Mika HAKKINEN
 M.HAKKINEN
McLaren Mercedes
Michael SCHUMACHER
 M.SCHUMACHER
Ferrari
Eddie IRVINE
 E.IRVINE
Ferrari

623o Gran Premio

LI British Grand Prix
Lluvia
Silverstone
domingo, 12 de julio de 1998
60 vueltas x 5.140 km - 308.400 km
Affiche
F1
Coupe

¿Lo sabían ?

Piloto
Constructore
Motor
A la fin de son dernier tour, Michael Schumacher rentre au stand pour purger une pénalité et gagne la course !

Rififi chez Jordan - Hill a le blues

Eddie Jordan aborde avec anxiété cette vraie épreuve à domicile (son usine se situe juste en face du légendaire autodrome). L'Irlandais a en effet conclu la première moitié du championnat 1998 avec un zéro pointé ! « Ce n'est pas notre plus mauvaise saison – celle de 1992 était pire – mais c'est la plus décevante », admet-il. Jordan s'emploie à apaiser le courroux de Hirotoshi Honda, le patron de Mugen, qui lui avait fixé pour objectif la cinquième place du championnat des constructeurs. Mais M. Honda réclame des actes. D'où la réorganisation du staff technique, avec l'engagement de Mike Gascoyne (ex-Tyrrell), et la refonte totale de la 198 par Gary Anderson (voir plus bas). Jordan met aussi la pression sur ses pilotes. D'abord sur Ralf Schumacher, qui multiplie les erreurs cette saison et paraît sur la sellette. Pour preuve, le jeune Allemand passe presque plus de temps auprès de son aîné Michael, chez Ferrari, que dans son propre garage...

 

Cependant Eddie Jordan s'inquiète surtout de la motivation de Damon Hill. Le champion du monde 1996 évoque devant la presse sa profonde déception devant ce début de saison calamiteux: « Je suis évidemment frustré... Cette voiture n'est même pas aussi compétitive que mon Arrows de l'année dernière ! » Voilà qui est fort exagéré. Mais Hill, dans un mauvais jour, n'épargne rien ni personne: il s'en prend à Jordan, à Anderson, et même au V10 Mugen ! Il crée ainsi un incident diplomatique entre Silverstone et Tokyo. Furieux, Hirotoshi Honda exige des explications. Jordan ordonne à Hill de présenter ses regrets au dirigeant japonais, faute de quoi, il saisira ses avocats en vue d'une rupture de contrat ! Hill s'exécute, de mauvaise grâce, et laisse entendre que ce GP de Grande-Bretagne pourrait bien être son dernier. Peu de journalistes accordent foi cette assertion. Hill est en effet aperçu avec Craig Pollock, lequel serait prêt à lui offrir un pont d'or pour l'associer à Jacques Villeneuve chez BAR en 1999 et reconstituer ainsi le glorieux duo qui fit les beaux jours de Williams il y a deux ans. Quant à Jordan, il sait pertinemment qu'il se décrédibiliserait définitivement en mettant un champion du monde à la porte...

 

Présentation de l'épreuve

Le mercredi 8 juillet, Craig Pollock convoque la presse pour l'inauguration de la toute nouvelle usine de British American Racing, à Brackley dans le Northamptonshire. Pollock, directeur général de BAR, est entouré d'Adrian Reynard, directeur technique, et de Rick Gorne, son directeur commercial. Les trois hommes présentent cette usine ultra-moderne, étalée sur 40 hectares et dotée d'une soufflerie conçue par Reynard selon des schémas qui ont réussi aux États-Unis. La future entité BAR emploie déjà 75 personnes, mais l'effectif montera à 240 fin 1998, avant les grands débuts en F1 en 1999. Si les journalistes sont impressionnés par ces nouvelles installations, ils s'interrogent surtout sur le devenir de Jacques Villeneuve qui serait en passe de rejoindre son mentor Craig Pollock dans cette aventure.

