La république bananière de l'automobile
Mercedes: Russell et Antonelli reconduits
Le 15 octobre, Mercedes annonce que George Russell et Andrea Kimi Antonelli seront toujours ses pilotes en 2026. Si cette confirmation n'est en soi pas surprenante, elle était néanmoins guettée de longue date. La conclusion d'un nouveau contrat entre Russell et son équipe a en effet traîné pendant de longs mois. Les détails de l'accord restent secrets, mais l'on peut penser que le pilote anglais a obtenu le salaire désiré (on parle de 35 millions d'euros annuels) et un allègement de ses obligations envers les sponsors, qu'il jugeait trop lourdes. En revanche, le communiqué officiel ne parlant que de la saison 2026, on peut en déduire que Russell a signé un contrat « 1+1 », soit un an ferme et une année d'option, comme le souhaitait Toto Wolff. Les deux parties sont donc ouvertes à toutes les opportunités pour 2027. Mercedes reste libre de courtiser Max Verstappen ou Charles Leclerc, tandis que George Russell pourrait trouver refuge chez Aston Martin, écurie avec laquelle il a noué quelques contacts. Cependant, le Britannique et Mercedes n'en sont pas là, et n'ont pour l'heure qu'un seul objectif: décrocher les titres mondiaux en 2026 grâce à une bonne voiture et à un moteur hybride nouvelle génération qui s'annonce comme le plus prometteur. « Je suis prêt à devenir champion du monde », assène Russell.
La confirmation de Kimi Antonelli n'est aussi pas étonnante puisque ce dernier avait été rassuré sur son sort par Toto Wolff il y a plus de deux mois. Le jeune Italien traversait alors un long passage à vide qu'il semble avoir depuis surmonté. Mais il sait que son patron attend de lui plus de constance et de performance en 2026. Coiffé d'un joli stetson beige, Antonelli fait montre de réalisme jeudi en conférence de presse: « J'ai eu des hauts et des bas, beaucoup de bas cet été, mais Mercedes m'a toujours soutenu. L'an prochain, j'aurai une année d'expérience derrière moi et un changement de réglementation offre à l'équipe une énorme opportunité. Il sera donc très important pour moi d'être au meilleur de ma forme pour assurer mon avenir. »
Présentation de l'épreuve
Le contrat du Grand Prix des États-Unis, qui expirait fin 2026, est prolongé de huit ans, jusqu'en 2034. La Formule 1 ne pouvait que renouveler cet événement qui bat encore cette année un record de fréquentation, avec environ 450 000 spectateurs enregistrés sur l'ensemble du week-end, ce qui est d'ailleurs un chiffre probablement jamais atteint depuis que le championnat existe... Depuis 2012, le Grand Prix des États-Unis n'a cessé de gagner en puissance et en popularité », constate Stefano Domenicali. « Nous sommes fiers de prolonger notre partenariat avec Bobby Epstein et son équipe exceptionnelle d'Austin, ainsi qu'avec le gouverneur Greg Abbott qui a joué un rôle déterminant dans le développement de ce sport au Texas, et au-delà. » Ce même week-end, on apprend qu'Apple TV vient d'acquérir les droits de diffusion de la Formule 1 aux États-Unis pour cinq ans, pour un montant faramineux de 160 millions de dollars annuels, soit le double de ce que payait jusqu'ici ESPN. Un nouveau signe de la popularité de la F1 outre-Atlantique, dopée par le succès du film éponyme avec Brad Pitt. Et Apple entend transformer la diffusion des Grands Prix en expériences immersives pour les fans: données en temps réel diffusées sur Apple Sports, analyses d'experts publiées sur Apple News et playlists des pilotes disponibles sur Apple Music !
Depuis Singapour, McLaren a le titre des constructeurs en poche et peut se concentrer sur la lutte pour la couronne des pilotes opposant Oscar Piastri à Lando Norris. Ce sujet devient de plus en plus épineux. D'abord parce que la MCL39 ne domine plus comme jadis, et que Max Verstappen se rapproche lentement mais sûrement des deux pilotes en orange. Ensuite parce que les relations entre ceux-ci paraissent plus tendues que jamais. Au départ du GP de Singapour, un Norris à la limite de la perte d'adhérence a poussé sans ménagement Piastri, lequel n'a pas du tout digéré cette manœuvre. L'Australien a reproché à son équipe de ne pas avoir pris de sanctions contre son collègue et rival. Il se souvient aussi de Monza, où il avait dû rendre la seconde place à Norris après un arrêt raté... Bref, Piastri accuse Zak Brown et Andrea Stella de « couvrir » Norris en toute circonstance. Sur ce, ce début octobre s'ouvre à Londres le procès opposant McLaren au champion d'IndyCar Álex Palou. Celui-ci a rompu le contrat qu'il avait signé avec l'équipe britannique en 2022 et McLaren lui réclame 20 millions de dollars de dommages et intérêts. Palou se venge en affirmant à la barre que Zak Brown l'avait engagé pour rejoindre à terme l'écurie de F1 ! L'Américain se serait vu imposer Oscar Piastri, « dont il ne voulait pas », par l'ancien team principal Andreas Seidl. Brown dément fermement cette assertion, mais on se doute que celle-ci a dû résonner aux oreilles de Piastri...
