La carrière de Mike Wilds commence en 1965, lorsqu'il commence à courir en club avec une DRW, marquant le début de son parcours dans la course automobile. En 1966, il est victime d'un grave accident à Brands Hatch, qui lui cause une fracture du bassin et ralentit sa progression. Après une période de récupération et de reprise, sa carrière prend véritablement de l'ampleur en 1972, lorsqu'il est soutenu par le sponsor Dempster International, ce qui lui permet de s'engager officiellement en championnat britannique de Formule 3.
En 1972, il fait ses débuts en F3 avec une March 713 de l'année précédente, avec laquelle il monte sur la troisième marche du podium à Thruxton, puis pilote une Ensign LNF3. En 1973, il monte plusieurs fois sur le podium, puis décroche ses premières victoires en Formule 3 avec une March 733. Il termine sixième du championnat britannique de Formule 3 cette même année, démontrant ainsi un réel talent dans cette catégorie très compétitive. Il fait ensuite la transition vers une série plus puissante, la Formule 5000, avec une March 741 équipée d'un moteur Chevrolet, et décroche la deuxième place à Brands Hatch et à Mallory Park.
En F1 avec March puis Ensign
En 1974, il participe au Grand Prix de Grande-Bretagne de Formule 1 au volant d'une March 731, mais ne parvient pas à se qualifier. Après cet échec, il rejoint l'équipe Ensign, mais cet engagement est entravé par des difficultés techniques, notamment un système de carburant complexe provoquant une chute de pression dans les virages à gauche. Cela compromet ses performances lors des essais et l'empêche de se qualifier en Autriche, en Italie et au Canada. Lors du Grand Prix des États-Unis à Watkins Glen, il parvient enfin à se qualifier en 22e position sur la grille, juste à côté de son idole, Ronnie Peterson. Malgré une course difficile, marquée par un problème de pression de carburant qui l'oblige à effectuer un long arrêt, il parvient à terminer la course, même s'il n'est pas classé.
BRM
En 1975, il poursuit sa carrière en Formule 1 en rejoignant l'écurie Stanley BRM, avec laquelle il participe à deux Grands Prix d'Amérique du Sud. Il pilote une BRM P201 équipée d'un moteur V12, mais ses courses sont marquées par des abandons successifs. Lors du Grand Prix d'Argentine, il doit abandonner après 24 tours à cause d'une panne de moteur, et au Grand Prix du Brésil, il renonce au 22e tour en raison de problèmes électriques. Ses critiques sur le moteur V12 BRM, qu'il juge dépassé et qu'il souhaite voir remplacé par un moteur Ford DFV, ne sont pas bien reçues, ce qui conduit à son licenciement de l'équipe.
L'après-F1
Il ne parvient pas à retrouver de volant en Formule 1. Cependant, lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, il échoue à se qualifier avec une Shadow DN3. Il oriente ensuite son activité vers d'autres catégories de compétition automobile, notamment la Formule 2 et les courses de voitures de sport.
En 1977 et 1978, il remporte des succès notables dans le championnat britannique Aurora AFX, une compétition de Formule 2, et gagne la catégorie Formula Two en 1978 au volant d'une Ralt RT1. Cette réussite dans la Formule 2 démontre ses compétences et sa ténacité en dehors des projecteurs de la Formule 1. Parallèlement, il participe à la Formule 3 et continue de courir de manière régulière dans diverses séries nationales et européennes.
Durant les années 1980, il élargit sa carrière au sport automobile d'endurance et aux courses de voitures historiques. Il participe à plusieurs reprises aux 24 Heures du Mans, totalisant sept participations entre 1981 et 1988.
En 1994, il est invité au Festival of Speed de Goodwood pour piloter la Ferrari 312T3 de Gilles Villeneuve. Malheureusement, il est victime d'un accident et se casse la jambe.
Il retourne sur la piste en 1995 et devient champion de courses de voitures historiques sur une Chevron B31/36.
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