Sergio PEREZ
 S.PEREZ
Red Bull Honda RBPT
Max VERSTAPPEN
 M.VERSTAPPEN
Red Bull Honda RBPT
Carlos SAINZ
 C.SAINZ
Ferrari

1105o Gran Premio

XLIX Japanese Grand Prix
Piena di sole
Suzuka
domenica 7 aprile 2024
53 giri x 5.807 km - 307.471 km
(Offset: 300 m)
info
Gara interrotta al 1° giro a causa di un incidente.
Affiche
F1
Coupe

Lo sapevate?

Pilota
Costruttore
Motore

Présentation de l'épreuve

Pour la première fois depuis trente ans, la Formule 1 est au Japon au temps des cerisiers en fleur. Ce Grand Prix se déroule en effet depuis toujours en automne, et le Grand Prix du Pacifique 1994, à Aïda, était jusqu'à ce jour la seule étape printanière en terre nippone. Mais la FIA et Liberty Media tentent de rationaliser un calendrier mondial surchargé, en regroupant les épreuves par aires géographiques. C'est pourquoi ce Grand Prix du Japon s'intercale entre ceux d'Australie et de Chine. Par ailleurs, la Formule 1 et Honda, propriétaire du circuit de Suzuka, ont conclu un nouveau contrat courant jusqu'en 2029. Ce Grand Prix jouit d'une popularité toujours solide et bat une fois encore son record d'affluence, avec 230 000 spectateurs recensés sur l'ensemble du week-end. Pour les pilotes, se rendre au Japon est toujours un vif plaisir, grâce à un public bon enfant, groupant des fans bariolés aussi chaleureux que disciplinés lors des inévitables séances de dédicaces.

 

Après des semaines de vifs tiraillements internes, une sorte de trêve semble s'établir dans le clan Red Bull. L'accusatrice de Christian Horner, son ex-assistante Fiona Hewitson, a certes déposé une plainte auprès de la FIA, mais le patron du Red Bull Racing paraît intouchable après qu'il a versé à celle-ci une substantielle indemnité. Mieux: à Suzuka, Christian Horner et Helmut Marko, les deux frères désormais ennemis, déjeunent côte à côte à la table de l'hospitalité Red Bull. Mais ne serait-ce que le calme avant la tempête ? L'actionnaire majoritaire du Groupe Red Bull Chalerm Yoovidhya paraît décidé à écarter le « clan autrichien » (Oliver Mintzlaff, Mark Mateschitz, Helmut Marko) pour transférer le siège social de la compagnie à Dubaï et placer à sa tête Horner himself. Le milliardaire thaïlandais souhaiterait en outre rappeler son compatriote Alexander Albon chez RBR en 2025 pour en faire un champion du monde, avec l'aide de Sebastian Vettel sorti de sa retraite ! Un tel scénario entérinerait le départ de Max Verstappen, qui selon certaines sources aurait paraphé un précontrat avec Mercedes.

 

Red Bull enregistre en tout cas la défection du mécanicien en chef Lee Stevenson. Présent à Milton Keynes depuis 2006, celui-ci dirigeait les mécanos depuis 2014 et s'occupait également de l'équipe en charge de la voiture de Max Verstappen. Stevenson rejoint Stake - Sauber, et plus précisément le projet Audi F1 au sein duquel il devrait jouer un rôle important. « Je ne lui reproche pas de saisir une nouvelle opportunité, commente Verstappen. Nous restons bons amis... et si ça ne marche pas avec Audi, il pourra toujours revenir, n'est-ce pas ? Mais tout va bien pour nous ! » Puisqu'il le dit...

