Felipe MASSA
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Nato 25 Aprile 1981 - São Paulo - 44 anni
Nazione : Brasile
Primo Gran Premio :
Australia 2002
Ultimo Gran Premio :
Abu Dhabi 2017
Miglior piazzamento :
1o
Migliore posizione di partenza :
1o
Casco
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Casco
#19
Migliore posizione nel campionato del mondo : 2o nel  2008 Ha partecipato al titolo di Campione del Mondo Costruttori in 2007 (Ferrari, 46% dei punti segnati), 2008 (Ferrari, 56%)
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Posizione all'arrivo
Media: 7,26

Felipe Massa a gravi à toute vitesse les échelons menant à la discipline reine du sport automobile. Il a commencé le karting en 1990 et est passé au sport automobile dès l'âge de dix-sept ans, en 1998, en Formule Chevrolet. L'année suivante, il remporte le titre brésilien de la catégorie et s'envole pour l'Europe.


Dès sa première saison, en 2000, il est champion d'Italie et d'Europe de Formule 3. Alors qu'il aurait pu intégrer le championnat international de F3000, il choisit de participer au championnat italien de F3000 en 2001. Là encore, Felipe ne perd pas de temps et décroche le titre au bout d'un an. Après avoir été nommé pilote essayeur chez Sauber en 2001, il est donc tout naturellement recruté par l'équipe suisse pour la saison 2002 de Formule 1.


En F1 avec Sauber

Pour son premier Grand Prix en Australie, Felipe se qualifie à une belle neuvième place, juste devant son coéquipier Nick Heidfeld. Malheureusement, il fait partie des huit pilotes qui ont abandonné lors du carambolage au premier virage. Il se rattrape deux semaines plus tard en marquant un point en Malaisie. Mais par la suite, il se montre assez brouillon et un peu en retrait par rapport à Nick Heidfeld, même s'il décroche la cinquième place en Espagne. Il se montre plus à son avantage durant la seconde moitié de l'année, mais cette période coïncide avec le déclin de l'écurie Sauber et il se retrouve dans le ventre mou du peloton. Lors du Grand Prix d'Italie, il est déclaré responsable d'un incident avec Pedro de la Rosa et est pénalisé pour les qualifications de la course suivante à Indianapolis. Signe d'une future disgrâce, Sauber décide de le remplacer pour cette épreuve par Heinz-Harald Frentzen. Ainsi, globalement décevant, il ne conserve pas son volant pour l'année suivante, Sauber ayant préféré rappeler l'expérimenté Frentzen comme titulaire.


En 2003, Felipe reste malgré tout en Formule 1 en effectuant des essais pneumatiques pour la Scuderia Ferrari, ce qui, en cette saison de canicule et de déclin pour les pneus Bridgestone, n'a rien d'une sinécure. Comme Ferrari fournit également des moteurs à Sauber, l'écurie suisse le réengage pour 2004 aux côtés de Giancarlo Fisichella.


Felipe s'en sort bien lors de la confrontation avec Fisichella, alors présenté comme un « briseur de carrières ». Il marque un point en terminant huitième en Malaisie et termine à une belle cinquième place à Monaco. Au Canada, il a une grosse frayeur quand sa monoplace, soudain privée de freins, s'encastre avec une rare violence dans le mur de pneus. Heureusement, il s'en sort sans dommage. Il réalise son meilleur résultat à Spa-Francorchamps, avec une quatrième place acquise après une course riche en rebondissements. Lors du Grand Prix du Brésil, il se qualifie en quatrième position sur la grille de départ et réalise l'exploit de mener deux tours devant son public, avant de se classer huitième. Il termine le championnat à la 12e place, juste derrière Fisichella. Peter Sauber, étant cette fois satisfait du jeune Pauliste, renouvelle son contrat pour 2005.


Associé à Jacques Villeneuve, de retour en Formule 1, la saison 2005 de Felipe est difficile. La C24, prometteuse lors des essais d'hiver, se révèle décevante et l'équipe ne parvient pas à sortir du ventre mou. Malgré tout, Felipe parvient à dominer légèrement son illustre coéquipier et à marquer quelques points lorsque la situation le permet, comme au Canada, où il termine brillamment quatrième. Dans l'ensemble, Felipe n'a pas grand-chose à se reprocher dans l'échec de cette saison. Son niveau semblant s'améliorer sans cesse, la Scuderia Ferrari décide de le réengager pour 2006, mais cette fois-ci comme titulaire !