 

Jeudi 9 juillet, le Royal Automobile Club remet à ce même Villeneuve le Prix Mike-Hawthorn destiné à récompenser le pilote « le plus méritant de Grande-Bretagne ou du Commonwealth ». Pour cette occasion, le Canadien passe chez son coiffeur de Monte-Carlo et apparaît avec une nouvelle teinture... mauve ! Cette fantaisie indispose les très honorables membres du RAC qui ont toutefois l'exquise courtoisie de n'en rien laisser paraître... Et puis, après tout, Mike Hawthorn lui-même n'était-il pas un parfait anticonformiste, au point de parer le col de sa combinaison d'un nœud-papillon ? Plus sérieusement, à Silverstone, Villeneuve est vu et revu en compagnie de Craig Pollock. Le doute n'est plus permis: le champion du monde va quitter Williams pour BAR. « J'ai besoin d'une combinaison gagnante », lâche-t-il en guise de confidence. Frank Williams grogne devant cette défection annoncée. D'autant plus que BAR utilisera comme lui l'an prochain les V10 « Supertec », c'est-à-dire l'actuel V10 Mecachrome (ex-Renault) dont la distribution sera assurée par Flavio Briatore. Williams tempête et menace Renault de déchirer son contrat un an avant son terme. « En le prenant ainsi, Frank se gêne lui-même dans ses négociations avec n'importe quel pilote », s'étonne Craig Pollock.

 

Fort de ses deux succès à Montréal et à Magny-Cours, Michael Schumacher vise la passe de trois à Silverstone, dans l'espoir de rattraper Mika Häkkinen au classement général. Le double champion du monde néglige le fait que Ferrari n'a pas gagné en terre britannique depuis 1990. Sa motivation est maximale. Elle est même dopée par les intenses négociations qu'il conduit, conseillé par Willi Weber, avec Luca di Montezemolo et Jean Todt, en vue de la prolongation de son contrat avec Ferrari jusqu'en 2001. Le paddock s'étourdit d'estimations salariales mirobolantes... Ces bruits irritent Eddie Irvine qui s'inquiète de ne pas avoir reçu d'offre formelle de la Scuderia pour 1999. L'Irlandais joue ainsi les Calimeros: « Je suis sur le podium à chaque course ou presque, mais personne n'y prête attention. Ferrari n'a d'yeux que pour Michael ! » Grande découverte ! Certains ingénieurs de Ferrari, qui ne portent pas Irvine dans leur cœur, ironisent sur ce qu'ils baptisent la « révolte de l'esclave Spartacus ». Irvine ne goûte guère la plaisanterie. À Silverstone, son manager Rod Vickery visite presque tous les motorhomes du paddock, et reste un long moment chez Williams.

 

Vendredi soir, se déroule au château de Stowe le bal du « British Grand Prix », événement à but caritatif animé par Johnny Herbert et Eddie Jordan. David Coulthard, vêtu d'un kilt, fait une apparition très remarquée. Moins cependant que sa sortie, lors de laquelle le pilote McLaren, soulevant malicieusement sa jupe, dos à ses invités, leur révèle qu'il respecte bien toutes les traditions écossaises...

 

Ce Grand Prix de Grande-Bretagne s'annonce crucial pour David Coulthard. Souvent frappé par des pannes mécaniques, le jeune Écossais n'a inscrit qu'un point lors des trois dernières courses et concède maintenant vingt unités à son équipier Mika Häkkinen. Il doit absolument s'imposer à Silverstone pour conserver l'espoir de se mêler à la lutte pour le titre mondial. Mais cette perspective est-elle encore réaliste ? Interrogé par la presse anglaise sur ses rapports avec ses pilotes, Ron Dennis admet une préférence quasi-sentimentale pour Häkkinen, eu égard à leur longue collaboration (commencée en 1993), à la totale implication du Finlandais et surtout au terrible accident que ce dernier a subi et surmonté. Certes, Dennis affirme que les deux hommes sont traités avec équité, mais il ne fait aucun doute qu'après Silverstone, Coulthard devra se mettre au service de Häkkinen s'il n'a pas renversé la tendance. Pour le moment, « DC » veut encore croire à ses chances... et décoche même une pique à son coéquipier: « Mika n'a jamais été inquiété lors des courses qu'il a remportées. Dès qu'il l'a été, il a commis des fautes, comme à Magny-Cours... » Le gentil David se rebellerait-il ?

 

Samedi après-midi, McLaren inaugure en grande pompe sa « F1 biplace », la MP4/98T, confiée à Martin Brundle, avec comme passager Max Mosley en personne. Brundle n'amuse pas le terrain et offre au président de la FIA cinq tours du circuit de Silverstone pied au plancher. À l'issue de cette exhibition, l'illustre passager s'extrait sans trembler de son baquet. « C'est exactement conforme à mes souvenirs », confie celui qui disputa en 1968 une demi-saison de Formule 2. « Du point de vue des émotions, c'est la même chose. En revanche, au niveau du grip et du freinage, quelle différence ! Trente ans ont passé... » Au final, le tandem Brundle – Mosley signe un meilleur chrono en 1'36'', à seulement huit secondes du temps signé par Ricardo Rosset en qualifications.

