John McNicol a connu un début de carrière difficile en F1. Il commence à piloter une F1 dans le cadre du Championnat d'Afrique du Sud de F1, en 1966. Il pilote alors une Lotus à moteur Climax et termine vingt-quatrième du Championnat en 1966, douzième en 1967 puis dixième en 1968.
Le déclic eut lieu l'année d'après. Pour la saison 1969, il choisit de se tourner vers une Lola sur laquelle il va greffer un moteur Ford. Avec ce package, il va remporter deux victoires, accompagnées par six places de troisième. En fin de saison, à l'issue du Rand Winter Trophy qu'il vient de remporter, John est sacré champion d'Afrique du Sud.
Mais l'embellie fut de courte durée. John troque son moteur Ford contre un moteur Chevrolet. Les courses se ressemblent toutes ; abandon ou place anonyme. Les classements au championnat s'en ressente également : il glisse à la huitième position. En 1971, il a beau échanger sa Lola contre une McLaren, toujours avec le moteur Chevrolet, rien n'y fit. Cinquième en 1972 et en 1973, John ne retrouve plus le goût de la victoire.
Il prend alors la décision de s'acheter une March à moteur Cosworth. En 1973, il va sélectionner les courses auxquelles il va participer afin d'économiser sa nouvelle monture. Cela lui réussit bien puisqu'il parvient à remporter les Goldfields 100 en fin de saison. L'année suivante, il décide enfin de tenter sa chance en Grand Prix. Il s'aligne donc au volant d'une Lotus-Cosworth de la Scuderia Scribante. Malheureusement pour lui, l'écurie désargentée ne peut se permettre d'aligner deux monoplaces et préfère laisser la priorité à Dave Charlton. Très affecté par cette histoire, John retourne à sa March mais ne participe qu'à trois courses du calendrier. Fin 1974, John arrête les frais, les coûts de l'essence étant devenu exorbitant à cause la crise pétrolière.
Alex Mondin