À Austin, Andrea Stella annonce s'être entretenu avec ses deux pilotes au sujet de l'incident de Singapour. Sans doute afin d'apaiser Piastri, le directeur de McLaren déclare que Norris a été désigné comme responsable de la touchette, tout en reconnaissant qu'il n'était pas animé de mauvaises intentions. « Il y aura des répercussions sportives pour Lando jusqu'à la fin de la saison », annonce Piastri au Texas. Interrogé, l'intéressé admet sa responsabilité et confirme qu'il subira une forme de punition, sans en dévoiler la nature. Il ajoute d'ailleurs trouver celle-ci « juste ». On n'est pas obligé de le croire sur parole... En quoi consiste ces fameuses « répercussions »? Peut-être que Piastri aura désormais la priorité en matière stratégique. Andrea Stella précise aussi que les « papaye rules » ont été révisées pour ces six dernières courses, sans entrer dans les détails. En tout cas, ces dissensions font la joie de Max Verstappen qui se pose en outsider pour le titre mondial. Lorsqu'on lui demande si, à son avis, McLaren favorise Norris au détriment Piastri, le Hollandais joue la provoc' : « Oui, absolument ! J'ai entendu des choses à ce sujet... » Après un rapide coup d'œil vers Lewis Hamilton, il éclate de rire. « C'est leur affaire, je m'en fiche, ajoute-t-il. Tout ce que je peux dire, c'est que si mon père dirigeait McLaren, la règle, c'est qu'il n'y en aurait aucune ! Sinon un bon coup de pied au c*l pour celui qui fait des erreurs... »
Les deux dernières semaines ont été éprouvantes pour Ferrari. De nombreuses rumeurs, colportées par la presse italienne, font état d'une Scuderia au bord de l'implosion. La colère de Frédéric Vasseur à l'encontre de certains ingénieurs après les qualifications du GP de Singapour est interprétée comme un symptôme très significatif. Et bien que son contrat ait été renouvelé voici quelques semaines, Vasseur apparaît encore une fois sur la sellette. Le manager français pourrait payer le prix de cette mauvaise saison 2025. Après tout, alors que Ferrari fut très proche de décrocher le titre mondial des constructeurs en 2024, il a validé le choix du staff technique de produire une monoplace tout à fait nouvelle, laquelle s'est révélée on ne peut plus décevante. D'autres pointent du doigt le recrutement de Lewis Hamilton jugé trop vieux, insuffisamment adapté à un environnement dont il ignorait tout. Carlos Sainz, viré pour leur faire place, n'aurait-il pas fait beaucoup mieux au volant de la SF-25 ? Dans le même temps, plusieurs médias britanniques et allemands affirment que John Elkann aurait rencontré Christian Horner pour lui proposer la place de Vasseur. Une hypothèse qui n'a rien de farfelue. Depuis son renvoi par Red Bull, Horner a été approché par maintes équipes, dont Aston Martin et Haas. Et il discutait déjà avec Ferrari avant de quitter Milton Keynes. Alors, pourquoi ne pas l'imaginer à la tête de Ferrari ? Après tout, son incroyable palmarès à la tête de RBR parle pour lui. Toutefois, en déplacement aux USA, John Elkann dément très fermement cette rumeur et réaffirme une fois de plus son plein soutien à Frédéric Vasseur.
La plupart des écuries célèbrent leur présence sur le sol américain par des livrées spéciales qui, avec le temps, deviennent de moins en moins intéressantes. Haas fête son Grand Prix national en mettant en avant les étoiles de la bannière états-unienne. McLaren arbore pour les deux prochaines courses un blanc irisé rappelant Gemini, le modèle d'intelligence artificielle de son partenaire Google. Selon le communiqué de l'écurie championne du monde, « cette livrée et l'expérience dédiée aux fans s'inscrivent dans la campagne ''Never Stop Racing'' de McLaren et visent à transmettre le sentiment d'être ''dans la zone''». C'est cela, oui... Aston Martin fait dans l'érudition avec une robe « spéciale sciences » sur laquelle figurera des formules mathématiques utilisées dans la conception aérodynamique des F1. Racing Bulls présente un motif fort vilain, « tortue noire et ambre nacrée », pour promouvoir un nouveau produit de son sponsor Cash App. Williams fête le 23e anniversaire de son partenaire Atlassian avec une robe bleue et blanche inspirée de la FW24 de 2002, dévoilée par Juan Pablo Montoya. Enfin, Alpine met à l'honneur pour les trois prochaines courses le jaune de Mercado Libre, le sponsor de Franco Colapinto, ce qui laisse à penser que ce dernier a encore de bonnes chances de conserver son volant pour l'année prochaine.
