Podium de Monaco: Gasly et Alpine rétrogradés
Transferts: Norris et Colapinto rempilent
Le 29 août 2026, McLaren annonce la prolongation pour trois saisons du contrat de Lando Norris, désormais lié jusqu'en 2030, avec en sus une option pluriannuelle. Le jeune Anglais a bien sûr utilisé son statut de champion du monde pour réclamer et obtenir une hausse de salaire très substantielle. Celle-ci n'est toutefois pas dévoilée. On parle d'émoluments proches de ceux de Lewis Hamilton et Max Verstappen... Certains avancent le chiffre de 60 millions d'euros annuels. Norris dément, tout en admettant qu'il espère un jour gagner autant que ses glorieux collègues: « Je n'ai pas le palmarès de Lewis et Max, donc il est normal que je gagne moins qu'eux, mais je peux être meilleur derrière le volant, donc un jour j'espère qu'un jour mes rémunérations rivaliseront avec les leurs. » En tout cas, ce nouveau contrat permet à Norris de s'affirmer en véritable « patron » de McLaren, ce qu'il confirme en piste puisqu'il reste sur deux victoires consécutives pendant que Oscar Piastri ne semble décidément pas capable d'extraire le meilleur de la MCL40. Ainsi, même si officiellement McLaren traite ses pilotes à égalité, Norris est bien de fait devenu le numéro un. Preuve que son titre, conquis l'an passé sur le fil de rasoir, l'a bien un peu transfiguré.
De son côté, Alpine a confirmé la présence de Franco Colapinto aux côtés de Pierre Gasly en 2027, mettant ainsi un terme aux spéculations qui prédisaient un énième retour de Fernando Alonso à Enstone. Flavio Briatore a décidé de s'en tenir à la jeunesse en renouvelant sa confiance à l'Argentin qui réalise une saison 2026 tout à fait correcte avec 19 points inscrits. Colapinto bénéficie en outre d'une revalorisation salariale et peut-être d'une option pour 2028. « Je suis très, très heureux de continuer avec Alpine, commente-t-il. 2025 fut évidemment une saison difficile, mais cette année nous avons accompli un grand pas en avant. C'est formidable de pouvoir continuer ensemble une année de plus, comme une famille. »
Présentation de l'épreuve
Si le circuit de Monza a renouvelé son contrat avec la F1 jusqu'en 2031, il est tenu d'effectuer de vastes travaux de modernisation pour s'assurer une place pérenne au calendrier. La FIA et le Groupe F1 exigent notamment la construction d'un toit permanent pour le bâtiment des stands, d'un nouveau centre de contrôle et la rénovation totale de la salle de presse. Après des mois de négociations, le président du circuit Giuseppe Redaelli a obtenu le feu vert du conseil municipal de Monza, dominé par le Parti démocrate (centre-gauche). Pour cela, il a été soutenu par le gouvernement de Giorgia Meloni et la Région de Lombardie, ainsi que par l'ACI et Stefano Domenicali en personne. Tous ont argué que le GP d'Italie générait 250 millions d'euros de retombées économiques pour la Lombardie. Un pécule non négligeable.
Avec ses longues accélérations et ses rares freinages, l'autodrome de Monza va mettre en évidence le principal défaut des Formules 1 de 2026, à savoir la question de l'énergie électrique. Les pilotes n'auront que peu d'opportunités de recharger leurs batteries et devraient donc perdre de la puissance en bout de lignes droites, comme l'explique Lewis Hamilton: « Avec le système de réduction de traînée, la voiture restera rapide, mais nous perdrons cette puissance en fin d'accélération. Nous arriverons peut-être sur les virages avec 20 ou 30 km/h de moins qu'auparavant. » Toutefois, la situation sera moins critique qu'à Silverstone ou Spa, car ici les quelques freinages sont très appuyés et permettent d'emmagasiner assez d'énergie pour éviter de brusque pertes de puissance. Par ailleurs, la FIA réduit la récupération d'énergie de 7 à 5 MJ par tour, soit le chiffre le plus bas de la saison. Avec moins d'énergie, le trop fameux « super clipping » (récupération d'énergie en maintenant l'accélérateur à fond) sera assez réduit. « Sur le simulateur, ce n'était pas aussi mauvais que je le craignais, assure Kimi Antonelli. Il n'y a pas tellement de super clipping. La courbe de vitesse s'aplatira, mais il y aura peu de brusques décélérations, ce qui est positif. Ce sera bien mieux que ce que nous avions tous anticipé. » Le jeune Arvid Lindblad est moins enthousiaste: « Nous n'allons pas vraiment perdre de la vitesse, nous serons simplement assez lents en ligne droite. » Et de fait, malgré l'ouverture des ailerons avant et arrière, les F1 afficheront ici 20 km/h de moins qu'en 2025...
