Sergio PEREZ
 S.PEREZ
Red Bull Honda RBPT
Max VERSTAPPEN
 M.VERSTAPPEN
Red Bull Honda RBPT
Carlos SAINZ
 C.SAINZ
Ferrari

1102o Gran Premio

XX Bahrain Grand Prix
Notte
Sakhir
sabato 2 marzo 2024
57 giri x 5.412 km - 308.238 km
(Offset: 246 m)
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Présentation de la saison 2024

 

Andretti: la F1 ferme la porte

 

Affaire Horner

 

Mercedes: un volant à prendre

L'annonce le 1er février 2024 de l'arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2025 libère un volant très alléchant chez Mercedes et lance ainsi prématurément le marché des transferts. Pour suppléer au septuple champion du monde, Toto Wolff n'a que l'embarras du choix. Des candidats naturels émergent. Carlos Sainz, évincé par Hamilton chez Ferrari, pourrait effectuer le chemin inverse. Il serait une recrue solide et expérimentée. Esteban Ocon, toujours lié à Mercedes, arrive opportunément en fin de contrat avec Alpine, tout comme son compatriote et rival Pierre Gasly. Brillant leader de Williams, motorisée par Mercedes, Alexander Albon peut désormais prétendre à un bien meilleur volant. Mercedes pourrait aussi faire appel à un de ses jeunes protégés, comme Mick Schumacher, dont le patronyme est un sésame, ou le prodige italien Andrea Kimi Antonelli (17 ans), champion d'Europe de Formule Régionale en 2023, qui fait ses premières armes en F2 à Bahreïn avec l'équipe Prema.

 

Mais Wolff pourrait ferrer un plus gros poisson. Il admet ainsi discuter avec Sebastian Vettel qui ne ferme pas la porte à un éventuel retour en Formule 1. Mais que vaudrait l'ex-champion allemand après deux années loin des circuits ? Déçu par Aston Martin, Fernando Alonso serait aussi sur les rangs. Son agent Flavio Briatore s'entretient à Sakhir avec Toto Wolff, mais aussi avec Christian Horner. « Nous travaillons et recherchons la meilleure option future pour Fernando », confirme l'Italien. Mais l'Étoile de Mercedes ne pourrait-elle pas séduire le triple champion du monde en titre en personne ? Max Verstappen est sous contrat avec Red Bull jusqu'en 2028 et bénéficie d'une voiture hégémonique, mais relever un nouveau défi avec une autre grande écurie serait un moyen d'étoffer son aura. Et puis, selon certains bruits, la crise que traverse actuellement Red Bull avec l'affaire Horner serait habilement exploitée pour Wolff, aperçu en grande discussion avec Jos Verstappen.

 

Zak Brown se paie RB&RB

À Bahreïn, une vive tension oppose la galaxie Red Bull à McLaren. En décembre 2023, Zak Brown a écrit une lettre ouverte pour dénoncer le rapprochement entre Red Bull Racing et son équipe satellite Visa Cash App RB (ex-AlphaTauri). L'Américain remet le couvert en ce début de saison, et s'inquiète notamment des similitudes entre la RB19 de 2023 et la nouvelle VCARB 01. Même s'il ne pense pas que les deux équipes contournent le règlement technique, il dénonce les problèmes causés le système de multipropriété: « Je ne pense pas qu'il soit sain pour le sport qu'une seule personne possède deux équipes. Cela crée un avantage injuste et fausse la compétition. C'est une situation malsaine parce qu'elle a un impact sur les décisions prises sur et en dehors de la piste. Qu'il s'agisse d'avoir accès à plus de données, de partager des composants, du personnel, ou même d'exercer une influence sur un vote stratégique, ce n'est pas dans l'esprit de la réglementation Il est important que nous ayons dix équipes indépendantes pour garantir un terrain de jeu égal pour tous. »

 