Alors que les équipes ont abandonné le développement de leurs monoplaces pour consacrer leurs ressources aux modèles pour 2026, Haas se singularise en lançant une dernière grande évolution de sa VF-25. Dans ce package, le fond plat a particulièrement été révisé. L'objectif est simple: remonter de la neuvième à la sixième place du championnat des constructeurs, et toucher ainsi 30 millions de dollars de droits commerciaux supplémentaires. Cela n'a rien d'absurde puisque l'écurie américaine ne concède que 26 points à Racing Bulls qui occupe actuellement cette sixième position. « La hiérarchie est très, très serrée, souligne Ayao Komatsu. À Singapour, Bearman a perdu la huitième place des qualifications pour quatre centièmes de seconde. En Q1, la qualification et l'élimination se jouent souvent pour un dixième, parfois moins. Donc, même si cette évolution ne nous fait que gagner que cinq centièmes, cela peut faire la différence. »
Vendredi: essais et qualifications sprint
La chaleur règne ce week-end sur Austin et les pilotes sont tenus de se munir de leur appareil refroidissant imposé par la FIA, même si son usage effectif demeure à leur discrétion. Vendredi, Norris signe le meilleur temps (1'33''294''') de l'unique séance d'essais libres devant un étonnant Hülkenberg. Piastri se classe troisième, Verstappen cinquième. Leclerc est stoppé par une fuite d'huile sur sa boîte de vitesses.
Un peu plus tard se déroule la session qualificative pour le sprint. Verstappen réalise une nouvelle « pole » (1'32''643''') avec sa Red Bull tandis que Tsunoda (19e) est éliminé d'emblée à cause d'un mauvais timing de sortie des stands. Les McLaren viennent ensuite, et Norris (2e) devance de 3/10e Piastri (3e) qui s'est trouvé « brouillon ». Hülkenberg se met en vedette en hissant sa Sauber-Ferrari à une exceptionnelle quatrième place. En revanche Bortoleto (20e) perd son unique chrono de SQ1 pour passage hors-piste. Les Mercedes ne sont pas très performantes. Russell se classe cinquième et Antonelli, onzième, ne franchit pas la SQ2. Les Aston Martin semblent en forme, comme le démontre la belle 6e place d'Alonso. Stroll (14e) commet en revanche une erreur dans son dernier tour de SQ2. Belle performance des Williams (Sainz 7e, Albon 9e) qui parviennent toutes deux en troisième manche. Les Ferrari (Hamilton 8e, Leclerc 10e), mal réglées et très instables, atteignent péniblement la SQ3. La Racing Bulls est ici très difficile à piloter. Hadjar (12e) s'en sort mieux que Lawson (15e) dont le dernier chrono est annulé pour une sortie hors limites. Gasly (13e) souligne les progrès de l'Alpine-Renault et devance Colapinto (17e). Enfin, les Haas (Bearman 16e, Ocon 18e) calent d'emblée car renvoyées trop tard en piste en fin de SQ1.
Le sprint
Samedi à mi-journée, le mercure grimpe à 32°C à Austin et ce quatrième sprint de la saison sera donc assez éprouvant pour les pilotes. Ce week-end, Pirelli a apporté une gamme de composés originale, avec un pneu dur (C1) nettement plus rigide que le médium (C3) et le tendre (C4). Personne ne se risque pour le moment à prendre le C4, dont le comportement reste mystérieux. Ainsi, tous les pilotes s'élancent en pneus médiums (C3).
Départ: Verstappen garde la première place. Piastri tente de déborder Norris par l'extérieur, parvient à sa hauteur, mais s'incline au sommet de la côte. C'est alors que Hülkenberg tente de s'infiltrer à l'intérieur et percute le flanc gauche de Piastri, lequel est renvoyé sur Norris qu'il harponne à l'arrière gauche et expédie en tête-à-queue. De son côté, Hülkenberg pirouette et accroche la roue arrière-droite d'Alonso. La confusion est grande. Une des nombreuses pièces de carbone projetées heurte le halo d'Hamilton, ainsi sauvé d'un drame. Piastri et Hülkenberg peuvent repartir tandis que Norris et Alonso restent sur le carreau.
1er tour: Piastri se gare avec une suspension avant-droite brisée. C'est un désastre pour McLaren. Très bien parti, Tsunoda a ramassé l'aileron d'Hülkenberg et le traîne sous sa Red Bull pendant plusieurs centaines de mètres avant de s'en débarrasser. La voiture de sécurité intervient.
2e: Verstappen mène devant Russell, Sainz, Leclerc, Hamilton, Albon, Tsunoda, Bearman, Gasly, Antonelli, Lawson, Ocon et Bortoleto. Hülkenberg passe aux stands pour changer de museau. Stroll et Colapinto remplacent leurs pneus.