Désormais âgé de 20 ans (il a fêté son anniversaire le 25 août), Andrea Kimi Antonelli aborde son Grand Prix à domicile en leader du championnat. Il porte de ce fait les espoirs de l'Italie qui attend un champion du monde depuis Alberto Ascari en 1953, il y a soixante-treize ans ! Bien sûr, Ferrari conserve de loin la primauté dans le cœur des tifosi, et beaucoup aimeraient que Lewis Hamilton coiffe sur le poteau leur jeune compatriote ! Mais la ferveur antonelliste est bien réelle, et le jeune Bolonais peut compter sur plusieurs milliers de fans dévoués à sa cause. Il profite d'ailleurs de ce week-end pour rendre hommage à son idole Valentino Rossi via un casque dessiné par le designer Aldo Druidi qui a accompagné la légende du deux-roues durant toute sa carrière. Ce couvre-chef est inspiré de celui porté par Rossi lors du GP d'Italie moto 2002: les trois couleurs du drapeau national agrémentées d'une lune et d'un soleil. En outre, Druidi et Antonelli l'ont parsemé de petits dessins rappelant la culture italienne: pizzas, pâtes, café, chemise ouverte etc. Néanmoins, Antonelli a très peu de chances de remporter ce Grand Prix, puisque Mercedes a décidé de remplacer trois éléments de son unité de puissance, moteur thermique, batterie, unité de contrôle, tous hors quotas. Il s'élancera donc en fond de grille. Mercedes a choisi rationnellement d'effectuer ces changements sur un circuit où Antonelli pourra remonter assez facilement, au regard des performances affichées par le moteur anglo-allemand dans les lignes droits.
Ferrari rend hommage à Michael Schumacher à l'occasion du trentième anniversaire de son arrivée à Maranello. Pour cela, la SF-26 adopte une livrée inspirée de la F310 conduite en 1996 par le champion allemand, c'est-à-dire toute rouge et mettant bien évidence son partenaire pétrolier Shell. Par ailleurs, Rubens Barrichello, ex-équipier de Schumacher, reprendra le volant de la mythique F2002 samedi après-midi, avant que Sebastian Vettel ne prenne le relais dimanche avant le Grand Prix. Outre la F310 et la F2002, les nostalgiques de « Schumi » pourront admirer la 248 F1 de 2006, sa dernière année avec Ferrari. Toutefois, la Scuderia ne s'endort pas sur son glorieux passé et emploie les grands moyens pour triompher cette année à domicile. La SF-26 reçoit une évolution aérodynamique et surtout une nouvelle version du groupe propulseur hybride. Celui-ci offrira plus de puissance, même s'il ne pourra pas encore rivaliser avec la cavalerie Mercedes. Les Rouges pourraient souffrir dans les longues lignes droites, mais Charles Leclerc rappelle qu'il a gagné à Silverstone, circuit où la vitesse de pointe était là aussi un élément crucial : « La saison est assez imprévisible. À Spa, nous nous attendions à un week-end difficile et nous avons été très forts. À l'inverse, à Monaco et à Budapest, nous pensions être bons et nous ne l'avons pas été. Je suis donc optimiste pour Monza ! »
Isack Hadjar n'est pas complètement remis de sa blessure au poignet et déclare à nouveau forfait pour ce rendez-vous italien. Le jeune Francilien s'est rendu à l'usine Red Bull de Milton Keynes pour une séance de simulation et il s'est aperçu qu'il ne pouvait parcourir sans douleur la distance d'un Grand Prix. Il manque donc cette étape de Monza et devrait aussi faire l'impasse sur le GP d'Espagne qui doit avoir lieu dans seulement huit jours. Red Bull reconduit par conséquent son duo d'intérimaires apparus à Zandvoort: Liam Lawson retrouve le volant de la RB22 et Yuki Tsunoda le remplace chez Racing Bulls.
Quatre suppléants roulent ici lors des essais libres du vendredi. Paul Aron remplace Pierre Gasly chez Alpine, Ayumu Iwasa supplante Verstappen chez RBR. Luke Browning se glisse dans la Williams d'Alexander Albon et Colton Herta conduit la Cadillac de Sergio Pérez, avec laquelle il tombera d'ailleurs en panne.
Le vainqueur de ce Grand Prix se verra remettre un trophée tout à fait original. Financé par Pirelli et réalisé par les artistes italiens Stella Scala et Simeone Crispino, cet objet représente une pile d'ustensiles de vaisselle, principalement des bols et des tasses. Cette chose, baptisée « FRAGILE », est censée représenter le triomphe de l'esprit d'équipe, via la multitude de récipients. Pourquoi pas ?
Ferrari apporte ici une deuxième évolution de son moteur hybride, mais retouche aussi quelques petits éléments aérodynamiques destinés à ce circuit de Monza, comme des ailettes sur le train arrière. Haas reçoit le nouveau moteur Ferrari, mais seul Bearman en bénéficie. La VF-26 adopte surtout une grosse évolution touchant les pontons, le capot-moteur et le plancher. La prise d'air est réduite au-dessus du cockpit et les suspensions sont reprofilées. Cadillac possède également un exemplaire du V6 Ferrari amélioré, mais ne l'utilisera pas. Afin de réduire l'appui et améliorer la vitesse de pointe, Mercedes retire des ailettes sur son aileron arrière tandis que McLaren allège nettement son aile postérieure. Racing Bulls inaugure un aileron arrière rotatif, appelé aussi « Macarena ». Chez Alpine, Colapinto bénéficie à son tour de la version B de l'A526, inaugurée par Gasly à Zandvoort. Enfin, Aston Martin continue d'éprouver la deuxième version du moteur Honda et étrenne une nouvelle suspension avant.
