Bien qu'il soit un bon pilote, Wilson Fittipaldi a toujours été éclipsé par son frère cadet, double champion du monde.
Il a fait un bref passage en Europe en 1966, puis retourne au Brésil pour piloter des voitures de sport et des Formule Ford. Il faudra attendre 1970 pour le revoir sur le Vieux Continent : il court alors le championnat britannique de Formule 3 et remporte la course de Silverstone. Ce résultat l'encourage à rejoindre son frère en Formule 2. Lors de sa première course, à Hockenheim, il termine quatrième. A Vallelunga, il se classe deuxième, derrière François Cevert, puis monte à nouveau sur le podium à Hockenheim. Il passe un accord avec Bernie Ecclestone, alors directeur de l'écurie Brabham, et en 1972, il fait son entrée dans le championnat du monde de Formule 1.
En F1 Avec Brabham
Sa première course est le Grand Prix du Brésil, qui ne compte pas pour le championnat. Il termine à la troisième place, un bon début qui ne reflète pas l'ensemble de la saison à bord de la BT34, où il ne marquera aucun point, tandis que son frère cadet devient le plus jeune champion du monde de cette discipline.
En 1973, il dispute sa deuxième saison complète en Formule 1, toujours aux côtés de l'Argentin Carlos Reutemann. Dès la manche d'ouverture en Argentine, il parvient à rallier l'arrivée en sixième position, marquant un point au championnat. Son Grand Prix national au Brésil se solde par un abandon précoce. Il dispose de la nouvelle Brabham BT42 dès le début de la campagne européenne. Sa saison est marquée par une fiabilité mécanique aléatoire qui le contraint souvent à l'abandon. A Monaco, il se hisse jusqu'à la troisième place, mais son alimentation le lâche. Sa performance la plus notable survient début août sur le difficile tracé du Nürburgring, lors du Grand Prix d'Allemagne. Qualifié en milieu de grille, il réalise une course solide et remonte jusqu'à la cinquième place. La fin de saison est plus difficile, marquée par un accident aux Pays-Bas et des courses hors des points au Canada et aux Etats-Unis. Wilson Fittipaldi termine l'année à la quinzième place du classement mondial.
Copersucar
L'année suivante, il n'est plus en Formule 1, mais travaille sur un projet qui lui tient à cœur : une écurie brésilienne de F1, Copersucar. La saison 1974 est consacrée à la mise au point de la voiture, qui apparaît en course en 1975, mais qui n'est pas performante. Sa meilleure performance de la saison sera une dixième place, et il décide alors de raccrocher les gants, laissant le volant de sa monoplace à son frère.
C'est donc en tant que directeur d'écurie que Wilson poursuit sa carrière en Formule 1. Après des débuts difficiles, Copersucar commence à gagner en performance, Emerson terminant deuxième de son Grand Prix national en 1978 ! A partir de 1980, les voitures s'appellent Fittipaldi ; une saison au cours de laquelle les pilotes Fittipaldi et Rosberg terminent chacun sur le podium. Puis, c'est le déclin et la disparition de l'écurie à la fin de la saison 1982.
L'après-F1
Dans les années 1990, Wilson Fittipaldi reprend occasionnellement ses activités de pilote, tout en gardant un œil attentif sur son fils Christian, lui aussi pilote. Ensemble, ils remportent les Mil Milhas Brasileiras en 1994 sur une Porsche 911 Carrera. Il s'y impose également l'année suivante. En 2000, il pilote même un camion sur le Nürburgring.
Julien