3e: De très nombreux débris ont été semés dans le premier secteur. Les commissaires s'affairent à les balayer.
5e: La piste est dégagée et la voiture de sécurité s'efface en fin de tour.
6e: Le drapeau vert est agité. Verstappen prend huit dixièmes d'avance sur Russell.
7e: Le DRS est activé. Russell menace Verstappen.
8e: Russell ouvre le DRS dans la longue ligne droite pour se faire aspirer par Verstappen. L'Anglais se jette à l'intérieur du virage n°12, mais il freine tard et sort de la piste, emmenant avec lui Verstappen qui garde le pied sur l'accélérateur et reste devant.. Antonelli et Lawson débordent Gasly.
9e: Hamilton prend l'aspiration de Leclerc et le déborde par l'intérieur avant le virage n°12. Le Monégasque laisse juste assez d'espace à son équipier pour passer.
10e: Verstappen mène devant Russell (1.6s.), Sainz (4.2s.), Hamilton (5.5s.), Leclerc (7s.), Albon (9.3s.), Tsunoda (10.8s.), Bearman (11.4s.), Antonelli (12.1s.) et Lawson (14.3s.).
12e: Verstappen porte son avance sur Russell à deux secondes et demie.
14e: L'écart est stable entre Verstappen et Russell. Antonelli pourchasse Bearman pour la huitième place. L'Anglais finira par couper le virage n°12 pour rester devant son assaillant.
15e: Verstappen devance Russell (2.6s.), Sainz (5.8s.), Hamilton (7.1s.), Leclerc (8.7s.), Albon (14.7s.), Tsunoda (15.3s.), Bearman (17.3s.), Antonelli (18s.) et Lawson (21s.).
16e: Stroll assaille Ocon par l'intérieur du premier tournant, mais freine beaucoup trop tard et harponne violemment la Haas avec sa roue avant-droite. Ocon échoue en tête-à-queue tandis que Stroll se gare un peu plus loin avec une roue pliée. La voiture de sécurité réapparaît.
17e: Les commissaires retirent les monoplaces de Stroll et Ocon, et la course va s'achever derrière la Safety Car.
19e et dernier tour: Max Verstappen remporte le 13e sprint de sa carrière devant Russell et Sainz. Suivent les Ferrari d'Hamilton (4e) et Leclerc (5e). Albon obtient la sixième place devant Tsunoda et Bearman. Viennent ensuite Antonelli, Lawson, Gasly, Bortoleto, Hadjar, Hülkenberg et Colapinto. Néanmoins, Bearman est sanctionné de 10 secondes pour avoir tiré parti de son passage hors limites. Relégué en dernière position, il cède le point de la 8e place à Antonelli.
Cette mini-course est un triomphe pour Max Verstappen qui reprend d'un coup huit points aux deux pilotes McLaren, éliminés par le carambolage du départ. Bien qu'ils soient entrés en collision, Lando Norris et Oscar Piastri ne peuvent s'accuser mutuellement, car l'accrochage semble le fruit d'un malheureux concours de circonstances. Nico Hülkenberg a peut-être été un peu optimiste au premier freinage et Oscar Piastri a peut-être braqué un poil trop tôt devant l'Allemand... Dans un premier temps, Zak Brown, furieux de la double élimination de ses pilotes, accable Hülkenberg, dont il fustige la « conduite d'amateur ». Le pilote Sauber se défend avec vigueur: « Je ne pouvais pas faire grand-chose. Alonso a plongé à l'intérieur, mais je ne savais pas exactement où il se trouvait. Il était dans un angle mort, alors j'ai voulu lui laisser de l'espace. Et là, Oscar a tourné très soudainement et agressivement. Pas de chance pour nous tous. » Finalement, après avoir revu les images vidéo, Brown admet que Hülkenberg n'est pas à blâmer et se rend en personne au stand Stake-Sauber pour lui présenter ses excuses.
Les qualifications
Un peu plus tard, toujours sous le soleil, Verstappen réalise à nouveau la pole position (1'32''510'''), et ce bien qu'il n'ait pas pu effectuer un dernier tour en Q3, faute de temps. Sur la seconde Red Bull, Tsunoda (13e) cale en Q2 après avoir été selon lui gêné par Lawson. Furieux, le Japonais attaque violemment son ex-équipier, qu'il accuse de « toujours faire des c*nneries ». L'inquiétude grandit chez McLaren: Norris est deuxième, mais à 3/10e de Verstappen, tandis que Piastri se classe seulement sixième au volant d'une MCL39 qu'il trouve difficile à conduire. Leclerc est très heureux (et surpris) de hisser sa Ferrari au troisième rang, à seulement quelques millièmes de Norris. Hamilton se classe cinquième malgré un fort sous-virage. Russell place sa Mercedes en quatrième position, tandis que Antonelli (7e) déplore trop de sous-virage. Bearman (8e) réalise à nouveau une très belle performance avec sa Haas évoluée, alors que comme d'habitude Ocon (17e) sombre dès la Q1, faute de confiance dans sa machine.
