Brett LUNGER
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Robert Brett Lunger
Né le 14 novembre 1945 - Wilmington (Delaware) - 80 ans
Nation : Etats-Unis
Premier Grand Prix :
Autriche 1975
Dernier Grand Prix :
Etats-Unis 1978
Meilleur classement :
7e
Meilleure position de départ :
13e
 
Jamais classé en Championnat du Monde
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Position sur la grille de départ
Moyenne: 21,06
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Position à l'arrivée
Moyenne: 11,43

Brett Lunger ne parviendra pas à réitérer ses brillants résultats en Formule 1, qu'il avait obtenus en F5000.


Robert est l'un des héritiers de la famille DuPont, originaire de France et installée à Wilmington depuis 1802. L'usine de cette famille a fourni une grande quantité d'explosifs pour la Première Guerre mondiale. Il se passionne pour le sport automobile dès l'âge de vingt ans et débute en pilotant une Corvette. Il passe très rapidement au championnat de voitures de sport Can-Am sur une Lola. En 1967, il est engagé par Caldwell Autodynamics et dispute une dizaine de courses sur deux saisons avec une McLaren entre les mains, puis une voiture directement sortie de l'usine Caldwell. Il ne finit jamais mieux qu'à la dixième place.


A la fin de l'année 1968, Brett doit effectuer son service militaire. Après un entraînement de base, il est envoyé au Viêt Nam avec les Marines pour des missions de reconnaissance. Il y reste treize mois avant d'être démobilisé et de revenir aux Etats-Unis poursuivre sa carrière automobile.


Il dispute une partie de la saison 1971 du championnat L&M de Formule 5000 américaine, se retrouvant à deux reprises sur le podium avant de décrocher sa première victoire sur le circuit de Brainerd, dans le Minnesota. Il passe de l'autre côté de l'Atlantique pour courir quelques courses de Formule 2. Il est engagé par Space Racing et court sur une March. L'ensemble de la saison est très décevant : il manque de se qualifier à plusieurs reprises et de se classer, mais Brett se classe quatrième de la course de Mantorp et termine vingt-quatrième au championnat. Il dispute également le World Championship Victory Race avec une McRae au milieu de Formule 1. Le pilote américain décide alors de retourner à la Formule 5000 et dispute à la fois le championnat américain et le championnat britannique. Aux Etats-Unis, Brett termine troisième à Watkins Glen et deuxième à Pocono, tandis qu'en Grande-Bretagne, il se classe deuxième à Brands Hatch et Silverstone, avant de s'imposer à Snetterton puis à Mallory Park. En 1974, il privilégie les épreuves américaines et ne court qu'épisodiquement en Europe. Une fois encore, la victoire lui échappe à domicile, mais il termine sur le podium à Mid-Ohio et Mosport.


En 1975, il mène une carrière sur deux fronts, entre l'Amérique du Nord et l'Europe. Il commence sa saison en participant principalement au championnat de Formule 5000, au volant d'une Lola T332. Il obtient des résultats probants, notamment une victoire au Grand Prix du Minnesota, sur le circuit de Brainerd, en août, ce qui lui permet de terminer troisième du championnat.


En F1 avec Hesketh

Cette même année, ses soutiens financiers lui permettent de faire ses débuts en Formule 1. Il rejoint l'écurie Hesketh Racing pour piloter une Hesketh 308 équipée d'un moteur Ford-Cosworth, et devient ainsi le coéquipier de James Hunt. Il fait ses débuts dans la catégorie reine lors du Grand Prix d'Autriche. Qualifié en 17e position, il termine la course à la 13e place. Il participe ensuite au Grand Prix d'Italie, où, après s'être élancé de la 21e place sur la grille, il remonte dans le classement pour franchir la ligne d'arrivée à la dixième place. Sa saison de Formule 1 se clôture en octobre par son Grand Prix national à Watkins Glen, où il se fait remarquer lors des qualifications à la suite d'un accident spectaculaire au cours duquel sa voiture s'envole avant de retomber heureusement sur ses roues avant. Il s'en sort sans dommage, et parvient à se qualifier au dix-huitième rang malgré les importants dégâts subis par sa voiture. Lors de la course, il est contraint à l'abandon à douze tours de l'arrivée, après avoir heurté un rail alors qu'il occupait la neuvième place.


