Tony GAZE
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Frederick Anthony Owen Gaze
Nation : Australie
Né le 3 février 1920 - Melbourne (Victoria)
Décédé le 29 juillet 2013 - Geelong (Victoria) - 93 ans
Premier Grand Prix :
Belgique 1952
Dernier Grand Prix :
Allemagne 1952
Meilleur classement :
15e
Meilleure qualification :
14e
Jamais classé en Championnat du Monde
1952
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Position à l'arrivée

Né à Melbourne, Frederick Anthony est un grand pilote d'essais dans l'aviation lors de la seconde guerre mondiale. Il est engagé au sein de la Royal Air Force en mars 1941 dans l'escadrille de Douglas Bader. Son avion est abattu en 1943 au-dessus du Tréport, mais il s'en sort indemne, et il fait partie du débarquement allié en Normandie en juin 1944. Après être passé aux jets, Tony est nommé chef d'escadrille avant que la guerre ne se termine. Son courage et ses douze avions ennemis abattus, lui valent d'être décoré de l'ordre de la Croix volante.

 

En 1946, Tony fait appel au duc de Richmond, pour participer à la réalisation d'un circuit automobile sur l'aérodrome de Westhampnett. C'est sur ce circuit que les aviateurs passaient leurs permissions au volant de MG. Le duc accepte, et après quelques aménagements, la base de Westhampnett devint le circuit de Goodwood. Tony décide de retourner en Australie poursuivre sa carrière de pilote, avec une Alta de l'entre-deux-guerres, avec plus ou moins de réussite.

 

En 1951, Tony retourne en Angleterre et pilote pour Geoffrey Taylor les nouvelles Alta. Il participe à une course de F1 hors championnat, le BRDC International Trophy, où il est victime d'un accident. La suite de la saison se résume en de nombreuses participations sur Alta en Formule 2. Sa meilleure performance en course est une huitième place acquise en deux occasions, le Grand Prix commémoratif du 5ème siècle de la découverte de l'Amérique, et lors de l'Eifelrennen.

 

En 1952, après une cinquième place lors de la Lavant Cup, il achète une HWM-Alta à John Heath et continue de courir en F2. Or, cette année-là, le championnat du monde de F1 s'est métamorphosé en championnat de F2, et Tony décide d'inscrire sa monoplace pour quelques courses du championnat. En Belgique, il termine quinzième et dernier avec six tours de retard. En Grande-Bretagne il doit abandonner après un mauvais départ, où il se retrouve bon dernier. En Allemagne, il se maintient à une honorable huitième place avant que sa boite de vitesse ne rende l'âme. Enfin, sur l'autodrome de Monza, il rate les qualifications, avec le trentième temps, quand seuls les vingt-quatre premiers sont qualifiés pour la course du dimanche. Cela marque la fin de la carrière de Tony en F1.

 

Tony continue de courir en Formule 2, terminant cinquième à Cadours, et au pied du podium lors du National Trophy. Mais à partir de 1953, il délaisse les F2 pour les voitures de sport, où il espère avoir plus de succès. Il termine quatrième du Tourist Trophy avec Graham Whitehead. L'année suivante, au volant d’une HWM, il se classe de nouveau quatrième à Aintree, et septième à Reims, puis remporte la victoire lors du Crystal Palace. Il participe également à une course de F1 hors championnat, le Grand Prix de Nouvelle-Zélande, et se classe troisième.

 

En 1955, il court de moins en moins, il se classe troisième de nouveau en Nouvelle-Zélande. Enfin, l'année suivante, la victoire lui échappe encore une fois lors du Grand Prix de Nouvelle-Zélande, il termine deuxième à une quarantaine de secondes de Moss, et participe aux 24 heures du Mans. Par la suite, Tony va délaisser sa carrière de pilote pour promouvoir le développement du sport automobile en Australie, notamment dans le domaine de la construction de circuits à l'européenne dans ce pays.

 

En 2006, il fut décoré de la médaille de l'ordre australien pour services rendus au sport automobile dans son pays natal.

Julien