RBR: chute de Christian Horner
Présentation de l'épreuve
Après trois semaines de pause, la Formule 1 reprend son périple européen pour les Grands Prix de Belgique (27 juillet) et de Hongrie (3 août), avant une trêve estivale d'un mois. L'étape ardennaise, très appréciée des pilotes et du public, a obtenu une prolongation de contrat jusqu'en 2031, mais avec une contrainte de rotation. À compter de 2027, le GP de Belgique n'aura plus lieu qu'une année sur deux, soit ensuite en 2029 et 2031. On ne sait pas avec quel autre rendez-vous il alternera. Peut-être avec un GP des Pays-Bas transporté à Assen ? Ce nouvel accord est en tout cas un semi-échec pour Vanessa Maes, patronne du Grand Prix, qui rejetait jusqu'alors l'idée d'une rotation. Mais cette option était sans doute inévitable. L'épreuve spadoise enregistre certes d'excellentes affluences (un nouveau record de 389 000 spectateurs sur trois jours est établi ce week-end), mais reste structurellement déficitaire (-3 millions d'euros pour le dernier exercice), et le contribuable belge et wallon est peut-être las de boucher ce trou année après année. La Région de Wallonie a déjà provisionné 25 millions d'euros pour couvrir les déficits des prochaines éditions ! En outre, afin d'accroître ses recettes, Spa pratique désormais des prix très élevés, alignés sur ceux prônés par Liberty Media, ce qui suscite de nombreuses critiques dans la presse belge.
L'événement principal de ces trois dernières semaines est bien sûr l'éviction de Christian Horner, remplacé à la tête de Red Bull Racing par Laurent Mekies, jusqu'alors directeur de Racing Bulls. Le manager français fait face à un immense défi: remettre en ordre de marche une écurie en pleine déliquescence, tout en faisant face à une intense pression médiatique. Il lui faudra aussi retenir Max Verstappen que l'on dit sur le départ vers Mercedes... « Mekies descend dans la fosse aux lions ! » plaisante Jolyon Palmer, consultant pour BBC Sport. Le nouveau directeur de RBR sait en tout cas quels écueils il devra éviter. Christian Horner s'était attiré beaucoup d'inimitiés à force d'autoritarisme et de soif de tout contrôler. Mekies devra se concentrer sur la gestion du team et déléguer les responsabilités afin de créer une nouvelle synergie. Son profil d'ingénieur expérimenté, posé et ouvert, semble convenir à cette mission.
En tout cas, Max Verstappen est ravi de son nouveau patron: « L'ambiance est très bonne. L'équipe avait peut-être besoin d'un tel changement. Je m'entends très bien avec Laurent. En plus, c'est un ingénieur, donc nos échanges techniques sont facilités. J'espère que nous pourrons intensifier ce travail dans les semaines et les mois à venir. » Cependant, Christian Horner n'est pas encore oublié... L'ingénieur en chef Paul Monaghan, l'un des derniers « horneriens » historiques encore en place, fait part d'une certaine amertume: « Je ne vais pas cacher la vérité, ce départ fut un choc pour moi. C'est triste. Christian a consacré une grande partie de sa vie professionnelle à Red Bull Racing. Ensemble, nous avons connu un immense succès et jamais je n'oublierai ce qu'il a représenté, pour moi, et pour toute l'équipe. » Bien sûr, Monaghan accueille aussi Mekies avec le sourire, et appelle à un « front commun » pour tirer RBR de l'ornière où elle se trouve. « Laurent met tout en œuvre pour que y parvenions, et nous y arriverons ! » conclut-il. Toujours chez RBR, il faut souligner enfin que l'ingénieur de Verstappen Gianpiero Lambiase est de nouveau absent, comme en Autriche un mois plus tôt, toujours pour des « raisons personnelles ». C'est encore Simon Rennie qui assure l'intérim auprès du champion du monde.
Bien plus à l'écart des caméras, Alan Permane prend les rênes de Racing Bulls. Celui qui fut pendant trente-cinq années un élément-clef de l'écurie d'Enstone, sous ses multiples dénominations (Benetton, Renault, Lotus, Alpine), avait rejoint Faenza en 2024 en qualité de directeur de la compétition, sous la responsabilité de Laurent Mekies. À 58 ans, l'ingénieur anglais accède enfin à la direction d'une écurie, avec la bénédiction de son prédécesseur: « Alan est la personne idoine, souligne Mekies. Il connaît parfaitement l'équipe et fut l'un des piliers de nos succès depuis un an et demi. » Permane renvoie les compliments: « Laurent Mekies et Peter Bayer ont fait un travail fantastique avec cette équipe au cours des dix-huit derniers mois, ce qui a permis d'améliorer considérablement notre compétitivité. Mon objectif est de poursuivre dans cette voie. » Ces nouvelles responsabilités vont cependant bouleverser son mode de vie, puisque Permane supervisait jusqu'alors l'antenne de Racing Bulls à Milton Keynes, et devra désormais passer la plus grande partie de son temps à Faenza, où travaille encore la majorité du personnel.
