Bernd SCHNEIDER
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Nato 20 Luglio 1964 - Saint-Ingbert (Sarre) - 61 anni
Nazione : Germania
Primo Gran Premio :
Messico 1988
Ultimo Gran Premio :
Stati Uniti 1990
Miglior piazzamento :
12o
Migliore posizione di partenza :
15o
 
Mai classificato in Campionato del Mondo
1988
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1989
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1990
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Posizione sulla griglia di partenza
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Posizione all'arrivo
Media: 12,33

Bernd Schneider est sans doute l'un des meilleurs pilotes automobiles n'ayant pas eu la possibilité de percer en Formule 1.


Il se fait d'abord un nom dans les compétitions allemandes de kart, remportant un titre national et européen. En 1984, il fait ses débuts en monoplace dans le championnat de Formule Ford 1600 d'Allemagne, puis passe les deux années suivantes en Formule Ford 2000. En 1987, il est propulsé dans le championnat allemand de F3, réputé pour être très relevé. Il se classe quatrième, avec une victoire. En parallèle, il participe à deux courses en DTM. L'année suivante, il remporte sept des huit courses du championnat et le titre haut la main. Il poursuit son ascension fulgurante et effectue plusieurs tests en Formule 1 à la fin de l'année. Il choisit finalement de signer avec l'écurie Zakspeed d'Erich Zakowski.


En F1 avec Zakspeed

Lors de la saison 1988, Bernd est le benjamin du plateau. Si le pilote montre de réelles aptitudes au volant, il n'est guère avantagé par le moteur maison, poussif et très fragile. Son principal objectif pour cette saison est d'apprendre et de se qualifier. Il n'y parviendra que six fois, mais il réalisera de belles performances, comme deux 15eplaces au Mexique et en Italie. Malheureusement, le manque de fiabilité de la voiture ne lui permet de voir le drapeau à damier qu'une seule fois, lors du Grand Prix d'Allemagne, où il se classe 12e. Finalement, si les résultats ne sont pas bons, Bernd a quand même fait bonne impression dans le paddock.


Il décide de rester chez Zakspeed pour 1989, malgré les incessants appels du pied de Rial. Bernd reste fidèle à Zakspeed, car le moteur maison est abandonné au profit de celui de Yamaha. Bernd est aux anges à l'annonce de cette association, quand on sait avec quel professionnalisme les Japonais œuvrent en F1. Il l'est d'autant plus lorsqu'il découvre la nouvelle 891. Fine et aérodynamiquement moderne, cette voiture semble prometteuse. En réalité, la saison 1989 sera un véritable fiasco. Yamaha n'est pas Honda, et le moteur manque cruellement de performances, ce qui ne permet pas à Bernd de tirer le meilleur parti de son châssis. Il ne se qualifie qu'à deux reprises : lors du Grand Prix d'ouverture au Brésil et à Suzuka, comble de l'ironie, sur le terrain d'Honda, et ne franchit pas une seule fois la ligne d'arrivée. Néanmoins, il réalise une saison bien meilleure que celle de son coéquipier Aguri Suzuki, qui ne se qualifiera jamais. Lorsque Zakspeed annonce son retrait de la Formule 1, c'est pourtant le Japonais qui trouve un volant pour 1990, tandis que Bernd se retrouve au chômage.


Intérimaire chez Arrows

Cependant, il est appelé en début de saison par l'écurie Arrows pour remplacer Alex Caffi, blessé. Il réalise une belle course sur le circuit de Phoenix, terminant à la 12e place. Il se retrouve à nouveau sans volant et on le voit traîner dans le paddock pendant les essais du Grand Prix du Brésil, car il serait prêt (ou plutôt suicidaire) à remplacer Gary Brabham chez Life. Mais vu le mauvais comportement de la voiture (qui roule la plupart du temps à 15 km/h), Bernd préfère se préserver en vue de la saison prochaine. Mais cette fin de saison sera celle de toutes les déceptions pour le pilote allemand. Il est tout d'abord en contact très avancé avec Arrows, qui doit recevoir le nouveau moteur Porsche pour 1991. Malgré le soutien du constructeur allemand, Jackie Oliver préfère finalement reconduire le duo Alboreto-Caffi. Heureusement, Bernd trouve rapidement une bonne opportunité. Eddie Jordan lui propose en effet de devenir le second pilote de sa nouvelle écurie de F1, aux côtés de Bertrand Gachot. Mais, une fois encore, la déception est au rendez-vous, car quelques jours avant la clôture des engagements, Andrea de Cesaris frappe à la porte de Jordan avec une mallette pleine de beaux dollars de Marlboro. Comme Andrea était initialement prévu chez AGS, Bernd se met immédiatement à prospecter du côté du Var. Mais une fois de plus, on lui préfère le pilote expérimenté Stefan Johansson. Un instant, Coloni l'approche, mais l'écurie italienne n'engage finalement qu'une voiture pour Chaves. Quatre échecs en une intersaison, c'est trop pour Bernd, qui décide alors de se tourner vers d'autres disciplines.


Après la F1

Il signe alors chez Mercedes pour participer au DTM en 1991. Il termine troisième des championnats 1992 et 1993, mais connaît un cuisant échec l'année suivante en ne se classant que dixième. Il se rattrape en 1995 en remportant à la fois le DTM et l'ITC. L'année suivante, il se classe deuxième du championnat ITC.


En 1997, il passe à la catégorie FIA-GT. Avec cinq victoires à son actif, il remporte le titre international, puis termine deuxième l'année suivante, toujours sur une Mercedes CLK-GTR, aux côtés de Mark Webber. En 2000, il retourne en DTM avec Mercedes et y construit un palmarès éloquent : 15 victoires, une avalanche de podiums et quatre titres supplémentaires en 2000, 2001, 2003 et 2006.


Après avoir pris sa retraite du DTM en 2008, Bernd reste actif dans le sport automobile, principalement en tant que pilote invité dans des courses d'endurance et ambassadeur de Mercedes-Benz. En 2013, il effectue un retour remarqué à la compétition en remportant plusieurs épreuves majeures d'endurance : les 24 Heures de Dubaï, les 12 Heures de Bathurst, les 24 Heures du Nürburgring et les 24 Heures de Spa, toujours au volant d'une Mercedes SLS AMG GT3.


Au fil des années, il devient un acteur clé du programme GT de Mercedes. Il participe à des courses dans le cadre du Blancpain GT Series et de l'Intercontinental GT Challenge.

Alex Mondin et Tony