 

Dans l'immédiat, Verstappen souhaite effacer son abandon de Melbourne et reprendre sa moisson de victoires brutalement interrompue. Le doublé des Ferrari en Australie l'inquiète quelque peu. Au fond, s'il conserve la première place du championnat avec 51 points, il est suivi de près par Charles Leclerc (47 pts), son équipier Sergio Pérez (46 pts) et Carlos Sainz (40 pts). Aussi, Verstappen affirme redouter la concurrence des Ferrari en terre nippone. Chez les Rouges, on est plus prudent et on espère surtout pourvoir titiller les RB20. « Les Red Bull seront encore devant ici, estime Leclerc. En Australie, elles ont beaucoup souffert du graining, or il n'y en aura pas ici, ou très peu. Notre objectif est donc de rapporter autant de points possibles. »

 

McLaren réorganise son département technique. Trois mois à peine après son arrivée en provenance de Ferrari, le directeur technique David Sanchez plie bagages en raison de la dissonance entre ses attentes et la réalité de ses fonctions. « Après une réflexion commune, il est apparu que le rôle, les responsabilités et les ambitions associés à son poste ne correspondaient pas à nos attentes initiales », avance Andrea Stella. « Conscients de ce décalage, David et moi-même avons convenu qu'il serait préférable de nous séparer maintenant, afin de lui permettre de saisir d'autres opportunités. » Difficile de savoir ce qui se cache derrière cette langue de bois. Certains estiment que Sanchez serait aussitôt entré en concurrence avec le designer Rob Marshall. D'autres annoncent sa prochaine arrivée chez Alpine. Toujours est-il que l'organigramme de Woking est chamboulé. Si Peter Prodromou reste directeur technique en charge de l'aérodynamique, Rob Marshall devient concepteur en chef et Neil Houldey directeur de l'ingénierie, tandis qu'Andrea Stella prend lui-même les fonctions de directeur de la performance par intérim. D'autre part, Emmanuele Pirro quitte la direction du programme des jeunes pilotes lancé en 2023. Il devrait être remplacé par Stephanie Carlin, directrice des opérations commerciales de McLaren F1, et au civil épouse de Trevor Carlin.

 

Les mésaventures de l'écurie Williams à Melbourne ont mis en lumière les carences financières et techniques auxquelles elle fait toujours face. Après qu'Alexander Albon a détruit sa voiture lors des essais libres, son équipier Logan Sargeant a été contraint de déclarer de forfait pour lui céder son propre bolide, faute de châssis de rechange. Au Japon, Sargeant hérite de la monoplace réparée d'Albon, mais tous deux devront se montrer prudents car Williams ne disposera pas de troisième châssis avant l'épreuve de Miami, début mai. James Vowles explique cette situation, inusitée dans la F1 moderne, par la vaste restructuration en cours à Grove: « Nous avons complètement changé la façon dont nous fabriquons un châssis. Il y a presque dix fois plus de pièces que l'année dernière. C'est un niveau de complexité qui nécessite un changement complet d'organisation. Personne n'envisage évidemment de n'avoir que deux châssis. La dernière fois que j'ai connu ça, c'était en 2009 chez Brawn GP. Mais cette année, nous sommes très, très en retard. Nous changeons toutes les méthodes de travail, les logiciels, les infrastructures etc. et la construction de ce troisième châssis a fatalement pris du retard. » Cela en dit long sur le chemin que Williams doit parcourir pour redevenir une équipe de haut niveau.

 

Le « running gag » de ce début de saison est l'incapacité du Stake F1 Team à réussir ses changements de pneus. L'équipe suisse est victime de pièces défectueuses, comme l'explique son directeur de l'ingénierie de piste Xavi Pujolar: « Ce n'est pas un problème d'équipe, celle-ci fait tout correctement. Nous avons un problème avec le matériel, avec le moyeu et l'écrou de la roue. Je crains que la solution prenne un peu de temps à être trouvée. Tant que nous aurons ce problème, les choses seront très difficiles pour nous. » La situation est grave car, à cause de ces pit-stops manqués, Valtteri Bottas et Guanyu Zhou finissent systématiquement en queue de peloton. En outre, Stake ne peut pas revenir au système de 2023 puisqu'elle a adopté une suspension avant à tirant. Elle doit donc attendre que les pièces de remplacement soient fabriquées par ses sous-traitants, ce qui selon Valtteri Bottas devrait être le cas pour le GP de Chine, quinze jours plus tard.