Red Bull répond vivement au président de McLaren et défend son modèle stratégique. « Ces affirmations sont ridicules ! s'exclame Christian Horner. Red Bull a investi massivement en F1 et a sauvé deux équipes de la disparition. Nous devrions être applaudis pour notre engagement, pas critiqués. Nos deux équipes travaillent en étroite collaboration, ce qui nous permet de partager des technologies et des ressources. Cela nous rend plus efficients et plus compétitifs. C'est un modèle qui a fait ses preuves et qui est bénéfique pour l'ensemble du sport. » Laurent Mekies affirme pour sa part que RB F1 respecte le règlement technique et ne tire pas d'avantage substantiel de sa proximité avec RBR: « Cela fait 20 ans que Red Bull a deux équipes. Le règlement est extrêmement clair sur ce qu'une écurie peut partager ou non avec une autre. On reste un sport où il est très difficile de se copier, donc partager un moteur, une boîte de vitesses, ou une suspension ne permet pas - hélas pour nous - d'avoir le niveau de performance de l'équipe qui nous donne ces éléments. Sinon ce serait trop facile. C'est une peur virtuelle car dix ans d'histoire montrent que cela n'a jamais permis à une équipe de faire un saut de performances miraculeux. »

 

Présentation de l'épreuve

Les deux premiers Grands Prix de ce championnat 2024, ceux de Bahreïn et d'Arabie saoudite, se tiennent respectivement les samedis 2 et 9 mars. Cette curiosité s'explique par des motifs religieux. En toute logique, le GP d'Arabie saoudite aurait dû se tenir le dimanche 10 mars, or commence ce jour-là le jeûne du ramadan. Liberty Media et la FIA ont décidé de respecter celui-ci et d'avancer la course au samedi. Afin de ne pas perturber l'acheminement logistique entre Sakhir et Djeddah, la première épreuve bahreïnie est aussi reportée au samedi. Ainsi, les premiers essais ont lieu le jeudi 29 février: c'est le coup d'envoi le plus précoce depuis 1992.

 

La F1 n'a pas de temps à perdre puisque débute une saison record de 24 Grands Prix, auxquels s'ajouteront 6 sprints, ce qui fait un total de 30 courses ! Ce calendrier démentiel va mettre le personnel des écuries sur les rotules, même si les effectifs tourneront au maximum. En revanche les pilotes seront inévitablement sur place tous les week-ends et redoutent les effets d'une telle cadence, comme l'exprime Sergio Pérez: « Nous ne sommes pas seulement occupés les week-ends, nous faisons de la préparation au simulateur, nous avons beaucoup d'engagements de sponsoring. C'est donc un travail de longue haleine. Et c'est pareil pour les mécaniciens. Ils arrivent sur les Grands Prix dès le mardi ! Il devient urgent de ne pas dépasser certaines limites. Voyons comment cela se passe cette année, mais je me souviens avoir vu beaucoup de zombies l'an passé à Abou Dhabi, après Las Vegas. » « Nous avons largement franchi la limite, renchérit Fernando Alonso. Quand j'ai commencé en F1, nous avions 17 courses. Puis ce fut 18 à un moment donné. Et lorsque Liberty est arrivé, on nous avait dit que 20 courses était la limite absolue. Et maintenant, nous en sommes à 24. Ce n'est pas viable pour l'avenir. » Quant à Max Verstappen, il déclare carrément que si ce rythme infernal se poursuit, il restera bientôt chez lui: « Nous avons largement dépassé le nombre de courses acceptables. J'aime beaucoup la compétition, mais à un moment donné, on commence à regarder la qualité de vie et combien on est loin de chez soi... et si ça continue, je préférerais rester à la maison et me concentrer sur d'autres projets, parce que c'est de la folie ! »

 

Comme l'an passé, chacun s'interroge sur l'ampleur de l'avantage de Red Bull sur la concurrence après que la dernière création de Milton Keynes a dominé les essais hivernaux. Et comme l'an passé, Christian Horner et Max Verstappen se disent prudents et soulignent les progrès effectués par Ferrari et Mercedes. Toutefois, le Dr. Helmut Marko, toujours d'une franchise désarmante, ne dissimule pas un fier optimisme: « La RB20 est très, très impressionnante. Nous avions tous le sourire après les essais de Bahreïn. La concurrence semble surprise: ils ont tous copié notre concept, alors que nous changeons de voie. Bien sûr, nous avons pris là un risque. Mais nous sommes très fiers de ce nous avons accompli. » Ancien pilote Red Bull, Jaime Alguersuari estime que la messe est déjà dite: « Red Bull a construit un avion de chasse pour cette année. Verstappen ne commet jamais d'erreurs et c'est pourquoi il sera à nouveau imbattable en 2024. »

 

