George RUSSELL
 G.RUSSELL
Mercedes
Max VERSTAPPEN
 M.VERSTAPPEN
Red Bull Honda RBPT
Carlos SAINZ
 C.SAINZ
Williams Mercedes

1142o Gran Premio

VIII Grand Prix of Azerbaïdjan
Cubierto
Bakú
domingo, 21 de septiembre de 2025
51 vueltas x 6.003 km - 306.049 km
(Offset: 104 m)
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Les « Papayas rules » : un équilibre de plus en plus subtil

Depuis le GP d'Italie, McLaren a essuyé de nombreuses critiques en raison de la consigne donnée en fin de course à Oscar Piastri. L'Australien a dû rétrocéder la deuxième place à Lando Norris après que celui-ci a été victime d'un changement de pneus trop long. Andrea Stella s'est défendu en évoquant l'équité (Norris avait perdu injustement sa deuxième place) et la stratégie (Piastri fut arrêté en premier pour prévenir un éventuel « undercut » qui aurait bénéficié à Charles Leclerc). Mais des observateurs estiment que cet arrêt raté n'était qu'un fait de course, une déveine dont Piastri aurait pu profiter sans scrupules. Cette consigne est d'autant plus controversée que les deux équipiers sont en lutte pour le titre mondial. On peut tordre la question dans tous les sens, mais de fait Piastri a offert trois points à son rival. Ainsi, derrière les beaux discours, il y a en fait de la politique. Stella a sans doute pensé qu'il fallait rasséréner Norris, déjà abattu par une panne la semaine précédente à Zandvoort. Et puis, ne pouvait-il pas à son tour bénéficier d'un coup de pouce de Piastri ? Il avait offert à ce dernier sa première victoire l'an passé en Hongrie dans des circonstances analogues... Aussi, Zak Brown et Andrea Stella gèrent à leur manière cette situation incommode d'avoir deux pilotes en lice pour la couronne. Jusqu'alors, les « papayas rules » permettaient à chaque protagoniste s'affronter tant que l'intérêt de l'équipe n'était pas menacé. Mais comme le titre des constructeurs est acquis pour McLaren, leur rivalité peut de fait s'exercer sans limite précise. Restent les aléas mécaniques ou humains, que l'équipe semble vouloir compenser dans la mesure du possible, pour ménager la susceptibilité de chacun.


Aussi, après la fleur faite à Norris, Stella a convoqué ses deux pilotes à Woking pour leur exposer les motifs de sa décision. Il lui fallait notamment convaincre Piastri qu'il n'avait pas été floué. On ne saura pas ce que se sont dit les trois hommes, ni le fond de leur pensée. En Azerbaïdjan, Piastri déclare évidemment que tout va pour le mieux: « Nous avons eu des discussions productives. Nous avons clarifié les choses, nous savons comment nous allons pouvoir nous battre dans le futur, ce qui est le plus important. On ne peut pas planifier tous les scenarii qui peuvent survenir, mais nous sommes tous sur la même longueur d'ondes. Je fais confiance à l'équipe pour prendre les bonnes décisions. » Au-delà de cette langue de bois, l'Australien n'a évidemment en tête qu'une seule chose: devancer Norris, partout et tout le temps, afin de n'avoir jamais à lui rendre quoi que ce soit...


Présentation de l'épreuve

Stefano Domenicali poursuit sa tournée internationale des renouvellements des contrats. On apprend ainsi ce week-end que le Grand Prix d'Azerbaïdjan a signé avec la Formule 1 un nouvel accord jusqu'en 2030. C'est la récompense de l'incontestable succès de l'événement sportif le plus populaire du Caucase, avec une audience télévisée estimée à 65 millions de spectateurs. Domenicali remercie au passage le président Ilham Aliyev pour son indéfectible soutien. Certes, les grincheux relèvent que la F1, qui professe depuis 2020 des idées « progressistes » et « inclusives », se fait ici la vitrine d'un régime dictatorial et belliqueux, accusé de multiples crimes de guerre dans la région du Haut-Karabagh. Mais Bakou verse 140 millions d'euros chaque année à la F1 pour organiser son Grand Prix. Alors...


McLaren peut s'assurer dès ce week-end de son dixième titre mondial des constructeurs. Avec douze victoires en seize épreuves et 617points, l'équipe britannique possède une avance colossale sur ses poursuivantes Ferrari (280 pts) et Mercedes (260 pts). Pour être sacrée à Bakou, elle doit inscrire neuf unités de plus que Ferrari, tout en ne cédant pas plus de onze points à Mercedes, ce qui paraît faisable. Toutefois, la grande interrogation du week-end concerne la Red Bull de Max Verstappen qui a survolé les débats sur le circuit ultra-rapide de Monza. Grâce à ses évolutions, la RB21 du Hollandais paraît désormais bénéficier d'un net avantage sur ce genre de pistes. Or, si le circuit Bakou possède une portion sinueuse dans la vielle ville, il comprend aussi la plus longue pleine accélération du championnat. À donc si Verstappen sera à nouveau souverain.