Durant tout le mois de juillet, la presse a brodé autour du transfert de Max Verstappen chez Mercedes, considéré comme quasi-certain par bien des « spécialistes ». Certains journaux ont même rapporté une prétendue rencontre entre le Néerlandais et Toto Wolff en Sardaigne, photos à l'appui. Or, ces clichés se sont avérés truqués... Mais beaucoup de journalistes très sérieux considèrent comme acquise l'arrivée de Verstappen à Brackley. Resterait à savoir qui il remplacerait. George Russell ? Ce dernier est en fin de contrat et serait bien accueilli en retour chez Red Bull, surtout que Christian Horner, avec lequel il avait eu des mots par le passé, est maintenant parti. Mais certains avancent que c'est Andrea Kimi Antonelli, jugé encore un peu tendre par Toto Wolff, qui céderait son baquet. Le jeune Italien trouverait refuge chez Alpine où Flavio Briatore le réclamerait à cors et à cri. Dans cette hypothèse, Verstappen et Russell cohabiteraient chez Mercedes, ce qui augurerait bien du tumulte, vues leurs relations exécrables.
Cependant, le transfert du quadruple champion du monde est-il aussi certain qu'on le prétend ? Helmut Marko a affirmé à Silverstone que Verstappen était dans l'impossibilité juridique de rejoindre une autre écurie. Et en effet, il semblerait qu'une des clauses libératoires ne soit pas remplies. Verstappen aurait été libre s'il ne figurait pas parmi les trois premiers du championnat à mi-saison. Or, après douze courses, il occupe bel et bien le troisième rang du classement des conducteurs. Pour que le transfert ait lieu, Mercedes devrait verser à Red Bull une indemnité colossale... Le constructeur allemand est-il prêt à sortir le chéquier ? Sans doute pas. À Spa, Toto Wolff déclare que l'arrivée de Verstappen chez les Gris est désormais « très peu probable ». « Nous souhaitons poursuivre avec Russell et Antonelli. C'est notre priorité absolue ! » ajoute l'Autrichien. Fin de l'histoire ?
McLaren reste sur deux doublés consécutifs réalisés en Autriche et en Grande-Bretagne, et compte poursuivre cette série victorieuse lors de ce week-end « sprint » à Spa-Francorchamps. Si au championnat des constructeurs, l'équipe de Woking possède une avance colossale sur toute concurrence et est déjà assurée de sa consécration finale, elle doit gérer la rivalité entre ses pilotes Oscar Piastri et Lando Norris, séparés par 6 petits points au classement des pilotes. Alors que l'Australien semblait avoir pris un net ascendant sur le Britannique au printemps, ce dernier s'est relevé au début de l'été et reste sur deux succès de rang, à Spielberg et Silverstone. Aussi, d'intenses batailles sont à prévoir entre les deux coéquipiers, mais, puisque le titre des constructeurs est acquis, leurs patrons ont décidé de leur laisser carte blanche. Zak Brown insiste d'ailleurs sur la qualité des rapports entre Norris et Piastri, qui ne seraient en rien altérés par leur rivalité: « C'est un plaisir de travailler avec eux. Ils ont un immense respect l'un pour l'autre, et leur comportement est égal en dehors comme sur la piste. Ils veulent seulement se battre avec équité, et c'est ce que nous leur offrons. »
Lewis Hamilton entretient depuis le début de l'année des relations complexes avec son ingénieur Riccardo Adami. Des échanges très aigres ont été enregistrés et abondamment diffusés lors des retransmissions télévisées, laissant à penser que la mésentente entre les deux hommes serait totale. Pure manipulation selon Frédéric Vasseur qui affirme que la FOM sélectionnerait les propos pour dramatiser les débuts compliqués d'Hamilton avec la Scuderia. Reste que le septuple champion du monde a obtenu un changement dans son encadrement technique. Son ingénieur performance Riccardo Corte a été écarté et remplacé par Johannes Hatz, un technicien allemand arrivé cette année de Racing Bulls. Curieusement, Hamilton salue l'arrivée d'un ingénieur avec lequel il dit « avoir travaillé pendant plusieurs années », alors que Hatz n'a jamais été salarié de Mercedes...
Ferrari introduit ce week-end une nouvelle suspension arrière, testée auparavant au Mugello. Son objectif est principalement de renforcer l'amortissement, affaibli sur la SF-25 par la réduction du volume disponible à l'arrière. La conséquence fut un manque de contrôle sur la hauteur de caisse à haute vitesse. Pour ne pas talonner, la Ferrari devait relever son assiette, d'où une perte d'appuis et une mise en température des pneus plus tardive. La Scuderia modifie donc son amortisseur tout en abaissant le bras avant du triangle supérieur de suspension, ce qui permettra de mieux résister aux variations d'assiette, d'où un aérodynamisme plus stable. Cette évolution aurait dû s'accompagner d'autres changements qui n'ont pas pu être mis en œuvre à cause du plafond budgétaire selon le directeur technique Loïc Serra et le responsable de l'aérodynamisme Diego Tondi. Enfin, Lewis Hamilton utilise pour la première fois de nouveaux disques et plaquettes de frein Brembo, déjà adoptés depuis quelques courses par Charles Leclerc.
