Fondateur : Charles (1893-1964) & John Cooper (1923-2000)
Nation : Royaume-Uni
Premier Grand Prix :
Monaco 1950
Dernier Grand Prix :
Monaco 1969
Meilleur classement :
1er
Meilleure position de départ :
1er
Classement en Championnat du Monde

Champion du Monde (Constructeurs) en 1959, 1960

Champion du Monde (Pilotes) en 1959 (Jack BRABHAM), 1960 (Jack BRABHAM)

342 points
2.67 pts / GP
18.00 pts / saison
000 829 tours en tête
004 537 km en tête
022 556 tours parcourus
127 001 km parcourus
11
1
14
2
14
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16
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Position sur la grille de départ
Moyenne: 12,12
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2
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3
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4
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29
6
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1
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33
34
Position à l'arrivée
Moyenne: 6,74

Cooper a inscrit son nom au palmarès de la Formule 1 grâce à ses monoplaces à moteur arrière et au pilote Jack Brabham.


Charles Cooper
Charles Cooper
John Cooper
John Cooper
Avant la guerre, Charles Cooper était mécanicien. En 1948, il a décidé de construire une voiture pour son fils John, en y installant un moteur de moto. Cette voiture fait son apparition lors du Grand Prix de Monaco de 1948, avec Harry Schell au volant, équipée d'un moteur JAP. Ce dernier n'aura pas le temps de démontrer ses capacités. N'ayant pas réalisé de temps lors des qualifications, il s'élance du fond de la grille et se retrouve pris dans l'énorme carambolage provoqué par Giuseppe Farina au premier tour.


Il faudra attendre 1952 pour revoir des Cooper en F1. En 1952, le Britannique Mike Hawthorn parvient à se classer troisième du Grand Prix de Grande-Bretagne avec une T20 équipée d'un moteur Bristol. La saison suivante, la Cooper Car Company est créée. Hormis Stirling Moss, aucun pilote ne parviendra à se classer au championnat. De 1954 à 1957, les Cooper ne feront que de brèves apparitions en F1.


La saison 1958 marque un tournant pour Cooper. L'écurie récupère le moteur Coventry-Climax, l'un des plus performants des années 1960, ainsi que le pilote Stirling Moss. Grâce à un coup de bluff orchestré par l'écurie, Moss parvient à battre les Ferrari en Argentine, qui doivent s'arrêter pour ravitailler, tandis que la Cooper court la course sans s'arrêter. Il s'agit de la première victoire d'un moteur arrière. Moss partit ensuite pour Vanwall, mais à Monaco, Trintignant remporta une nouvelle victoire. Cooper est donc en position de force pour le championnat du monde des constructeurs. Mais la suite de la saison verra les Vanwall revenir devant et remporter le titre.


Mais l'idée des moteurs à l'arrière était la bonne. En 1959, Jack Brabham revient chez Cooper tandis que Vanwall quitte la Formule 1. Avec l'ajout de la compétitivité des moteurs Climax et du talent de l'Australien Jack Brabham, l'écurie Cooper remporta cinq victoires, dont deux pour Brabham. Ce dernier obtint le titre mondial à la fin de la saison lors de la dernière épreuve, que Bruce McLaren remporta avec la T51, devenant le plus jeune vainqueur de la Formule 1 (sans compter Troy Ruttman), tandis que Brabham, victime d'une panne d'essence, poussa sa voiture jusqu'à la ligne d'arrivée en quatrième position.


La saison 1960 sera encore meilleure pour l'écurie. Après un bon début de saison de McLaren, Brabham remporte cinq victoires consécutives, une performance jamais vue depuis Alberto Ascari ! A la fin de la saison, les Cooper et Brabham ont écrasé la concurrence.


Mais cette période faste est révolue. En 1961, avec le changement de réglementation auquel Ferrari s'était préparé depuis longtemps, les Cooper ne peuvent plus lutter. En 1962, Bruce McLaren ramène Cooper sur le devant de la scène lors du Grand Prix de Monaco, mais il est rapidement dépassé par Hill et Clark sur les Lotus. Petit à petit, la marque s'enfonce, jouant de moins en moins les trouble-fête face aux Lotus, Ferrari et BRM. Après quelques années difficiles, Cooper revient au premier plan en 1966 avec un châssis monocoque. Avec cette voiture équipée d'un moteur Maserati, John Surtees remporte le Grand Prix du Mexique et Cooper se replace en troisième position. L'année suivante, Pedro Rodríguez apporte la victoire en début de saison, mais face aux Brabham-Repco, Cooper n'est pas compétitif. L'écurie terminera cependant troisième du championnat. Puis, en 1968, c'est à nouveau la chute, marquée par l'accident de John Cooper alors qu'il testait une voiture.


La dernière apparition d'une Cooper en course a lieu à Monaco en 1969, avec Vic Elford au volant. Il termine septième, à six tours du vainqueur.

Julien