Depuis qu'il a accepté de poursuivre sa collaboration avec Red Bull en 2026, Max Verstappen se sent pousser des ailes et laisse libre cours à son goût pour l'éclectisme. Voilà en effet de longues années qu'il rêvait de rouler en compétition sur le vieux Nürburgring. Christian Horner ne lui aurait peut-être pas offert ce cadeau, surtout en pleine saison, mais son successeur Laurent Mekies ne peut pas lui refuser grand-chose. Ainsi entre les Grands Prix d'Italie et d'Azerbaïdjan, le week-end des 13-14 septembre, le Hollandais s'est rendu dans l'Eifel afin d'obtenir sa licence pour piloter sur la Nordschleife. Il a disputé plusieurs séances sur une Porsche Cayman et a ainsi décroché sa licence de catégorie A qui lui permettra de disputer en 2026 les 24 heures du Nürburgring. Et tant pis si celles-ci auront lieu entre deux Grands Prix de F1... « Je trouve formidable qu'un pilote de Formule 1, qui a de nombreuses obligations en plus des courses, simulateur, marketing et relations publiques, prenne le temps de se consacrer à une telle activité avec un tel enthousiasme », commente Helmut Marko. « Cette procédure allemande, qui oblige un quadruple champion du monde à prouver qu'il est capable de piloter une Porsche de 240 chevaux, est unique », ironise-t-il. « Mais Verstappen a tout réussi, même s'il avait déjà effectué 1 000 tours sur le simulateur autour du Nürburgring. Il n'est pas venu sans préparation. » Le Néerlandais ne s'arrête pas là, puisque le 28 septembre, huit jours après le GP d'Azerbaïdjan, il fera ses débuts officiels lors d'une course de GT3 sur le « Ring » !


Avant son voyage vers Bakou, Isack Hadjar aurait été informé par Laurent Mekies et Helmut Marko qu'il serait l'année prochaine l'équipier de Max Verstappen chez Red Bull Racing, en remplacement de Yuki Tsunoda. Cette promotion serait toute naturelle pour le jeune Parisien qui réalise une première saison de toute beauté. Il a déjà inscrit 38 points et signé un podium avec sa « modeste » Racing Bulls, un bilan bien supérieur à celui du pauvre Tsunoda sur la seconde RB21 (9 points inscrits en 14 courses...). Bref, Hadjar, surnommé le « petit Prost » par certains médias, semble paré à affronter le « monstre » Verstappen dans l'équipe première du groupe Red Bull. Son engagement n'est toutefois pas encore officiel. À Bakou, Helmut Marko déclare attendre quelques courses pour annoncer les choix de RBR pour 2026. Chez Racing Bulls, Hadjar devrait être remplacé par le Suédo-Britannique Arvid Lindblad, dernier petit prodige de la filière Red Bull.


En revanche, l'avenir s'annonce sombre pour Yuki Tsunoda, discrédité par sa saison catastrophique. Certes, le jeune Japonais a sans doute des circonstances atténuantes. Comme Sergio Pérez et Liam Lawson avant lui, il ne parvient pas à prendre la mesure d'un bolide entièrement conçu pour le style de pilotage de Max Verstappen. Il a du reste été clairement laissé de côté par Christian Horner, et si l'arrivée de Laurent Mekies lui a permis de disposer des dernières évolutions, sa progression demeure jusqu'ici très limitée. Ainsi, Tsunoda aura du mal à être sur la grille en 2026. Ses protecteurs de Honda ne peuvent lui offrir qu'un strapontin de troisième pilote chez Aston Martin. Le natif de Kanagawa lorgnait aussi vers Alpine qui cherche un successeur au falot Franco Colapinto. Tsunoda aurait pu retrouver là-bas son vieux copain Pierre Gasly. Mais Flavio Briatore a rejeté sa candidature. En fait, le deuxième volant de l'écurie d'Enstone est peu convoité. Il a été refusé par Sergio Pérez et Valtteri Bottas. À Bakou, Briatore déclare balancer entre deux prétendants: Colapinto lui-même et le réserviste estonien Paul Aron. Toutefois, certains bruits annoncent qu'il discuterait aussi avec l'Italien Leonardo Fornaroli, actuel leader du championnat de Formule 2.


Toto Wolff a annoncé voici quelques semaines que Mercedes gardera son duo de pilotes pour 2026. Néanmoins, le nouveau contrat proposé à George Russell n'est toujours pas signé. L'Anglais pose en effet de rudes exigences en termes de durée d'engagement et de salaire. Si la question « gros sous » reste impénétrable, on sait que Wolff a d'abord proposé à son pilote un engagement d'un an ferme avec une option pour la saison suivante. Mais Russell préférerait un contrat de deux ans fermes. Pour se prémunir d'une éventuelle arrivée de son ennemi Max Verstappen en 2027 ? Par ailleurs, Russell réclame un allègement de ses activités promotionnelles qu'il dénonce comme énergivores: « J'arrive le jeudi matin pour assister à un événement sponsor, puis j'en ai un autre le vendredi et le samedi soir. Il y a des interviews tout le week-end, des activités avec les partenaires le dimanche. Parler ne me rend pas plus rapide et me coûte de l'énergie. Pendant ce temps-là, je ne me repose pas, je ne m'entraîne pas, je ne suis pas dans le simulateur. » Nico Rosberg confirme les propos de son lointain successeur en révélant que dans les années 2010 Mercedes organisait déjà beaucoup de rencontres avec les sponsors. Néanmoins, Wolff comme Russell affirment qu'ils surmonteront ses difficultés et que le nouveau contrat sera signé dans peu de temps.


