. Cette victoire sur le Hungaroring est sa septième consécutive de la saison et sa douzième en treize épreuves, ce qui permet à Ferrari de remporter le titre mondial des constructeurs dès le mois d'août. La concrétisation de son septième titre mondial survient lors de l'épreuve suivante, en Belgique. En franchissant la ligne d'arrivée en deuxième position, derrière Räikkönen, Michael s'assure mathématiquement le titre de champion du monde, à quatre courses de la fin du championnat. Il ajoute une treizième victoire à son bilan lors du Grand Prix du Japon, établissant un nouveau record du nombre de succès enregistrés sur une seule saison.
La saison 2005 marque la fin de la domination de Michael et de Ferrari, principalement en raison de modifications réglementaires majeures. La nouvelle règle imposant l'utilisation d'un seul train de pneumatiques pour les qualifications et la course désavantageait Bridgestone par rapport à son concurrent Michelin. Pour les deux premières manches, en Australie et en Malaisie, l'équipe italienne présente une version modifiée de la monoplace de l'année précédente, la F2004M, avant d'introduire la nouvelle Ferrari F2005 lors du Grand Prix de Bahreïn. Les premiers résultats sont bien en deçà des performances accumulées au cours des années précédentes. Le premier événement marquant de sa saison survient lors du Grand Prix de Saint-Marin. Parti de la treizième place sur la grille de départ, Michael remonte le peloton à un rythme très élevé. En fin de course, il rejoint le meneur, Fernando Alonso, sur sa Renault, et livre un duel intense pendant les douze derniers tours. Il franchit la ligne d'arrivée en deuxième position, à seulement deux dixièmes de l'Espagnol. La suite du championnat est plus complexe, la monoplace Ferrari manquant de vitesse de pointe et d'efficacité pneumatique par rapport aux Renault et aux McLaren. Le seul succès de la saison pour Michael se produit aux Etats-Unis, mais dans des conditions assez particulières. En effet, cette épreuve est marquée par le retrait, avant le départ, de l'ensemble des écuries équipées de pneus Michelin pour des raisons de sécurité, ce qui réduit le peloton à seulement six voitures. Durant la seconde moitié du calendrier, il parvient à décrocher quelques places d'honneur. Il obtient la pole position en Hongrie, qu'il transforme en deuxième place à l'arrivée. A l'issue des dix-neuf épreuves du championnat, Michael se classe néanmoins troisième du classement final.
En 2006, la réglementation technique évolue à nouveau avec l'adoption de moteurs V8 de 2,4 litres et le retour des changements de pneumatiques en course. Michael dispose alors d'une monoplace compétitive, la Ferrari 248 F1, et fait désormais équipe avec Felipe Massa. La saison s'ouvre par une lutte directe avec le champion en titre, Fernando Alonso. Dès le Grand Prix de Bahreïn, le pilote allemand décroche la pole position et termine deuxième derrière le pilote Renault. Lors du Grand Prix de Saint-Marin, il décroche la soixante-sixième pole position de sa carrière, battant le record historique établi par Ayrton Senna. Il concrétise cette performance en remportant la course devant Alonso, puis enchaîne avec un second succès consécutif lors du Grand Prix d'Europe. A Monaco, il réalise le meilleur temps des qualifications, mais est relégué en fond de grille à la suite d'une pénalité pour avoir délibérément provoqué un drapeau jaune afin de gêner les autres concurrents. Il remonte en course jusqu'à la cinquième place. Pendant la période estivale, le pilote allemand amorce une remontée au classement général grâce à trois victoires consécutives aux Etats-Unis, en France et en Allemagne. En septembre, après sa victoire en Italie, il annonce publiquement qu'il prendra sa retraite à la fin de la saison. Lors du Grand Prix de Chine, il réalise une prestation remarquable sous la pluie, puis sur une piste qui sèche, et remporte la victoire, ce qui lui permet d'égaler Alonso au classement des pilotes. Le titre mondial se joue lors des deux dernières manches. Au Japon, alors qu'il menait la course, son moteur a cassé à dix tours de l'arrivée, lui faisant perdre un avantage comptable majeur. Lors du dernier Grand Prix, au Brésil, une crevaison en début de course le relègue en fond de classement. Il effectue une spectaculaire remontée jusqu'à la quatrième place et termine la saison 2006 au deuxième rang du championnat.
Retraite active
Malgré sa retraite, Michael reste proche du monde du sport automobile en tant que conseiller technique et ambassadeur de la Scuderia Ferrari. Il participe également à la conception et à la mise au point de la Ferrari 430 Scuderia. En novembre 2007, soit un an après son dernier Grand Prix, il reprend le volant d'une Formule 1 lors de séances d'essais privés sur le circuit de Barcelone. Il commence également à effectuer des essais sur des motos de compétition. En décembre, il participe à la Course des champions aux côtés de Sebastian Vettel. Le duo remporte la Coupe des nations pour l'Allemagne, s'imposant en finale face à l'équipe britannique.