Red Bull apporte aussi une vaste évolution à sa RB21, concernant l'aileron et la suspension avant, le capot moteur et les pontons. Seul Max Verstappen en bénéficie dans un premier temps, mais Laurent Mekies ordonne d'en pourvoir aussi Yuki Tsunoda avant les qualifications. Aston Martin présente un nez raccourci agrémenté d'un nouvel aileron avant, testé uniquement lors des essais libres. Williams revoit le plancher, les entrées d'air latérales et le capot de sa FW47. Ce package n'aurait dû entrer en service qu'à la fin de l'été, à Zandvoort, mais James Vowles a décidé d'avancer son arrivée sous la pression de Carlos Sainz, très déçu des performances récentes de sa machine.
Vendredi: essais et qualifications sprint
A mi-journée, les écarts sont serrés lors des uniques essais libres. Piastri est le plus véloce (1'42''022''') avec quatre petits millièmes d'avance sur Verstappen.
L'après-midi, sous le soleil, Piastri réalise le meilleur temps (1'40''510''') de la « qualification sprint », et ce malgré une petite frayeur: son chrono de SQ2 a été annulé suite à un passage hors limites dans le Raidillon. Norris conduit l'autre McLaren en troisième position, à plus d'une demi-seconde son équipier. Chez Red Bull, Verstappen est second, mais s'inquiète de concéder 4/10es à Piastri. Tsunoda (12e) est toujours loin de son équipier. Leclerc (4e) se dit content de sa Ferrari évoluée, mais concède 7/10es à Piastri. Surpris par ses nouveaux freins, Hamilton (18e) part en tête-à-queue à l'Arrêt de Bus et est aussitôt éliminé. Sainz obtient une belle sixième place avec sa Williams, mais Albon (16e) est éliminé d'emblée à cause d'un énième problème sur son moteur. Les Haas-Ferrari sont très en forme puisque Ocon et Bearman réalisent respectivement les 5e et 7e temps. Gasly (8e) est plutôt satisfait de son Alpine-Renault tandis que Colapinto (19e) déçoit une fois de plus. Bortoleto (10e) conduit sa Sauber-Ferrari en SQ1 tandis que Hülkenberg (17e) est une nouvelle fois aussitôt éliminé, à cause du trafic selon lui. Les Racing Bulls (Hadjar 9e, Lawson 11e) sont en lice pour quelques points. Mercedes vit une après-midi catastrophique. Antonelli (20e) commet un tête-à-queue en SQ1 et ne parvient pas à améliorer tandis que Russell (13e) ne va pas plus loin que la seconde manche à cause d'une machine endommagée, peut-être à cause des graviers projetés par son équipier. Les Aston Martin ne passent pas la SQ2, mais Alonso (14e) et Stroll (15e) se disent satisfaits des évolutions.
Le sprint
Cette mini-course se déroule à nouveau sous le soleil. Tous les pilotes s'élancent avec les pneus médiums (C3). Seul Colapinto est muni de pneus tendres (C4). L'Argentin part depuis les stands après que son Alpine a été retouchée sous parc fermé. Son équipier Gasly ne peut pas prendre le départ en raison d'une fuite d'eau.
Départ: Piastri garde l'ascendant sur Verstappen qui a tenté de se porter à sa hauteur à l'extérieur. Suivent Norris, Leclerc et Ocon.
1er tour: Verstappen sort très bien du Raidillon, prend l'aspiration de Piastri dans Kemmel, se déporte tôt à l'extérieur et s'impose au freinage des Combes. Leclerc réussit la même manœuvre sur Norris. En fin de tour, Verstappen devance Piastri, Leclerc, Norris, Ocon, Sainz, Bearman, Hadjar, Bortoleto et Lawson.
2e: Le DRS est activé. Piastri est dans le sillage de Verstappen mais ne parvient pas à porter d'attaque.
3e: Verstappen a une demi-seconde d'avance sur Piastri. Norris est dans le sillage de Leclerc. Gasly quitte les stands avec trois tours de retard pour une petite séance d'essais.
4e: Norris déborde Leclerc par l'intérieur au freinage des Combes et s'empare de la troisième place.
5e: Verstappen devance Piastri (0.6s.), Norris (2.5s.), Leclerc (4.3s.), Ocon (6s.), Sainz (7.1s.), Bearman (8.3s.), Hadjar (9s.), Bortoleto (9.7s.), Lawson (10.5s.), Tsunoda (11.5s.) et Russell (12s.).
