Fred Wacker commence sa carrière de pilote automobile à la fin des années 1940 aux Etats-Unis. Il devient rapidement l'une des figures majeures des compétitions de voitures de sport organisées par le Sports Car Club of America (SCCA), dont il préside la région de Chicago au début des années 1950.
Au volant de modèles performants, comme l'Allard-Cadillac J2, il se distingue sur des tracés routiers célèbres, tels que Watkins Glen ou Elkhart Lake. En 1951, il traverse l'Atlantique pour participer aux 24 Heures du Mans avec l'écurie de Briggs Cunningham, au volant d'une Cunningham C2-R qu'il partage avec George Rand. Cette tentative se solde toutefois par un abandon. En 1952, sa carrière américaine est marquée par un accident survenu à Watkins Glen, où sa voiture sort de la piste et percute la foule, causant la mort d'un enfant et blessant une dizaine de personnes.
Désireux de se mesurer à l'élite internationale, il se tourne vers la Formule 1 en Europe. Il fait ses débuts dans la discipline en 1953, en rejoignant l'écurie française Gordini. Au volant de la Gordini Type 16, dotée d'un moteur à six cylindres en ligne, il prend le départ du Grand Prix des Frontières et termine troisième. Lors des essais de l'Eifelrennen, disputée sur le Nürburgring, il est victime d'un accident à grande vitesse, mais s'en sort indemne et prend le départ, terminant neuvième. Lors du Grand Prix de Belgique, sur le circuit de Spa-Francorchamps, il termine de nouveau à la neuvième place. Il participe également au Grand Prix de Suisse la même année, mais lors d'une séance d'essais, sa voiture part en tonneau. Transporté à l'hôpital, il est diagnostiqué avec une fracture du crâne et des côtes cassées.
En 1954, il poursuit sa collaboration avec Amédée Gordini. Il participe au Grand Prix de Suisse, mais abandonne en raison d'un problème de transmission. Il dispute ensuite le Grand Prix de Cadours (hors championnat) et termine à une belle quatrième place. Sa meilleure performance en catégorie reine a lieu en septembre, lors du Grand Prix d'Italie, sur l'autodrome de Monza. Malgré le net déficit de puissance de sa monoplace par rapport aux structures d'usine de pointe, il mène une course régulière et franchit la ligne d'arrivée à la sixième place, juste aux portes des points qui ne récompensent alors que les cinq premiers. Il met un terme à sa carrière en Formule 1 lors du Grand Prix de Berlin (hors championnat) sur l'AVUS, où il se classe sixième.
A la suite de cette expérience européenne, il retourne aux États-Unis et délaisse la compétition de haut niveau pour se consacrer pleinement à ses activités industrielles et à ses responsabilités de dirigeant sportif.
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