Michele ALBORETO
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Nacido el 23 diciembre 1956 - Milano (Lombardia)
Muerto el 25 abril 2001 - 44 años - Lausitzring (Deutschland) - Accident durant des essais pour les 24 Heures du Mans
Nacione : Italia
Primer Gran Premio :
San Marino 1981
Último Gran Premio :
Australia 1994
Mejor clasificación :
1.o
Mejor posición en parrilla :
1.o
 
Mejor clasificación en Campeonato del Mundo : 2a en  1985
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Posición sobre la parrilla de salida
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Posición a la llegada
Media: 7,51
• Vainqueur des 24 Heures du Mans en 1997

Depuis 1953, l'Italie attendait un champion du monde. Michele Alboreto aurait pu incarner ce renouveau, mais ce ne sera pas le cas.


Michele commence sa carrière automobile dans les années 1970. En 1978, il décroche le titre de champion d'Italie de Fiat Abarth. En 1980, il remporte quatre courses et le titre européen de Formule 3 avec une March-Alfa Romeo. La même année, il fait ses premiers pas dans les courses de voitures de sport. Avec Lancia, il participe à quatre courses et termine deuxième à trois reprises. L'année suivante, Ken Tyrrell le recrute pour son écurie de Formule 1.


Les heures de gloire de Tyrrell étant passées, Michele ne réalise pas d'exploits au volant de la 010, puis de la 011. Il trouve davantage de satisfaction dans les voitures de sport et remporte une victoire aux 6 Heures de Watkins Glen. Il dispute également le championnat de Formule 2 avec l'écurie Minardi et remporte le Grand Prix de l'Adriatique. La saison 1982 est bien meilleure : Michele monte sur son premier podium à Imola, une course marquée par le boycott de plusieurs écuries à la suite d'un désaccord entre la FISA et les constructeurs. Puis, en fin de saison, il remporte une victoire éclatante à Las Vegas. Il remporte également trois courses dans le championnat World Sportscar avec Lancia. Sa saison 1983 en Formule 1 est moins bonne, sauf à Détroit, où le pilote italien remporte la victoire. Impressionné par ce jeune pilote, Enzo Ferrari l'engage pour la saison 1984.


Cette saison est dominée par les McLaren-TAG-Porsche, mais Michele ne se laisse pas faire : il se positionne souvent aux avant-postes et, quand la voiture ne tombe pas en panne, il est toujours classé. Il remporte la victoire en Belgique, puis monte trois fois sur le podium en fin de saison. La saison 1985 restera dans les mémoires, pour le meilleur comme pour le pire. Lors des dix premières épreuves, il remporte deux victoires, au Canada et en Allemagne, et monte souvent sur le podium. Les Italiens ont bon espoir de voir leur compatriote triompher au plus haut niveau, car il mène le championnat. Mais, étrangement, la saison se termine par cinq abandons et c'est Alain Prost qui remporte le titre. Cet échec marque profondément Michele, qui ne remportera plus aucune course.


En 1986, Michele n'est plus le jeune pilote triomphant qu'il était. Il ne monte sur le podium qu'une seule fois, tandis que son coéquipier Johansson le dépasse. La situation ne s'arrange pas la saison suivante, face à Gerhard Berger qui le dépasse aisément en vitesse pure et au classement. Alors que Berger remporte les deux dernières courses de la saison, Michele ne comptabilise que trois podiums et douze abandons (dont onze consécutifs à des problèmes mécaniques) sur seize courses. En 1988, comme l'année précédente, Berger le dépasse. Michele réussit quelques beaux coups, mais sur la distance, il ne tient plus. A la fin de la saison, il est remercié par ses employeurs.


Michele revient chez Tyrrell et décroche une troisième place au Mexique. Cependant, un conflit oppose rapidement les sponsors, son écurie étant soutenue par Camel, tandis que Marlboro soutient le pilote. Il rompt son contrat et rejoint l'écurie Larrousse, équipée de monoplaces Lola. Celui qui se battait auparavant pour la victoire doit désormais se battre pour conserver sa place sur la grille de départ. En 1990, il est engagé par l'écurie Arrows. Il se qualifie toujours, mais ne marque jamais de points. En 1991, l'écurie prend le nom de son sponsor : Footwork. En 1991, il n'obtient aucun point, et en 1992, il en marque six. En 1993, il court pour Lola, puis pour Minardi en 1994, marquant un point à Monaco, avant de jeter finalement l'éponge.


En 1995, Michele décroche un volant dans le championnat DTM avec Alfa Romeo. En 1996 et 1997, il participe à quelques courses du championnat IRL. Son meilleur résultat est une troisième place à Loudon. En 1996, il est également engagé par l'écurie Joest Racing pour les 24 Heures du Mans. En 1997, associé à Stefan Johansson et Tom Kristensen, il renoue avec la victoire après douze années de disette, au volant d'une TWR-Porsche. En 1999, l'écurie Joest Racing devient l'équipe officielle Audi. Outre les 24 Heures du Mans, où il termine quatrième en 1999 et troisième en 2000, Michele participe au championnat American Le Mans Series et remporte les 12 Heures de Sebring en 2001.


Le 25 avril 2001, il effectue des essais avec son Audi R8 sur le circuit du Lausitzring. Alors qu'il roule à 320 km/h, il perd le contrôle de la voiture et percute des barrières. Il avait 44 ans. Son ancien coéquipier, Gerhard Berger, a déclaré : « Peut-être qu'il aurait dû arrêter de courir il y a quelques années, mais il ne pouvait tout simplement pas quitter le sport automobile. Il est mort en faisant ce qu'il aimait. »

Julien