 

Honda pose les jalons de son retour officiel en F1, programmé pour 2026 en collaboration avec Aston Martin. Comme l'avait annoncé Koji Watanabe en début d'année, le constructeur japonais crée une filiale britannique, baptisée HRC UK, qui sera chargée de la préparation et de la maintenance des futurs groupes propulseurs entre chaque Grand Prix. L'emplacement de la future usine n'est pas connu, mais il se situera probablement à proximité du nouveau campus Aston Martin à Silverstone. HRC UK entame par ailleurs ce printemps une campagne de recrutement d'ingénieurs et de techniciens.

 

Lors de la première séance libre, Daniel Ricciardo cède le volant de sa RB au jeune pilote japonais Ayumu Iwasa (22 ans), membre du Red Bull Junior Team et auteur de deux bonnes saisons de Formule 2 chez DAMS en 2022 et 2023. Cette année, Iwasa est retourné dans son pays natal pour disputer le championnat de Super Formula, et en cas de belles performances pourrait être candidat à un volant chez Visa Cash en 2024, si son compatriote Yuki Tsunoda venait à être promu chez RBR.

 

Ce Grand Prix marque le dixième anniversaire du tragique accident qui a coûté la vie à Jules Bianchi, le 5 octobre 2014. Charles Leclerc rend hommage à son ami et mentor en reprenant le casque de celui-ci. Il publie en outre un émouvant message sur les réseaux sociaux: « Cela fait dix ans que l'on a perdu Jules ici au Japon. Tant de souvenirs ensemble que je n'oublierai jamais. Tu me manques et je ferai tout mon possible pour amener ce casque sur la plus haute marche du podium dimanche. » Leclerc rappelle que c'est grâce à Bianchi qu'il a pu connaître sa remarquable ascension au sein de la galaxie Ferrari, puisque le Niçois l'avait recommandé à Nicolas Todt qui allait devenir leur agent commun.

 

McLaren pare sa MCL38 d'une énième livrée spéciale pour cette étape japonaise, toujours dans le cadre du programme « Driven by change » patronné par son sponsor British American Tobacco. Cette fois, c'est l'artiste MILTZ qui réalise un graphisme inspiré de l'Edomoji, une calligraphie traditionnelle, laissant apparaître un dragon sur la boîte à air, les pontons et l'aileron avant dans un mélange de bleu et de blanc. D'autre part, plusieurs pilotes arborent des casques spéciaux évoquant la culture japonaise. Lando Norris adopte une teinte rose très « flashy » alors que Fernando Alonso se réfère aux samouraïs avec un couvre-chef rouge reprenant plusieurs éléments de ce folklore.

 

Les écuries apportent leurs premières évolutions majeures. Red Bull inaugure de nouvelles entrées d'air, avec deux ouïes supplémentaires de part et d'autre du cockpit qui rappellent la Benetton B188 de 1988. Celles-ci permettent entre autres de réduire la hauteur des fines entrées principales (dites « boîtes aux lettres »), un objectif poursuivi par le staff de Milton Keynes depuis un an, ce qui permet à Adrian Newey de réaffirmer que la RB20 n'est que la « troisième génération de la RB18 ». Cette voiture comprend aussi un fond plat modifié et des écopes de freins remaniées. La Ferrari SF-24 se pare d'un aileron arrière inédit et de suspension arrière révisées. L'Aston Martin AMR24 est munie de pontons et d'un fond plat redessinés. L'Alpine A524 bénéficie enfin d'une cure d'amaigrissement, ainsi que d'un nouvel aileron avant. Bien qu'elle n'ait que deux châssis à sa disposition Williams apporte aussi des changements sur ses ailerons avant et arrière. Comme Sargeant abîme sa monoplace vendredi, il devra se contenter des anciennes spécifications pour le reste du week-end. Enfin, Visa Cash RB et Stake présentent des planchers remaniés.

 

Essais et qualifications

Vendredi, les premiers essais libres se déroulent sous un ciel grisâtre. Verstappen réalise le meilleur chrono (1'30''056'''). Sargeant provoque un drapeau rouge en heurtant les glissières dans la courbe Dunlop. La pluie s'invite lors de la seconde session, et même si la piste s'assèche en fin de séance, les pilotes roulent peu. Piastri décroche un meilleur chrono symbolique (1'34''725'''). Samedi, Verstappen (1'29''563''') reprend le pouvoir avant les qualifications, devançant son équipier Pérez et les Mercedes.

