Charles LECLERC
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Charles Marc Hervé Perceval Leclerc
Nacido el 16 octubre 1997 - Monaco - 24 años
Nacione : Mónaco
Primer Gran Premio :
Australia 2018
Último Gran Premio :
Arabia Saudita 2021
Mejor clasificación :
1.o
Mejor calificación :
1.o
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#16
Mejor clasificación en Campeonato del Mundo : 4a en  2019
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Issu d'une famille férue de sport auto, Charles Leclerc se tourne naturellement dès le plus jeune âge vers les circuits de karting. Il remporte rapidement des succès notamment le titre de champion de France en 2009 à douze ans, et deux ans plus tard la coupe du monde junior. Une rencontre capitale pour son parcours intervient en karting : il devient proche de Jules Bianchi, voisin niçois de neuf ans son aîné. Tel un grand frère, Jules s'entraîne avec Charles et lui prodigue de précieux conseils. A cours de financement, la carrière de Charles en karting aurait pu en rester là sans son mentor Bianchi qui le présente à son manager Nicolas Todt. Ce dernier, convaincu, le prend sous son aile dans son académie de jeunes pilotes. Leclerc continuera à briller dans l'élite mondiale du karting, jusqu'au titre de vice-champion du monde CIK FIA World KZ en 2013, derrière un certain Max Verstappen, champion.

 

Leclerc débute en monoplace en 2014 en Formule Renault et obtient rapidement du succès avec deux victoires et le titre de vice-champion dans la série Alps, et trois podiums en six courses dans la série Eurocup. Il rejoint en 2015 le championnat de F3 European Series où là aussi sa vitesse est instantanée puisqu'il s'impose dès la troisième course ; il finira quatrième du championnat et meilleur rookie. Il explose véritablement en 2016 et 2017, devant les yeux du monde entier et -surtout- de toutes les équipes de F1, en remportant coup sur coup les championnats de GP3 puis de F2 avec autorité. Courtisé par les équipes de F1, il intègre en 2016 la célèbre Ferrari Driver Accademy, comme Bianchi avant lui. Leclerc fera plusieurs essais libres pour Haas et Sauber, puis des essais privés pour Ferrari. En décembre 2017, il est officialisé comme pilote chez Sauber F1 pour 2018, dans l'équipe qui se renomme Alfa Romeo. Le défi est de taille pour le monégasque car l'équipe suisse n'est plus que l'ombre d'elle-même, terminant dixième et dernière du précédent championnat avec seulement cinq points.

 

2018 : début très convainquant chez Sauber

Leclerc débarque donc en Australie avec seulement quatre jours d'essais de sa nouvelle monture et des objectifs modestes, simplement essayer de rejoindre les points. Sans surprise, le début de saison est compliqué, la voiture étant à trois secondes des meilleures. Pour ses trois premières courses, il échoue en Q1, est l'auteur de plusieurs têtes à queue et reste toujours derrière son coéquipier Ericsson en course. L'arrivée en Azerbaïdjan marque un tournant dans sa saison car un très bon rythme lui permet de se qualifier treizième, plus d'une seconde devant son coéquipier. En course, il profite pleinement des aléas et nombreuses safety-car, ainsi que d'une conduite irréprochable, pour terminer à une superbe sixième place. C'est le premier monégasque à inscrire un point en F1 depuis Louis Chiron en 1950 !

 

Après ce déblocage, Leclerc excelle et sublime sa monoplace. Exception faite de son grand prix national où il abandonne faute de freins, il enchaîne cinq arrivées dans les points, du jamais vu chez Sauber depuis 2015. Leclerc atteint aussi pour la première fois la Q3 avec la huitième place en France au Castellet, à quelques kilomètres de chez lui. A la mi-saison, Leclerc a sa cote au plus haut dans le paddock tandis qu'il occupe le quatorzième rang au championnat avec 13 points. Pour la reprise en Belgique, Leclerc est le témoin involontaire de l'utilité du Halo, protection de la tête des pilotes, installé depuis cette année sur les voitures. Pris dans un carambolage au départ, Alonso passe au-dessus du cockpit de Leclerc, protégé par le Halo qui attestera de la violence du choc en portant les traces de roue de la McLaren. Cet abandon est le troisième en quatre courses, dans une période moins favorable d'un point de vue comptable. Toutefois tout sourit à Leclerc en coulisse car il se murmure de plus en plus qu'il pourrait rejoindre dès l'an prochain la Scuderia Ferrari. Le jeune pilote est en effet fortement appuyé par le grand directeur Sergio Marchionne, sponsor qui décèdera pourtant au cours de l'été.