De son côté, Andrea Kimi Antonelli a essuyé pour la première fois de vives critiques de la part de Toto Wolff après sa médiocre prestation de Monza. Le patron de Mercedes garde sa confiance à son protégé, mais lui signale qu'il attend beaucoup mieux de lui. Le fait est qu'après une première partie de saison tout à fait satisfaisante, il enchaîne depuis la fin du du printemps les erreurs et contre-performances, et n'a inscrit que trois points lors des six dernières courses. L'Italien de 19 ans a compris qu'il devait se ressaisir, et reçoit le soutien inattendu de Max Verstappen qui a connu lui aussi jadis de sévères critiques lorsqu'il a débuté en F1, à peu près au même âge: « Faire des erreurs lors de sa première saison fait partie du jeu. Ce que j'aime le plus chez Antonelli, c'est qu'il ne se repose pas sur ses lauriers. Il donne toujours le meilleur de lui-même, et je me reconnais en lui. J'ai aussi été critiqué lors de ma première saison, parfois très durement. Pourrait-il faire mieux ? Bien sûr. Mais je sais à quel point il est talentueux. Ce n'est pas facile de débuter dans une écurie de pointe qui, de surcroît, ne se bat pas systématiquement pour la victoire. Il s'en sortira très bien, il a juste besoin d'un peu de temps. »


George Russell fait l'impasse sur la journée médiatique du jeudi en raison d'une indisposition. Le lendemain, le Britannique est au volant de sa Mercedes, mais visiblement un peu diminué. On apprend par la suite qu'une bonne partie du paddock serait frappée par un mystérieux virus. Une vingtaine de malades sont recensés, et toutes ces personnes auraient en commun d'avoir logé dans le même hôtel de Bakou. Toutefois, cela est pure spéculation, et l'on peut penser que les organismes des pilotes et techniciens, fatigués par une saison déjà bien longue de seize Grands Prix, sont tout simplement plus sensibles aux infections. Voilà de nombreuses années que les « grippes » sont monnaie courante dans le paddock à l'automne, sans même parler de l'époque de la Covid-19...


Cet été, Audi a officialisé un partenariat avec la société britannique de fintech Revolut Business qui deviendra son sponsor-titre à compter de la saison 2026. Ce contrat porte sur plusieurs années et impliquera Revolut dans les opérations financières de la future écurie helvéto-allemande. En ce mois de septembre, Audi annonce un second accord avec Adidas. Les deux marques allemandes s'allient pour développer une gamme de produits vestimentaires qui devraient apparaître sur le marché dès le début 2026. Par ailleurs, Adidas versera 25 millions d'euros par an à Audi F1, soit 5 millions de moins qu'au Mercedes F1 Team qui est également le partenaire de la marque aux trois bandes depuis cette saison 2025.


L'écurie Cadillac va prochainement effectuer ses premiers tests sur le circuit de Silverstone, avec une Ferrari SF-23 de 2023 qui sera confiée à Sergio Pérez. Il s'agira en fait d'un entraînement grandeur nature pour le pilote et les mécaniciens. « Il est important que je puisse conduire cette année, notamment pour mon cou, afin que mon corps s'adapte à nouveau à la F1 », explique Pérez. « Nous voulons aussi que les mécaniciens s'habituent à retrouver cette mémoire musculaire du travail avec une voiture réelle. L'identité de celle-ci n'a donc pas vraiment d'importance. » En revanche, on ignore toujours quand roulera la première Cadillac F1, conçue sous la direction de Pat Symonds.


En cette fin d'été, Ferrari enregistre deux départs importants, ceux de son emblématique ingénieur motoriste Wolf Zimmermann et de son adjoint Lars Schmidt, tous deux recrutés par Audi. Voilà deux lourdes défections puisque Zimmermann et Schmidt étaient les responsables du programme de développement du nouveau V6 hybride, sous la direction d'Enrico Gualtieri. Ils ont été débauchés par leur ancien patron Mattia Binotto, désormais en charge du programme Audi F1. La Repubblica écrit qu'il s'agit rien de moins que du départ des « pères des moteurs Ferrari ». Du côté de Maranello, on se veut toutefois rassurant en proclamant que le département moteurs s'est au contraire renforcé de recrues en provenance de l'usine Renault de Viry-Châtillon. Néanmoins, certains journalistes suggèrent que le moteur Ferrari 2026 accuserait un inquiétant retard et n'aurait pas encore été entièrement testé au banc d'essai.