Max Verstappen s'est pourtant découvert un adversaire à sa mesure: lors d'une exhibition à Silverstone, il a été pris en chasse au volant de la RB20 par un drone capable d'atteindre 350 km/h ! La bestiole, ultralégère (moins d'un kilo), a été conçue par Dutch Drone Gods en collaboration avec Red Bull, et peut atteindre les 300 km/h en quatre secondes. L'intérêt de cet engin est évidemment qu'il porte une caméra. Verstappen y voit une future révolution pour les retransmissions télévisées: « Avec l'arrivée de ces drones, et surtout de celui-ci qui est si rapide, il est possible de suivre la voiture. Il est certain que ce sera très intéressant de pouvoir enfin le montrer en direct à un grand nombre de personnes ! »

 

L'une des surprises de l'hiver fut l'éviction de Günther Steiner qui dirigeait l'écurie Haas depuis ses débuts en 2016. Le volcanique Italien était devenu une vedette du paddock par ses coups de gueule et son franc-parler, amplement relayés par la série Netflix « Drive to Survive ». Mais sa popularité était inversement proportionnelle à ses résultats à la tête du Haas F1 Team. Toutefois, il semblerait que son renvoi découle d'une histoire de gros sous. Selon quelques confidences délivrées en off au journaliste Jack Plooij, Steiner avait déniché fin 2023 un important sponsor, offrant pas moins de 20 millions de dollars, mais aurait réclamé à titre de récompense des parts de l'écurie. Inacceptable pour Gene Haas qui l'a viré manu militari... Steiner est remplacé par le discret ingénieur Ayao Komatsu qui devrait faire moins de vagues. « Il ne sert à rien de me comparer à mon prédécesseur, assure le Japonais. Nous sommes des hommes très différents. Steiner a fait de son mieux, il avait son approche. » Sa principale mission sera de développer le Haas F1 Team, notamment grâce au relèvement du plafond d'investissements qui autorise des dépenses de 65 millions de dollars. Reste à trouver des commanditaires qui ne voudront pas en sus prendre le contrôle de l'écurie...

 

Günther Steiner pourra néanmoins toujours laisser libre cours à sa verve puisque la chaîne allemande RTL l'a engagé pour officier comme consultant à compter de l'été prochain. Il croisera ainsi certainement Ralf Schumacher qui occupe les mêmes fonctions auprès de Sky Allemagne, et n'est pas exactement son meilleur ami. L'ancien pilote, prenant fait et cause pour son neveu Mick, viré par Steiner fin 2022, n'a jamais cessé d'étriller ce dernier... « C'est curieux qu'il n'ait pas trouvé une place dans une autre équipe ! raille Schumacher. Il en a peut-être assez de jouer les managers. En tout cas, ce sera divertissant. » Steiner ayant jadis qualifié Ralf Schumacher de « pire soutien possible » pour son neveu, les téléspectateurs allemands pourraient en effet bien s'amuser.

 

Honda espère une nouvelle campagne victorieuse avec Red Bull après l'impressionnante moisson de 2023. Le constructeur japonais est officiellement retiré de la F1 depuis deux ans, mais continue bel et bien à préparer et entretenir les groupes propulseurs estampillés Red Bull Powertrains. Mais Koji Watanabe, le patron de HRC, confirme que les efforts de ses ingénieurs se portent sur la confection du tout nouveau moteur hybride qui fera ses débuts avec Aston Martin en 2026: « Nous avançons à un rythme rapide. Nous avons construit de très bonnes relations avec Aston Martin et commencé à collaborer sur les aspects techniques et marketing. Et nous travaillons d'arrache-pied sur notre future unité de puissance. En vertu de la nouvelle réglementation, les clés de la victoire seront des moteurs petits, légers et à haut rendement, avec des batteries hautes performances capables de gérer de grandes quantités d'énergie. » Watanabe annonce par ailleurs qu'Honda cherche à bâtir en Grande-Bretagne une base de « première ligne » qui sera le siège de ce programme F1.