Surtees

En 1976, il est engagé par l'écurie Surtees, où il pilote la TS19. Sa saison débute au Grand Prix d'Afrique du Sud, qu'il termine à la onzième place. Cependant, le début de sa saison européenne est marqué par des performances irrégulières. Après deux non-qualifications aux Etats-Unis et en Espagne, il abandonne en Belgique à la suite d'un incendie. Il enchaîne ensuite deux arrivées consécutives en Suède et en France, se classant à la 15e et à la 16e place. Le 1er août, lors du Grand Prix d'Allemagne sur le Nürburgring, il est impliqué dans l'accident de Niki Lauda. Sa monoplace percute la Ferrari en perdition qui obstrue la piste. Il s'extrait rapidement de son véhicule et participe activement, avec l'aide d'autres pilotes, au sauvetage de Lauda, piégé dans les flammes. Les courses en Italie et au Canada se soldent par une 14e puis une 15e place. A Watkins Glen. Il conclut son année en Formule 1 par une onzième place, son meilleur résultat de la saison.


March

L'année suivante, il dispute le championnat du monde de Formule 1 au sein de sa propre écurie, le Chesterfield Racing. Il commence sa saison au Grand Prix d'Afrique du Sud, au volant d'une March 761, et se qualifie en 23e position. Il termine la course au 14e rang. A Long Beach, il abandonne après avoir été percuté par Carlos Reutemann. En Espagne, il se classe onzième.


McLaren

A partir du Grand Prix de Belgique, son équipe fait l'acquisition d'une McLaren M23, châssis qu'il utilise pour le reste de la saison. Mais lors de son premier Grand Prix avec la McLaren, il rencontre un problème moteur au moment de se placer sur la grille de départ et ne prend pas le départ. Lors de l'épreuve suivante, en Suède, il franchit la ligne d'arrivée à la onzième place. Mais en France, il ne parvient pas à se qualifier. Il se classe ensuite treizième en Grande-Bretagne, puis abandonne en Allemagne. La seconde partie de la saison européenne est marquée par une meilleure régularité dans les résultats. Il se classe dixième en Autriche, puis réalise sa meilleure performance de l'année en terminant à la neuvième place aux Pays-Bas. Après un abandon en Italie, il enchaîne avec une dixième place à Watkins Glen pour le Grand Prix des Etats-Unis Est, puis une onzième place au Canada, malgré un abandon à trois tours de l'arrivée.


En 1978, il poursuit sa carrière en Formule 1 au sein de l'écurie BS Fabrications, avec le soutien de son sponsor Chesterfield, au volant d'une McLaren M23. Lors de la première épreuve en Argentine, il se classe treizième, puis abandonne au Brésil en raison d'une surchauffe moteur. Après une onzième place en Afrique du Sud, il connaît ensuite une période difficile marquée par des non-qualifications aux Grands Prix des Etats-Unis Ouest à Long Beach et de Monaco. Lors du Grand Prix de Belgique, il pilote une McLaren M26 et franchit la ligne d'arrivée en septième position, signant ainsi son meilleur résultat en carrière. Il est toutefois de nouveau non qualifié lors des deux épreuves suivantes. Après un abandon en France, il se classe huitième au Grand Prix de Grande-Bretagne à Brands Hatch, puis est de nouveau non qualifié en Allemagne. Il se classe ensuite huitième en Autriche, puis abandonne aux Pays-Bas et en Italie, lors du dramatique carambolage du départ.


Ensign

A la suite du retrait de son équipe, Brett rejoint l'écurie Ensign pour piloter une N177 lors du Grand Prix des Etats-Unis. Sous ses nouvelles couleurs, il se classe treizième, mais Mo Nunn, le patron de l'équipe, décide de ne pas poursuivre l'aventure avec lui.


L'après-F1

Il participe ensuite à quelques courses de voitures de sport dans le championnat IMSA, terminant troisième aux 6 Heures de Riverside en 1979 et aux Lumbermens 500, au volant d'une Porsche 935.


Il se retire ensuite du sport automobile international pour se consacrer au monde des affaires et à l'aviation. Il devient pilote de ligne et se consacre notamment à des missions de transport médical bénévole. Il rejoint l'organisation Angel Flight Network, où il pilote des avions pour transporter gratuitement des patients vers des centres de soins spécialisés.


Au fil des décennies suivantes, il réapparaît occasionnellement dans le milieu de l'automobile lors d'événements historiques. Il participe à des démonstrations et à des courses de véhicules de collection, notamment lors du Festival de vitesse de Goodwood.

Julien