Pirelli propose ce week-end ses composés les plus tendres, dont le C6 qui sera ainsi paré d'un liseré rouge. Le manufacturier italien espère ainsi encourager les écuries à effectuer deux arrêts en course, alors qu'un unique pit-stop est ici la norme. Peine perdue: les pilotes useront les C6 en essais pour privilégier ensuite les C5 médiums, comme le constate vendredi Simone Berra : « Les commentaires transmis à nos ingénieurs par certains pilotes suggèrent que le C5 offre probablement plus de stabilité dans les parties sinueuses du circuit, ce qui en ferait le composé privilégié pour la partie décisive des qualifications. Ce n'est donc pas un hasard si le C6 a été le plus utilisé aujourd'hui. »


Essais et qualifications

Les essais du vendredi se déroulent sous le soleil. La première séance est perturbée par une longue interruption afin de permettre aux commissaires de réparer un vibreur défectueux au virage n°16. Norris signe le meilleur temps (1'42''740''') devant Piastri qui a connu un problème de moteur. Les Ferrari se montrent à leur avantage lors de la seconde séance, et Hamilton se montre le plus rapide (1'41''293''') devant Leclerc. Norris casse une suspension contre le mur et ne couvre que sept tours. Samedi, les écarts sont serrés lors des derniers essais libres. Norris est encore le plus rapide (1'41''223''') devant Verstappen et Piastri.


L'après-midi, la séance de qualifications est rocambolesque avec pas moins de six drapeaux rouges ! Le vent souffle en rafales et la pluie tombe à compter de la Q3, pas assez fortement pour justifier l'emploi des pneus rainurés, mais assez pour piéger les pilotes. Comme souvent en pareilles circonstances, un Verstappen souverain transcende sa Red Bull et réalise la pole position (1'41''117'''). Tsunoda (6e) réalise sa meilleure qualification avec RBR. Sainz réalise l'exploit du jour en hissant sa Williams en seconde position, à 4/10es de Verstappen, après avoir longtemps détenu la pole. Albon (20e) est en revanche le premier à partir à la faute en touchant l'intérieur du premier virage avec sa roue avant-gauche. Lawson décroche une splendide troisième place avec sa Racing Bulls Son équipier Hadjar (8e) était en passe de le devancer avant qu'il ne commette une erreur dans le dernier virage. Les Mercedes (Antonelli 4e, Russell 5e) s'en sortent plutôt bien. Antonelli évite de justesse une pénalité pour non-respect d'un double drapeau jaune. Samedi difficile pour McLaren: Norris sort trop tôt en Q3, sur une piste piégeuse, frotte le mur au virage n°15 et échoue au 7e rang. Visiblement fébrile, Piastri (9e) s'encastre dans le mur au virage n°3, pris beaucoup trop vite.


Jusqu'ici très compétitives, les Ferrari s'effondrent à cause de pneus médiums déroutants. Leclerc (10e) se crashe au tournant n°15 et Hamilton (12e) ne franchit même pas la Q2. Les Aston Martin (Alonso 11e, Stroll 14e) ne sont pas très rapides, mais restent sur la piste. Bortoleto (13e) place sa Sauber en Q2 tandis que Hülkenberg (17e) heurte le mur au virage n°4. Chez Haas, Bearman (15e) brise une suspension contre un mur au début de la Q2 et Ocon est éliminé d'emblée à cause d'un problème de freins. Le Normand est ensuite disqualifié car son bolide n'a pas franchi le contrôle de déflexion de l'aileron arrière. Enfin, Alpine vit une séance cauchemardesque: Gasly (18e) s'évanouit dans l'échappatoire au virage n°4 et Colapinto, surgissant sur ces entrefaites, se fracasse contre la barrière de ce même tournant !


Le Grand Prix

Ce dimanche, le vent souffle encore assez fort sur les bords de la Caspienne et le ciel est chargé. Les météorologues n'écartent pas le risque d'une averse pendant le Grand Prix. Le mercure dépasse à peine les 20°C. Sans surprise, les pilotes laissent de côté le pneu tendre (C6) pour ne faire qu'un seul arrêt. Sur les conseils de Verstappen, Red Bull munit ses deux bolides gommes dures (C4), également utilisées par Russell, Hamilton, Bortoleto, Hülkenberg, Bearman et Gasly. Le reste du plateau est en gommes médiums (C5). Piastri et Colapinto empruntent un châssis de rechange après leurs crashs de la veille.


Départ: Verstappen garde l'avantage devant Sainz et Lawson. Piastri anticipe légèrement son envol et son système anticalage se déclenche. L'Australien reste scotché quelques instants et se retrouve bon dernier. Surpris par le mouvement de Piastri qui était devant lui, Alonso bouge aussi trop tôt.


1er tour: Tsunoda déborde Russell au virage n°2, mais l'Anglais reprend l'ascendant au tournant suivant. Piastri vient de doubler Gasly et aborde le virage n°6 lorsqu'il bloque ses roues et tire droit dans la muraille de pneus. Au virage n°7, Hülkenberg touche Ocon qui esquisse un demi-tête-à-queue. La voiture de sécurité entre en piste pour évacuer la voiture de Piastri.