 

Ron Dennis ne peut se défendre d'un nouveau penchant pour le tape-à-l'œil. Le patron de McLaren a ainsi fait paver son stand de piste d'un carrelage en faux marbre spécialement fabriqué par un sponsor italien, la société Mirage. Les visiteurs s'y aventurent sur la pointe des pieds... Très fier de son effet, Dennis n'en oublie pas la compétition et accuse Ferrari d'utiliser un système d'antipatinage illégal qui expliquerait le regain de performance des machines rouges. Jean Todt répond à ces attaques d'un haussement d'épaules méprisant.

 

Comme on l'a dit plus haut, Jordan bénéficie ici d'une monoplace totalement modifiée, avec notamment des pontons raccourcis d'au moins 15 cm. Pour ce faire, il a fallu chambouler le circuit de refroidissement, redessiner les radiateurs et repasser un crash-test. Le diffuseur arrière a aussi été modifié. De quoi satisfaire Hill et Schumacher Jr. ? McLaren inaugure un diffuseur tout à fait nouveau: les dérives, jadis convexes, sont dorénavant rectilignes. Le haut des canaux latéraux est toutefois incliné, comme sur la Ferrari ou la Jordan. Quelques nouveautés de détail sur la Ferrari F300, comme un caisson de prise d'air redessiné en vue des épreuves estivales ou une nouvelle géométrie de suspension avant. Williams remanie considérablement sa FW20 avec une structure déformable inédite à l'arrière et surtout des pontons raccourcis, couplés à des nouveaux déflecteurs. En outre, Mecachrome apporte pour la première fois un moteur de qualifications, doté de modifications au niveau de l'arbre à cames et de l'acoustique. Williams et Benetton bénéficient toutes deux de ce V10. Arrows dispose d'une évolution de son moteur, baptisé C3, capable de produire 30 chevaux supplémentaires. Ce bloc n'est utilisé qu'en qualifications. La Stewart-Ford utilise un triangle de suspension avant caréné, ainsi qu'un aileron arrière pourvu de deux mini-profils d'entrée. Chez Prost, la version longue de l'AP01 se fait toujours attendre... Minardi greffe sur sa M198 une nouvelle structure déformable faisant fonction de support d'aileron. Enfin, après de nouvelles constructions, Goodyear propose ce week-end un type de gomme inédit. Bridgestone n'est pas en reste et apporte aussi de nouvelles enveloppes.

 

Essais et qualifications

Les essais libres du vendredi se déroulent dans une atmosphère quasi-automnale. Les McLaren-Mercedes réalisent les meilleurs chronos, Coulthard devant Häkkinen, mais sans avance significative sur les Ferrari. Samedi, le vent souffle en rafales et perturbe le comportement des monoplaces. Häkkinen se montre le plus rapide lors de la session libre de la matinée.

 

L'après-midi, la pluie menace et tombera... juste après le drapeau à damiers. En conséquence, les pilotes sortent tous très tôt dans la séance. Häkkinen réalise sans peine sa sixième pole position de la saison (1'23''271'''). Sur l'autre McLaren, Coulthard (4ème) déclare manquer d'équilibre et concède une seconde pleine à son coéquipier. M. Schumacher (2ème) est content de sa Ferrari, mais il commet une faute dans son dernier « run » et échoue à 4/10e de Häkkinen. Victime d'un accident vendredi, Irvine (5ème) tente en vain de devancer Coulthard. Grande joie chez Williams: Villeneuve décroche la troisième place sur la grille, sa meilleure qualification de la saison, preuve que la FW20 s'améliore sensiblement. Frentzen (6ème) est un peu plus en retrait. Les Jordan-Mugen-Honda sont très performantes aux essais libres. Hill est un peu déçu de se qualifier seulement septième. R. Schumacher (10ème temps) essuie une déconfiture. Son chrono est d'abord annulé car l'Allemand n'a pas respecté un drapeau jaune samedi matin. Il est ensuite renvoyé au 21ème rang pour avoir échoué à un test de sécurité: il n'est pas parvenu à s'extraire de son cockpit en moins de 5 secondes, signe d'un défaut d'habitabilité de son cockpit.