 

En septembre, une semaine après Monza, le secret de polichinelle est officialisé : il sera en rouge en 2019. C'est un rêve d'enfance qui se concrétise, il échangera son baquet avec Räikkönen qui lui rejoindra Sauber. La suite de la saison se déroule presque parfaitement pour le jeune monégasque. Malgré deux abandons mécaniques à Singapour et au Japon, il enchaine les arrivées dans les points et conclut l'année par trois septièmes places, éclipsant totalement son coéquipier Ericsson. Leclerc termine l'année avec un total de 39 points au classement et la treizième position finale. Il a fortement contribué au redressement de Sauber, qui avait pourtant arrêté assez tôt le développement. Désormais tous les regards se portent vers cette nouvelle coqueluche du public et sur sa future confrontation avec Vettel chez Ferrari, l'allemand étant le leader naturel depuis son arrivée chez les rouges.

 

2019 : la prise de pouvoir chez Ferrari

Ferrari démarre l'année en favorite avec une voiture dominatrice lors des essais hivernaux 2019. Leclerc s'est montré dans le même rythme que son illustre coéquipier, mais le directeur de la Scuderia met les choses au point avant la saison : Vettel est le favori pour le titre et sera privilégié en début d'année. Docile, Leclerc acquiesce mais garde bon espoir de remporter sa première victoire cette année. A Melbourne, c'est la douche froide en qualification et en course où aucune Ferrari n'atteint le podium. Leclerc fait tout de même bonne impression grâce à une stratégie contraire à son coéquipier qu'il menace en fin de course : ce sont des consignes d'équipe, déjà, qui mettent le holà pour ramener les voitures intactes à l'arrivée. La seconde course à Bahreïn est un vrai tournant, les Ferrari sont les plus rapides et Leclerc signe sa première pole position ! En course, Leclerc fait le show après un départ raté : il dépasse Bottas puis son coéquipier dès le sixième tour, malgré les consignes. Leclerc survole la course mais sera hélas trahis par son moteur en perte de puissance. Il rallie l'arrivée au petit trot et à la troisième place, son premier podium doux amer. Très déçu, il apparaît toutefois comme la superstar qu'on attendait, questionnant le leadership chez Ferrari, face à un Vettel encore une fois parti à la faute en course.

 

Le développement de la saison révèle que la Ferrari est très rapide en ligne droite, plus encore que la Mercedes, mais perd tout en virage. Leclerc a donc beaucoup d'espoir pour les circuits rapides à venir. C'est le cas du Red Bull Ring où le moteur surpuissant de Ferrari aide Leclerc à signer sa seconde pole. En tête toute la course, il se fera reprendre par Verstappen qui le dépasse à trois tours de l'arrivée dans une manœuvre musclée qui fera polémique. On retrouve les passes d'armes des deux hommes, viriles comme en karting, tandis que Leclerc doit digérer cet échec et cette nouvelle victoire perdue dans les derniers tours... Mais sa régularité est prometteuse, Leclerc enchaîne quatre podiums à mi saison et malmène Vettel en course et au championnat. Après une désillusion en Allemagne (sortie de piste) et en Hongrie (quatrième à plus d'une minute), Leclerc attend avec impatience le retour de la pause estivale à Spa et Monza qui semblent très favorables. Il signe en effet sa troisième pole à Spa et réussit cette fois à s'imposer le lendemain, d'un souffle devant Hamilton. A vingt-et-un ans, c'est le premier monégasque à s'imposer en F1. Une semaine plus tard, la F1 débarque à Monza et malgré la pression des tifosi, Leclerc assure de main de maître. Après une nouvelle pole, Leclerc s'impose rugueusement face à Hamilton et devient le premier pilote Ferrari à gagner à Monza depuis Alonso en 2010 !