Essais et qualifications
Les essais du vendredi ont lieu sous un chaud soleil qui va persister tout le week-end. La première séance est dominée par les Ferrari, avec un meilleur temps pour Leclerc (1'23''008''') devant Hamilton (1'23''181'''). Russell réplique (1'22''559''') lors de la seconde séance au cours de laquelle Leclerc exécute un tête-à-queue, tandis que Norris, tassé par Stroll, doit couper la première chicane. Samedi, lors de la troisième session libre, les écarts sont serrés entre les quatre top teams. Russell décroche le meilleur temps (1'22'219''') devant Hamilton et Verstappen.
Toutefois, l'après-midi, Gasly fait sensation en réalisant la pole position (1'21''786'''), la première d'Alpine en F1 et surtout d'un Français depuis Jean Alesi, ici-même, en 1997 ! Le Rouennais a bénéficié d'une excellente stratégie: quittant les stands parmi les derniers, il a pleinement bénéficié de l'aspiration des voitures le précédant, notamment la Ferrari d'Hamilton. Son talent, le faible appui intrinsèque à l'Alpine et la puissance du moteur Mercedes ont fait le reste. Son équipier Colapinto (7e) atteint lui aussi la Q3. Antonelli roule jusqu'en troisième manche dans le seul but d'offrir l'aspiration à Russell, mais les Mercedes sont gênées par Verstappen. Russell (2e) loupe ainsi la pole pour moins d'1/10e tandis que Antonelli partira 19e après ses pénalités. Mauvaise séance pour McLaren: Piastri (6e) a gêné Lawson en Q2, ce qui lui vaut une pénalité de trois places sur la grille. L'Australien s'est en outre loupé au premier freinage alors qu'il devait offrir l'aspiration à Norris. Ce dernier, seulement huitième, rencontre des problèmes de freins qui minent sa confiance. Chez Ferrari, Leclerc (4e) est déçu de sa séance, d'autant qu'il failli être éliminé en Q2. Hamilton (5e) pointe une vitesse de pointe insuffisante. Verstappen (6e) déplore un curieux rebond sur sa Red Bull et n'a même pas pu compter sur l'appui de Lawson, éliminé en Q2 après avoir été gêné par Piastri. Le Néo-Zélandais partira de toute façon des stands suite à un changement de moteur.
Lindblad (9e) amène encore sa Racing Bulls en Q3, mais Tsunoda (15e) est éliminé d'emblée à cause d'une perte de puissance. Les Audi (Bortoleto 10e, Hülkenberg 12e) échouent en Q2 à cause d'un léger manque de stabilité. Bearman (11e) salue les nets progrès de sa Haas-Ferrari, et devance Ocon (14e) qui utilise l'ancien moteur mais pointe aussi un équilibre perfectible. Chez Williams, Sainz (13e) éprouve des éléments en vue de 2027 et Albon partira 20e après avoir changé de moteur. Les Cadillac (Bottas 16e, Pérez 17e) ne rencontrent pas de souci et réalisent leurs meilleures qualifications de la saison grâce aux pénalités de leurs concurrentes. Handicapées par un moteur Honda anémique, les Aston Martin rendent trois secondes et demie aux meilleurs. Alonso (18e) est du reste stoppé par une panne et Stroll (19e) encaisse la 100e élimination de sa carrière en Q1...
Décidément, ce circuit de Monza sourit à Pierre Gasly: vainqueur ici de son unique Grand Prix en 2020, il y décroche six ans plus tard une toute première pole position inattendue, après dix saisons de F1 ! Le Rouennais émigré à Milan est aux anges: « Cela fait neuf ans que je cherchais cette opportunité ! J'ai gagné ma première course à Monza, j'y signe ma première pole position, il semble qu'il y a quelque chose de spécial ici ! Je veux dire merci à l'équipe qui m'a permis d'avoir une excellente voiture, stable et surtout très rapide . » Cette pole prend aussi une saveur de revanche, vingt-quatre heures après que Gasly a perdu sur tapis vert son podium de Monaco... Pour dimanche, le Français se doute qu'il aura du mal à contenir la meute, mais il est bien placé pour savoir que le succès peut venir sur un coup de dés...