Sainz (9e) est en bonne forme avec sa Williams, mais Albon (19e), déconcerté par des changements de réglages de dernière minute, commet des erreurs, franchit les limites et ne passe pas la Q1. Alonso (10e) atteint la Q3 avec son Aston Martin tandis que Stroll est éliminé d'emblée après que son meilleur chrono a été annulé. Le Canadien était de toute façon pénalisé de cinq places pour sa collision avec Ocon lors du sprint, et partira 18e. Chez Sauber, Hülkenberg (11e) échoue aux portes de la Q3. Bortoleto (16e) admet manquer d'expérience sur ce circuit. Lawson se classe 12e au volant d'une Racing Bulls très sensible au vent. Hadjar est justement surpris par une bourrasque qui l'expédie de face contre le mur au virage n°6. Le Francilien partira dernier. Les Alpine-Renault (Gasly 14e, Colapinto 15e) atteignent toutes deux la Q2, ce qui est déjà une performance en soi.
Le Grand Prix
Ce dimanche, il fait de nouveau très chaud à Austin, même si le mercure a quelque baissé (28°C). C'est surtout le vent, qui souffle fort en rafales, qui inquiète les pilotes, particulièrement dans les Esses. La majorité du peloton part avec les pneus médiums (C3). Leclerc fait le pari de partir en gommes tendres (C4), tout comme Bortoleto et Stroll. Seuls Ocon, Albon et Hadjar sont en durs (C1). La question est de savoir quel composé choisiront les pilotes partis en médiums pour le second relais. Le dur ou le tendre ? Pirelli a prévenu: le C1 est très résistant, mais peut coûter ici jusqu'à deux secondes au tour...
Départ: Verstappen démarre bien et coupe tout de suite la trajectoire à Norris. Leclerc se porte à la hauteur du pilote anglais par l'extérieur, puis le dépasse au deuxième tournant. Gêné par Norris, Russell se fait doubler par Hamilton et Piastri.
1er tour: Verstappen devance Leclerc, Norris, Hamilton, Piastri, Russell, Bearman, Sainz, Tsunoda. Albon touche Bortoleto au virage n°12 et exécute un tête-à-queue. Le Thaïlandais se relance bon dernier.
2e: Verstappen compte une seconde et demie d'avance sur Leclerc. Sainz déborde Bearman.
3e: Norris menace Leclerc au bout de la longue ligne droite et se décale à l'extérieur au freinage, sans pouvoir passer. Hamilton suit de près ce duo. Tsunoda double à son tour Bearman.
4e: Verstappen s'enfuit et repousse à plus de trois secondes Leclerc qui contient Norris.
5e: Verstappen précède Leclerc (3.1s.), Norris (3.6s.), Hamilton (4.5s.), Piastri (5.6s.), Russell (7s.), Antonelli (7.6s.), Sainz (8.1s.), Tsunoda (9.6s.), Bearman (11s.), Hülkenberg (12s.) et Alonso (13.4s.).
6e: Sainz tente de faire l'intérieur à Antonelli au virage n°15, mais le Madrilène rate son freinage, bloque une roue et harponne l'arrière-gauche de la Mercedes. Antonelli part en tête-à-queue, mais parvient à repartir, tandis que Sainz se gare un peu plus loin avec une suspension cassée.
7e: La procédure de « voiture de sécurité virtuelle » est enclenchée pour permettre aux commissaires d'évacuer la Williams accidentée.
8e: La course est toujours neutralisée. Albon stoppe aux stands pour mettre des pneus médiums.
9e: Le drapeau vert agité. Verstappen compte deux secondes et demie d'avance sur Leclerc qui a pris du champ sur Norris.
10e: Verstappen est premier devant Leclerc (3s.), Norris (4.8s.), Hamilton (6.2s.), Piastri (8.2s.), Russell (9.4s.), Tsunoda (11.5s.), Bearman (13.5s.), Hülkenberg (16.8s.), Alonso (18.3s.), Lawson (19.6.) et Gasly (20.4s.).
12e: Verstappen a pris quatre secondes de marge sur Leclerc, de nouveau menacé par Norris. Piastri est incapable de suivre le quatuor de tête et se plaint de l'usure de son pneu avant-gauche.
14e: Norris peut de nouveau actionner son DRS contre Leclerc.
15e: Norris assaille Leclerc aux virages n°12 et 13 sans pouvoir s'imposer Bortoleto chausse les pneus médiums.
16e: Verstappen précède Leclerc (6.4s.), Norris (6.3s.), Hamilton (7.3s.), Piastri (11.6s.), Russell (13.3s.), Tsunoda (16s.), Bearman (18s.), Hülkenberg (21s.) et Alonso (25s.).