 

Si le bleu et le rose figurent toujours sur les Alpine, le noir carbone qui y prédomine correspond bien l'humeur du team anglo-français. En effet, la piètre prestation de la nouvelle A524 lors des essais hivernaux autorise de sombres pronostics. La dernière création d'Enstone apparaît trop lourde et surtout trop lente, à cause d'un V6 Renault hybride irrémédiablement largué par toute concurrence, gel du développement oblige. À Bahreïn, Pierre Gasly reconnaît que l'Alpine A524 pourrait être la « pire voiture du début de saison ». Esteban Ocon avoue pour sa part qu'un « gros problème » a été décelé dès l'hiver dans le simulateur. Celui-ci n'a évidemment pu être résolu lors des trois journées d'essais fin février. « Nous avons pu régler les petits problèmes pendant les tests, déclare le natif d'Évreux. L'équilibre n'est en fait pas si mauvais. Mais il nous faudra du temps pour nous remettre sur les rails. » Pour ne rien arranger, on apprend durant le week-end que le directeur technique Matt Harman et l'aérodynamicien en chef Dirk de Beer auraient présenté leur démission à Bruno Famin...

 

Romain Grosjean se rend à Sakhir pour la première fois depuis le terrifiant accident qui a failli lui coûter la vie, le 29 novembre 2020. Le Franco-Suisse ne dissimule pas son émotion en revenant sur les lieux du drame. « Je suis venu sans la moindre appréhension, mais une fois sur place, des choses se sont réveillées », confie-t-il au micro de Canal +. Peut-être afin de conjurer le sort, celui que l'on surnomme le « Phénix » pour être sorti vivant des flammes se prend en selfie dans le virage où sa Haas s'est fracassée contre le rail, trois ans et demi plus tôt. Mais Grosjean se tourne résolument vers l'avenir, c'est-à-dire une campagne 2024 bien chargée, avec un double programme en IndyCar avec Juncos Racing et en Endurance avec Lamborghini.

 

Les écuries apportent déjà de nombreuses évolutions techniques à leurs monoplaces. La plupart d'entre elles ont révisé les entrées d'air des pontons et de nouveaux ailerons fleurissent çà et là. Williams est l'équipe qui a le plus retouché son bolide, avec pas moins de 14 révisions détaillées.

 

Essais et qualifications

Vendredi après-midi, Ricciardo réalise le meilleur chrono (1'32''869''') de la première séance libre de l'année, devant Norris, Piastri et Tsunoda. Cette hiérarchie est cependant peu significative puisque les RB et les McLaren sont les seules voitures à avoir chaussé les pneus tendres. Plus tard, à la nuit tombée, chacun chausse les gommes tendres pour la seconde session, et les Mercedes occupent les premiers rangs, le meilleur chrono revenant à Hamilton (1'30''374'''). Verstappen (5e) se plaint de sa Red Bull qui selon lui n'a plus l'équilibre aperçu huit jours plus tôt lors des essais de pré-saison. Samedi après-midi, les derniers essais libres montrent une hiérarchie très serrée, les Red Bull, Ferrari, Mercedes, McLaren et Aston Martin se tenant dans un mouchoir. Le meilleur temps revient à Sainz (1'30''824''') devant Alonso et Verstappen.

 

Le soir, Verstappen réalise la pole position (1'29''179''') après avoir peaufiné ses réglages, même si la Red Bull RB20 semble moins dominatrice que sa devancière. Pérez (5e) ne concède que 35 centièmes à son équiper et salue une voiture plus stable en entrée de courbe. Leclerc (2e) est content de sa Ferrari. Il réalise en Q2 le meilleur temps de la soirée et rend seulement 228 millièmes à Verstappen en Q3. Sainz (4e) suit son équipier de près. Russell (3e) confirme les progrès enregistrés par Mercedes. Hamilton (9e) est plus loin mais n'a pas choisi les mêmes réglages que son équipier. Déçu par ses premiers essais, Alonso est surpris de placer son Aston Martin en sixième position, à moins de 4/10es de la pole. Stroll (12e) est bien plus loin et prétend avoir été gêné en Q2. Les McLaren-Mercedes se contentent de la quatrième ligne. Norris (7e) admet des fautes de pilotage et Piastri (8e) n'est pas tout à fait satisfait de l'équilibre de sa machine.

 

Alors que la Haas était larguée aux essais, Hülkenberg (10e) crée la sensation en se hissant en Q3. Mais sa voiture saura-t-elle enfin ménager ses pneus arrière ? Magnussen (15e) atteint la Q2 mais concède 7/10es à son équipier. Les RB semblent pouvoir jouer les points, mais Tsunoda (11e) est plus à l'aise que Ricciardo (14e). Albon (13e) est content de sa Williams, mais déçu de manquer la Q3 pour une poignée de centièmes. Son compère Sargeant (18e) est aussitôt éliminé. Après des essais hivernaux prometteurs, les Kick-Sauber (Bottas 16e, Zhou 17e) déçoivent et sont éliminées dès la Q1, pour un petit dixième il est vrai. Enfin, un cruel manque de vitesse envoie comme prévu les Alpine-Renault (Ocon 19e, Gasly 20e) en fond de grille.