Le Grand Prix
Cette course se déroule sous une forte chaleur : le mercure dépasse les 30°C dans l'air et les 50°C en piste ! Toutefois, Pirelli a sélectionné ici sa gamme la plus rigide et ne prévoit qu'un seul arrêt en course. Gasly, Russell, Piastri, Norris, Colapinto, Lindblad, Hülkenberg, Lawson et Albon s'élancent avec les pneus médiums (C2). Leclerc, Hamilton, Verstappen sont en pneus tendres (C3), tout comme Bortoleto, Sainz, Bearman, Ocon, Pérez, Bottas et Stroll. Antonelli part lui avec les pneus durs (C1), choix qu'il partage avec Tsunoda et Alonso. Alonso et Lawson démarrent depuis les stands après avoir modifié leurs voitures sous parc fermé.
Départ: Gasly garde l'avantage devant Russell. Derrière eux, Hamilton attaque Leclerc par l'intérieur au freinage. Les deux Ferrari franchissent la chicane côte à côte, et à la sortie Leclerc élargit sa trajectoire, envoyant son équipier vers le bac à graviers. Hamilton ne reprend la piste qu'en 10e position.
1er tour: Piastri chipe la quatrième place à Verstappen dans la Curva Grande, mais le Hollandais reprend l'ascendant à la Variante della Roggia. En fin de tour, Gasly devance Russell, Leclerc, Verstappen, Piastri, Colapinto, Norris, Lindblad, Bearman et Hamilton.
2e: Ailerons ouverts, Russell déborde Gasly sur la ligne et s'empare du commandement. Puis Leclerc attaque son ami d'Alpine par l'extérieur et le double à la première chicane. Toutefois Gasly puise dans sa batterie pour repasser la Ferrari avant le virage n°4. Leclerc semble ensuite manquer d'énergie puisque Verstappen le double à Ascari. Puis Piastri l'attaque dans la parabolique. Mais à la reprise de gaz, Leclerc reçoit un brusque surcroît d'énergie et perd brusquement le contrôle de sa Ferrari. Celle-ci pique vers la gauche et s'écrase violemment dans la barrière de pneus.
3e: Colapinto double Piastri sur la ligne. Leclerc sort sans trop de mal de son habitacle, mais le mur de pneus de la Parabolica est très endommagé et le drapeau rouge est brandi sans surprise. Les bolides rentrent aux stands.
L'interruption dure une demi-heure. Assez sonné, Leclerc se plaint d'une vision trouble et se rend au centre médical du circuit pour des examens. Ce drapeau rouge est l'occasion pour les écuries de modifier leurs stratégies et de chausser des pneumatiques qui devraient permettre d'aller au bout de l'épreuve. Russell, Gasly, Colapinto, Piastri, Norris, Lindblad, Bearman, Ocon, Hülkenberg, Lawson, Sainz, Albon et Stroll repartent en pneus durs. Verstappen, Hamilton, Bortoleto, Antonelli, Tsunoda et Bottas seront en médiums. Seuls Pérez et Alonso prennent les tendres. Rui Marques libère le peloton à 15h40. La nouvelle grille s'établira comme suit: Russell devant Gasly, Verstappen, Colapinto, Piastri, Norris, Lindblad, Hamilton, Bearman, Ocon, Bortoleto, Antonelli, Hülkenberg, Tsunoda, Lawson, Sainz, Pérez, Albon, Bottas, Stroll et Alonso
À l'issue du deuxième tour de formation, les pilotes se garent sur la grille. Cependant, Tsunoda se trompe initialement d'emplacement: se dirigeant vers la gauche, il bifurque brusquement vers la droite. Il atteint sa case, mais s'y trouve garé presque en travers ! Rui Marques annule donc la procédure de départ et renvoie les pilotes pour un troisième tour de chauffe. Curieusement, il autorise Tsunoda à reprendre sa position...
Second départ: Russell coupe la trajectoire à Gasly et reste devant celui-ci au premier virage. Colapinto chipe la troisième place à Verstappen. Très bien parti, Hamilton pointe au cinquième rang devant Piastri et Norris.
6e: Verstappen repasse devant Colapinto à la Variante della Roggia. Puis l'Argentin dérape à Lesmo et sort dans le bac à graviers. L'Argentin revient en piste avec peine, en 15e position. Piastri déborde Hamilton sur la ligne tandis que l'étonnant Lindblad surprend Norris. Antonelli s'est frayé un chemin dans le peloton et pointe déjà au huitième rang. Lawson et Hülkenberg se frottent à la Variante della Roggia et l'Allemand doit emprunter l'échappatoire.
7e: Hamilton repasse Piastri au virage n°4. Antonelli déploie toute sa puissance pour effacer Norris et Lindblad. En fin de tour, Verstappen déborde Gasly avant la parabolique.
8e: Antonelli résiste à une contre-attaque de Norris en début de tour. Russell devance Verstappen (2s.), Gasly (2.7s.), Hamilton (3.3s.), Piastri (4.2s.), Antonelli (5s.), Norris (5.7s.), Lindblad (6.6s.), Bearman (8.1s.), Tsunoda (8.4s.), Lawson (9.7s.) et Hülkenberg (10.3s.).
9e: Verstappen a repris quelques dixièmes à Russell. Gasly est sous la menace d'Hamilton. Tsunoda double Bearman.