18e: Verstappen compte huit secondes d'avance sur Leclerc qui fait durer ses pneus tendres tout en retenant Norris. Antonelli remonte et évolue désormais en 15e position.
19e: Norris attaque Leclerc par l'extérieur des virages n°12 et 13, de nouveau sans succès.
20e: Neuf secondes séparent Verstappen et Leclerc. Norris se voit présenter le drapeau blanc et noir car il a déjà franchi trois fois les limites de la piste.
21e: Norris prend l'aspiration de Leclerc dans la longue ligne droite, actionne son DRS et le déborde sans coup férir par l'extérieur. Mais le Monégasque aura résisté plus de 20 tours avec ses pneus tendres, preuve que ceux-ci peuvent tenir pour le second relais.
22e: Norris roule à onze secondes de Verstappen. Hamilton rattrape son équipier Leclerc et tente de le déborder dans l'enchaînement des virages n°12 et 13. Leclerc verrouille toutes les issues, avant de rentrer aux stands.
23e: Leclerc passe chez Ferrari pour mettre les pneus médiums (2.3s.) et repart en neuvième position.
24e: Verstappen mène devant Norris (11s.), Hamilton (14s.), Piastri (17.5s.), Russell (19.8s.), Tsunoda (25.4s.), Hülkenberg (27.4s.), Bearman (30s.), Leclerc (34s.), Alonso (36.6s.), Lawson (39.3s.) et Stroll (43s.).
25e: Leclerc remonte sur Hülkenberg. Ocon chausse les pneus médiums.
26e: L'intervalle est stable, autour de onze secondes, entre Verstappen et Norris. Leclerc efface Hülkenberg.
28e: Leclerc dépasse Bearman. Gasly change de gommes au cours d'un pit-stop trop long (5s.).
29e: Leclerc déborde Tsunoda entre les virages n°13 et 14. Stroll chausse les médiums alors que Hadjar se saisit de gommes tendres.
30e: Verstappen devance Norris (10s.), Hamilton (17s.), Piastri (22s.), Russell (23s.), Leclerc (30s.), Bearman (33.5s.), Hülkenberg (35s.), Alonso (44s.) et Lawson (47s.). Tsunoda chausse les pneus tendres (3.5s.) pour son deuxième relais.
31e: Piastri s'empare des enveloppes tendres (2.3s.) et repart septième. Bearman, Alonso et Lawson passent aussi aux stands pour sélectionner ce composé rouge.
32e: Hamilton prend les gommes tendres (2.6s.) et se relance devant Piastri. Antonelli prend aussi le composé rouge.
33e: Norris arrive chez McLaren pour mettre les pneus tendres. Hélas, cela gamberge une fois de plus chez les Papayes. L'Anglais reste arrêté près de quatre secondes et fait une très mauvaise affaire puisqu'il ressort derrière Leclerc. Colapinto change aussi de gommes. Antonelli réalise le meilleur tour de la course (1'37''577''').
34e: Verstappen s'arrête chez Red Bull, prend les enveloppes tendres (2.6s.) et reste premier. Russell s'empare des mêmes pneus (2.3s.) et repart sixième, derrière Piastri. Hülkenberg chausse aussi les gommes rouges. Bearman attaque Tsunoda et tente de plonger par l'intérieur au virage n°15. L'Anglais arrive bien trop vite, mord sur la bordure en herbe et part en toupie, évitant de peu le Japonais. Il se relance derrière Hülkenberg qui sortait des stands.
35e: Verstappen précède Leclerc (6.6s.), Norris (8.3s.), Hamilton (16.3s.), Piastri (21s.), Russell (24.7s.), Tsunoda (32.8s.), Hülkenberg (34s.), Bearman (37s.) et Albon (44.5s.).
37e: Norris revient à une seconde de Leclerc. Albon et Bortoleto subissent un second changement de pneus.
38e: Norris roule à une demi-seconde de Leclerc et peut user du DRS. Mais aucune opportunité de dépassement ne se présente.
40e: Verstappen devance Leclerc (6.5s.), Norris (7.4s.), Hamilton (17s.), Piastri (23.2s.), Russell (25.8s.), Tsunoda (38s.), Hülkenberg (43.2s.), Bearman (44.7s.), Alonso (55s.), Lawson (55.7s.) et Stroll (56.5s.).
42e: Leclerc reprend un peu de marge sur Norris qui doit ménager ses pneus tendres, déjà assez dégradés à force de suivre la Ferrari.
44e: Verstappen compte sept secondes d'avance sur Leclerc, neuf secondes sur Norris. Loin de là, Alonso lutte pour garder le dernier point devant Lawson et Stroll.
46e: Verstappen est premier devant Leclerc (6.7s.), Norris (9.4s.), Hamilton (18.5s.), Piastri (26s.), Russell (29.2s.), Tsunoda (44s.), Hülkenberg (50.6s.), Bearman (53s.), Alonso (1m. 02s.), Lawson (1m. 03s.) et Stroll (1m. 04s.).