Ferrari

En 2006, il a donc l'occasion de montrer ce dont il est capable au sein d'une équipe prestigieuse, aux côtés du non moins célèbre Michael Schumacher. Les débuts sont difficiles : s'il se retrouve en première ligne derrière Schumacher pour la première course à Bahreïn, il ne finit que neuvième après un tête-à-queue en début de course. La semaine suivante, il obtient un beau résultat en terminant cinquième, devant son coéquipier. C'est lors de la cinquième manche, au Nürburgring, qu'il réussit enfin à monter sur le podium en prenant la troisième place. A partir de l'été, la Ferrari monte en puissance et Felipe devient un habitué des podiums. A Indianapolis, il termine deuxième après avoir mené trente tours. Lors du Grand Prix de Turquie, il réalise enfin le week-end parfait : après avoir signé sa première pole position le samedi, il n'est jamais inquiété le dimanche et décroche, à l'âge de 25 ans, sa première victoire en Formule 1. Lors de la dernière course, il doublera la mise avec une victoire facile, et pas n'importe où : au Brésil ! Felipe est ainsi le premier pilote depuis Ayrton Senna, en 1993, à gagner à domicile. Il termine troisième du championnat, derrière Alonso et Schumacher. Ce dernier décide alors de se retirer et c'est Kimi Räikkönen qui devient son équipier en 2007.


Le Brésilien commence mal sa saison 2007. En Australie, un problème technique l'a relégué à la 22e place sur la grille de départ. Il a fini sixième, tandis que Räikkönen a remporté la course. En Malaisie, il part en pole position, mais rate son départ et commet une erreur derrière Lewis Hamilton. Il ne termine qu'à la cinquième place. Mais il se ressaisit rapidement : au Bahreïn, il part en pole position et remporte une victoire facile sans être inquiété. A Barcelone, il est encore premier sur la grille de départ et gagne à nouveau devant Hamilton. A Monaco, il ne peut faire mieux que troisième, derrière les deux McLaren d'Alonso et Hamilton. Cette situation est d'ailleurs la même au championnat à ce moment-là. Lors du Grand Prix du Canada, il commet une erreur en sortant des stands au feu rouge, ce qui le disqualifie alors qu'il aurait pu viser le podium. Aux Etats-Unis, les McLaren dominent et le Brésilien se contente de la troisième place. A la mi-saison, Felipe est toujours en lice pour décrocher le titre, et surtout, il devance nettement son coéquipier Räikkönen, dont l'adaptation au sein de la Scuderia ne se fait pas sans mal. A partir du Grand Prix de France, la situation s'inverse : Ferrari retrouve le leadership au détriment de McLaren. Felipe en profite en signant la pole position, mais c'est son équipier Räikkönen qui gagne le dimanche, après l'avoir dépassé lors du dernier relais. A Silverstone, il ne termine que cinquième, après avoir calé au départ, et perd encore des points contre Hamilton, leader du championnat. Au Nürburgring, Felipe domine la course, mais la pluie qui intervient à quelques tours de l'arrivée permet à Alonso de le dépasser. Après une treizième place en Hongrie, il gagne trois semaines plus tard en Turquie, conservant ainsi ses chances pour le championnat. Mais un abandon à Monza, le seul de la saison, le laisse sur le carreau dans la course au titre. Il se met alors au service de Räikkönen, revenu du diable vauvert, dans sa quête du titre mondial. Lors de la dernière manche, au Brésil, il laisse ainsi la victoire au Finlandais, qui décroche ainsi le titre mondial. Il termine finalement quatrième du championnat, à seize points de son coéquipier, champion du monde.