 

Peu après, Verstappen enchaîne une cinquième pole consécutive (1'28''197'''), bien qu'il estime ne pas avoir réalisé de tour parfait. Pérez (2e) complète une première ligne 100 % Red Bull et concède moins d'un dixième à son équipier. Norris place sa McLaren-Mercedes en troisième position, à 3/10es de Verstappen, ce qui est encourageant. Piastri (6e) regrette d'avoir perdu de la vitesse au fur et à mesure de la séance. Les Ferrari déçoivent. Sainz (4e) concède près d'une demi-seconde au poleman tandis que Leclerc (8e) peine à exploiter ses pneus et manque d'adhérence. Alonso (5e) est très satisfait des évolutions apportées à son Aston Martin. Stroll (16e) est éliminé d'emblée et se plaint d'avoir été pourvu d'un aileron arrière inadéquat. Hamilton (7e) et Russell (9e) décèlent des progrès sur leurs Mercedes, ce qui ne se traduit guère sur la feuille des temps.

 

Chez Visa Cash RB, Tsunoda (10e) continue d'impressionner en atteignant sa troisième Q3 d'affilée. Cette fois, Ricciardo (11e) est dans le coup et manque la dernière manche pour moins d'un dixième. La Haas n'aime guère Suzuka, mais si Hülkenberg (12e) s'en sort bien au point de frôler la Q3, Magnussen (18e) s'égare dans ses réglages. Bottas (15e) conduit sa Kick-Sauber en Q2, contrairement à Zhou (20e) qui a perdu du temps suite à une panne lors des derniers essais libres. Albon (14e) se débat avec une Williams peu adhérente et hargneuse avec les gommes. Sargeant (19e) fait son maximum avec l'ancienne version de la FW46. Comme à Melbourne, Ocon (15e) parvient à franchir la première étape avec une Alpine très capricieuse. Gasly (17e) voit ses efforts ruinés par une surchauffe de ses pneus.

 

Le Grand Prix

Ce dimanche, l'atmosphère est inhabituellement chaude, avec 22°C dans l'air et surtout 40°C sur la piste, soit 10°C de plus que lors des deux premières journées. L'attrition des gommes sera plus importante que prévue. La majorité des coureurs part avec les gommes médiums (C2). Alonso, Hülkenberg, Bottas, Albon, Ocon, Stroll, Gasly et Sargeant sont toutefois munis de pneus tendres (C3).

 

Départ: Verstappen démarre très bien et demeure devant Pérez. Suivent Norris, Sainz et Alonso.

 

1er tour: À l'approche de virage n°3, Ricciardo se décale sur sa droite pour prendre la corde, sans voir Albon placé à sa gauche. La roue avant-gauche de la Williams touche la RB à l'arrière-droit. Ricciardo part en toupie et échoue dans la muraille de pneus qu'Albon percute pour sa part de plein fouet. Ricciardo sort sans peine de sa voiture. Albon, un temps coincé sous les pneus, met plus de temps à s'extraire, mais n'est pas blessé. Cependant la barrière est très endommagée et la direction de course brandit le drapeau rouge.

 

Cette neutralisation dure une demi-heure, le temps pour les commissaires de piste de reconstituer les glissières du virage n°3. Les pilotes en profitent pour modifier leurs stratégies et leurs choix de composé pneumatique. Verstappen, Pérez, Norris, Sainz, Piastri, Leclerc, Gasly et Magnussen partiront en médiums, Alonso, Hülkenberg, Bottas, Tsunoda, Stroll et Zhou en tendres, Hamilton, Russell, Ocon, Gasly et Sargeant en durs. Un second départ arrêté sera donné, et la grille se déroulera comme suit: Verstappen devant Pérez, Norris, Sainz, Alonso, Piastri, Hamilton, Leclerc, Russell, Hülkenberg, Bottas, Tsunoda, Ocon, Gasly, Stroll, Magnussen, Sargeant et Zhou.

 

2e: À 14h32, le peloton quitte les stands pour un second tour de formation.

 

Départ: Verstappen coupe aussitôt la trajectoire à Pérez et reste devant au premier virage. Suivent Norris, Sainz, Alonso et Leclerc. Ocon grimpe au 11e rang, mais se frotte à son équipier Gasly dans la première courbe.