En 2008, il effectue de nouveaux essais au volant de la monoplace F2008 afin d'aider l'équipe à améliorer les performances de la voiture. Il intensifie également sa pratique de la moto en participant à plusieurs épreuves du championnat d'Allemagne de Superbike, au volant d'une Honda CBR1000RR. En décembre, il participe à une nouvelle édition de la Course des champions. Toujours associé à Sebastian Vettel, il conserve le titre dans la Coupe des Nations.
En février 2009, lors d'une séance d'essais privés en moto sur le circuit de Carthagène, en Espagne, Michael est victime d'une lourde chute. Il souffre de fractures au niveau du cou et de la base du crâne, ce qui nécessite une période de convalescence et un suivi médical prolongé. Fin juillet, à la suite de l'accident grave de Felipe Massa en Hongrie, la Scuderia Ferrari fait appel à lui pour remplacer le pilote brésilien. L'Allemand accepte la proposition et effectue des essais au volant d'une F2007 sur le circuit du Mugello afin de se reconditionner au pilotage d'une Formule 1. Toutefois, il doit renoncer à ce retour en compétition, car les séquelles de son accident de moto au niveau du rachis cervical lui provoquent encore de vives douleurs. En novembre, une fois rétabli, il participe à la Course des Champions et remporte la Coupe des Nations pour la troisième fois consécutive avec Sebastian Vettel.
Malgré tout, Michael souhaite toujours effectuer son retour en Formule 1. En novembre 2009, l'écurie championne du monde Brawn GP est rachetée par Mercedes. Ses dirigeants, Norbert Haug et Ross Brawn, avec qui Michael a travaillé chez Benetton et Ferrari, lui proposent le volant d'une Flèche d'argent pour 2010. Malgré ses 40 ans, le septuple champion du monde ne supporte plus la retraite dorée dans laquelle la Scuderia l'a confiné et accepte la proposition. L'Allemand signe donc un contrat de trois ans avec Mercedes. Il est associé au jeune et prometteur Nico Rosberg, qui vient de Williams.
Mercedes
Mais ce retour s'avère être un long chemin de croix. Absent des circuits pendant trois ans, très mal à l'aise au volant de la médiocre W01, Michael n'est absolument pas dans le coup. Pourtant, dès la première course à Bahreïn, il termine sixième, mais après avoir été dominé tout le week-end par Rosberg. Après quatre courses asiatiques désastreuses, il bénéficie d'un nouveau châssis en Espagne et termine à une quatrième place satisfaisante. Mais ensuite, ses résultats ne s'améliorent pas, hormis une autre quatrième place obtenue à Istanbul, et ses vieux démons réapparaissent. Lors du Grand Prix de Monaco, alors que la voiture de sécurité est sur la piste pour les derniers tours, il dépasse la Ferrari d'Alonso dans le dernier virage, alors que la Safety Car vient de rentrer aux stands. Ferrari porte plainte, car le règlement peut être interprété de différentes manières sur ce point, et finalement, les commissaires de course donnent raison à Ferrari. Il se montre également très rugueux sur la piste, se signalant par des manœuvres à la limite de l'incorrection, notamment contre Massa au Canada, Vettel en Grande-Bretagne et surtout Barrichello en Hongrie. Ce jour-là, il a honteusement poussé son ancien coéquipier contre le mur en pleine ligne droite pour sauver une dixième place, sans succès d'ailleurs. Traité de fou par le Brésilien, l'Allemand écope de dix places de pénalité sur la grille de la course suivante. La fin de la saison est un peu plus satisfaisante. Il parvient à devancer plus souvent Rosberg et obtient quelques bons résultats, avec une sixième place au Japon et une quatrième en Corée sous la pluie. Le bilan de cette saison reste toutefois très médiocre. Le septuple champion du monde termine neuvième, son pire résultat en championnat complet, avec deux fois moins de points que Rosberg. Beaucoup de journalistes le jugent complètement fini et se demandent pourquoi Ross Brawn et Norbert Haug décident de le garder pour la saison suivante.