En 2008, il connaît un début de championnat catastrophique. En Australie, il part en toupie au départ, s'accroche avec Coulthard et casse son moteur. En Malaisie, bien qu'il soit parti en pole position, il sort de la piste et abandonne. Il renverse cependant la situation en décrochant une nette victoire à Bahreïn. Après une deuxième place en Espagne, il s'impose pour la troisième fois consécutive en Turquie et revient ainsi dans la course au titre. Surtout, il prend un net ascendant sur Räikkönen et devient le numéro un de la Scuderia. A Monaco, il signe la pole position à la surprise générale, puis termine troisième de la course sous la pluie. Après un week-end canadien assez terne, il renoue avec la victoire en France et prend par la même occasion la tête du championnat. Mais il connaît ensuite une période difficile. A Silverstone, il se noie littéralement dans le déluge qui s'abat sur le circuit. En Allemagne, il se contente de la troisième place, loin derrière Lewis Hamilton, nouveau leader du championnat. Il subit ensuite une grande désillusion en Hongrie, lorsque son moteur le lâche à trois tours de l'arrivée alors qu'il avait largement dominé l'épreuve. Felipe se rattrape toutefois avec une belle victoire dans les rues de Valence. A Spa, il termine deuxième derrière Hamilton, puis remporte la victoire après le déclassement du Britannique. Après une sixième place à Monza, il revient à un point d'Hamilton au championnat. A Singapour, il part en tête, mais au cours de son premier ravitaillement, il perd la course en repartant trop tôt et en arrachant le tuyau d'essence. Il termine hors des points, tandis que son rival se classe troisième. Au Japon, il mène une course erratique et percute même Hamilton, qui tentait de le dépasser. Cette erreur lui vaut une pénalité, mais il termine tout de même devant le pilote McLaren. En revanche, en Chine, il se contente de la deuxième place, derrière un Hamilton impérial. Avant la dernière manche au Brésil, Felipe compte sept points de retard sur le Britannique au championnat. Ses chances de sacre sont donc faibles. Devant son public, le Brésilien réalise toutefois une excellente performance et décroche la pole position. Le dimanche de la course, il évite les pièges d'une pluie intermittente et mène facilement l'épreuve. Hamilton, quatrième, semble toutefois se diriger vers le titre. Mais, à quelques tours de l'arrivée, la pluie refait son apparition et bouleverse la donne. Felipe change de pneus et garde la tête, tandis que son rival perd pied et se retrouve sixième à deux tours de l'arrivée. Felipe est alors virtuellement champion du monde lorsqu'il franchit la ligne d'arrivée en vainqueur. Mais quelques secondes plus tard, dans le dernier virage, Hamilton dépasse Timo Glock, resté en pneus slicks. Le Britannique obtient ainsi la cinquième place et les points nécessaires à l'obtention du titre mondial. Dans le stand Ferrari, la détresse est immense... Felipe a donc perdu sa bataille, mais il n'a pas à rougir d'une saison qui l'a vu prouver qu'il était capable de remporter le titre mondial.


Pour 2009, Felipe espère bien sûr se battre à nouveau pour le titre. Mais la nouvelle Ferrari F60 est loin de répondre à ses attentes : moins rapide et peu fiable, elle est complètement dépassée par les Brawn et les Red Bull, qui sont désormais les nouvelles références. Le début de saison est si mauvais pour la Scuderia Ferrari que, quatre courses plus tard, Felipe n'a toujours pas inscrit le moindre point. Avec le début de la saison européenne, la F60 s'améliore un peu et, en Espagne, le Brésilien parvient à marquer des points en se classant sixième. Il peut toutefois être déçu, car il aurait terminé quatrième si une menace de panne d'essence ne l'avait pas contraint à ralentir dans les derniers tours ! Il parvient néanmoins à marquer quelques autres points lors des courses suivantes et finit même troisième en Allemagne. Puis vient le drame du Grand Prix de Hongrie. Lors de la deuxième partie de la séance de qualifications, la Brawn de Rubens Barrichello perd un ressort de près de deux kilos que Felipe reçoit en plein sur son casque. Assommé, il ne peut plus contrôler sa Ferrari qui s'encastre dans un mur de pneus. L'accident est grave : Felipe souffre de dommages crâniens, d'une commotion cérébrale et d'une lésion à l'œil gauche. Il est plongé dans un coma artificiel durant deux jours, son état étant jugé grave. Finalement, après quelques jours d'angoisse, il s'en sort sans séquelles, mais sa saison de Formule 1 est terminée. Sa convalescence est rapide et, dès la fin 2009, il peut faire des essais privés.