 

Les Sauber-Petronas (Alesi 8ème, Herbert 9ème), rapides et fiables, réalisent leur meilleure qualification de la saison. Trois millièmes seulement séparent les deux sociétaires de l'écurie helvétique. La Benetton-Playlife ne répond pas aux réglages testés ici en essais privés. Fisichella (10ème) et Wurz (11ème) souffrent d'un constant manque de grip. Les Arrows (Diniz 12ème, Salo 13ème) enregistrent un net regain de forme grâce à leur moteur évolué, même si le châssis n'est pas adapté aux nouveaux pneus Bridgestone. Nouveaux déboires chez Prost-Peugeot: Trulli (14ème) déplore une absence de grip et Panis, 16ème temps, s'élancera bon dernier car, comme R. Schumacher, il échoue au test de sécurité imposé par la FIA. Les Stewart-Ford souffrent d'un énorme sous-virage et d'une vitesse de pointe faiblarde. Barrichello (15ème) pointe en outre un manque de motricité et Verstappen (16ème) subit une panne hydraulique. Takagi place sa Tyrrell-Ford au 17ème rang, mais il est déçu car il précédait les Stewart lors des séances libres. Rosset (20ème) assure sa qualification. Enfin, chez Minardi, Nakano (18ème) rencontre un fort sous-virage et Tuero (19ème), frappé d'un souci d'embrayage, se qualifie in extremis avec le mulet réglé pour son collègue.

 

Le Grand Prix

Il peut durant toute la nuit du samedi au dimanche, et le warm-up se déroule sur le mouillé. Toutes les équipes éprouvent les réglages pour la pluie et s'interrogent sur la tenue des pneumatiques. Chez Goodyear, on souhaite une course sur le sec ou au contraire sur une piste totalement détrempée, car Bridgestone a l'avantage en condition mixte. Aussi, Coulthard réalise le meilleur chrono de l'échauffement devant Häkkinen et Fisichella. M. Schumacher peste contre les gommes intermédiaires de Goodyear.

 

La météo pourrie ne décourage pas les spectateurs qui se massent à 120 000 dans les tribunes de Silverstone. Il bruine encore au moment du départ, mais le vent souffle très fort et assèche peu à peu le bitume. Il y a toutefois des disparités d'humidité selon les endroits du circuit. La piste est surtout grasse entre Hangar Straight et Club. Tous les pilotes s'élancent en pneus intermédiaires, sauf les deux Stewart qui sont munies de gommes pour le sec. Les réglages sont en revanche fort disparates. Les McLaren sont gréées pour un après-midi pluvieux tandis que Schumacher, optimiste, a choisi de configurer sa Ferrari pour le sec.

 

Départ: L'humidité favorise les bolides placés à gauche. Häkkinen conserve l'avantage devant M. Schumacher. Coulthard passe devant Villeneuve. Alesi jaillit de la quatrième ligne, double trois concurrents et surprend Villeneuve à Copse. L'Avignonnais est quatrième !

 

1er tour: La trajectoire est sèche à peu près partout, sauf à Stowe et Club. Häkkinen mène devant Schumacher, Coulthard, Alesi, Villeneuve, Frentzen, Hill, Herbert, Wurz et Irvine. Peu à l'aise avec ses enveloppes pour piste sèche, Barrichello exécute une figure et se retrouve dernier.

 

2e: M. Schumacher menace sérieusement Häkkinen. Irvine déborde Wurz à Copse.

 

3e: Häkkinen précède M. Schumacher (1s.), Coulthard (1.9s.), Alesi (6s.), Villeneuve (7.3s.), Frentzen (8s.) et Hill (9.3s.). Auteur d'un départ-canon, R. Schumacher pointe déjà au treizième rang.

 

4e: Schumacher commet une petite erreur qui permet à Coulthard de le rattraper. Irvine dépasse Herbert dans la courbe de Copse.

 

5e: Coulthard attaque Schumacher à Club, mais l'Allemand lui ferme la porte. Un peu plus loin, le Britannique plonge à l'intérieur à la chicane d'Abbey et ne laisse aucun espace à son adversaire. Coulthard est désormais second. Frentzen dépasse son équipier Villeneuve. R. Schumacher prend la douzième position à Salo.

 

6e: Les pneus Bridgestone intermédiaires font merveille pour le bonheur de McLaren. Mais il pleut de nouveau !... Häkkinen mène devant Coulthard (5.3s.), M. Schumacher (8.7s.), Alesi (11s.), Frentzen (15.6s.), Villeneuve (16.8s.), Hill (18.1s.), Irvine (18.3s.), Herbert (20s.), Wurz (21.1s.), Fisichella (23.2s.) et R. Schumacher (26.8s.).