 

Le Grand Prix

Dimanche soir, l'atmosphère est douce (18°C) dans le désert bahreïni, mais le vent souffle en rafales et va mettre les pilotes à rude épreuve dans les courbes. Tout le monde s'élance muni des Pirelli tendres (C3). Le pneu médium (C2) ne sera pas utilisé et le composé dur (C1) sera choisi pour les seconds relais. Red Bull a l'avantage de disposer d'un jeu de gommes rouges neuves pour chacun de ses pilotes.

 

Départ: Verstappen coupe la trajectoire à Leclerc, lequel bifurque vers la gauche et tente de s'infiltrer par l'extérieur au freinage. En vain, le Hollandais conserve l'ascendant. Dans le peloton, Hülkenberg heurte Stroll et l'envoie en demi-tête-à-queue. Le Canadien se relance en queue de peloton.

 

1er tour: Verstappen compte une seconde d'avance sur Leclerc. Suivent Russell, Pérez, Sainz, Alonso, Norris, Piastri, Hamilton et Tsunoda. Hülkenberg passe aux stands pour changer de museau et de pneus.

 

2e: L'usage du DRS est autorisé. Verstappen repousse Leclerc à une seconde et demie.

 

3e: Russell part à l'assaut de Leclerc et le déborde au virage n°4. Norris double Alonso au premier freinage.

 

4e: Pérez menace Leclerc qui se débat avec une répartition de frein défaillante.

 

5e: Verstappen s'enfuit facilement. Russell évolue déjà trois secondes du leader. Piastri double à son tour Alonso.

 

6e: Verstappen précède Russell (4.1s.), Leclerc (4.7s.), Pérez (5s.), Sainz (5.5s.), Norris (8.8s.), Piastri (10.6s.), Alonso (11.2s.), Hamilton (11.8s.), Tsunoda (12.7s.), Albon (13.8s.) et Magnussen (14.4s.).

 

7e: Pérez profite d'un freinage manqué de Leclerc pour porter l'estocade et le doubler au virage n°11.

 

9e: Verstappen possède sept secondes de marge sur Russell. Leclerc bloque une roue au premier virage et se retrouve sous la menace de Sainz. Hamilton met pour sa part la pression sur Alonso pour la huitième place.

 

10e: Hamilton déborde Alonso au premier virage. Suite à un souci électronique, Sargeant tire tout droit au virage n°4. Il se gare un instant dans l'échappatoire avant de reprendre son chemin. Zhou et Stroll chaussent les pneus durs.

 

11e: Pérez se rapproche de Russell. Sainz déborde Leclerc par l'intérieur au premier virage. Les Ferrari se frôlent sans se toucher. Changement de pneus pour Ocon.

 

12e: Russell et Leclerc se succèdent aux stands pour mettre les enveloppes dures. Bottas s'intercale entre eux. Sargeant passe chez Williams pour changer de pneus et de volant.

 

13e: Pérez s'empare des gommes dures, bientôt imité par Piastri, Hamilton, Bottas et Gasly. Dans le peloton, Russell efface Ricciardo. Leclerc vire encore au large au virage n°10.

 

14e: Verstappen mène avec 12 secondes d'avance sur Sainz. Pérez surprend Russell par l'intérieur à la sortie du virage n°4 et conquiert ainsi virtuellement la seconde place. Norris et Ricciardo s'emparent des gommes blanches.

 

15e: Sainz se saisit des pneus durs et ressort derrière Leclerc. Tsunoda change également de monte. Verstappen roule 25 secondes devant Alonso.

 

16e: Alonso et Albon basculent à leur tour sur les pneus durs. L'Espagnol se retrouve derrière la Kick-Sauber de Zhou.

 

17e: Sainz dépasse à nouveau son équipier Leclerc au premier virage. Alonso se défait pour sa part de Zhou.

 

18e: Verstappen chausse tranquillement les pneus durs (2.9s.) et conserve la première place. Russell est en difficulté: sa batterie surchauffe et il doit la couper provisoirement. Sainz le déborde par l'extérieur au virage n°4.