Räikkönen ayant mis sa carrière entre parenthèses, il doit affronter en 2010 Fernando Alonso, le nouveau leader de la Scuderia. Le double champion du monde espagnol arrive en effet presque en terrain conquis chez Ferrari, et Felipe ne tarde pas à s'en rendre compte. Après avoir plutôt bien résisté à Schumacher et sérieusement malmené Räikkönen, il s'effondre face à l'Espagnol. Dès le premier Grand Prix, à Bahreïn, il ne peut qu'assurer le doublé derrière son coéquipier. La suite n'est qu'une longue série d'humiliations. En Chine, à l'entrée des stands, Alonso trouve le Brésilien trop lent et le dépasse, ou plutôt le pousse dans les graviers pour gagner du temps. Très brièvement leader du championnat grâce à sa régularité, Felipe est en réalité toujours loin des performances d'Alonso, et la mauvaise passe que traverse la Scuderia à la fin du printemps ne fait qu'accentuer les choses. Puis vient le Grand Prix d'Allemagne. A Hockenheim, il réalise un excellent départ et prend la tête dès le premier virage. Il domine ensuite allègrement la course, devant un Alonso impuissant, comme à ses plus belles heures de 2007 et 2008. Or, l'Espagnol est bien mieux placé que lui dans la course au titre. Stefano Domenicali lui ordonne alors implicitement de laisser passer son coéquipier : « Fernando est plus rapide que toi... As-tu bien compris le message ? » Felipe s'exécute et Alonso remporte une victoire honteuse. Mais, à l'instar de Barrichello à Zeltweg en 2002, Felipe mérite-t-il qu'on le plaigne ? Il n'est que le complice d'un acte de tricherie qui, porté devant le tribunal de la FIA, est rapidement enterré et Ferrari s'en tire avec une simple amende. La fin de saison de Felipe est assez médiocre, malgré quelques podiums. Il se contente donc de la sixième place du championnat, à plus de cent points de son leader. Deux ans après être passé à un souffle du titre mondial, sa cote est au plus bas en cette fin d'année 2010. Beaucoup évoquent les suites de son accident pour l'excuser, mais le Brésilien a-t-il les moyens de s'imposer face à un Alonso placé sur un piédestal par Domenicali ?


La saison 2011 est probablement la pire de sa carrière. Au volant d'une Ferrari ratée, il est largement dominé par Alonso et sombre complètement. Il obtient toutefois des points régulièrement et s'assure sans trop de difficulté la sixième place du championnat du monde. Mais tandis que son coéquipier parvient à monter dix fois sur le podium, Felipe n'y parvient jamais ! En dix-neuf Grands Prix, il n'obtient pas mieux que six cinquièmes places. De plus, cette année est marquée par de nombreux incidents en piste avec Lewis Hamilton. Tout commence à Monaco, où l'Anglais double très autoritairement le Brésilien à Loews, juste avant que ce dernier ne se fracasse contre le mur du tunnel. A Silverstone, les deux pilotes se retrouvent roues contre roues pour une simple quatrième place qui échoit à Hamilton. A Singapour, le Britannique percute Felipe à deux reprises, d'abord aux essais, puis en course. Les relations entre les deux hommes deviennent exécrables, et la presse se délecte de cette situation. A Suzuka, ils se frottent à nouveau, puis en Inde, le pilote McLaren heurte encore la Ferrari, mais cette fois, la faute incombe plutôt à Felipe, qui s'est rabattu trop tardivement devant lui. Mais c'est surtout en qualifications qu'il est le plus décrié, et pour cause, puisqu'il ne parvient à devancer Alonso qu'à quatre reprises. Alors que l'Espagnol parvient à batailler avec les Red Bull et les McLaren, il est contraint de se débattre avec les Mercedes, les Renault et les Force India pour obtenir de petits points.


Malgré ces performances médiocres, Felipe est de nouveau conservé par Ferrari pour la saison 2012. Le début de la saison est encore plus médiocre qu'en 2011. En effet, au volant d'une voiture mal née, il est nettement moins performant que son coéquipier. Dès l'Australie, il ne part qu'en seizième position et abandonne à la suite d'un accrochage avec Bruno Senna. Lors des quatre manches suivantes, il ne parvient pas à se qualifier dans les dix premiers et ne termine au mieux que neuvième, marquant ses premiers points au championnat à Bahreïn. A Monaco, Felipe parvient pour la première fois de la saison à se qualifier pour la Q3 et termine sixième. De nouveau en Q3 avec le sixième temps au Canada, il ne termine que dixième à cause d'une erreur de stratégie. Lors du Grand Prix d'Europe, il ne termine que seizième, tandis qu'Alonso s'impose et prend la tête du championnat. En Grande-Bretagne, il réalise sa meilleure qualification du début de saison et s'élance cinquième, pour terminer au pied du podium. Après une douzième place en Allemagne, les rumeurs d'une éviction en fin de saison au profit de Sergio Pérez se font de plus en plus insistantes. Felipe redresse la barre après la pause estivale et termine chaque course dans les points jusqu'à la fin de la saison. En Italie, il réalise sa meilleure performance en qualifications avec le troisième temps, mais il doit se contenter de la quatrième place. Au Japon, il part en dixième position et se retrouve quatrième à la fin du premier tour. Il termine deuxième, signant ainsi son retour sur le podium depuis le Grand Prix de Corée du Sud 2010. Pour son Grand Prix national, galvanisé par la foule, il signe le cinquième temps en Q3 et termine troisième, cédant sa deuxième place à Alonso pour l'aider dans le championnat. Son contrat est alors prolongé d'un an. Après un début de saison difficile, Ferrari lui réitère sa confiance grâce à ses derniers résultats. Il se murmure qu'Alonso a insisté pour le garder.