 

3e: Leclerc double Hamilton dans les Esses. Un léger contact entre les deux bolides occasionne quelques dégâts sur la Mercedes. En fin de tour, Verstappen mène devant Pérez, Norris, Sainz, Alonso, Piastri, Leclerc, Hamilton, Tsunoda et Russell.

 

4e: Verstappen s'est forgé une avance d'une seconde sur Pérez.

 

5e: L'usage du DRS est autorisé. Russell en profite pour doubler Tsunoda, tandis que Bottas se défait d'Ocon. Hülkenberg change de pneus.

 

6e: Pérez sort large du second Degner et perd ainsi de précieux dixièmes. Stroll dépasse Ocon. Bottas chausse les pneus durs.

 

7e: Verstappen mène devant Pérez (2.3s.), Norris (4.3s.), Sainz (5.6s.), Alonso (7s.), Piastri (8.5s.), Leclerc (9.6s.), Hamilton (10.8s.), Russell (12.4s.), Tsunoda (15s.), Stroll (17s.) et Ocon (19.3s.).

 

8e: Magnussen déborde Gasly par l'extérieur du premier tournant. Tsunoda et Zhou prennent les enveloppes dures.

 

9e: Les Ferrari semblent plus rapides que les McLaren: Sainz menace Norris et Leclerc est sur les talons de Piastri.

 

10e: Verstappen devance Pérez (3.3s.), Norris (6.3s.), Sainz (7.5s.), Alonso (11.2s.), Piastri (12.3s.), Leclerc (13s.), Hamilton (14.4s.), Russell (15.3s.), Stroll (22s.), Ocon (28.4s.) et Magnussen (29.7s.).

 

12e: Quatre secondes séparent les deux Red Bull. Norris chausse les pneus durs (2.3s.) et se relance en 10e position. Zhou repasse une seconde fois par les stands.

 

13e: Piastri met à son tour les gommes blanches (2.9s.) et se réinsère derrière Sargeant qu'il double peu après. Sur sa propre demande, Hamilton laisse passer son équipier Russell, plus rapide. Magnussen double Ocon, pendant que Tsunoda déborde Gasly par l'extérieur au virage n°6. Stroll change aussi de pneus. Zhou abandonne suite à une avarie de boîte de vitesses.

 

14e: Alonso passe chez Aston Martin pour basculer sur les pneus médiums. Piastri se défait d'Ocon, puis de Magnussen.

 

15e: Verstappen possède cinq secondes d'avance sur Pérez. Ce dernier rejoint les stands en fin de boucle.

 

16e: Pérez (2.1s.) et Sainz (2.3s.) prennent des pneus médiums. Ils repartent respectivement sixième et septième. Norris a rejoint Hamilton.

 

17e: Souffrant de survirage en cette fin de relais, Verstappen chausse les pneus jaunes (2.1s.) et cède provisoirement le commandement à Leclerc. Norris déborde Hamilton par la gauche au premier virage. Pérez se défait ensuite du pilote Mercedes dans le 130R. Arrêt de Gasly.

 

18e: Verstappen remonte rapidement sur Leclerc. Comme Hamilton, Russell cède devant Norris au virage n°1, puis devant Pérez au 130R.

 

19e: Verstappen est revenu à une seconde et demie de Leclerc. Sainz dépasse Hamilton par l'intérieur à Spoon.

 

20e: Sainz efface Russell au virage de la cuillère. Alonso rattrape les pilotes Mercedes, en délicatesse avec leurs pneus.

 

21e: Verstappen ouvre son aileron mobile dans la ligne droite principale et dépasse Leclerc au premier tournant.

 

22e: Verstappen a pris trois secondes et demie d'avance sur Leclerc. Pérez double Norris à la chicane Casio. Alonso se débarrasse de Hamilton.

 

23e: Russell chausse les pneus durs (2.6s.) et ressort derrière son équipier. En bagarre pour la 10e place, Magnussen, Bottas, Sargeant, Tsunoda et Stroll entrent ensemble aux stands pour changer d'enveloppes ! Les mécaniciens de Visa Cash sont les plus rapides, et Tsunoda prend les commandes de ce peloton devant Stroll.