6e: Norris réalise le meilleur chrono de l'épreuve (1'45''914''') mais reste à distance des deux premiers.
7e: Piastri demeure une demi-seconde derrière Verstappen. Dans le peloton, presque tous les pilotes ont le DRS. Russell, Hamilton et Antonelli ne parviennent pas à remonter.
9e: Verstappen commence à perdre du rythme tandis que Norris est revenu à sept dixièmes de son coéquipier Piastri.
10e: Verstappen précède Piastri (0.6s.), Norris (1.2s.), Leclerc (5.1s.), Ocon (8.8s.), Sainz (9.8s.), Bearman (11.5s.), Hadjar (12s.), Bortoleto (13s.) et Lawson (14.2s.). En fin de tour, Verstappen se rate légèrement en quittant l'Arrêt de Bus, mais cela sera sans conséquence.
11e: Les trois premiers se tiennent en une seconde. Piastri prend l'aspiration de Verstappen et tente de se déporter à l'extérieur dans Kemmel, mais il lui manque quelques mètres pour porter une attaque.
12e: Norris s'est quelque peu rapproché de Piastri, lequel semble ne plus pouvoir attaquer Verstappen. Leclerc roule isolé au quatrième rang.
14e: Verstappen, Piastri et Norris finissent la course dans la même seconde. Hamilton gagne une place aux dépens d'Albon.
15e et dernier tour: Max Verstappen gagne ce sprint devant Piastri et Norris. Leclerc se classe quatrième. Ocon décroche une belle 5e place. Sainz finit sixième devant Bearman et Hadjar. Viennent ensuite Bortoleto, Lawson, Tsunoda, Russell, Stroll, Alonso, Hamilton, Albon, Antonelli, Hülkenberg et Colapinto. Gasly n'est pas classé.
Max Verstappen remporte le 12e sprint de sa carrière, un succès opportuniste, obtenu grâce à une attaque réussie sur Oscar Piastri dans le premier tour. « Ma seule chance était de le passer aux Combes dans le premier tour, et je l'ai parfaitement saisie, confirme-t-il. Ceci fait, je savais que ce serait difficile de garder les McLaren derrière, donc j'ai joué au chat et à la souris grâce à la batterie et au DRS. Il y avait sept dixièmes de marge environ, donc je ne pouvais pas faire d'erreur. J'en ai fait une sans gravité au dernier virage mais à part ça, tout s'est bien passé. Je suis très content de ce bon résultat. » De côté de McLaren, on est évidemment un peu déçu. Oscar Piastri n'a pas pu attaquer Verstappen en raison d'une MCL39 assez chargée en appuis, ce qui offrait une excellente tenue route, mais était handicapant pour attaquer dans Kemmel. « Nous avons un aileron assez braqué en prévision de la pluie qui est annoncée pour le reste du week-end, mais je ne veux pas revivre une course aussi frustrante, sans pouvoir attaquer », soupire Piastri. Lando Norris, qui lui non plus n'a pu monter à l'assaut, révèle que l'équipe va effectuer quelques changements de réglages avant les qualifications.
Les qualifications
L'après-midi, les qualifications se déroulent sur piste sèche, dans une atmosphère assez chaude (23°C). Les McLaren dominent de nouveau, mais c'est Norris qui signe la pole (1'40''562'') devant Piastri (1'40''647''') qui a commis une petite faute au virage du Campus. Leclerc est heureux de placer sa Ferrari en troisième position, à 3/10es de la pole. En revanche, Hamilton est toujours totalement dépassé. Encore éliminé dès la Q1, il partira des stands après des changements sur son groupe propulseur. Verstappen (4e) ne peut exploiter complètement une Red Bull réglée pour la pluie, avec plus d'appuis. Tsunoda a reçu les évolutions de la RB21 et, mis en confiance, réalise enfin une belle prestation, avec le septième temps. Après un début de week-end difficile, Albon obtient une belle cinquième place avec sa Williams. Sainz est en revanche éliminé dès la Q2, puis partira des stands après que sa voiture a été retouchée. Russell (6e) est mécontent de sa Mercedes qu'il estime en pleine régression. Le cauchemar d'Antonelli se poursuit avec un 18e temps en Q1. Complètement perdu, le jeune Italien apparaît ensuite en pleurs devant les caméras... Il partira finalement des stands.
Les Racing Bulls (Hadjar 8e, Lawson 9e) sont performantes et atteignent toutes deux la troisième manche. Chez Sauber, Bortoleto (10e) atteint la Q3 (après frôlé l'élimination en Q1), et fait encore mieux que Hülkenberg (14e), peu à l'aise ces temps-ci en qualifications. Haas maintient des réglages pour la pluie, ce qui explique des performances un peu décevantes d'Ocon (11e) et Bearman (12e). Les Alpine-Renault ne brillent pas. Gasly (13e) ne franchit pas la Q2 et Colapinto, éliminé d'emblée, s'élancera depuis la pit-lane après des modifications techniques. Enfin, les Aston Martin n'ont aucun rythme et occupent les derniers rangs. Stroll partira 16e du fait que beaucoup de pilotes s'élanceront des stands, dont son équipier Alonso dont la machine est retouchée sous parc fermé.