Pour 2013, Felipe, qui dispute sa huitième saison avec Ferrari, espère ne pas revivre le début de saison difficile qu'il a connu en 2012, mais il sait qu'il devra s'incliner devant Alonso. En Australie, il se qualifie pourtant quatrième, devant son chef de file, et termine à cette même position. En Malaisie, il s'élance pour la première fois depuis plus de trois ans en première ligne, une nouvelle fois devant Alonso, mais ne termine que cinquième. Après une sixième place en Chine, il se contente d'une quinzième place à Bahreïn. Il redresse la barre en Espagne, où, même s'il part neuvième, il parvient à monter sur la troisième marche du podium. Il abandonne à Monaco, puis ne termine que huitième au Canada et sixième en Grande-Bretagne, avant d'abandonner en Allemagne. Pour la seconde partie de la saison, il se qualifie régulièrement dans les six premiers, mais ne parvient pas à concrétiser en course. Septième en Belgique, il se qualifie quatrième en Italie et termine à cette même place. C'est durant cette période, en septembre, que Felipe annonce son départ de Ferrari à la fin de l'année. Libéré de l'enjeu contractuel, il enchaîne les entrées dans les points : sixième à Singapour et neuvième en Corée. Le Grand Prix du Japon est compromis par une pénalité pour excès de vitesse dans les stands, qui le limite à la dixième place. Il réalise ensuite une solide performance en Inde, terminant quatrième. Lors de son ultime apparition en rouge, au Grand Prix du Brésil, il se montre compétitif devant son public. Alors qu'il se bat pour une place dans le top 5, il est pénalisé pour avoir franchi la ligne délimitant l'entrée de la voie des stands, une sanction qu'il conteste vivement. Il franchit la ligne d'arrivée en septième position. Il termine cette saison 2013 à la huitième place du classement des pilotes, mettant ainsi fin à sa longue collaboration avec Maranello, avant de rejoindre l'écurie Williams.


Williams

En 2014, il fait équipe avec Valtteri Bottas pour piloter la Williams FW36, équipée du nouveau groupe propulseur V6 turbo-hybride de Mercedes. Malgré un rythme de qualification souvent excellent, le début de saison est marqué par la malchance et les incidents. Lors du Grand Prix d'Australie, sa course prend fin prématurément à la suite d'une collision au premier virage. Il enchaîne ensuite avec deux arrivées dans les points en Malaisie et à Bahreïn, terminant deux fois septième. Le pilote brésilien continue de connaître des accrochages au printemps, comme en Chine, où une collision avec Sergio Pérez le relègue hors du classement. Lors du Grand Prix du Canada, alors qu'il se bat pour une place sur le podium, en troisième position, dans le dernier tour, il est victime d'un accident spectaculaire à grande vitesse, percuté par Pérez. Lors du Grand Prix d'Autriche, Felipe décroche la pole position, la première pour lui depuis 2008 et pour Williams depuis six ans. Il termine cependant l'épreuve à la quatrième place. Les deux courses suivantes sont catastrophiques. Lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, il abandonne après un accident au départ. En Allemagne, alors qu'il s'élance de la troisième position, il coupe la trajectoire de Kevin Magnussen, percute la McLaren, puis se retourne et parcourt plusieurs mètres à l'envers avant de retomber sur ses roues. Après la pause estivale, Felipe retrouve la régularité et le succès. Lors du Grand Prix d'Italie, il réalise une course solide qui le mène sur la troisième marche du podium, son premier avec Williams. Ce résultat marque le début d'une série de points impressionnante, avec notamment une cinquième place à Singapour et une septième au Japon. Il confirme sa bonne forme avec une quatrième place aux Etats-Unis. Sa fin de saison est particulièrement réussie. Lors de son Grand Prix national au Brésil, il se qualifie troisième et monte sur la troisième marche du podium. Pour la dernière manche à Abou Dhabi, il se qualifie en deuxième ligne et décroche la deuxième place, signant ainsi son meilleur résultat de l'année et contribuant fortement à la troisième place de Williams au classement des constructeurs. Il termine cette saison à la septième place du championnat.


