AJ FOYT
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Antony-Joseph Foyt
Né le 16 janvier 1935 - Houston (Texas) - 91 ans
Nation : Etats-Unis
Premier Grand Prix :
Indianapolis 1958
Dernier Grand Prix :
Indianapolis 1960
Meilleur classement :
10e
Meilleure position de départ :
12e
 
Jamais classé en Championnat du Monde
1958
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1959
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1960
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Position sur la grille de départ
Moyenne: 15
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Position à l'arrivée
Moyenne: 17
• Champion de l'USAC en 1960, 1961, 1963, 1964, 1967, 1975 et 1979
• Vainqueur des 500 miles d'Indianapolis en 1961, 1664, 1967 et 1977
• Vainqueur des 24 Heures du Mans en 1967

Entre 1950 et 1960, les 500 Miles d'Indianapolis étaient considérés comme une épreuve de Formule 1. L'occasion de revenir sur le plus grand pilote de cette épreuve, AJ Foyt.


AJ a commencé par travailler sur les midgets de son père, un mécanicien passionné de course automobile. En 1953, il abandonne ses études pour entamer sa carrière. Très vite, ses talents l'obligèrent à quitter le Texas, ce qui était onéreux. Mais après avoir remporté le championnat texan de Midget en 1957, ses problèmes financiers s'étaient amoindris. Il est vite repéré et gravit rapidement les échelons. En 1958, il participe ainsi pour la première fois aux 500 Miles d'Indianapolis.


Pour un débutant, il ne se débrouille pas si mal, puisqu'il se qualifie à la douzième place sur la grille, mais un tête-à-queue le fait terminer à la seizième place. L'année suivante, il termine dixième de l'épreuve, à plus de quatre minutes du vainqueur, Rodger Ward. En 1960, il est contraint à l'abandon vers la mi-course. Cette saison-là, il remporte quatre victoires dans le championnat USAC et décroche son premier titre. En 1961, il remporte pour la première fois l'Indy 500, avec huit secondes d'avance sur Eddie Sachs. Il remporte trois autres courses au championnat et conserve sa couronne. En 1962, AJ remporte encore quatre courses, mais c'est Ward qui remporte le championnat. Il prend sa revanche l'année suivante avec cinq victoires à la clé.


En 1964, il remporte sa deuxième victoire à Indianapolis, avec plus d'une minute et demie d'avance sur Ward, et conserve son titre de champion. Cette année-là, il est engagé par BRM pour disputer les Grands Prix des États-Unis et du Mexique, mais il choisit finalement de ne pas y participer.


En 1965, lors d'une course de stock-car à Riverside, il est victime d'un accident qui lui brise le dos. Contre toute attente, il retrouve ses forces et remporte cinq victoires ainsi que dix pole positions pour la seule saison 1965 ! L'année suivante, un autre accident à Milwaukee lui vaut d'être brûlé au visage et aux mains. N'ayant gagné aucune course, les médias parlent déjà de la retraite pour AJ.


La réponse ne tarde pas : en 1967, il remporte l'Indy 500 pour la troisième fois et décroche un cinquième titre USAC. Cette année-là, il participe (pour la première et dernière fois) aux 24 Heures du Mans avec son compatriote Dan Gurney, au volant d'une Ford G40. Le duo prend la tête de la course dès la deuxième heure et la conserve jusqu'à l'arrivée, établissant un nouveau record de distance. Inscrit au Grand Prix de Belgique avec une Eagle-Climax, il ne peut y prendre part, car il dispute le même jour une course à Langhorne.


De 1968 à 1974, il est surclassé par Mario Andretti, Bobby et Al Unser. En 1972, il est victime d'un accident qui lui vaut des brûlures et une fracture du bras, ce qui le contraint à trois mois de convalescence. Mais en 1975, il remporte un sixième titre USAC, après avoir gagné sept courses. De 1976 à 1978, il remporte sept victoires, dont les 500 miles d'Indianapolis en 1977 pour la quatrième et dernière fois. Un record qu'il partage avec Ricky Mears et Al Unser.


En 1979, pour la dernière année de l'USAC, AJ remporte cinq victoires et s'adjuge un septième titre. Cette même année, il participe, à titre privé, au nouveau championnat CART, qu'il disputera jusqu'en 1993. Il dispute 85 courses, mais ne remporte aucune victoire, se contentant de deux deuxièmes places.


Le 30 mai 1992, à l'âge de 57 ans, il participe pour la 35e fois consécutive aux 500 Miles d'Indianapolis ! En 1993, bien qu'il soit engagé, il décide de se retirer avant le départ.


Après sa retraite de pilote, en 1993, il se consacre à la direction de l'écurie qu'il a fondée en 1965. L'équipe décroche de nouveaux titres avec Scott Sharp en 1996 et avec Kenny Bräck en 1998, puis remporte une nouvelle fois les 500 Miles d'Indianapolis en 1999 avec ce dernier.

Julien