 

8e: Irvine réalise l'extérieur sur Hill à Stowe, puis l'Irlandais s'attaque à Villeneuve. Ce dernier exécute un travers dans le gauche de Brooklands. Irvine saisit cette opportunité pour chiper la sixième place au Canadien.

 

10e: Un crachin tombe sur Silverstone. M. Schumacher est de nouveau un peu plus rapide que les McLaren. R. Schumacher tente de faire l'intérieur à Fisichella à Stowe. Les deux ex-coéquipiers franchissent la courbe roue contre roue. L'Italien conserve l'ascendant sur l'Allemand au freinage de Club.

 

11e: Häkkinen précède Coulthard (3.8s.), M. Schumacher (9.3s.), Alesi (14.3s.), Frentzen (22.4s.), Irvine (22.6s.), Villeneuve (25.9s.), Hill (26.5s.), Herbert (28s.), Wurz (30s.), Fisichella (31.8s.) et R. Schumacher (32.4s.).

 

12e: Häkkinen prend déjà un tour aux Minardi, ainsi qu'à la Prost de Trulli, réglée pour le sec. M. Schumacher réalise le meilleur chrono de la journée (1'35''704'''). Irvine déborde Frentzen à Copse.

 

13e: L'averse s'intensifie et humidifie de nouveau le bitume. R. Schumacher ravitaille et reprend des pneus mixtes.

 

14e: Häkkinen efface les Stewart. Hill exécute un tête-à-queue à Brooklands et cale son moteur. Le Britannique quitte rapidement son habitacle car sa Jordan est plantée sur le bas-côté de la piste.

 

15e: Les commissaires repoussent la Jordan de Hill vers la pelouse. Häkkinen compte cinq secondes d'avance sur Coulthard, huit secondes sur M. Schumacher.

 

16e: Frentzen part en toupie au freinage d'Abbey et échoue dans l'herbe grasse. L'Allemand n'ira pas plus loin.

 

17e: Häkkinen mène devant Coulthard (3.9s.), M. Schumacher (9.3s.), Alesi (24.3s.), Irvine (27.6s.), Villeneuve (36s.), Herbert (39s.), Wurz (41s.) et Fisichella (42s.). Salo et Diniz combattent pour la onzième place. Verstappen ravitaille et prend des pneus pluie.

 

18e: Il pleut sur l'ensemble du circuit. Les pilotes tournent en 1'42 - 1' 43''. Fisichella, Barrichello et Diniz passent aux stands pour remettre de l'essence et des pneus pour la pluie. Rosset chausse pour sa part des gommes mixtes.

 

19e: M. Schumacher concède douze secondes à Häkkinen. Il ravitaille à la fin de ce tour, mais reprend des pneus mixtes (8.8s.). Il repart cinquième. Villeneuve et Wurz reprennent de l'essence. Le Québécois choisit de rester en intermédiaires tandis que l'Autrichien sélectionne les Bridgestone « pluie ». Tous deux ressortent derrière R. Schumacher qui a eu la prescience de stopper très tôt.

 

20e: Quatre secondes séparent Häkkinen de Coulthard. Salo et Takagi ravitaillent et prennent des enveloppes pour le mouillé.

 

21e: Coulthard fait escale chez McLaren afin de reprendre du carburant et des pneus mixtes (8.5s.). L'Écossais retrouve la piste sans perdre de position.

 

22e: Häkkinen se fraie un chemin dans le trafic, non sans mal à cause des projections d'eau. Alesi et Irvine passent aux stands et tous deux remettent les gommes intermédiaires. L'opération dure une seconde de moins pour l'Irlandais qui redémarre sous le nez du Français.

 

23e: Häkkinen apparaît aux stands pour ravitailler et, contrairement à son équipier, s'empare de pneus « full wet » (8.8s.). Le Scandinave reste aux commandes de l'épreuve. Arrêt aussi pour Trulli.

 

24e: Irvine s'empare de la quatrième place aux dépens de Herbert qui n'est pas passé aux stands. Les deux McLaren mènent devant les deux Ferrari et les deux Sauber.

 

25e: Häkkinen est premier devant Coulthard (3s.), M. Schumacher (9s.), Irvine (33s.), Herbert (36s.), Alesi (37s.), R. Schumacher (49s.), Villeneuve (55s.), Wurz (57s.) et Fisichella (59s.). Panis fait halte chez Prost afin de mettre du carburant et des Bridgestone « full wet ».