 

24e: Hamilton se munit à son tour de pneus durs (2.6s.). Verstappen précède Leclerc (6.3s.), Pérez (7s.), Norris (9.7s.), Sainz (13.3s.), Alonso (19.1s.), Piastri (22.4s.), Russell (36s.), Hamilton (42.6s.), Hülkenberg (48s.), Tsunoda (1m. 05s.) et Stroll (1m. 06s.).

 

25e: Pérez est dans les échappements de Leclerc, mais ce dernier résiste assez farouchement et pare toute attaque.

 

26e: Leclerc sort très large du second Degner et met une roue dans la poussière, ce qui permet à Pérez de le déborder aisément. Norris revient sur le Monégasque, mais tous deux entrent aux stands dans la foulée.

 

27e: Leclerc (2.4s.) et Norris (2.6s.) chaussent des pneus blancs. Lorsqu'ils retrouvent la piste, Russell s'intercale entre eux.

 

28e: Dix secondes séparent les deux Red Bull. Norris ouvre son DRS dans la ligne droite principale et dépasse Russell au virage n°1.

 

29e: Verstappen mène devant Pérez (10.5s.), Sainz (16s.), Alonso (23.7s.), Piastri (27.4s.), Leclerc (33.8s.), Norris (35.4s.), Russell (36.6s.), Hamilton (40.4s.), Hülkenberg (1m.), Tsunoda (1m. 08s.) et Stroll (1m. 09s.).

 

31e: L'intervalle entre Verstappen et Pérez atteint onze secondes. Bottas menace Magnussen pour la 13e place. Le Danois se défend en louvoyant parfois dangereusement.

 

33e: Piastri reprend des gommes dures (2.4s.) et se relance en neuvième position. Tsunoda a rattrapé Hülkenberg et le déborde hardiment au virage n°6. Voici le Japonais dixième. Second arrêt de Gasly.

 

34e: Pérez (2.1s.) et Alonso (2.4s.) se succèdent aux stands pour mettre le composé dur. Le Mexicain redémarre cinquième, l'Espagnol huitième, devant Piastri. Seconds changements de gommes pour Hülkenberg et Ocon.

 

35e: Verstappen reprend des gommes dures lors d'un pit-stop très bref (2s.). Il cède le commandement à Sainz, lequel tire tout droit à la chicane Casio. Pérez efface Norris au premier virage. Stroll et Sargeant passent aux stands. Le Canadien se munit de pneus tendres.

 

36e: Pérez dépasse Leclerc sur la ligne de chronométrage. Sainz s'engouffre aux stands en fin de tour, ce qui permet à Verstappen de retrouver la première place.

 

37e: Sainz s'empare de pneus durs (2.9s.) et recule en septième position, derrière les Mercedes. Piastri menace Alonso.

 

38e: Russell chausse les pneus médiums (2.3s.) tandis que Sainz déborde Hamilton et grimpe ainsi au cinquième rang.

 

39e: Verstappen devance Pérez (8s.), Leclerc (12s.), Norris (14s.), Sainz (19.7s.), Hamilton (22.8s.), Alonso (27s.), Piastri (27.5s.), Russell (38s.), Tsunoda (59s.), Magnussen (1m. 06s.) et Bottas (1m. 07s.).

 

40e: Hamilton passe chez Mercedes pour prendre des gommes jaunes et se réinsère derrière son coéquipier.

 

41e: Verstappen compte une dizaine de secondes d'avance sur Pérez. Sainz part à la poursuite de Norris.

 

42e: Sargeant bloque ses roues à Degner et sort dans le bac à graviers. Le Floridien évite l'accident, revient non sans peine sur la piste, puis passe aux stands pour remplacer ses pneus encrassés.

 

43e: Norris allume ses freins à l'épingle, ce qui permet à Sainz d'entrer dans sa zone d'activation du DRS.

 

44e: Sainz dépasse Norris dans la ligne droite de départ/arrivée et conquiert la quatrième place. Leclerc est sa prochaine cible.

 

45e: Onze secondes séparent Verstappen et Pérez. Sainz remonte sur Leclerc. Stroll prend la 12e place à Bottas.