Le Grand Prix
Dimanche après-midi, la pluie tombe sur Francorchamps à l'heure du départ et la piste est très détrempée. À 15 heures, tous les bolides s'élancent en pneus intermédiaires et parcourent le tour de formation derrière la Safety Car. Le directeur de course Rui Marques estime que les conditions sont trop précaires pour lancer la course, bien que l'averse vienne de cesser. Il brandit le drapeau rouge et annule la procédure de départ, suscitant la colère de certains pilotes comme Max Verstappen ou Lewis Hamilton qui jugent que l'on pouvait rouler. Comme un fait exprès, la pluie reprend juste à cet instant ! Commence alors une très longue attente de plus d'une heure... Marques ne veut pas libérer les voitures tant qu'il pleut, peut-être parce qu'à Silverstone certains avaient estimé qu'il avait neutralisé la course trop tard, bien après les premières gouttes.
Toujours est-il que ce n'est qu'à 16h20, avec une heure vingt de retard, que le directeur de course décide de lancer enfin le Grand Prix. Les voitures, toutes munies de gommes intermédiaires, quittent les stands derrière la voiture de sécurité. Les tours suivants seront compris dans la distance totale.
1er tour: Les pilotes découvrent de grandes quantités d'eau sur le circuit, principalement dans Kemmel. Mais la visibilité est meilleure qu'une heure plus tôt.
3e: Le soleil baigne la cuvette du circuit et la piste s'assèche assez vite, surtout dans les parties basses du circuit. Rui Marques décide de lancer la course, mais avec un départ lancé.
4e: La voiture de sécurité s'efface à l'issue de cette boucle. Norris accélère à Blanchimont mais, suite à un problème de batterie, ne parvient pas à décramponner Piastri.
5e: Norris survire en quittant La Source. Piastri se place dans son sillage dans le Raidillon, puis le déborde par l'extérieur dans la ligne droite de Kemmel. L'Australien s'impose aux Combes et s'empare du commandement. Derrière les McLaren viennent Leclerc, Verstappen, Albon, Russell, Tsunoda, Hadjar, Lawson et Bortoleto.
6e: Une seconde sépare Piastri et Norris. Verstappen menace Leclerc. Russell dépasse Albon par l'intérieur aux Combes.
7e: Piastri mène devant Norris (1.4s.), Leclerc (2.7s.), Verstappen (3.2s.), Russell (5s.), Albon (7s.), Tsunoda (8.1s.), Hadjar (9.6s.), Lawson (10s.), Bortoleto (11.6s.), Ocon (13s.) et Bearman (13.5s.). Hamilton a doublé Sainz et Stroll, et remonte au 16e rang. Antonelli coupe la dernière chicane.
8e: La trajectoire commence à vraiment s'assécher. Hamilton dépasse Colapinto et Hülkenberg, puis effacera Gasly au tour suivant.
9e: Piastri compte un peu moins de deux secondes d'avance sur son équipier. Verstappen reste dans le sillage de Leclerc, sans pouvoir l'attaquer. Le pilote Ferrari est en difficulté avec ses pneus intermédiaires dégradés.
10e: La piste est désormais sèche sur la majorité du circuit. Verstappen tente de déborder Leclerc par l'extérieur à Pouhon, mais le Monégasque ne lui laisse aucun espace.
11e: Deux secondes séparent les McLaren. Verstappen freine tard et plonge à l'intérieur de La Source pour surprendre Leclerc, mais ce dernier garde l'ascendant à la réaccélération grâce à une meilleure traction. Bearman double son équipier Ocon. En fin de tour, Hamilton entre aux stands et s'empare le premier de pneus slicks médiums. Gasly, Hülkenberg et Alonso font de même.
12e: Piastri arrive chez McLaren en fin de parcours et se saisit de pneus médiums (2.8s.). Norris hérite du commandement. Leclerc et Verstappen prennent aussi les pneus jaunes et ressortent dans cet ordre, car l'arrêt du Monégasque (2.5s.) est beaucoup plus court que celui du Hollandais (4.8s.).
13e: Le DRS est activé. Russell, Albon, Lawson, Bortoleto, Bearman, Colapinto, Sainz, Antonelli et Stroll se succèdent aux stands et tous mettent des slicks médiums. Hamilton est le grand bénéficiaire de cette salve d'arrêts puisqu'il se retrouve devant Bortoleto et Bearman. Le pilote Ferrari déborde ensuite Lawson dans Kemmel.
14e: Norris stoppe chez McLaren et se singularise en prenant des pneus slicks durs (3.5s.). Russell menace un temps Verstappen. Il repart loin derrière Piastri. Tsunoda, Hadjar et Ocon basculent aussi sur les slicks. Mauvaise pioche pour ces trois pilotes qui se retrouvent très loin des points qu'ils pouvaient convoiter.
