Mauricio GUGELMIN
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Né le 20 avril 1963 - Joinville (Santa Catarina) - 63 ans
Nation : Brésil
Premier Grand Prix :
Brésil 1988
Dernier Grand Prix :
Australie 1992
Meilleur classement :
3e
Meilleure position de départ :
5e
 
Meilleur classement en Championnat du Monde : 13e en  1988
1988
13
1989
16
1990
18
1991
nc
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Position sur la grille de départ
Moyenne: 15,88
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Position à l'arrivée
Moyenne: 9,19

Vieil ami d'Ayrton Senna avec qui il a couru en karting, Mauricio Gugelmin ne connaîtra pas une carrière aussi brillante que celle de Magic.


Il commence sa carrière automobile dans le karting, avec Ayrton Senna pour adversaire. Il remporte le titre national en 1980, puis la couronne brésilienne de Formule Fiat l'année suivante. Avec Senna, il part en Europe, où il court d'abord en Formule Ford 1600, catégorie dans laquelle il s'impose lors de treize épreuves et remporte logiquement le titre britannique. En 1983, il passe au championnat de Formule Ford 2000 et décroche le titre européen de la discipline l'année suivante.


En 1985, il dispute le championnat de Formule 3 britannique. Sur les dix-huit manches, il monte douze fois sur le podium, dont trois fois sur la plus haute marche, et remporte le titre. La même année, il remporte une victoire importante lors du Grand Prix de Macao, considéré comme l'équivalent du championnat du monde de F3.


Le pilote brésilien gravit les échelons et dispute le championnat de Formule 3000 en 1986, au volant d'une March 86B. Mais cette fois, la réussite n'est pas au rendez-vous, hormis quelques coups d'éclat, comme à Vallelunga, où il termine au pied du podium après être parti de la première ligne. La saison s'avère décevante, Mauricio manquant même la qualification au Mugello. En 1987, il change d'écurie et dispose d'un matériel plus efficace avec une Ralt RT21/87. Il entame la saison par une victoire à Silverstone. Fréquemment aux avant-postes, il doit cependant faire face à une série noire de plusieurs courses où sa voiture le trahit. Ses deux pole positions et ses quatre podiums lui permettent toutefois de terminer quatrième du championnat et d'intégrer la catégorie reine la saison suivante.


En F1 avec March

En 1988, il est engagé par l'écurie March pour piloter la 881 conçue par le jeune ingénieur Adrian Newey. Ses débuts sont difficiles : la voiture manque de fiabilité et le Brésilien ne voit le drapeau à damier qu'une fois lors des six premières manches, terminant quinzième à Saint-Marin. A partir du Grand Prix de France, où il se classe huitième, la situation s'améliore. En Grande-Bretagne, il se qualifie cinquième et, malgré des conditions climatiques défavorables, termine quatrième. Après une nouvelle huitième place en Allemagne, il marque deux autres points sur le Hungaroring en terminant cinquième. Il ne marquera plus de point lors des manches suivantes, mais se classera néanmoins troisième huitième en Italie et septième en Espagne. Il termine sa première saison en Formule 1 à la treizième place du championnat.


L'année suivante, Mauricio démarre en trombe. Lors de la première manche, disputée devant son public sur le circuit de Jacarepaguá et avec la même voiture qu'en 1988, il s'élance en douzième position, réalise une belle remontée et monte sur son premier podium en F1, en terminant troisième. Mais la suite de la saison est laborieuse, d'abord à cause de la fiabilité de la voiture, mais aussi à cause du manque de performance. Après deux abandons, March présente sa nouvelle CG891 au Grand Prix du Mexique, qui se termine samedi pour Mauricio, qui n'est pas parvenu à se qualifier. Il enchaîne ensuite les abandons, ainsi qu'une disqualification aux Etats-Unis et une arrivée non classée (neuf tours de retard) en France, où il réalise néanmoins le meilleur tour en course après été victime d'un spectaculaire accident lors du premier départ.


Leyton House

En 1990, il dispute sa troisième saison complète en Formule 1 au sein de l'écurie Leyton House (le nouveau nom de March). Au volant de la CG901, une monoplace motorisée par un moteur V8 Judd, le Brésilien connaît une première moitié d'année catastrophique. La monoplace souffre en effet d'un défaut aérodynamique majeur sur les circuits bosselés, ce qui entraîne une série de quatre non-qualifications lors des six premières manches. La situation s'améliore en juillet, en France, grâce à l'introduction d'évolutions techniques qui lui permettent de se qualifier dixième. A la mi-course, il est deuxième, derrière son coéquipier Ivan Capelli, mais doit abandonner à cause d'un problème moteur, tandis que l'Italien termine deuxième. Après une huitième place en Hongrie, il marque son unique point de la saison en terminant sixième en Belgique.