 

Rien ne semble arrêter Leclerc en automne puisqu'il signe cinq pôles en six Grand Prix, toutefois sans nouvelle victoire, Mercedes se montrant supérieur en course. Vettel est de plus en plus éclipsé dans la confrontation entre les deux garages, dont la rivalité est au plus haut au Brésil, lorsque les deux pilotes s'accrochent et abandonnent...La fin d'année est marquée par une polémique qui terni la saison avec des doutes sur la régularité du moteur Ferrari. Devant la pression des concurrents face au bloc surpuissant italien, la FIA reprécise le règlement sur la consommation d'huile. A partir de là, curieusement, il n'y aura plus de pole rouge, et des résultats rentrés dans le rang. Néanmoins Leclerc a plus que brillé pour sa première saison en rouge, son bilan est étincelant avec dix podiums, deux victoires et sept poles, il termine quatrième et devant son coéquipier au championnat ! Ferrari tient là sa nouvelle star et l'a bien compris : l'équipe s'empresse en décembre de prolonger le contrat du monégasque jusqu'à fin 2024.

 

2020 : sauver les meubles avec une voiture ratée

L'année 2020 ne sera hélas pas la concrétisation de la belle saison précédente. La nouvelle SF1000 est globalement ratée, c'est l'unique voiture du plateau qui est plus lente que sa devancière... Retardée à cause de la pandémie de coronavirus, la saison 2020 s'ouvre aussi sur la polémique autour du moteur Ferrari. La FIA annonce en effet avoir conclu son enquête sur le moteur mais ne révèle pas ses conclusions et indique avoir passé un accord confidentiel avec Ferrari. Curieusement depuis cet accord, la piste révèle le contraire de l'an passé : Ferrari est maintenant la F1 la plus lente en ligne droite... L'ouverture de la saison en Autriche est l'arbre qui cache la forêt : Leclerc qualifié septième fait une course sage et profite des faits de course pour terminer au second rang, opportuniste. La seconde course est la répétition du cauchemar brésilien l'an dernier : trop fougueux, Leclerc accroche Vettel dès le premier tour et les deux Ferrari doivent abandonner. La troisième manche en Hongrie est ratée par la faute d'un mauvais choix pneumatique : à l'agonie avec ses gommes, Leclerc rallie l'arrivée en onzième position quand son coéquipier est sixième, la Ferrari ne vaut pas mieux à ce stade.

 

Malgré la difficulté, à la fois technique et psychologique, Leclerc se bat et brille notamment en qualifications. Qualifié quatrième à Silverstone, il profite des crevaisons de fin de course de ses concurrents pour s'offrir son second podium de l'année. Ce sera hélas le dernier de la saison. Il termine quatrième lors du Grand Prix du 70e anniversaire puis connait un passage à vide lors des trois courses suivantes, deux abandons et aucun point. La réalité est cruelle à Spa où il échoue à une anonyme quatorzième position là où il avait triomphé un an plus tôt. Leclerc comprend bien vite que l'année est à oublier et doit ronger son frein. Toutefois les qualifications sont porteuses d'espoirs, souvent déchus en course. Ainsi pour le 1000e Grand Prix de Ferrari en Toscane, Leclerc roule les quinze premiers tours en troisième position, pour la plus grande joie des tifosi, absents des tribunes, mais terminera finalement neuvième en peine de rythme.

 

Leclerc réussit globalement à tirer le meilleur de son auto, lorsque son coéquipier Vettel, officialisant son départ en fin d'année, s'écroule complètement. Leclerc parvient à réaliser deux belles quatrièmes places au Portugal et en Turquie, bien qu'il perde le podium turc dans le dernier tour en tentant, trop gourmand, de prendre la seconde place de Perez. Lointain dixième à Bahreïn, ce sera son dernier point de la saison. Lors de la seconde course bahreïnie, il est encore victime de sa fougue en accrochant Perez au départ puis termine l'année en treizième position à Abu Dhabi, à un tour du vainqueur.

 

Grand espoir l'année précédente, 2020 s'achève comme un chemin de croix pour Leclerc qui clame pourtant qu'il n'a jamais autant travaillé pour tenter de progresser. Il termine huitième du championnat avec 98 points et deux podiums, et croise les doigts pour des progrès moteur et châssis... Hélas, le contexte de crise économique a convaincu les équipes de mettre en place un gel partiel des développements, et il est fort probable que 2021 soit du même acabit pour le monégasque qui sera associé en rouge l'an prochain à Carlos Sainz, transfuge de McLaren.

 

[...]

Vincent