10e: Hamilton déborde Gasly par l'extérieur au premier freinage et s'empare de la troisième place. Dans le troisième secteur, le pilote Alpine récupère de l'énergie et devient alors une proie facile pour Piastri qui le passe à la Variante Ascari. Puis Antonelli le double avant la Parabolica.
11e: Verstappen revient très fort sur Russell et se trouve en mesure de l'attaquer en fin de tour.
12e: Verstappen ouvre ses ailerons et déploie son énergie pour doubler Russell devant les stands. Il se rabat ensuite devant la Mercedes au premier freinage et prend le commandement. Au même endroit, Piastri repasse devant Hamilton. Antonelli déborde ensuite le septuple champion du monde au virage n°4.
13e: Russell demeure au contact de Verstappen. Inarrêtable, Antonelli efface Piastri au virage n°1 et conquiert la troisième place. Lawson passe chez Red Bull pour changer son museau, abîmé dans le contact avec Hülkenberg, et chausser des pneus neufs.
14e: Verstappen résiste à Russell au premier virage. L'Anglais actionne le « mode dépassement » et tente de faire l'extérieur au Hollandais à la Variante della Roggia. Mais ce dernier est le mieux placé à la corde et garde l'ascendant. Hamilton tente la même manœuvre contre Piastri avant de tirer tout droit à la chicane et de laisser filer l'Australien. En fin de boucle, Antonelli est revenu sur Verstappen et Russell.
15e: Russell vient à bout de Verstappen, par l'intérieur de la grande courbe. Antonelli menace aussitôt le Hollandais.
16e: Antonelli puise dans sa batterie pour déborder Verstappen par l'extérieur de la Curva Grande. Il prend ensuite l'intérieur et s'impose au deuxième freinage. Hamilton déborde Piastri en fin de tour.
17e: Russell, Antonelli et Verstappen sont dans un mouchoir, tandis que trois secondes derrière eux le quatuor Hamilton - Piastri - Gasly - Norris se bat rudement.
18e: Antonelli use de l'aspiration pour déborder Russell au premier virage. Voici l'Italien en tête !
19e: Les trois premiers franchissent la ligne dans la même seconde, ailerons ouverts ! Russell tente de se décaler à l'extérieur au freinage mais Antonelli ne lui laisse aucun espace. Piastri déborde Hamilton au même endroit tandis que Gasly résiste à Norris.
20e: Russell déborde Antonelli par l'extérieur au bout de la ligne droite principale. Mais l'Italien contre-attaque dans l'accélération suivante et reprend le commandement à la Variante della Roggia. Norris double Gasly en coupant la première chicane puis lui rétrocède la position.
21e: Antonelli bloque Russell aux virages n°1 et 4, alors que Norris vient à bout de Gasly sur la ligne. En fin de tour, Antonelli précède Russell (0.6s.), Verstappen (2s.), Piastri (5.4s.), Hamilton (6.2s.), Norris (10s.), Gasly (10.4s.), Lindblad (13.7s.), Tsunoda (16s.), Bearman (21.5s.), Bortoleto (24.2s.) et Hülkenberg (24.7s.).
22e: Russell assaille Antonelli et le double avant le premier virage. Mais l'Anglais escalade ensuite la bordure et sort avec peine de l'enchaînement. Antonelli parvient presque à sa hauteur puis se colle dans ses échappements avant la Variante della Roggia. Russell le bloque et Antonelli doit tomber un rapport pour éviter une collision à 320 km/h. Le Bolonais parvient tout de même à déboîter par l'extérieur avant le virage n°4 et reprend les commandes de l'épreuve. Colapinto double d'un même mouvement Ocon puis Hülkenberg, et pointe au 12e rang.
23e: Russell se laisse aspirer par Antonelli au passage de la ligne, puis le dépasse par l'intérieur à la Variante del Rettifilo. Le Britannique retrouve la première place. Hamilton repasse devant Piastri.
24e: Le stand Mercedes demande à ses pilotes d'arrêter ce yo-yo, mais évidemment Antonelli n'est pas d'accord. Alonso abandonne, son fond plat ayant subi des dégâts.
25e: Piastri reprend une énième fois l'ascendant sur Hamilton, cette fois-ci avant le virage n°1.
26e: Antonelli coupe la première chicane, sans perdre de temps. Russell devance Antonelli (0.7s.), Verstappen (1.3s.), Piastri (6.7s.), Hamilton (7.5s.), Norris (12.2s.), Gasly (13.7s.), Lindblad (17.5s.), Tsunoda (21s.) et Bearman (28.4s.).
27e: Bortoleto prend la 10e place à Bearman, mais Colapinto menace ce duo.
28e: Colapinto efface Bearman. Stroll se gare avant la première chicane suite à une panne hydraulique. La « voiture de sécurité virtuelle » est enclenchée. Hülkenberg, Ocon, Sainz, Pérez et Bottas changent de pneus tandis que Mercedes rappelle Antonelli.