 

27e: Häkkinen est gêné sur près d'un tour par Diniz, ce qui permet à Coulthard de revenir sur ses talons. M Schumacher évolue à une dizaine de secondes des McLaren.

 

28e: Déconcentré par des parasites qui crépitent sa radio, Herbert dérape à Luffield sous le nez de son équipier et s'enlise dans les graviers. Les commissaires viennent le pousser pour qu'il reparte, mais cette manœuvre est interdite. Aussi Herbert rejoint-il son garage pour renoncer, à la grande fureur de Peter Sauber.

 

29e: Victime d'un problème d'accélérateur, Salo exécute une figure à Woodcote, juste avant que ne passent les McLaren. Le Finlandais s'ajoute à la liste des abandons.

 

30e: À mi-course, la pluie a cessé et la piste sèche quelque peu. Häkkinen mène devant Coulthard (1.7s.), M. Schumacher (11s.), Irvine (34s.), Alesi (50s.), R. Schumacher (1m. 03s.), Villeneuve (1m. 08s.), Wurz (1m. 11s.), Fisichella (1m. 12s.) et Diniz (-1t.). Nakano effectue un arrêt-ravitaillement.

 

32e: Fisichella prend la huitième place à son équipier Wurz. Rosset part en glissade à Copse juste devant Tuero. Surpris, le jeune Argentin perd le contrôle de sa Minardi. Les deux Sud-Américains échouent dans les graviers et n'iront pas plus loin.

 

34e: La pluie refait son apparition. Le bitume s'humidifie derechef et Coulthard, en pneus mixtes, perd peu à peu le contact avec Häkkinen. Une grue intervient à Copse pour ôter les voitures de Rosset et de Tuero.

 

35e: Coulthard concède quatre secondes à Häkkinen. M. Schumacher est toujours à la peine avec ses pneus mixtes et rend deux secondes au tour aux McLaren.

 

36e: R. Schumacher s'engage dans la voie des stands et manque de peu de renverser un Patrick Head étourdi. Le jeune Allemand effectue son second pit-stop et reprend curieusement des pneus intermédiaires. Il repart neuvième derrière les deux Benetton.

 

37e: Häkkinen et Coulthard prennent un tour aux Benetton. Plus incisif, l'Écossais recolle à son coéquipier. Villeneuve exécute une figure à Abbey.

 

38e: Coulthard arrive sur l'attardé Takagi aux abords d'Abbey. Il se déporte vers l'intérieur au freinage, mais glisse alors sur une flaque et part en toupie. La McLaren tournoie plusieurs fois sur elle-même avant d'atterrir dans le bac à graviers. Coulthard n'ira pas plus loin.

 

39e: Häkkinen possède vingt-quatre secondes d'avance sur M. Schumacher. Irvine effectue son second arrêt aux stands (8s.) et passe en pneus « full wet ». Il garde sa troisième position.

 

40e: Häkkinen fait halte chez McLaren pour rajouter de l'essence et reprend les Bridgestone intermédiaires (7.6s.), une stratégie audacieuse car la pluie redouble. Villeneuve effectue son second pit-stop et rechausse lui aussi des pneus intermédiaires. Il redémarre devant R. Schumacher. Quelques instants plus tard, M. Schumacher stoppe chez Ferrari et prend les Goodyear « full wet » (6.9s.).

 

41e: Une averse torrentielle s'abat sur Silverstone et les conditions météorologiques deviennent épouvantables. Trulli sort de la route à Stowe et échoue dans l'herbe, sans espoir de redémarrage. Verstappen immobilise quant à lui sa Stewart sur un bas-côté, moteur noyé. Alesi et Wurz ravitaillent et passent en pneus pluie. R. Schumacher fait de même. Suite à une sortie de route, Diniz regagne le stand Arrows afin de remplacer son aileron arrière. Le Pauliste demeure immobilisé plus de quatre minutes.

 

42e: Häkkinen perd l'arrière de sa McLaren à la sortie de Bridge. Il glisse à 200 km/h et exécute un 360°, avant de reprendre le contrôle de son bolide et de retrouver l'asphalte à Priory. Le Finlandais perd un « flap » dans cette excursion mais peut s'estimer heureux de continuer. Autre victime de l'aquaplanage, Barrichello dérape à Club, effectue plusieurs voltes et heurte les glissières. Le pilote Stewart s'arrêtera là.