 

19e: Verstappen précède Pérez (6.3s.), Sainz (9.1s.), Russell (11s.), Leclerc (12.2s.), Norris (16s.), Piastri (18.4s.), Hamilton (22.4s.), Alonso (28.6s.), Zhou (30s.), Tsunoda (31.5s.) et Stroll (32.4s.).

 

20e: Verstappen améliore le record du tour (1'35''160'''). Leclerc n'évolue qu'à une seconde de Russell malgré ses soucis de freins. Seulement 17e, Hülkenberg est le premier pilote à changer ses pneus une seconde fois.

 

22e: L'intervalle entre les Red Bull atteint huit secondes. Sainz se maintient dans le sillage de Pérez.

 

24e: Verstappen devance Pérez (10.5s.), Sainz (12.7s.), Russell (18.3s.), Leclerc (19.8s.), Norris (22.4s.), Piastri (25.2s.), Hamilton (28.4s.), Alonso (38s.) et Zhou (42.3s.).

 

25e: Sainz évolue désormais à moins de deux secondes de Pérez. En proie aux mêmes problèmes de surchauffe que Russell, Hamilton ne peut menacer les McLaren et roule isolé au huitième rang.

 

27e: Verstappen possède 14 secondes d'avance sur Pérez, 16 secondes sur Sainz. Tsunoda menace Zhou pour la 10e place. Stroll chausse un deuxième train de pneus durs.

 

29e: Verstappen mène devant Pérez (15s.), Sainz (17.5s.), Russell (26s.), Leclerc (27.1s.), Norris (29.6s.), Piastri (33s.), Hamilton (35.7s.), Alonso (47.4s.) et Tsunoda (56.6s.). Zhou et Sargeant reprennent des enveloppes dures.

 

31e: Ocon et Bottas changent de pneus. Le Finlandais reste immobilisé plus de 50 secondes à cause d'un problème d'écrou et sombre au classement.

 

32e: Seize secondes séparent Verstappen et Pérez. Russell reprend un jeu de pneus blancs (2.9s.) et redémarre derrière Alonso. Gasly puis Magnussen passent aussi aux stands.

 

34e: Norris et Hamilton s'emparent de nouveaux pneus durs. Russell efface Alonso sur la ligne de chronométrage.

 

35e: Leclerc passe chez Ferrari pour remettre les gommes blanches. Piastri fait de même chez McLaren. L'Australien ressort des stands juste au niveau de Hamilton. Il retarde son freinage pour rester devant celui-ci, mais il dérape et doit laisser filer la Mercedes. Tsunoda change aussi d'enveloppes et repart derrière Zhou.

 

36e: Sainz remet des gommes dures (2.2s.) et reste troisième. Leclerc et Norris se défont d'Alonso. Changement de pneus pour Ricciardo.

 

37e: Pérez est aux stands pour mettre un train de gommes tendres tout neuf (2.3s.). Il reste devant Sainz. Second arrêt pour Albon.

 

38e: Verstappen apparaît chez Red Bull et se saisit lui aussi de pneus tendres neufs (2.2s.). Il mène devant Pérez (16.8s.), Sainz (18.8s.), Russell (26s.), Leclerc (27.8s.), Norris (30.6s.), Alonso (34.6s.), Hamilton (36s.), Piastri (39s.) et Stroll (55s.).

 

39e: Verstappen réalise le meilleur tour de la course (1'32''608'''). Hamilton dépasse Alonso dans la ligne droite principale.

 

40e: Leclerc maintient la pression sur Russell qui doit toujours ménager sa batterie. Piastri déborde Alonso.

 

42e: Alonso stoppe chez Aston Martin pour mettre des gommes dures et ressort en 11e position. Hülkenberg et Sargeant observent un troisième pit-stop et mettent des pneus tendres.

 

43e: Verstappen précède Pérez (15.8s.), Sainz (19s.), Russell (28s.), Leclerc (28.7s.), Norris (32.2s.), Hamilton (37s.), Piastri (41s.), Stroll (1m. 07s.), Zhou (1m. 12s.), Alonso (1m. 14s.) et Magnussen (1m. 16s.).

 

44e: Alonso double Zhou au virage n°4 et conquiert ainsi la dixième place.

 

45e: Leclerc roule désormais dans les échappements de Russell. Piteux 17e, Gasly passe chez Alpine pour chausser les pneus tendres.

 

46e: Russell manque son freinage au virage n°10 et part au large. Leclerc en profite pour le déboîter dans la ligne droite suivante et s'empare de la quatrième position.