29e: Antonelli s'empare de gommes médiums (2.7s.). Il tombe en sixième position, mais bénéficiera d'une monte bien plus fraîche que celles de ses adversaires pour la fin de course. Verstappen s'empare lui de pneus durs (2.7s.) et repart à la septième place. Le drapeau vert est ensuite agité et Colapinto chipe la 10e place à Bearman.
30e: Russell compte cinq secondes et demie d'avance sur Piastri. Antonelli déborde Gasly au virage n°4 et ne compte que treize secondes de retard sur Russell.
31e: Verstappen double Gasly au premier tournant, puis Antonelli dépasse Norris à la Variante della Roggia.
32e: Russell est premier devant Piastri (6.6s.), Hamilton (8.5s.), Antonelli (12s.), Norris (15.5s.), Verstappen (15.8s.), Gasly (17.7s.), Lindblad (23s.), Tsunoda (28.2s.), Colapinto (34.5s.), Bortoleto (35.8s.) et Bearman (36.2s.).
33e: Sept secondes séparent Russell et Piastri. Antonelli revient à deux secondes d'Hamilton. Verstappen efface Norris au virage n°1.
35e: Hamilton manque son premier freinage et emprunte l'échappatoire pour revenir en piste. Antonelli le double ainsi aisément. Piastri sera sa prochaine cible.
37e: Russell est sous enquête des commissaires pour une possible infraction sous drapeau jaune. Antonelli double Piastri sans grande difficulté au bout de la première ligne droite. Verstappen réalise l'extérieur sur Hamilton dans la Curva Grande.
38e: Russell précède Antonelli (7.8s.), Piastri (9.5s.), Verstappen (10s.), Hamilton (11.8s.), Norris (14s.), Gasly (19.4s.), Lindblad (26s.), Tsunoda (32.3s.), Colapinto (35.8s.), Bortoleto (40s.) et Bearman (43s.).
39e: Verstappen déborde Piastri par l'intérieur à la Variante della Roggia.
40e: Les commissaires décident de ne pas poursuivre l'enquête sur Russell. Toutefois celui-ci n'a plus que sept secondes d'avance sur Antonelli. Piastri est revenu au contact de Verstappen qui manque de puissance, tandis que Norris menace Hamilton.
41e: Piastri repasse devant Verstappen par l'extérieur avant la seconde chicane. Le Néerlandais tente en vain de contre-attaquer avant la parabolique. Colapinto prend la neuvième place à Tsunoda.
42e: Verstappen assaille Piastri par l'intérieur au bout de la longue ligne droite, mais il freine trop tard et emprunte l'échappatoire. Il revient en piste juste derrière son adversaire. Au même endroit, Norris déboîte Hamilton par l'extérieur.
43e: Russell se débat avec des pneus abîmés et Antonelli revient à cinq secondes. Verstappen dépasse Piastri par l'intérieur au virage n°1.
44e: Russell précède Antonelli (4s.), Verstappen (13s.), Piastri (14s.), Norris (14.8s.), Hamilton (16s.), Gasly (23s.), Lindblad (34s.), Colapinto (40s.) et Tsunoda (42s.).
46e: Antonelli bat le record du tour (1'23''961''') et remonte à moins de deux secondes de équiper. Verstappen contient Piastri et Norris.
47e: Une petite seconde sépare les pilotes Mercedes. Albon chausse des pneus tendres pour finir la course.
48e: Antonelli se montre dans les rétroviseurs de Russell à la Parabolica. Norris déborde Piastri par l'extérieur au virage n°4.
49e: Antonelli se laisse aspirer par Russell dans la longue pleine charge. L'Anglais bouge avant le premier virage, mais il freine tard et ne prend pas la corde. Antonelli entre dans le virage par l'extérieur, contourne son adversaire, mais ce faisant roule sur la partie sale de la piste. Il glisse, ne parvient pas à tourner à la sortie de la chicane et sort dans les graviers. Par bonheur, il parvient aussitôt à s'en extraire, mais retrouve la piste une seconde et demie derrière Russell. Plus loin, Piastri reprend l'ascendant sur Norris.
50e: Antonelli a rapidement nettoyé ses pneus et fond à nouveau sur Russell. Il se place dans le sillage de sa proie et le déborde avec autorité dans le bout droit entre Lesmo et la Variante Ascari.
51e: Tandis que Antonelli fonce la victoire, Norris tente de faire l'extérieur à Piastri après la Curva Grande. Celui-ci le tasse subtilement vers la bordure et le champion du monde met deux roues dans la poussière.
52e: Antonelli finit la course avec trois secondes de marge sur Russell. Verstappen est solidement installé au troisième rang, mais Norris pourchasse encore Piastri.
53e: Kimi Antonelli remporte « son » GP d'Italie et signe sur la ligne le record du tour (1'23''506'''). Russell complète le doublé Mercedes. Verstappen finit troisième. Norris déborde Piastri par l'extérieur à la Variante Ascari et arrache in extremis la quatrième place. Hamilton est sixième. Gasly termine septième devant Lindblad et Colapinto. Tsunoda (10e) inscrit son premier point de la saison. Viennent ensuite Bortoleto, Hülkenberg, Sainz, Lawson, Bearman, Ocon, Albon, Pérez et Bottas. Pérez est pénalisé de cinq secondes pour ne pas avoir respecté l'itinéraire imposé dans la zone de dégagement de la première chicane.