15e: Piastri devance Norris (9s.), Leclerc (14.7s.), Verstappen (15.8s.), Russell (16.7s.), Albon (18s.), Hamilton (18.8s.), Lawson (26s.), Hülkenberg (26.7s.), Bortoleto (28.4s.), Gasly (30.8s.) et Tsunoda (34.3s.).
17e: Bearman prend la 13e place à Alonso aux Combes. Victime d'un problème technique, Hadjar va peu à peu dégringoler jusqu'au dernier rang.
18e: Piastri possède huit secondes et demie d'avance sur Norris. Leclerc garde Verstappen une seconde derrière lui.
20e: Norris reprend quelques dixièmes à Piastri. Leclerc a semé Verstappen. Bortoleto se plaint du rythme de son équipier Hülkenberg. Celui-ci cède la 9e place à son équipier sur ordre de Sauber. Hadjar chausse des pneus durs.
21e: Piastri précède Norris (8.2s.), Leclerc (15.1s.), Verstappen (17.5s.), Russell (19.8s.), Albon (21.8s.), Hamilton (24s.), Lawson (33.2s.), Bortoleto (34.7s.), Hülkenberg (36.7s.), Gasly (41s.) et Tsunoda (41.7s.).
23e: L'intervalle est stable entre les McLaren. Verstappen concède maintenant plus de deux secondes et demie à Leclerc. Gasly (11e) retient un peloton comprenant Tsunoda, Bearman, Alonso et Antonelli.
25e: Piastri devance Norris (8s.), Leclerc (16.5s.), Verstappen (19s.), Russell (23s.), Albon (25.2s.), Hamilton (27.2s.), Lawson (37s.), Bortoleto (38.3s.), Hülkenberg (41.7s.), Gasly (47.7s.) et Tsunoda (48.3s.).
26e: Norris dérape à Pouhon. Il emprunte le dégagement asphalté et revient en piste pied au plancher, mais a perdu quelques dixièmes sur Piastri.
27e: Antonelli prend la 14e place à Alonso. Sainz change de pneus pour la seconde fois.
28e: Norris s'empare du meilleur chrono (1'45''965'''). Hamilton est l'un des plus rapides en piste et menace Albon pour la sixième position. Un peu plus loin, Bortoleto pourchasse Lawson. Second arrêt pour Colapinto.
30e: Piastri mène devant Norris (8.2s.), Leclerc (18.4s.), Verstappen (20.4s.), Russell (27.6s.), Albon (30.8s.), Hamilton (31.4s.), Lawson (42s.), Bortoleto (44s.), Hülkenberg (50s.), Gasly (56s.) et Tsunoda (56.7s.). Alonso effectue un deuxième pit-stop.
31e: Hamilton peut maintenant utiliser son DRS contre Albon, mais il ne parvient pas à porter d'attaque. Antonelli remplace ses pneus et reprend la piste en 16e position, devant Alonso.
32e: L'écart entre Piastri et Norris tombe sous les huit secondes. Antonelli réalise le meilleur tour de la course (1'44''861''').
33e: Hülkenberg change ses pneus et se relance en 15e position. Gasly recueille la 10e place mais doit toujours résister à Tsunoda.
34e: Norris bloque sa roue avant-droite au freinage de La Source et perd ainsi une demi-seconde. Hülkenberg prend la 14e place à Ocon.
35e: Piastri précède Norris (8s.), Leclerc (19.6s.), Verstappen (22s.), Russell (32s.), Albon (35.5s.), Hamilton (36s.), Lawson (47s.), Bortoleto (48s.), Gasly (1m. 01s.), Tsunoda (1m. 02s.) et Bearman (1m. 04s.). Antonelli déborde Ocon par l'extérieur aux Combes, mais il vire large au tournant suivant et le Normand repasse devant l'Italien.
36e: Les pneus médiums de Piastri se dégradent. Norris réduit son retard à sept secondes.
38e: Norris revient à cinq secondes et demie de Piastri. Verstappen jette lui aussi ses dernières forces dans la bataille et recolle à Leclerc. Plus loin, Gasly, Tsunoda et Bearman bataillent pour le dernier point.
39e: Norris reprend encore une seconde à Piastri dans ce tour. Hülkenberg chipe la 13e place à Stroll.
40e: Piastri précède Norris (4.3s.), Leclerc (19.6s.), Verstappen (20.7s.), Russell (33.6s.), Albon (37.4s.), Hamilton (38.8s.), Lawson (49s.), Bortoleto (54s.), Gasly (1m. 08s.), Tsunoda (1m. 09s.) et Bearman (1m. 10s.).
42e: Le ciel se couvre de nouveau en cette fin de course. Piastri ne compte plus que trois secondes d'avantage sur Norris.