 

47e: Verstappen devance Pérez (17.6s.), Sainz (21s.), Leclerc (32.4s.), Russell (33.8s.), Norris (37.1s.), Hamilton (41s.), Piastri (45.2s.), Stroll (1m. 12s.) et Alonso (1m. 13s.).

 

48e: Alonso prend la neuvième place à son collègue Stroll au premier virage.

 

50e: Tout va bien pour Verstappen qui se dirige vers un tranquille succès, dix-neuf secondes devant son équipier Pérez.

 

52e: Verstappen mène devant Pérez (19.6s.), Sainz (24s.), Leclerc (36s.), Russell (40.2s.), Norris (42.4s.), Hamilton (46.2s.), Piastri (50.4s.), Alonso (1m. 14s.) et Stroll (1m. 20s.). Les RB pourchassent Magnussen pour la 12e place. Le stand demande à Tsunoda (13e) de laisser passer Ricciardo (14e), plus rapide, mais le Japonais envoie promener son ingénieur Mattia Spini.

 

53e: Tsunoda laisse finalement passer Ricciardo, de très mauvaise grâce. Les deux RB concèdent un tour à Verstappen.

 

55e: Vingt secondes séparent Verstappen et Pérez. Norris se rapproche de Russell mais ne pourra pas l'attaquer.

 

57e et dernier tour: Max Verstappen remporte sa huitième victoire consécutive et réalise un grand chelem. Pérez complète le doublé Red Bull. Sainz termine troisième devant son équipier Leclerc. Russell finit cinquième, Norris sixième. Hamilton boucle en 7e position une course anonyme. Piastri se classe huitième. Les Aston Martin d'Alonso et de Stroll prennent les derniers points. Suivent Zhou, Magnussen, Ricciardo, Tsunoda, Albon, Hülkenberg, Ocon, Gasly, Bottas et Sargeant. Tous les pilotes achèvent cette manche inaugurale: c'est une première en 75 saisons de Formule 1.

 

Après la course: on prend les mêmes...

2024 commence comme s'est achevée 2023: par une domination absolue de Max Verstappen et de sa Red Bull-Honda. Le Néerlandais, mécontent vendredi de l'équilibre de sa RB20, a visiblement mis le doigt sur les réglages optimaux, d'où cette nouvelle démonstration... à laquelle il ne s'attendait pas. « La course a été meilleure que prévu, dit-il sans rire. Ce qui a changé, c'est le vent et son intensité. J'ai eu un meilleur feeling avec la voiture et j'ai pu prendre soin de mes pneus. C'était plus conforme à ce que j'avais ressenti lors des essais hivernaux. Je me suis senti très à l'aise. La voiture de l'année dernière était déjà très bonne, et maintenant, on a quelques petites améliorations ici et là. Surtout dans les virages à plus faible vitesse, où la voiture se comporte un peu mieux. » Verstappen assure qu'il redoute ses poursuivants: « Je pense que les autres équipes sont plus proches de nous. Tout a vraiment bien fonctionné ce week-end, mais je ne m'attends pas à ce que cela se produise à chaque Grand Prix dans un avenir proche. Bahreïn, c'est un circuit très particulier, l'un où nous sommes les plus forts. » Moins prudent que son équipier, Sergio Pérez avoue qu'il avait surestimé la concurrence: « Je m'attendais à ce que les autres soient beaucoup plus forts. Mais Bahreïn est un circuit qui soumet les pneus à très rude épreuve, cela a dû jouer. On verra ce qu'il en sera à Djeddah. »

 

Red Bull peut pavoiser sur le plan sportif: sa nouvelle RB20 va sans nul doute moissonner des kilos de lauriers en 2024. En coulisse, c'est moins brillant. Christian Horner, bien qu'officiellement blanchi par Red Bull, fait face à des « révélations anonymes » concernant son supposé « comportement inapproprié » envers une salariée. La FIA et la FOM se sont emparées du dossier et le manager anglais paraît de nouveau sur le gril. Jos Verstappen met les pieds dans le plat samedi soir en réclamant la démission de Horner dont le comportement écorne selon lui l'image de l'écurie de son fils. Les deux hommes ont une vive explication devant l'hospitalité Red Bull, au vu et au su des journalistes...