2e: La Safety Car conduit le peloton comprenant Verstappen, Sainz, Lawson, Antonelli, Russell, Tsunoda, Hadjar, Norris, Leclerc, Hamilton, Alonso, Bortoleto, Stroll, Colapinto, Bearman, Gasly et Hülkenberg. Ocon et Albon changent de pneus.


3e: Une grue évacue la McLaren accidentée. Ocon repasse une seconde fois aux stands et chausse les pneus durs avec lesquels il compte aller au bout de l'épreuve.


4e: La voiture de sécurité s'efface en fin de tour. Verstappen accélère peu avant le passage de la ligne et emmène le peloton.


5e: Russell assaille Antonelli par l'extérieur du premier virage. Le jeune Italien emmène son équipier au large et celui-ci perd une place au profit de Tsunoda. Leclerc double Norris sur la ligne, puis efface Hadjar. Alonso écope de 5 secondes de pénalité pour départ volé.


6e: Verstappen compte une seconde et demie d'avance sur Sainz. Norris déborde Hadjar par l'extérieur du premier virage. Hamilton tente ensuite de doubler le Français au troisième tournant, en vain.


7e: Verstappen devance Sainz (1.5s.), Lawson (2.7s.), Antonelli (3.4s.), Tsunoda (5.5s.), Russell (6.3s.), Leclerc (7.4s.), Norris (8.1s.), Hadjar (9.1s.) et Hamilton (9.7s.). Bortoleto double Alonso.


8e: Norris assaille Leclerc au bout de l'avenue Neftçilar mais ne peut se porter à sa hauteur. En revanche, Hamilton dépasse Hadjar au même endroit.


9e: Russell attaque Tsunoda par l'intérieur avant le virage n°1, mais ce dernier se décale au freinage et garde l'ascendant.


10e: Verstappen a deux secondes et demie de marge sur Sainz. Russell dépasse Tsunoda sur la rue Xaqani.


11e: Verstappen mène devant Sainz (2.5s.), Lawson (4.7s.), Antonelli (5.6s.), Russell (7.8s.), Tsunoda (9.2s.), Leclerc (10s.), Norris (10.8s.), Hamilton (11.4s.), Hadjar (12s.), Bortoleto (14.4s.) et Alonso (15.2s.). Colapinto retient tout le reste du paquet dans un « train DRS ».


13e: Trois secondes et demie séparent Verstappen et Sainz. Russell remonte sur Lawson et Antonelli.


15e: L'écart entre Verstappen et Sainz atteint quatre secondes. Lawson résiste fermement aux deux Mercedes. Albon reprend des pneus durs.


16e: Verstappen précède Sainz (5s.), Lawson (8.5s.), Antonelli (9.3s.), Russell (10s.), Tsunoda (12.3s.), Leclerc (13.5s.), Norris (14.2s.), Hamilton (17.2s.) et Hadjar (19.3s.). Colapinto prend des pneus blancs.


17e: Albon attaque Colapinto par l'intérieur au virage n°6. Trop ambitieux, il touche l'Alpine et l'expédie en tête-à-queue. L'Argentin se relance bon dernier.


18e: Antonelli stoppe chez Mercedes pour chausser les gommes dures et se réinsère en 12e position.


19e: Verstappen a toujours cinq secondes d'avance sur Sainz. Lawson roule à dix secondes, talonné par Russell.


20e: Leclerc se saisit de pneus durs et reprend la piste derrière Antonelli. Albon reçoit 10 secondes de punition pour avoir harponné Colapinto.


21e: Lawson passe chez Racing Bulls, prend les gommes blanches (2.3s.) et parvient à repartir devant Antonelli.


22e: DRS ouvert, Antonelli déborde aisément Lawson dans la très longue ligne droite. Alonso change de pneus et subit sa pénalité.


23e: Verstappen devance Sainz (7s.), Russell (11s.), Tsunoda (14.7s.), Norris (16.4s.), Hamilton (20.4s.), Hadjar (26.3s.), Bortoleto (29.2s.), Antonelli (32.8s.), Lawson (34.3s.), Leclerc (35.6s.) et Stroll (42s.).


25e: L'écart entre Verstappen et Sainz grimpe à huit secondes. Antonelli revient sur Bortoleto qu'il double au tour suivant.


27e: Verstappen compte désormais dix secondes d'avantage sur Sainz. Bortoleto s'empare de gommes médiums.


28e: Sainz fait halte chez Williams, chausse les pneus durs et reprend la piste en sixième position. Lawson est sous la menace de Leclerc.


29e: Verstappen devance Russell (12s.), Tsunoda (17.5s.), Norris (19.7s.), Hamilton (25.2s.), Sainz (31.6s.), Hadjar (33.3s.), Antonelli (33.6s.), Lawson (37.8s.) et Leclerc (38.5s.). Changement de pneus pour Bearman.