43e: Norris sort avec peine du premier tournant et laisse filer une seconde. C'en est fini de ses espoirs de succès. Bearman double Tsunoda, lequel s'inclinera devant Hülkenberg dans le dernier tour.
44e et dernier tour: Jacky Ickx salue avec le drapeau à damier Oscar Piastri, vainqueur du GP de Belgique devant Norris. Leclerc, troisième, complète le podium. Verstappen termine quatrième, Russell cinquième. Albon (6e) empoche six bons points pour Williams. Hamilton achève sa remontée au septième rang. Lawson (8e) inscrit quatre points. Bortoleto finit neuvième et Gasly dixième. Suivent Bearman, Hülkenberg, Tsunoda, Stroll, Ocon, Antonelli, Alonso, Sainz, Colapinto et Hadjar.
Après la course: Piastri reprend la main
Avec ce troisième doublé consécutif, McLaren assoit un peu plus sa suprématie sur cette saison 2025. L'équipe britannique compte désormais la bagatelle de 268 points d'avance sur Ferrari, et s'est déjà assurée de la couronne des constructeurs. Une curiosité: c'est la première fois depuis vingt-six ans qu'une équipe réalise le doublé à Spa. Cette dernière performance, en 1999, était le fruit des McLaren-Mercedes de David Coulthard et Mika Häkkinen...
Oscar Piastri retrouve le chemin de la victoire et repousse Lando Norris à 16 points au championnat des pilotes. Ce succès lui permet d'oublier sa déception de Silverstone, où une pénalité l'avait privé des lauriers au profit de son équipier. Cet après-midi, Piastri a su d'emblée doubler Norris, et a ensuite maîtrisé la course d'un bout à l'autre, comme il sait si bien le faire. « J'étais déçu que l'on donne un départ lancé, car je pensais qu'un départ arrêté me donnerait de meilleures chances de m'imposer, raconte-t-il. Aussi, le premier tour était ma meilleure chance. Je suis bien sorti du premier virage, j'ai lâché l'accélérateur aussi peu que possible dans le Raidillon et ce fut suffisant pour doubler Lando. J'ai bien géré le reste de la course, même si à la fin les médiums n'étaient pas les meilleurs pneus. Toutefois, j'ai bien fait de prendre ceux-ci, car ils m'auraient été plus utiles que les durs en cas de neutralisation. »
Parti en pole, Lando Norris s'est incliné au redémarrage devant son équipier, en partie à cause d'une batterie insuffisamment rechargée, mais il assume aussi sa part de responsabilité: « Oscar a fait un très bon travail. Il a mieux franchi le Raidillon, il avait l'aspiration et a pu passer. On l'a vu lors du sprint, il est très difficile ici de se défendre quand on est devant, car le poursuivant bénéficie d'une excellente aspiration. En plus, dans Kemmel, je recevais le vent en pleine figure, cela n'aidait pas. Puis, j'ai commis quelques erreurs en course, j'ai bloqué plusieurs fois les roues à la Source, je suis sorti à Pouhon... Je n'ai pas à me plaindre, Oscar méritait de gagner. » En fin d'épreuve, Norris, en pneus durs, revenait sur Piastri, en pneus médiums abîmés, mais une nouvelle erreur à la Source l'a privé de tout espoir de rejoindre son équipier. Une fois de plus, le jeune Anglais n'a pas livré une copie impeccable, mais Andrea Stella ne l'accable pas et maintient l'équilibre entre ses pilotes: « Oui, l'erreur de Norris nous a peut-être empêchés d'avoir une bataille intéressante en fin de course. Mais, pour être juste, même Oscar a perdu un peu de temps à quelques reprises, notamment au virage n°1. » Cela s'est juste moins vu, peut-être...
Max Verstappen et Red Bull ont largement pâti de la décision de la FIA d'attendre la fin de la pluie pour lancer le départ. Parti avec une monoplace très appuyée destinée à rouler sur le mouillé, le Néerlandais a dès lors perdu tout espoir de menacer les McLaren et ne pouvait qu'espérer doubler la Ferrari de Charles Leclerc, ce qu'il n'a même pas réussi à faire. « L'aileron arrière était trop chargé pour tenter quoi que ce soit, dit-il. Et à partir du moment où nous sommes passés sur les slicks, Charles était intouchable. Par ailleurs, le comportement des pneus et l'équilibre n'étaient pas optimaux. Il faut encore travailler dur. » Les évolutions apportées à la RB21 n'ont pas été très probantes. Au moins, la décision de Laurent Mekies d'accorder aussi ce nouveau package à Yuki Tsunoda a-t-elle redonné quelque peu confiance à ce dernier. Le Japonais a frôlé des points qu'il n'a plus accrochés depuis Imola, voilà près de trois mois...