 

46e: Sainz ouvre son aileron mobile après la chicane et dépasse aisément son équipier Leclerc sur la ligne. Le Madrilène s'empare aussi du meilleur chrono (1'33''841'''). Stroll chipe la 11e place à Magnussen.

 

47e: Verstappen précède Pérez (11.5s.), Sainz (20.5s.), Leclerc (24.3s.), Norris (26.4s.), Alonso (39.8s.), Piastri (40.2s.), Russell (41.7s.), Hamilton (47s.) et Tsunoda (1m. 24s.).

 

48e: Russell revient à grandes enjambées sur Piastri qui bute toujours sur Alonso.

 

49e: Russell assaille Piastri par l'intérieur au freinage de la chicane. Il laisse peu d'espace à l'Australien qui n'a d'autre choix que de tirer tout droit et conserve sa position.

 

50e: Verstappen réalise le meilleur tour de la course (1'33''706'''). DRS ouvert, Russell se laisse aspirer par Piastri dans la ligne droite principale, mais ce dernier se décale à gauche, puis à droite, et pare ainsi toute attaque.

 

52e: Verstappen achève la course avec une nette avance de treize secondes sur son équipier. Russell reste au contact de Piastri.

 

53e et dernier tour: À l'entame de cette boucle, Russell ouvre son aileron mobile en quittant la chicane, prend l'aspiration de Piastri et le déboîte enfin dans la ligne droite. Hülkenberg prend la onzième position à Stroll.

 

Max Verstappen remporte son 57e Grand Prix devant Pérez: c'est un nouveau doublé Red Bull. Sainz finit troisième devant son équipier Leclerc. Norris termine cinquième, Alonso sixième. Russell se classe septième devant Piastri. Hamilton obtient une médiocre neuvième place. Tsunoda (10e) inscrit un point à domicile. Suivent Hülkenberg, Stroll, Magnussen, Bottas, Ocon, Gasly et Sargeant.

 

Après la course: Verstappen reprend la main

 

Max Verstappen retrouve la première marche du podium, abandonnée pour un temps à Melbourne. Le Néerlandais a de nouveau démontré la supériorité de sa Red Bull RB20. Parti en tête, il a pu ménager ses pneus, très sollicités ici, en évitant les turbulences, ce qui lui a permis de prolonger son premier relais, en dépit d'un survirage. « Je n'étais pas satisfait jusqu'à samedi, mais nous avons apporté de bonnes modifications avant les qualifications, raconte-t-il. La voiture était plus agréable à conduire. Ce dimanche, il a fallu composer avec la hausse des températures. Mais je me suis assez vite familiarisé avec cette situation. Après le premier relais, quelques petits ajustements ont été faits et cela m'a aidé à me sentir encore plus à l'aise. Ainsi, j'ai su préserver mes pneus, et chaque fois que j'avais besoin d'aller plus vite, je le pouvais. C'est un sentiment très agréable à éprouver. Il est possible qu'ici les pneus durs étaient un peu plus performants que les médiums, mais dans l'ensemble, nous avons été très compétitifs avec les deux types de gommes. » Ce succès lui permet aussi de tirer un trait sur son abandon au GP d'Australie: « Ce n'est pas un soulagement, c'est toujours agréable de gagner, surtout ici au Japon, chez Honda. C'est aussi très bien d'avoir trois voitures (sic) dans les points. Melbourne a été un accident. Nous voulons faire des doublés tous les week-ends ! »

 

D'ordinaire, Sergio Pérez est un maître de la sauvegarde des pneumatiques, mais cette fois, il a dû suivre son équipier puis batailler dans le peloton, notamment contre les pilotes Mercedes, et n'a donc pu se garder des turbulences et d'une attrition assez élevée. « Je me suis fait surprendre par la forte chaleur et il m'a été difficile de ménager les pneumatiques lors du premier relais, explique-t-il. L'adhérence était très précaire et je devais me méfier de Norris qui avait deux trains de pneus durs neufs à sa disposition. Tout allait mieux lors du troisième relais, mais Verstappen était déjà bien loin. » Le Mexicain termine néanmoins second pour la troisième fois en 2024 et réalise jusqu'ici un « sans faute » qui lui permet de prétendre à une reconduction en 2025.