48e: Les pneus de Norris ont retrouve du jus et l'Anglais revient à une seconde et demie de Leclerc. Stroll harcèle Lawson pour la 11e place, tandis que Antonelli prend la 13e position à Ocon.
50e: Verstappen a toujours sept secondes d'avance sur Leclerc et Norris, de nouveau roues dans roues.
51e: Norris prend l'aspiration de Leclerc dans la ligne de départ/arrivée, puis plonge à l'intérieur au sommet de la grande côte. Leclerc croise sa trajectoire et reprend l'ascendant à la réaccélération. Les deux pilotes se suivent de près dans les Esses, puis Norris rouvre son aileron mobile dans la grande ligne droite et déborde Leclerc par l'intérieur avec autorité, avant de verrouiller toutes les issues dans la portion lente.
52e: Verstappen devance Norris (9s.), Leclerc (10.3s.), Hamilton (23s.), Piastri (29s.), Russell (32s.), Tsunoda (51s.), Hülkenberg (55s.), Bearman (59s.) et Alonso (1m. 08s.).
54e: Verstappen arrive sur les trois derniers du peloton, dans l'ordre: Gasly, Colapinto et Bortoleto.
55e: Alors qu'Alpine avait ordonné un gel des positions, Colapinto assaille son équipier Gasly par l'intérieur du virage n°1 et passe en force. Pendant ce temps-là, Verstappen prend un tour à Bortoleto, puis doublera les Alpine.
56e et dernier tour: Max Verstappen remporte le GP des USA devant Norris et Leclerc. Hamilton finit quatrième, malgré une tenue de route très défectueuse dans son ultime tour. Piastri est seulement cinquième. Russell finit sixième. Parti loin, Tsunoda déroche la septième place. Hülkenberg (8e) marque ses premiers points depuis trois mois. Les deniers points reviennent à Bearman (9e) et Alonso (10e). Sont aussi à l'arrivée: Lawson, Stroll, Antonelli, Albon, Ocon, Hadjar, Colapinto, Bortoleto et Gasly.
Après la course: la folle remontée de Verstappen
Max Verstappen est peut-être à l'aube de réaliser l'exploit de ce début de XXIème siècle. Après cette double victoire au sprint et en course, il revient à seulement 40 points d'Oscar Piastri et peut donc légitimement rêver à un cinquième titre mondial, complétement inimaginable deux mois plus tôt, lorsqu'il était relégué à plus de 100 points du leader du championnat ! Le rouleau compresseur Max semble enclenché. Verstappen a ici tiré le maximum d'une RB21 qui appréciait particulièrement les grandes courbes du circuit texan, là où son aérodynamisme est optimisée pour rouler très près du sol. Grâce aux évolutions introduites à la fin de l'été, la Red Bull peut en effet avoir une hauteur de caisse très basse sans perdre d'équilibre en virage. Un atout majeur, même si Verstappen tempère comme souvent son avantage: « Ce fut un Grand Prix extraordinaire. Norris était une menace, mais il a glissé derrière Leclerc, et cela m'a beaucoup aidé. Sans cela, la course aurait été sans doute beaucoup plus serrée. J'ai fait la différence dans le premier relais. J'ai pris de l'avance et l'ai gardée jusqu'à l'arrivée. Ce n'était pas simple, car selon les tours, je ressentais un équilibre ou une adhérence très différents, parfois meilleurs, parfois pires. Il ne fallait pas faire d'erreurs. »
Par ailleurs, Laurent Mekies révèle que son pilote n'était pas satisfait de l'équilibre de la RB21 après le sprint, malgré sa victoire. De nouveau, Verstappen a imposé de nouveaux réglages qui se sont avérés pertinents. « Nous avons été excellents malgré une chaleur qui ne nous aidait pas à l'origine. C'est donc aussi un résultat très significatif », souligne le directeur de RBR. Conséquence logique de cette victoire, Max Verstappen reconnaît enfin ce dimanche soir qu'il vise le titre: « On m'aurait dit cela il y a deux mois, j'aurais trouvé cela stupide ! Mais nous avons trouvé la bonne direction avec la voiture, tout simplement. Tout est bien plus clair, bien plus fluide qu'il y a quelques rendez-vous. » Il compte aussi sur l'aide de Yuki Tsunoda, auteur d'un bon week-end. Le Japonais ramène enfin des points régulièrement et permet à son équipe de se rapprocher de Mercedes et Ferrari au classement des constructeurs. Une petite ombre toutefois: Red Bull écope d'une lourde amende de 50 000 dollars après qu'un membre de l'écurie a été surpris en train de vouloir ôter le ruban adhésif servant de repère à Lando Norris sur la grille de départ ! Une mesquinerie qui ne fait pas honneur à une écurie que l'on aimerait seulement féliciter pour son incroyable travail de ces derniers mois...