Audi dépose une réclamation contre l'absence de sanction contre Yuki Tsunoda qui, curieusement, n'a pas été sanctionné pour avoir fait avorter le second départ. Le collège des commissaires explique qu'il s'agit d'une décision du directeur de course Rui Marques. Celui-ci a jugé qu'il n'y avait pas matière à incriminer Tsunoda, puisque formellement ses roues ne dépassaient pas de son emplacement attitré. Marques a seulement agi par prudence en lançant un second tour de formation. Audi s'étonne de cette mansuétude puisque le règlement stipule qu'une sanction doit bel et bien s'appliquer dans ce cas de figure. Affaire à suivre.
Après la course: Antonelli, soixante ans après Scarfiotti
Scène étrange: la marée rouge des tifosi salue la victoire d'un pilote Mercedes ! Pour une fois, le chauvinisme italien l'emporte sur la Ferrari-mania: Andrea Kimi Antonelli est en effet le premier Transalpin à remporter le GP d'Italie depuis soixante ans, et Ludovico Scarfiotti en 1966 ! Il faut même remonter à 1938, et Tazio Nuvolari sur Auto Union, pour trouver trace d'un vainqueur italien sur une voiture étrangère ! Mais ce succès relève aussi de l'exploit puisque Antonelli partait 19e sur la grille. Son incroyable remontée, certes permise par la remarquable cavalerie Mercedes, restera sans nul doute dans les annales de la F1. « Je pensais qu'un podium aurait été un très bon résultat, mais après le drapeau rouge, j'étais déjà douzième, donc cela changeait ma perspective, raconte-t-il. J'ai pris un second départ et après quelques tours, j'étais déjà dans le top cinq. Là, j'ai saisi que j'avais une chance de victoire. Je savais que ce serait très difficile, car même en tête, il était impossible de s'échapper. Puis, quand j'ai eu la chance de faire un arrêt-gratuit, je n'ai pensé qu'à la victoire. » Antonelli a tout de même échappé de justesse à la catastrophe lors d'une première attaque ratée contre George Russell, mais il ne s'est pas laissé distraire: un tour plus tard, il effaçait son équipier ! « J'ai fait une petite excursion hors piste sur les boulettes de gomme, ce qui n'était pas idéal, admet-il. Mais j'ai essayé d'utiliser la batterie judicieusement et de dépasser proprement, et cela a fonctionné. Bien sûr, je n'oublie pas que cet après-midi, la Mercedes était clairement la meilleure voiture ! » Antonelli a l'heureuse surprise de découvrir la ferveur qui l'entoure sur le podium: « Je n'ai pas pu entendre les tifosi à cause du bruit des F1 ! Heureusement que celles-ci ont encore un bruit décent ! Mais je pouvais apercevoir les fans s'agiter dans les tribunes et cela m'a donné un petit supplément d'âme, un petit plus pour pousser et l'emporter ! »
Tout à l'inverse de son équipier, George Russell cède à l'accablement. Deux semaines plus tôt, il avait dû céder sa deuxième place à Antonelli sur ordre de son équipe, afin de prémunir les Mercedes d'un retour des Ferrari. Ici, la victoire semblait entre ses mains jusqu'à ce que son équipier ne s'empare de pneus neufs à la faveur d'une Virtual Safety Car. Dès lors, ses tentatives pour le retenir furent désespérées, et Russell ne parvient même pas à se satisfaire d'une deuxième place qui, au fond, maintient ses chances au championnat du monde. En effet, il déclare lui-même renoncer à la couronne: « Kimi conduit de manière incroyable cette saison, il maîtrise totalement la situation et mérite d'être au sommet. Je ne vais plus penser au titre, seulement à gagner le plus de courses possibles. Je ne veux plus me mettre de pression à ce sujet... » Il est vrai qu'il accuse maintenant 66 points de retard au championnat. Enfin, Toto Wolff se satisfait de ce troisième doublé Mercedes de la saison, mais reconnaît que ses pilotes lui ont donné des sueurs froides : « Cette course en yo-yo fut éprouvante, j'avais le doigt sur le bouton de la radio ! Mais je ne l'ai pas pressé. Entre Kimi et George, ce fut parfois chaud, mais jamais incorrect. Cela valait la peine de démontrer notre esprit de compétition. »
Max Verstappen termine troisième après avoir essayé de tirer son épingle du jeu en début de course face aux Mercedes. Mais le Néerlandais s'est vite aperçu qu'il ne disposait de toute la puissance nécessaire que de façon intermittente, ce qui lui donne un prétexte pour dénoncer le verdict de la FIA concernant les ADUO: le V6 hybride Red Bull-Ford a peut-être le meilleur moteur thermique, mais la gestion de l'énergie électrique n'est toujours pas son fort ! « Les départs n'ont pas été très bons et j'ai ensuite dû attaquer à certains endroits pour compenser ma lenteur en ligne droite, raconte Verstappen. Nous avons vraiment un problème de déploiement d'énergie et par moments j'étais aussi lent qu'une tortue ! Même après mon arrêt, lorsque j'ai eu de meilleurs pneus, c'était très difficile. On dépasse une voiture, mais celle-ci s'accroche facilement puisqu'elle dispose d'un mode dépassement très puissant. C'est pour cela que j'ai mis autant de temps pour me défaire des McLaren. En plus, j'ai eu un problème avec un essieu arrière, je tanguais au freinage sur les bordures... Donc finir sur le podium dans ces circonstances, oui, cela me satisfait ! » Liam Lawson a lui vu sa course ruinée par une touchette avec Nico Hülkenberg. Le Néo-Zélandais a du reste paru bien moins à l'aise qu'à Zandvoort. Il confie lui-même que la Red Bull RB22 est si difficile à piloter qu'il lui tarde de retrouver sa Racing Bulls !...