Ferrari quitte les Ardennes belges avec un podium de Charles Leclerc qui conforte sa seconde place au championnat des constructeurs. La Scuderia est encore très loin de rivaliser avec McLaren, mais elle se contente des progrès enregistrés grâce à sa nouvelle suspension arrière. « Nous avions un peu moins d'appui que les autres, explique Leclerc, ce qui m'a permis de réaliser un très bon chrono en qualifications et de résister à Max en course, lorsque la piste était sèche. Ce fut évidemment plus dur sur le mouillé. Nous ne sommes pas bons sur piste humide, et je n'aurais probablement pas fini troisième dans ces conditions. Pour le reste, nous progressons, même si ce n'est évidemment pas encore suffisant pour jouer la victoire. » Lewis Hamilton est pour sa part remonté au septième rang après deux premières journées cauchemardesques. « C'est un mauvais week-end sur le plan sportif, mais j'ai appris à mieux connaître la voiture, à peaufiner mon approche », commente-t-il. Le septuple champion du monde en est là...
Mercedes a vécu un week-end noir, ponctué par seulement 10 points ramenés par un George Russell opiniâtre. Après une phase sprint catastrophique, le pilote anglais, parti sixième, a gagné une place en course aux dépens d'Alexander Albon, et s'est même payé le luxe de titiller Max Verstappen. Mais rien de bien réjouissant. « Il faut vite comprendre ce qui s'est passé ici, car nous avons nettement régressé », s'alarme-t-il. Quant à Andrea Kimi Antonelli, il n'est pas fâché de tirer un trait sur un week-end éprouvant. Deux fois éliminé d'emblée en qualifications, le jeune Bolonais n'a pas quitté le fond du peloton et traverse une période très délicate: il n'a fini qu'une seule fois dans les points lors des sept dernières courses ! Preuve de son malaise, Antonelli n'a pu retenir ses larmes samedi soir devant les caméras, après son élimination en Q1: « C'est une phase compliquée. Nous connaissons les limites de la voiture, mais avec ma façon de piloter, j'aggrave le problème... » Antonelli est en effet un adepte des grands coups de volant à l'inscription dans les virages, ce qui déstabilise le train arrière, aux antipodes de ce qui est nécessaire à Spa. Mais Toto Wolff refuse d'accabler son poulain et s'efforce de lui remonter le moral avec un brin d'humour: « S'il se crashe, je lui donnerais 500 dollars, cela le délestera d'une certaine pression ! » Plus sérieusement, ce dimanche soir, Antonelli reçoit l'assurance de continuer avec Mercedes en 2026, ce qui pourrait le rasséréner.
Pluie et principe de précaution
Enfin, le lancement tardif de l'épreuve pour cause de pluie fait beaucoup parler. Certes, l'effroyable palinodie de 2021 a été évitée, mais les spectateurs ont dû patienter une heure vingt avant de voir leurs héros en piste. La question mérite d'être soulevée: roulera-t-on encore sous la pluie en Formule 1, du moins à Spa ? L'accident mortel du jeune Dilano van 't Hoff est encore, à juste titre, dans les mémoires, et l'on peut comprendre les doutes qui ont assailli le directeur de course Rui Marques. Comme le faisait remarquer Jacky Ickx, consultant pour la RTBF, en cas de drame, l'opinion publique aurait tôt fait de le livrer à la vindicte... Reste que cette décision est critiquée par d'éminents pilotes. « Ce n'était pas la peine de retarder le départ, peste Max Verstappen. Quelques tours supplémentaires derrière la voiture de sécurité auraient permis de mieux évacuer l'eau. Et si vous ne voyez rien, et vous ralentissez ! C'est décevant, on n'assistera plus à Spa à des courses classiques sous la pluie. » Lewis Hamilton lui ne comprend pas pourquoi un départ arrêté n'a pas été donné lors du redémarrage: « La piste avait bien séché et les projections d'eau n'était pas si importantes. »
Toutefois, chacun voit midi à sa porte. Les pilotes trônant sur le podium approuvent la décision du directeur de course. « Nous ne devons pas oublier ce qu'il s'est produit sur ce circuit. Je préfère être prudent que de lancer un Grand Prix trop tôt ! » déclare Charles Leclerc. Oscar Piastri révèle que le GPDA avait demandé aux autorités de privilégier la prudence sur ce circuit, une opinion relayée ensuite par la plupart de ses collègues. Un principe de précaution validé par Frédéric Vasseur: « Lors du départ initial, c'était trop dangereux. Dans ces conditions, on ne voyait rien. Alors, on peut toujours discuter de savoir s'il fallait partir cinq minutes avant, cinq minutes après... La sécurité passe avant tout et tout le monde est d'accord avec ça. » C'est en tout cas le signe que les temps ont bien changé, et qu'en effet la prise de risques en matière spotive n'est plus considérée comme une vertu pour les opinions publiques européennes.
Sources :
- Nextgen-auto.com
- F1i - La nouvelle suspension de Ferrari à Spa
- L'Echo
- Auto hebdo n° 2523, 30 juillet 2025
Tony