McLaren s'incline une nouvelle fois devant Red Bull et peut légitimement trembler pour une couronne des pilotes qui lui semblait naguère garantie. Lando Norris a sans doute obtenu le meilleur résultat possible en finissant second, mais son après-midi ne fut qu'une longue course-poursuite derrière Charles Leclerc qu'il a dû dépasser deux fois, notamment à cause d'un pit-stop encore mal exécuté. « Je n'ai pas voulu prendre de risque au départ ! raconte-t-il. Leclerc avait l'avantage à l'extérieur et je ne désirais pas revivre la même mésaventure que la veille en sortant trop large. Je suis resté à l'intérieur et Charles en a profité. Puis, ce fut une belle bataille avec lui. En faisant l'overcut et en prolongeant mon premier relais, je pensais qu'il serait plus facile de se défaire de lui, mais ce ne fut pas le cas. La gestion des pneus fut aussi difficile. J'ai dû les ménager au cours de second relais, sinon je n'aurais jamais pu dépasser ensuite. » Au final, Norris préfère retenir qu'il revient à 14 points de son équipier au championnat, même si la menace de Verstappen devient évidente... Oscar Piastri a lui encore vécu un week-end très difficile. L'Australien n'a jamais mis le doigt sur les bons réglages et n'a cessé de douter de sa MCL39. « Si j'excepte Bakou, c'est le premier week-end où j'ai trouvé mon rythme nettement insuffisant, constate-t-il. Il me faut comprendre ce qu'il s'est passé. Je suis en quête de réponses... »
Le fait est que voilà quatre courses que Piastri termine derrière Norris, lequel a désormais la couronne à portée de main. Mais les pilotes McLaren savent que, tels des lièvres essoufflés, ils sont en train d'être rattrapés en fin de parcours par un Hollandais volant qui n'a rien d'une torture. Au vu de la récente domination de la Red Bull, l'hypothèse d'un Max Verstappen champion du monde 2025, jadis farfelue, devient possible, voire même probable, tant McLaren semble incapable de riposter. De fait, les Papayes n'ont plus d'évolutions en stock pour contrer la menace et vont devoir compter sur leurs propres talents... et un peu de chance. Zak Brown et Andrea Stella sont quant à eux confrontés à un terrible problème de gestion. Afin de remporter le titre des pilotes, la logique voudrait que McLaren favorise désormais l'un de ses deux pilotes. Or, cela est bien évidemment impossible: Brown et Stella n'ont pas laissé Piastri et Norris se battre toute la saison pour leur imposer des consignes dans la dernière ligne droite ! Verstappen se frotte les mains...
Ferrari se satisfait des troisième et quatrième places de Charles Leclerc et Lewis Hamilton. Mal en point vendredi lors des essais, la SF-25 a retrouvé vie samedi et dimanche grâce à de meilleurs réglages, en partie inspirés par Hamilton. C'est cependant Leclerc qui a joué les troubles-fêtes en occupant une bonne partie de la course la seconde place, grâce à sa stratégie originale. « J'étais un peu inquiet en voyant que j'étais seul en pneus tendres au départ, raconte-t-il. Mais je voulais utiliser ceux-ci pour m'échapper et avoir de l'air propre. C'était optimiste car j'avais deux voitures devant moi. Mais j'ai doublé Norris et cela m'a bien aidé pour la suite. J'ai perdu contre lui à la fin, mais je suis globalement content de cette troisième place, surtout après des essais difficiles. » Frédéric Vasseur salue pour sa part une course solide, sans accroc, qui redonne le moral aux Rouges après des semaines pénibles. Grâce aux 36 points engrangés au Texas, Ferrari revient très près de Mercedes au classement des constructeurs (241 pts contre 234), mais doit faire face au retour de Red Bull (231 pts)...
Si George Russell avait (un peu) menacé Max Verstappen lors du sprint, il s'est contenté d'évoluer ce dimanche dans le sillage d'Oscar Piastri sans jamais pouvoir l'attaquer, malgré une stratégie décalée. Quant à Andrea Kimi Antonelli, sa course a été ruinée par Carlos Sainz. Ainsi Mercedes ne gardera pas un souvenir impérissable de son séjour à Austin, d'autant que Ferrari se rapproche à seulement 7 points au championnat des constructeurs. « J'ai pris un bon départ, mais j'ai été bloqué derrière Norris au premier virage, raconte Russell. Hamilton et Piastri ont pu me dépasser à l'extérieur. Ensuite, c'était une course en solitaire jusqu'à la sixième place. » Toto Wolff pense que la W16 valait mieux que ce triste résultat: « Russell a perdu deux places au départ et Kimi a dû remonter après son accrochage. Si bien qu'ils ont toujours couru après le temps perdu, alors qu'ils avaient le rythme pour faire mieux. Malheureusement, il était très difficile de dépasser. Les écarts sont vraiment infimes entre les voitures de tête... »
Sources :
- Nextgen-auto.com
- F1i.autojournal.fr
Tony