Maurício poursuit sa carrière avec Leyton House en 1991. L'écurie troque son bloc Judd pour le nouveau moteur V10 Ilmor. Le pilote brésilien traverse une année particulièrement éprouvante, marquée par une fiabilité mécanique désastreuse qui provoque de nombreux abandons en cours d'épreuve. Malgré une pointe de vitesse qui lui permet de se qualifier régulièrement dans la première moitié de la grille de départ, les pannes de moteur, de boîte de vitesses ou de composants électriques anéantissent ses chances de briller en course. Lors du Grand Prix de France, il réalise une prestation solide et franchit la ligne d'arrivée à la septième place, à deux points de la zone de points. A l'automne, la situation de l'équipe se détériore fortement à la suite de l'arrestation du propriétaire de l'écurie, Akira Akagi, pour malversations financières. L'écurie parvient cependant à disputer l'intégralité du championnat, retrouvant même des performances. Au Portugal, il se qualifie à la septième place et termine à la même position. Après une nouvelle septième place en Espagne, il se classe huitième au Japon. Il conclut sa saison par un abandon en Australie à la suite d'un accident, et termine le championnat sans avoir marqué le moindre point.


Jordan

En 1992, il rejoint l'écurie Jordan, apportant avec lui un sponsor brésilien et bénéficiant du soutien de son ami Ayrton Senna, qui a obtenu pour lui ce volant. Au volant de la Jordan 192 motorisée par un moteur V12 Yamaha, le pilote brésilien se retrouve confronté à une monoplace rétive et particulièrement fragile sur le plan mécanique : le bloc nippon souffre en effet d'un manque de fiabilité chronique et de problèmes de surchauffe. En qualifications, il peine à s'extraire de la seconde moitié de la grille et se retrouve le plus souvent au-delà de la 20e position. Ses seuls résultats probants se résument à des courses d'attente qui lui permettent de rallier l'arrivée. Sa meilleure performance de l'année intervient lors du Grand Prix de Saint-Marin, où il échoue à la porte des points en terminant septième. Au terme d'une saison blanche et éprouvante, il décide de quitter la Formule 1.


L'après-F1

Sans volant au début de la saison 1993, Mauricio est engagé par l'écurie Dick Simon Racing pour participer aux trois dernières épreuves de la saison de CART. L'année suivante, il devient titulaire au sein de l'équipe Chip Ganassi. Cette équipe, qui avait un budget limité, misait tous ses espoirs sur Michael Andretti et n'a pas fourni à Mauricio l'assistance nécessaire pour briller. Après une année frustrante, il rejoint l'écurie Pac West en 1995, avec laquelle il courra le reste de sa carrière américaine. Il entame la saison par une deuxième place à Miami, puis enchaîne avec plusieurs places d'honneur. Il mène même une partie de l'Indy 500, terminant à une belle sixième place, et conclut l'année avec un autre podium à Monterey.


Il monte deux fois sur le podium en 1996 et décroche enfin une victoire en CART sur le circuit de Vancouver en 1997. Cette même année, il décroche également deux deuxièmes places et trois pole positions, pour finalement terminer quatrième du championnat. Le pilote brésilien décroche d'autres places d'honneur et renoue avec le podium en 2000 à Nazareth.


En 2001, lors de la manche disputée sur l'anneau du Texas Motor Speedway, les voitures atteignent des vitesses de près de 370 km/h, soumettant les pilotes à des forces G importantes pouvant entraîner des maux de tête, voire des vertiges. Le vendredi, lors des essais, Mauricio est victime d'un accident et sa voiture percute violemment le mur. Bien qu'il n'ait pas été grièvement blessé, il a perdu connaissance pendant l'accident.


A la fin de la saison, il prend sa retraite automobile, peut-être influencé par le décès de son fils, atteint de paralysie cérébrale, survenu plus tôt dans l'année. Il prend alors la direction d'une entreprise de matériel électrique nautique et dirige également une entreprise de reboisement au Brésil.

Julien