30e: Hadjar chausse à son tour les pneus durs et se relance en dixième position, devant Stroll et Hülkenberg.


32e: Verstappen mène devant Russell (13.5s.), Tsunoda (19.4s.), Norris (21s.), Hamilton (27.3s.), Sainz (31.3s.), Antonelli (34.6s.), Lawson (39.2s.), Leclerc (40s.), Hadjar (55s.), Stroll (59.5s.) et Hülkenberg (1m.).


34e: Quatorze secondes séparent Verstappen et Russell. Norris pourchasse Tsunoda sans pouvoir entrer dans la zone d'activation du DRS.


35e: Leclerc est bloqué derrière Lawson. Au cœur du peloton, Bortoleto efface Ocon, puis Hülkenberg. Albon dépasse aussi Ocon.


36e: Albon double Hülkenberg et vient menacer Bortoleto. Gasly change de pneus et retrouve son équipier Colapinto en queue de peloton.


37e: Hamilton s'empare de pneus médiums (2.2s.) et se retrouve neuvième. Hülkenberg prend le même composé. Bortoleto chipe la 11e place à Stroll.


38e: Norris stoppe chez McLaren pour mettre les gommes dures. Hélas, cela gamberge à l'avant-droit et il perd quatre secondes dans cette opération. Le second du championnat repart derrière Lawson et Leclerc. Arrêt de Stroll.


39e: Red Bull rappelle Tsunoda qui reçoit des pneus durs et repart devant Lawson. Ce dernier attaque aussitôt son ex-équipier et le double sur la rue Xaqani.


40e: Russell arrive chez Mercedes, prend les enveloppes dures (2.3s.) et conserve sa deuxième place devant Sainz. En fin de tour Norris ouvre son DRS sur l'avenue Neftçilar et dépasse aisément Leclerc.


41e: Verstappen effectue son pit-stop. Il prend des pneus médiums (2.4s.) et repart largement en tête.


42e: Verstappen précède Russell (11.3s.), Sainz (14.5s.), Antonelli (15.7s.), Lawson (23.1s.), Tsunoda (24s.), Norris (25.2s.), Leclerc (26.4s.), Hamilton (28s.), Hadjar (34.5s.), Bortoleto (50.5s.) et Albon (51.7s.).


43e: Lawson contient Tsunoda, lui-même pressé par Norris. Sur ordre de Ferrari, Leclerc laisse passer Hamilton, doté de pneus plus frais.


45e: Verstappen améliore le record du tour (1'43''423'''). Sainz garde une seconde et demie de marge sur Antonelli. Tsunoda assaille Lawson par l'extérieur avant le premier virage, mais ne parvient pas à se porter à sa hauteur.


46e: Verstappen devance Russell (14s.), Sainz (18.6s.), Antonelli (20s.), Lawson (30s.), Tsunoda (30.8s.), Norris (31.3s.), Hamilton (32.1s.), Leclerc (34s.) et Hadjar (38.6s.).


48e: Lawson, Tsunoda, Norris et Hamilton évoluent roues dans roues. Albon prend la onzième position à Bortoleto.


50e: Verstappen signe le meilleur chrono de la course (1'43''388'''). Norris est toujours sur les talons de Tsunoda.


51e et dernier tour: Norris esquisse un assaut par l'extérieur sur Tsunoda avant le premier virage, sans succès. En toute fin de tour, Hamilton lève le pied pour rétrocéder la huitième place à Leclerc... mais trop tard: il coupe la ligne un souffle devant le Monégasque...


Max Verstappen remporte pour la seconde fois le GP d'Azerbaïdjan. Russell finit deuxième. Sainz (3e) donne à Williams son premier podium depuis quatre ans. Antonelli se classe quatrième. Lawson (5e) réalise son meilleur résultat en F1 et Tsunoda (6e) sa meilleure prestation avec RBR. Norris se contente d'une piètre septième place. Les Ferrari d'Hamilton (8e) et Leclerc (9e) marquent six points. Hadjar se classe 10e. Suivent Albon, Bortoleto, Bearman, Ocon, Alonso, Hülkenberg, Stroll, Gasly et Colapinto. Albon recule au 13e rang du fait de sa pénalité.