En 2015, il pilote la FW37, une monoplace performante et très fiable, bien que moins dominatrice que sa devancière. Il entame l'année de manière solide en Australie, en terminant quatrième. Cette régularité se maintient lors des premières courses, avec des arrivées dans les points en Malaisie (6e), en Chine (5e), à Bahreïn (10e) et à Barcelone (6e). Après une quinzième place à Monaco, il termine à nouveau dans les points au Canada, avec une sixième place. En Autriche, Felipe confirme sa performance de la saison 2014 et monte sur la troisième marche du podium, pour la 40e fois de sa carrière en F1. Ce résultat est d'autant plus significatif qu'il permet à Williams de confirmer sa position de troisième force du plateau, derrière Mercedes et Ferrari. Lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, il réalise un excellent envol et se retrouve brièvement en tête de la course, avant de chuter au classement pour finalement terminer quatrième. Le Grand Prix de Hongrie marque un léger faux pas avec une douzième place, notamment à cause d'une confusion sur la grille de départ. Il se reprend rapidement en terminant sixième en Belgique, puis monte sur le podium en se classant troisième en Italie. La tournée asiatique est marquée par des incidents et des problèmes mécaniques. A Singapour, un problème de boîte de vitesses ou de puissance l'oblige à abandonner. La malchance se poursuit au Japon, où il est impliqué dans un accrochage au départ avec Daniel Ricciardo, ce qui provoque une crevaison et le relègue à la dix-septième place à l'arrivée. Malgré ces contretemps, il rebondit immédiatement en fin de saison. Il réalise une performance remarquée au Grand Prix de Russie en terminant quatrième, puis, après un abandon aux Etats-Unis, il enchaîne avec une sixième place au Mexique. Son Grand Prix national au Brésil se solde par une huitième place, avant qu'il ne soit disqualifié pour avoir dépassé la température maximale autorisée pour les pneus sur la grille de départ. Il termine l'année par une huitième place à Abou Dhabi. Cette saison 2015 est celle de la constance pour le pilote brésilien, qui marque des points lors de 13 des 19 courses. Au classement final des pilotes, Felipe se positionne à une belle sixième place.


La saison 2016 est la troisième et, initialement, la dernière de Felipe au sein de l'écurie Williams. Le Brésilien pilote la FW38, qui, malgré une fiabilité intacte, peine à suivre le rythme de développement de ses concurrents, comme Force India. Le début de saison est marqué par une constance solide, avec des arrivées régulières dans les points : cinquième en Australie, huitième à Bahreïn, sixième en Chine et cinquième à nouveau en Russie. Cette série positive se maintient jusqu'aux premières courses européennes, où il termine huitième en Espagne et dixième à Monaco. Cependant, la compétitivité de la voiture commence à décliner, entraînant une série de contretemps et de résultats hors des points. Il abandonne au Canada à la suite d'une surchauffe de son moteur, puis, après une dixième place lors du Grand Prix d'Europe, il est contraint à l'abandon en Autriche à cause d'une défaillance des freins. Il ne marque pas de points lors des trois courses suivantes, puis se classe neuvième en Belgique et en Italie. C'est lors de ce Grand Prix, début septembre, que Felipe annonce publiquement son intention de se retirer de la Formule 1 à la fin de la saison. La suite de la saison est plus mitigée. Après deux courses hors des points à Singapour et en Malaisie, il retrouve une place dans le top 10 en se classant neuvième au Japon. Les deux courses américaines et mexicaines sont fructueuses, avec une septième place aux Etats-Unis et une neuvième au Mexique. Le Grand Prix du Brésil, sa course à domicile et qui devait être sa dernière apparition devant son public, est chargé d'émotion mais se termine prématurément. Sur une piste détrempée, il est victime d'un accident violent, mais sans gravité, qui provoque son abandon. Il reçoit une ovation debout de la part des spectateurs et des membres des écuries rivales alors qu'il se rend aux stands. Felipe dispute son dernier Grand Prix (tel qu'il l'avait prévu) à Abou Dhabi, où il parvient à marquer des points en se classant neuvième. Il achève ainsi sa saison 2016 à la onzième place du championnat.