A 42 ans, soit vingt ans après ses débuts, il garde toujours l'espoir de remporter sa huitième couronne. La saison 2011 s'annonce meilleure pour lui et pour Mercedes, qui a réalisé le meilleur temps de la dernière séance d'essais privés à Barcelone. Malheureusement, les résultats des deux premières courses sont bien en deçà des attentes : il est percuté par Jaime Alguersuari à Melbourne, alors qu'il s'est élancé de la onzième place, et abandonne peu après. La situation n'est guère meilleure pour son coéquipier, Nico Rosberg, qui est percuté par Barrichello, et qui montre les limites de la Mercedes en course. Le Grand Prix de Malaisie est du même acabit : la Mercedes accumule les problèmes (problèmes de DRS, de refroidissement) et affiche un taux d'usure très élevé des nouveaux pneus Pirelli. Après deux courses, Michael ne compte que deux petits points. Après avoir écarté de nouvelles rumeurs de retraite anticipée consécutives à un Grand Prix de Turquie décevant, Michael retrouve de l'allant avec une sixième place à Barcelone, puis une quatrième place au Canada. S'ensuit une série de Grands Prix contrastés, marquée par des erreurs, des pénalités et des problèmes techniques, mais qui ne masque pas un regain de forme de la part du « Kaiser », qui se montre régulièrement plus rapide que son coéquipier en conditions de course. La fin de saison le confirme, avec une très belle cinquième place à Spa, 20 ans après ses débuts, acquise après être parti de la dernière place à cause d'une perte de roue lors des qualifications. Il enchaîne avec une autre cinquième place à Monza. Pour la première fois depuis cinq ans, il se retrouve en tête d'un Grand Prix à Suzuka, l'un de ses circuits fétiches, et termine à la sixième place. Il termine ce championnat à la huitième place.
Michael a donc démontré qu'il pouvait encore se battre avec les meilleurs, à condition que sa voiture le lui permette. Tout comme Nico Rosberg, il espère désormais que Mercedes lui fournisse enfin une voiture capable de lui permettre de se battre régulièrement pour le podium. C'est de sa forme et de celle de sa voiture que dépendra la question d'une éventuelle prolongation. Dès le Grand Prix d'Australie, il s'illustre par rapport à son coéquipier en signant le quatrième temps des qualifications. Il doit toutefois rapidement abandonner à cause d'un problème de boîte de vitesses, alors qu'il se trouvait en troisième position. Il se retrouve de nouveau en deuxième ligne en Malaisie, mais s'accroche avec Grosjean dès le premier tour et termine dixième. En Chine, il réalise sa meilleure qualification depuis son retour en signant le deuxième temps, juste derrière son coéquipier. Il doit abandonner au douzième tour alors qu'il était solidement deuxième, car l'écrou de sa roue arrière droite n'avait pas été serré après son passage au stand. A Monaco, Michael démontre tout son talent en réalisant le meilleur temps des qualifications. Il part toutefois sixième à cause d'une pénalité reçue à la suite d'un accrochage en Espagne. Il abandonne à quinze tours de l'arrivée, à cause d'un problème de pression d'essence. Lors du Grand Prix d'Europe, il ne réalise que le douzième temps des qualifications, juste derrière Alonso. Toutefois, il profite d'une course marquée par de nombreux abandons et accrochages pour monter sur la troisième marche du podium. Il s'agit de son 155e et dernier podium en Formule 1, car en septembre, Mercedes annonce l'arrivée de Lewis Hamilton pour la saison 2013, ce qui le pousse vers la sortie. Une semaine plus tard, au Japon, il officialise sa retraite à la fin de la saison 2012. Le septuple champion du monde déclare ne plus se sentir aussi fort qu'en sa jeunesse et préfère quitter la compétition après dix-neuf saisons. Pour son dernier Grand Prix, Michael se qualifie treizième, mais termine septième après quelques magnifiques dépassements. Il termine la dernière saison de sa carrière à la treizième place du championnat, avec un meilleur tour en course et un podium. Même si son retour n'a pas été aussi couronné de succès qu'espéré, Michael a démontré qu'il pouvait encore se battre avec les meilleurs à plus de quarante ans, et qu'il restait un pilote hors pair.
L'après-F1
En 2013, il aborde une nouvelle phase de sa vie en devenant ambassadeur officiel de Mercedes-Benz. En mai, il retrouve le volant d'une Formule 1 lors d'une démonstration sur le mythique tracé de la boucle nord du Nürburgring. Avant le départ de la course des 24 Heures du Nürburgring, il effectue un tour d'honneur au volant de la Mercedes F1 W02.
Le 29 décembre 2013, il se trouve à Méribel avec sa famille pour faire du ski. Pendant une descente, il passe par une zone non balisée et chute après avoir heurté un rocher. Sa tête heurte violemment un rocher, brisant son casque. Conscient mais sonné, il est héliporté vers l'hôpital de Grenoble. En fin de soirée, le CHU de Grenoble annonce qu'il souffre d'un traumatisme crânien ayant nécessité une intervention chirurgicale, et que son pronostic vital est engagé. Il restera à Grenoble jusqu'en juin 2014, puis sera transféré chez lui, en Suisse. Depuis, pratiquement aucune information n'a été communiquée sur son état de santé.
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