Après la course: Verstappen relance le match

Comme à Monza, Max Verstappen a survolé les débats sur ce tracé réclamant peu d'appuis aérodynamiques. Intraitable, il a réalisé le sixième « grand chelem » de sa carrière (pole, victoire, meilleur tour, en tête d'un bout à l'autre) sans être inquiété le moins du monde. « Ce fut un week-end fantastique ! s'exclame-t-il. La voiture fonctionnait très bien avec les deux types de composés, dur et médium. Ce n'est jamais facile ici, il y avait beaucoup de vent et j'ai été secoué, mais tout s'est bien passé ! » Les évolutions apportées à la RB21 permettent donc de mettre le doigt sur d'excellents réglages pour les pistes rapides. Après ces deux succès de rang, Verstappen revient à 69 points de Piastri au championnat. Un écart encore très conséquent, mais qui lui permet de revenir dans la course au titre. Le Hollandais refuse cependant d'envisager cette perspective, car nul ne peut prédire le comportement de la Red Bull sur les pistes sinueuses, réclamant beaucoup d'appuis, comme Singapour quinze jours plus tard. Pour l'heure, Laurent Mekies se montre dithyrambique à l'égard de son pilote: « Max a délivré une leçon de pilotage en qualifications. Il s'est hissé en pole avec une voiture peu appuyée, malgré des rafales de vent à 60 km/h. Aujourd'hui, il était difficile d'estimer quel serait le rythme, puisque personne n'avait vraiment fait de longs runs vendredi, afin de conserver les pneus médiums et durs pour la course. Mais il a été magistral, une fois de plus. » Mekies ajoute que Verstappen a de nouveau imposé ses choix stratégiques à l'écurie, en insistant pour partir en pneus durs: faisant fi des risques de voiture de sécurité, il assurait pouvoir semer un peloton muni de pneus médiums. Ce qu'il a fit.


Red Bull salue aussi la belle sixième place de Yuki Tsunoda qui n'avait jamais été à pareille fête depuis son arrivée dans l'équipe. Le jeune Japonais a copié avec bonheur le set-up de Verstappen et, après un week-end sans erreur, décroche son meilleur résultat de la saison: « À Monza, Max a essayé d'autres réglages que j'ai pu essayer entretemps sur le simulateur. Je les ai adoptés ici, et cela a bien marché. En fin de course, j'ai eu des opportunités d'attaquer Lawson, mais il y avait des risques de se faire dépasser par la McLaren. En tant que pilote Red Bull, je pense avoir pris la bonne décision de ne pas le défier. »


Cette année, le jeune surdoué Oscar Piastri avait délivré jusqu'ici des copies impeccables, fouillées et sans fautes. Mais même les meilleurs éléments ont leurs instants de faiblesse. Sa dissertation azérie fut indigente: un crash en qualifications, un départ manqué, puis un second accident quelques mètres plus loin. Ce zéro fera tâche dans le bulletin de fin d'année, même si, par chance pour lui, l'élève Norris, son concurrent immédiat, n'a pas brillé non plus. « J'ai trop anticipé le départ, ce fut une erreur stupide de ma part, confesse-t-il. Puis, je n'ai tout simplement pas pris en compte les turbulences générées par le peloton. J'ai clairement pris le virage beaucoup trop vite et voilà le résultat. Stupide également. Le niveau d'adhérence était faible, mais je devais le savoir. Je ne peux donc qu'assumer ma responsabilité. » L'Australien échappe au moins à une pénalité pour son départ volé: magnanime, le conseil de discipline décide de ne pas transformer une punition qu'il n'aurait pas pu effectuer ici en places de pénalité sur la grille de Singapour.


Dans son malheur, Piastri a donc beaucoup de chance, puisque Lando Norris ne lui a repris que six points. L'écart entre les deux équipiers (25 pts) reste conséquent. Le jeune Anglais fut incapable de s'extraire du peloton, et a encore pâti d'un arrêt trop long. Il finit donc à sa position de départ, la septième. « J'ai tout perdu hier en qualifications, car ici il est impossible de dépasser, explique-t-il. Le rythme était bon, mon relais en médiums satisfaisant, mais la chance n'était pas de mon côté, tout simplement. » Bien sûr, beaucoup le critiquent de n'avoir pas su tirer profit des erreurs de Piastri, lesquels ne se reproduiront peut-être pas... Norris répond avec une certaine véhémence: « Oui, j'aurais dû faire mieux samedi, mais je suis sorti le premier en Q3 ! Cela aurait pu être pire, j'aurais pu finir dans le mur. C'est facile de commenter quand on est à l'extérieur ! Je fais de mon mieux cette année, à chaque course. Alors, les critiques, je m'en fiche un peu !... » En tout cas, autre conséquence des malheurs du duo Piastri - Norris, le titre des constructeurs de McLaren est remis au prochain Grand Prix...


Mercedes a enfin vécu un bon week-end qui lui permet de reprendre la seconde place du championnat des constructeurs à Ferrari. Cette bonne prestation peut s'expliquer par les conditions fraîches qui réussissent toujours aux Flèches d'Argent. George Russell est un deuxième bien méritant puisque affaibli par un vilain virus. Mais il a tenu bon ce dimanche et une excellente stratégie, avec un long premier relais en pneus durs, l'a propulsé sur le podium. « J'étais soulagé de voir le drapeau à damier, mais heureusement je me sentais mieux aujourd'hui que vendredi et hier, dit-il. Avant-hier, j'étais vraiment mal en point. Nous aurions été à Singapour, avec sa chaleur moite, j'aurais aussitôt déclaré forfait ! Désormais, j'ai hâte de me reposer. C'est un bon pas dans l'objectif de battre Ferrari au championnat. » Andrea Kimi Antonelli finit quatrième et enregistre son meilleur résultat depuis le mois de juin. Il est cependant un peu déçu de ne pas rejoindre son équipier sur le podium. « J'ai été bien meilleur que lors des dernières courses, note-t-il. J'aurais toutefois aimé doubler Sainz, mais je n'ai jamais pu me mettre dans la zone d'activation du DRS. Même si j'espérais mieux, c'est un résultat honorable. »