Felipe effectue un retour surprise en Formule 1 pour la saison 2017. Ce revirement fait suite à la retraite soudaine de Nico Rosberg, champion du monde en titre, à la fin de l'année 2016. Ce départ a créé une place vacante chez Mercedes, qui a débauché Valtteri Bottas chez Williams. L'équipe britannique, qui a besoin d'un pilote expérimenté pour épauler le jeune débutant Lance Stroll, parvient à convaincre le Brésilien de revenir sur sa décision. Le Brésilien reprend ainsi le volant de la FW40 pour une quinzième et dernière saison.


Le début de saison est solide pour Felipe qui remplit son rôle de leader en marquant des points régulièrement. Il termine sixième en Australie, puis réitère ce résultat à Bahreïn, confirmant ainsi que la nouvelle monoplace Williams, bien que moins rapide que les précédentes, est capable de se battre pour une place dans le top 10. Les petits points continuent de s'accumuler en Russie (9e) et à Monaco (9e). Le Grand Prix d'Azerbaïdjan marque le plus grand regret de l'année. Alors qu'il occupait la troisième place avec une avance confortable, une défaillance de l'amortisseur arrière l'a contraint à l'abandon après le drapeau rouge, lui coûtant ainsi un podium assuré. Cet incident est suivi d'une neuvième place en Autriche et d'une dixième en Grande-Bretagne. Lors du Grand Prix de Hongrie, il souffre de vertiges et de nausées, ce qui l'empêche de prendre le départ de l'épreuve après les qualifications. Malgré ces contretemps, il maintient un niveau de performance constant, marquant des points en Belgique et en Italie. La compétitivité de la voiture baisse légèrement dans la seconde partie de la saison, mais le pilote brésilien reste régulier en Asie et en Amérique. Avant les dernières courses, Felipe réitère officiellement son intention de prendre sa retraite à la fin de la saison. Le Grand Prix du Brésil, sa dernière course à domicile, est, comme l'année précédente, très émouvant. Il réalise une qualification et une course solides, terminant septième sous les acclamations du public. Il fait ses adieux à la Formule 1 lors du Grand Prix d'Abou Dhabi, où il conclut sa longue carrière par une dixième place, marquant ainsi son dernier point au championnat du monde. Il termine la saison à la onzième place du championnat.


L'après-F1

Il se tourne alors vers les compétitions de monoplaces électriques. Il signe un contrat avec l'écurie Venturi Formula E Team et fait ses débuts dans la série au début de la saison 2018-2019. Durant cette saison, sa première complète en Formule E, il s'adapte à la monoplace de deuxième génération. Son meilleur résultat est obtenu lors du e-Prix de Monaco, en mai 2019, lorsqu'il monte sur la troisième marche du podium. Il poursuit son engagement avec Venturi pour la saison 2019-2020, mais ses performances sont moins régulières et il quitte la série à l'issue de cette campagne.


Il oriente ensuite sa carrière vers les compétitions nationales brésiliennes. En 2021, il participe à temps plein au championnat Stock Car Pro Series au Brésil. Le point fort de cette nouvelle phase de sa carrière survient en 2022, lorsqu'il remporte sa première victoire dans la discipline. Ce succès est acquis lors de la course d'ouverture de la saison à Interlagos, une épreuve disputée en binôme. Il continue de courir dans le Stock Car Pro Series les années suivantes.


En mars 2023, Bernie Ecclestone révèle dans une interview que lui et Max Mosley, alors président de la FIA, avaient très tôt recueilli des preuves de la manipulation du Renault F1 Team pour fausser le dénouement du Grand Prix de Singapour 2008. Felipe, qui avait perdu le championnat du monde 2008 pour un seul point, a alors engagé des poursuites judiciaires. Son action vise la FIA, la FOM et Bernie Ecclestone. Son argument principal est que la course de Singapour doit être annulée, ce qui le désignerait rétroactivement comme champion du monde 2008. En novembre 2025, la cour de Londres a décidé que la procédure intentée par Felipe pouvait se poursuivre. Cependant, le pilote brésilien ne peut espérer obtenir que des dommages et intérêts, et non la réattribution du titre.

Tony / William