 

43e: Häkkinen possède encore quarante secondes d'avance sur Schumacher. Ce dernier dépasse un attardé devant un drapeau jaune durant cette boucle. Villeneuve revient chez Williams pour sélectionner les pneus « full wet », plus adaptés à la situation.

 

44e: Häkkinen mène devant M. Schumacher (38.5s.), Irvine (1m. 10s.), Alesi (1m. 36s.), Fisichella (-1t.), Wurz (-1t.), R. Schumacher (-1t.) et Villeneuve (-1t.). Panis effectue un triple axel à Priory et s'enlise à son tour dans les graviers. Nakano effectue une pirouette mais peut se relancer.

 

45e: Face au déluge, Charlie Whiting envoie en piste la voiture de sécurité pour neutraliser l'épreuve. La plupart des team managers imaginent qu'il ne s'agit là que d'un prélude à un drapeau rouge. Fisichella et Takagi chaussent les pneus full wet.

 

46e: Les onze bolides survivants se rangent derrière la « Pace Car » conduite par Oliver Gavin. Häkkinen devance M. Schumacher, Irvine, Alesi, Fisichella, Wurz, R. Schumacher, Villeneuve, Nakano, Takagi et Diniz.

 

47e: La neutralisation se prolonge tandis que l'averse se calme. Voilà une excellente opportunité pour M. Schumacher qui peut ainsi gommer ses 38 secondes de retard sur Häkkinen.

 

49e: Le vent chasse les nuages: la pluie cesse. La voiture de sécurité va s'effacer à l'issue de cette boucle. Fisichella, attardé, est intercalé entre Häkkinen et M. Schumacher. Seuls Irvine et Alesi sont dans le même tour que les deux leaders.

 

50e: La course est relancée. Schumacher se débarrasse immédiatement de Fisichella et se lance aux trousses de Häkkinen. Diniz se laisse surprendre par ses pneus froids et sort de la piste après Woodcote. Le Brésilien reste planté dans le gazon. Nakano réalise un second tête-à-queue, sans conséquence.

 

51e: M. Schumacher est dans les échappements de Häkkinen. Le Scandinave craque sous la pression: il arrive trop vite à Becketts et tire tout droit dans l'herbe. Schumacher s'empare du commandement du Grand Prix et sème immédiatement le malheureux Mika.

 

52e: M. Schumacher s'envole et compte six secondes d'avance sur Häkkinen. Ce dernier ne peut résister à cause de son train avant endommagé et de ses Bridgestone peu performants dans ses conditions. Schumacher cadet tente de faire l'intérieur à Wurz avant Stowe mais l'Autrichien résiste fermement.

 

53: Irvine se rapproche de Häkkinen. La course semble jouée, mais la direction de course avertit Ferrari que Schumacher est sous le coup d'une pénalité de 10 secondes pour avoir doublé un concurrent (Wurz) sous drapeau jaune, lors du 43ème tour...

 

54e: Villeneuve dérape à Becketts et effectue une pirouette magistrale. Le champion du monde se retrouve à contre-sens dans les graviers, mais il parvient à relancer son moteur. Alesi renonce suite à une panne de boîte de vitesses. Voilà une belle quatrième place qui s'envole pour Sauber.

 

55e: Irvine est revenu à quelques dixièmes de Häkkinen. Wurz déborde son équipier Fisichella.

 

56e: M. Schumacher mène devant Häkkinen (17s.), Irvine (18s.), Wurz (-1t.), Fisichella (-1t.), R. Schumacher (-1t.), Villeneuve (-1t.), Nakano (-2t.) et Takagi (-4t.).

 

57e: La trajectoire s'assèche en cette fin de course. Schumacher possède vingt-deux secondes d'avance sur Häkkinen. Irvine perd ses appuis dans le sillage de Häkkinen et préfère donc laisser filer ce dernier pour éviter une sortie de route.

 

59e: La pénalité de Schumacher est officialisée... trop tardivement, car selon le règlement le pilote sanctionné doit subir son « stop-and-go » avant les douze derniers tours. Dans le cas contraire, les 10 secondes seront décomptées du temps final. L'Allemand, qui compte vingt secondes d'avance sur Häkkinen, n'a donc aucun intérêt à rentrer aux stands. Mais il est en panne de radio et ne peut donc pas se pencher sur ces subtilités !...