Après deux succès en Hongrie et aux Pays-Bas, les McLaren échouent ici au pied du podium. Oscar Piastri et Lando Norris n'ont jamais pu approcher les Mercedes et se sont donc battus avec les Ferrari et la Red Bull de Max Verstappen. « Les Mercedes étaient nettement devant, il n'y avait rien à faire ! » soupire Norris. Au moins les deux locataires de l'écurie « papaye » ont-ils animé la fin de course avec une belle empoignade qui s'est achevée dans le dernier tour en faveur de Norris. « Je me fiche de la fin, car les qualifications et le début de course furent mauvais. Nous n'avions pas de rythme ! » tempère le champion du monde, bougon. Oscar Piastri égratigne pour sa part la course en yo-yo qu'engendrent les F1 de 2026: « Ici, l'aérodynamique active est si puissante que parfois nous renonçons à porter une attaque, parce que nous savons que nous allons être redoublés dans la foulée. C'est contre-intuitif... »
Ferrari a ruiné son GP d'Italie dès le coup d'envoi: Charles Leclerc a d'emblée expédié Lewis Hamilton dans les graviers avant de lui-même se crasher à la Parabolica, dans une curieuse réédition de l'accident qu'il avait subi ici en 2020. « Au premier tour, en sortant de la parabolique, j'ai dû relâcher l'accélérateur pour regagner de la puissance, narre-t-il. Au second passage, il y a eu un surcroît de puissance inattendue. Il faut analyser ce qu'il s'est passé... En sortant de la voiture, je ne voyais pas très bien de l'œil droit, mais ça va mieux. Cela me fait surtout mal de repartir de Monza avec zéro point ! » Leclerc refuse surtout d'endosser la responsabilité de la friction avec Hamilton. À l'arrivée, ce dernier ne cache pas son exaspération. Quinze jours plus tôt à Zandvoort, Leclerc avait ruiné sa stratégie en refusant de le laisser passer au moment idoine. Cette fois, il le met dehors ! Pour Hamilton, non seulement son équipier fait n'importe quoi, mais en plus le management de Ferrari n'est pas à la hauteur: « J'étais devant à la corde, il n'y a pas de discussion possible ! Je travaille dur pour l'équipe, dans le respect de chacun... À Fred de me dire si c'est pareil de l'autre côté du garage ! Chez Mercedes, nous signions des engagements écrits et cela a plutôt bien fonctionné. Mais ici, cela n'existe pas. On devrait peut-être y réfléchir. » D'ici à ce que Hamilton apprenne à son ami Frédéric Vasseur comment faire son travail !... Devant la presse, le Français évite de parler du départ et des chamailleries entre ses pilotes. Il préfère s'appesantir sur le nouveau moteur Ferrari qui n'a pas répondu aux attentes : « On n'a absolument pas comblé l'écart avec Mercedes. Ce sera un développement par paliers, même si tous les petits pas comptent. On voit qu'une grille se définit par des centièmes de secondes ! »
Pierre Gasly n'a pas renouvelé son exploit de la veille et achève ce Grand Prix à la septième place, ce qui est sans doute le meilleur résultat qu'il pouvait obtenir. Il est en outre heureux de s'être cramponné en début d'épreuve au peloton des McLaren et de la Ferrari d'Hamilton. « Il y a énormément de points positifs à retenir, énonce-t-il. J'ai fait de mon mieux et je termine à seulement trois secondes d'Hamilton, ce qui montre les progrès accomplis ». Et aussi, sans doute, l'efficacité du moteur Mercedes sur ce circuit. Quoiqu'il en soit, grâce aussi à la neuvième place du solide Franco Colapinto, Alpine reprend trois à Racing Bulls dans la lutte pour la cinquième place au classement des constructeurs. Cela ne remplace certes pas encore le podium perdu de Monaco...
Sources :
- Auto hebdo n°2578, 9 septembre 2026
- Nextgen-auto.com
Tony