 

Ferrari s'impose comme la deuxième force du peloton grâce aux troisième et quatrième places de Carlos Sainz Jr. et Charles Leclerc. Le Madrilène est satisfait, car il a pu songer à autre chose qu'à ménager ses gommes et a même pu menacer Sergio Pérez: « L'année dernière, j'ai passé beaucoup de temps à regarder dans mon rétroviseur, à économiser les pneus, à défendre ma position. Au lancement de la voiture, je me suis dit que cette année, j'aimerais pouvoir faire de vraies courses, attaquer, ne pas trop me soucier des pneus et regarder vers l'avant plutôt que vers l'arrière. Et c'est exactement ce que nous avons obtenu. J'ai effectué une course offensive, j'avais un très bon rythme. » Hélas, les deux bolides rouges ont été ralentis en début d'épreuve par de gros soucis de freins. Leclerc a été le plus éprouvé: « La répartition de freinage était débile: ça ne freinait pas à droite et trop à gauche. Je suis déçu, j'ai perdu des points ce soir. » Aussi, Frédéric Vasseur tire un bilan mitigé de cette première manche: « Le positif est qu'on a fait un pas en avant par rapport à 2023. Carlos a pu se battre contre Pérez. Il y a un an, on était à une seconde de Red Bull, maintenant on est à cinq ou six dixièmes. On ne s'en contente pas, mais c'est une bonne base. On a aussi un bon rythme sur un tour. Le négatif, c'est le problème de freins qui a ruiné le début de course de Charles. Mais quand celui-ci a disparu, il a effectué une bonne remontée. »

 

Du côté de Mercedes, la soirée de George Russell et de Lewis Hamilton a été gâchée par des problèmes de refroidissement. « Nous avions une surchauffe massive du moteur et la batterie ne fonctionnait pas correctement », explique le plus jeune des Britanniques. « J'ai fait un très bon départ, j'ai pris la deuxième place et puis tout d'un coup, j'ai eu de grosses alarmes rouges sur mon volant et je n'avais plus de batterie. J'ai dû couper le courant et je perdais environ quatre dixièmes par tour rien qu'en puissance. Mais ce n'est pas inquiétant pour la suite, il nous suffira d'ouvrir davantage la carrosserie. » Toto Wolff s'alarme davantage du rythme en course de la W15 qui n'a pas correspondu aux prévisions: « Nous n'étions pas aussi rapides que nous l'avions espéré. Nous sommes la troisième force, derrière Red Bull et Ferrari... à des années-lumière de Verstappen. » Le directeur technique James Allison a beau proclamer que la W15 constitue un vrai pas en avant, il a encore du pain sur la planche...

 

Les McLaren n'ont pas brillé ce week-end, mais le clan papaye souligne que le circuit de Sakhir ne lui était pas favorable et préfère comparer cet honnête début de saison avec celui, catastrophique, de 2023. « On a fait mieux que prévu, assure Lando Norris. Nous avons eu quelques problèmes d'équilibre avec le plein, mais nous sommes proches de Mercedes. Bien sûr il faut s'améliorer, mais pour moi, c'est week-end positif. » Son équipier Oscar Piastri est moins enthousiaste: « Je pense que terminer huitième et sixième n'était pas ce que nous voulions. Mais ce n'est pas une mauvaise façon de commencer la saison étant donné nos prestations passées ici. Cela dit, si notre rythme en course est bon, on aurait pu peaufiner la stratégie. » Le jeune Australien n'est pas content d'avoir cédé la septième place à Lewis Hamilton dans les stands...

 

Pour ce qui concerne le reste de la grille, cette première course fut encourageante pour et Stake, décevante pour Williams, frustrante pour Visa Cash RB qui doit gérer la nouvelle saute d'humeur de Yuki Tsunoda. Quant à Alpine-Renault... Même si les A524 ne sont pas larguées par un peloton fort resserré, elles n'en sont pas moins les plus mauvaises machines de ce début de championnat. « Nous savions que le début de saison serait difficile et il l'a été, reconnaît Bruno Famin. Cela dit, nous faisons tout ce que nous pouvons avec ce que nous avons actuellement. Bravo à l'équipe et aux pilotes pour leurs efforts au cours des deux dernières semaines à Bahreïn. » Mais l'heure est encore à la restructuration à Enstone puisque les départs de Mark Harman et Dirk de Beer sont confirmés ce samedi soir...

 

Sources :

- https://motorsport.nextgen-auto.com/

Tony