Patrick Friesacher commence le karting à l'âge de 10 ans. Il y restera huit saisons, mais en 1997, il est victime d'un accident qui lui cause de graves blessures aux jambes.
En 1998, il part en France disputer le championnat de Formule Campus, qu'il termine à la troisième place. L'année suivante, il passe en Formule 3, catégorie Promotion, et termine de nouveau troisième du championnat. En 2000, il quitte la France pour passer de l'autre côté du Rhin et continue de courir en Formule 3, dans la catégorie BSR. Il décroche trois pole positions et s'impose à deux reprises dans la Sarre, se classant sixième du championnat.
En 2001, il fait ses premiers pas dans la catégorie supérieure, la F3000, avec l'écurie Red Bull Junior. Lors de sa deuxième course, à Imola, il se classe deuxième sur la grille de départ et cinquième à l'arrivée. Il monte à deux reprises sur la troisième marche du podium au cours de la saison. En 2002, il monte pour la première fois sur un podium en terminant deuxième de l'épreuve monégasque. L'année suivante, il commence le championnat par une deuxième place à Imola. Sa fin de saison est remarquable : après une troisième place à Hockenheim, il remporte enfin sa première victoire sur le Hungaroring. Il conclut ensuite sa saison par une deuxième place à Monza et une cinquième place au championnat. Mais cela ne suffit pas à convaincre Red Bull de le conserver dans son équipe.
Il est engagé par l'écurie Super Nova pour la saison 2004, puis rejoint Coloni en cours de saison. Avec cette équipe, il remporte une deuxième victoire en F3000, encore une fois sur le Hungaroring.
En F1 avec Minardi
En 2005, il décroche un volant en Formule 1 au sein de l'écurie Minardi, après être parvenu à réunir le budget nécessaire grâce à ses partenaires autrichiens. Pour les trois premières épreuves, il dispose de la Minardi PS04B, une monoplace vieillissante qui ne lui permet pas de quitter la dernière place sur la grille de départ. Il termine toutefois 17e en Australie et 12e à Bahreïn, faisant preuve d'une certaine fiabilité malgré le manque de compétitivité de sa voiture. A partir du Grand Prix de Saint-Marin, l'écurie introduit la nouvelle Minardi PS05. Ce changement technique s'avère difficile pour lui, qui subit trois abandons consécutifs. Lors du Grand Prix des Etats-Unis, sur le circuit d'Indianapolis, seules six voitures prennent le départ, en raison du retrait des écuries équipées de pneus Michelin. Equipé de pneus Bridgestone, il réalise une course solitaire et franchit la ligne d'arrivée en sixième position. Après cet « exploit comptable », il abandonne en France, puis termine à la 19e place en Grande-Bretagne. Sa situation contractuelle se dégrade brutalement à la mi-saison, lorsque ses sponsors personnels cessent de verser les sommes convenues à l'écurie. Faute de financement, il est officiellement remplacé par le Néerlandais Robert Doornbos, juste avant le Grand Prix d'Allemagne.
L'après-F1
Après avoir été évincé de la Formule 1, il participe aux deux courses de la manche mexicaine du championnat A1GP en 2006, se classant dixième et neuvième. En 2008, il se tourne vers l'endurance en s'engageant dans les American Le Mans Series avec l'écurie Risi Competizione.
Lors d'une séance d'essais à Magny-Cours avec une A1 GP, il est victime d'un accident violent à la suite de la rupture d'une suspension, ce qui lui provoque une fracture de plusieurs vertèbres. Cette blessure met un terme définitif à ses ambitions de compétition de haut niveau.
Il se reconvertit au sein de la structure Red Bull, son partenaire de longue date. Il devient instructeur permanent au Red Bull Ring et participe également à l'encadrement des jeunes talents de la filière autrichienne.
.