Ferrari a perdu gros à Bakou. Alors que la SF-25 paraissait très compétitive en essais libres, elle s'est effondrée en qualifications, au cours desquelles Charles Leclerc a ruiné ses espoirs en heurtant le mur. Ce dimanche, les Rouges ont navigué dans le peloton de chasse et ne récoltent que six points. Pour ne rien arranger, l'échange de positions entre Hamilton et Leclerc s'est conclu par un couac. Alors qu'il était invité à rendre la place à son équipier, le Britannique a décéléré trop tard et termine finalement devant celui-ci. « J'étais plus rapide et Charles a eu la gentillesse de me laisser passer, raconte-t-il. À la fin, j'ai reçu le message très tard, alors que j'étais concentré sur la voiture devant moi. J'ai réduit ma vitesse et même freiné, mais nous avons raté notre coup de quatre dixièmes. Je vais demander pardon à Charles. » Leclerc semble cependant contrarié: « Je m'en fiche, car ce n'est qu'une huitième place, mais c'est stupide et injuste. Nous avons des règles en cas d'échange de places qui n'ont pas été respectées. » Le Monégasque rumine cependant davantage son erreur de la veille: « Je porte une lourde responsabilité dans cet échec, car samedi j'avais le potentiel pour atteindre la première ligne. Cela me fait partir dixième et je ne pense pas qu'il y avait beaucoup mieux à faire en course. Je suis tombé sur Lawson, qui n'avait pas un rythme super bon mais une très bonne vitesse de pointe, et c'était impossible de doubler. »


Sainz et Lawson, les surprises du week-end

Williams retrouve le podium, quatre ans après la seconde place obtenue par George Russell à Spa-Francorchamps, dans des circonstances ubuesques. Et si Alexander Albon est assurément le fer de lance de l'équipe cette année, c'est bien Carlo Sainz qui a la joie de se dresser sur la boîte, après un splendide week-end au cours duquel il a été enfin épargné par la malchance: « J'ai enfin vécu ce que je cherchais depuis longtemps: un week-end parfait ! Sur le papier, croire à ce podium était peu évident, car il y avait beaucoup de voitures très rapides derrière moi. Mais j'ai bénéficié d'un excellent rythme et seul Russell m'a dépassé. J'ai même espéré le rattraper, mais il était trop rapide pour moi. » Sainz précise au passage que ce podium avec Williams est selon lui « plus beau » que son premier en F1. « Je crois que cette équipe est en pleine ascension, ajoute-t-il. Je suis très à l'aise dans cet environnement de travail. Et j'ai été assez rapide toute l'année avec la voiture, mais je n'avais pas de résultats. J'en avais besoin pour prouver à l'équipe que des jours meilleurs allaient advenir. » De son côté, James Vowles est très ému de ce résultat qui récompense les efforts fournis depuis deux ans et demi pour redresser Williams: « C'est extraordinaire. J'ai signé de nombreux podiums dans ma carrière, notamment avec Mercedes, mais celui-là restera pour toujours dans ma mémoire ! Je suis très fier de Carlos. Je pensais qu'il ne pourrait pas retenir les deux Mercedes, et il en a finalement gardé une derrière lui ! » Williams consolide au passage sa cinquième place au championnat des constructeurs, avec 29 points d'avance sur Racing Bulls, une jolie performance pour une équipe qui a depuis longtemps arrêté le développement de sa monoplace.


Racing Bulls réalise justement aussi une belle opération avec la cinquième place de Liam Lawson. Parti troisième, le jeune Néo-Zélandais n'aura finalement perdu que deux places en course, et enregistre le meilleur résultat de sa jeune carrière en F1. Preuve que le traumatisme de son éviction par RBR en début de saison semble surmonté. « Je ne pensais pouvoir garder Antonelli derrière moi pendant trente tours, et c'est pourtant ce que j'ai fait, raconte-t-il. J'en ai payé le prix, car j'ai ainsi vidé ma batterie et usé mes pneus. Mais cela m'a servi de leçon. J'ai utilisé la section du château pour économiser de l'énergie et les pneus, et avoir plus de motricité. Au final, j'ai pu retenir pas mal de gars en fin de course ! » Alan Permane salue de son côté un Lawson ayant réalisé « vingt derniers tours parfaits » pour décrocher ce résultat qui permet à l'écurie italienne de semer Aston Martin et Sauber au classement, avec toujours Williams en ligne de mire. Racing Bulls peut en effet encore convoiter la cinquième place, car sa VCARB02 semble dorénavant compétitive sur tous les types de tracé, comme l'avait démontré Isack Hadjar à Zandvoort. Reste donc à confirmer à Singapour.


Sources :

- Nextgen-auto.com

- F1i.autojournal.fr

Tony