 

Après le fantastique doublé de Melbourne, les Ferrari ont retrouvé leur place naturelle, derrière les deux Red Bull. En vérité, la Scuderia n'espérait pas menacer les RB20 à Suzuka. « Nous avons été parfaits ce dimanche et avons obtenu le meilleur résultat possible », indique Frédéric Vasseur, qui estime par ailleurs que si les SF-24 ont très bon rythme en course, elles doivent progresser en qualifications. En somme, l'inverse de la situation de 2023... Par ailleurs, Carlos Sainz grimpe sur son troisième podium en trois courses disputées, et ce grâce à une stratégie décalée. « Je pense avoir fait une belle course aujourd'hui, lâche-t-il. Comme toujours ici, c'était difficile de se suivre de près, c'était tendu. Il m'a été difficile de dépasser les Mercedes dans le deuxième relais. Il a fallu aussi gérer les écarts avec Norris et Leclerc, mais j'étais rapide avec les pneus durs et cela m'a donné une bonne confiance pour attaquer et aller chercher le podium. » Charles Leclerc, avalé par Sainz dans les derniers tours, doit admettre que celui-ci est l'homme fort de Ferrari en ce début de saison. Le Monégasque fait profil bas et pointe son point faible: les qualifications. Alors qu'il excellait d'ordinaire dans cet exercice, il reconnaît avec son humilité habituelle qu'il ne parvient pas cette année à exploiter correctement ses pneumatiques pour briller sur un tour rapide. « Je dois mieux préparer mes pneus, confie-t-il. Ce samedi, je n'avais pas assez de grip parce que je n'arrivais pas à placer les pneus dans la bonne fenêtre de température. Et cela me met dans une situation difficile, comme aujourd'hui: en partant huitième, je ne pouvais pas espérer grand-chose. »

 

Déception chez McLaren: alors qu'il partait troisième, Lando Norris a laissé échapper le podium, en partie à cause d'une stratégie trop conservatrice. Le pilote anglais s'est arrêté deux fois trop tôt et s'est fait avaler par les Ferrari. De même Oscar Piastri, dont le plan de course était presque similaire, n'obtient qu'une piètre huitième place derrière la Mercedes de George Russell, pourtant intrinsèquement moins performante. Norris suggère que McLaren aurait pu prolonger les relais, mais cette option était périlleuse car selon Andrea Stella, la MCL38 maltraitait ses pneus en raison de la chaleur inattendue. « Nous étions à court d'options, explique le manager italien. Au moment du premier arrêt, nous savions que Ferrari était prête à réaliser l'undercut. On a voulu anticiper en tablant sur le fait que Lando avait deux trains de pneus durs neufs. On a même voulu essayer de battre Pérez. Mais cela n'a pas du tout marché. » Voilà en tout cas McLaren solidement installée à la troisième place du championnat des constructeurs: nettement devant Aston Martin et Mercedes, mais aussi loin de Red Bull et Ferrari...

 

Fernando Alonso estime avoir vécu ce dimanche « une des cinq meilleures courses de [s]a carrière ». L'Espagnol s'est surtout distingué en fin de parcours en retenant derrière lui Oscar Piastri, et en ralentissant du même coup la remontée de George Russell, doté de pneus plus frais. Au final, l'Anglais a avalé la McLaren, mais pas l'Aston Martin. « J'ai peut-être bloqué Piastri trop longtemps. Si ça se trouve, je vais être disqualifié pour le reste du championnat ! » ironise Alonso, qui n'a toujours pas digéré la sévère sanction qui l'a touché en Australie. Du côté de Mercedes, Andrew Shovlin explique que l'objectif initial était de tenter un arrêt unique, mais cette stratégie a été ruinée par l'incapacité de la W15 à limiter la surchauffe des gommes lors du premier relais. Toutefois l'équipe anglo-allemande affirme qu'elle « comprend de mieux en mieux » son bolide. On se console comme on peut...

 

Sources :

- https://motorsport.nextgen-auto.com/fr/

- https://f1i.autojournal.fr/magazine/magazine-technique/

Tony