 

60ème et dernier tour: Tout le monde se demande si M. Schumacher va s'acquitter de sa pénalité. Il possède vingt-trois secondes d'avance sur Häkkinen. En fin de tour, à la surprise générale, il s'engouffre dans la pit-lane et franchit ainsi la ligne d'arrivée. Puis il s'arrête à son stand pendant dix secondes et repart... Scène surréaliste ! Häkkinen reçoit au même moment le drapeau à damiers, mais il n'est que second, car Schumacher a bel et bien passé la ligne avant lui. Irvine termine troisième. Wurz (4e) et Fisichella (5e) ramènent cinq points à Benetton. R. Schumacher (6e) donne enfin son premier point à Jordan en 1998. Villeneuve, Nakano et Takagi rejoignent aussi l'arrivée.

 

Après la course: l'incroyable imbroglio

La confusion règne lorsque les bolides atteignent le parc fermé. Chez Ferrari, on hésite à exulter tandis que la grogne monte dans le clan McLaren-Mercedes. Lorsque Michael Schumacher est officiellement proclamé vainqueur, ce dernier est le premier surpris. Il pensait vraiment que son « stop-and-go » de dernière minute lui avait coûté les lauriers. Mika Häkkinen est pour sa part très mécontent. Lorsqu'il rejoint le podium, il guette un ultime retournement de situation qui ne viendra pas. Aussi le Finlandais boude-t-il ostensiblement durant la cérémonie des récompenses, tandis que Schumacher et Irvine sablent joyeusement le champagne.

 

Les effusions passées, vient le moment d'expliquer ce final abracadabrant, unique dans les annales de la F1. Comment un pilote peut-il se plier à une pénalité après avoir reçu le drapeau à damiers et conserver sa victoire ? Tout d'abord, il faut savoir que le règlement précise que l'avis de pénalité doit être notifié à l'équipe du pilote incriminé dans un délai de 25 minutes suivant la faute ou l'incident. Or, Ferrari a reçu puis signé ce récépissé une demi-heure après ladite péripétie. Dans ce cas précis, le cap des douze derniers tours étant franchi, Schumacher ne pouvait plus se plier à un « stop-and-go » : la pénalité allait être ajoutée à son temps final. Dès lors, son arrêt à l'issue du dernier tour était sans objet et sans conséquence, à partir du moment où il avait franchi la ligne d'arrivée le premier, y compris dans la pit-lane, ce qui est tout à fait admis. Comme l'Allemand comptait alors plus de vingt secondes d'avance sur Mika Häkkinen, les 10 secondes décomptées de son temps final ne lui ôtent pas la victoire.

 

Cette interprétation est contestée par McLaren qui dépose une réclamation contre Ferrari, accusée d'avoir délibérément retardé la punition de son pilote leader. « Schumacher est resté trois tours en piste en toute connaissance de cause et ne s'est pas plié à sa punition », tempête Ron Dennis. Pis encore, McLaren n'était pas avertie de cette sanction et n'a dons pas pu agir en conséquence auprès de Häkkinen. « Si nous avions été informés, Mika aurait attaqué à fond. Cette course est faussée ! » assène Jo Ramirez. Ces assertions ne troublent pas Jean Todt. « C'est la première fois de toute ma carrière en sport automobile que je ne connaissais pas, dès l'arrivée, le résultat », constate-t-il avec son ironie coutumière. Plus sérieusement, le directeur de la Scuderia affirme que la photocopie du verdict des commissaires était illisible et qu'il ne pouvait donc pas déceler sur quel article du règlement cette décision s'était fondée. D'où son hésitation à signer le récépissé. Mais de toute façon, la faute revient aux commissaires qui, on l'a vu, ont notifié la sanction à Ferrari hors des délais légaux. En conséquence, la plainte de McLaren est rejetée et le résultat entériné. Cependant, Ron Dennis ne baisse pas les bras et se dit prêt à porter l'affaire devant le tribunal d'appel de la FIA.

 

Schumacher rattrape Häkkinen: le championnat relancé

D'un point de vue purement sportif, Michael Schumacher est heureux de cette victoire très opportuniste, car les Ferrari ne semblaient pas capables de rivaliser avec les McLaren à Silverstone. Pis encore, face au déluge imminent, la Scuderia a péché par optimisme: « Nous revenons de loin. Les McLaren étaient les plus rapides car nous avions fait un mauvais choix en optant pour des réglages pour le sec », raconte Michael Schumacher. « J'étais heureux de voir intervenir la voiture de sécurité car les conditions devenaient très dangereuses. Lorsqu'elle s'est effacée, j'ai pu attaquer Häkkinen et ça a marché. Mais je ne sais pas pourquoi j'ai été pénalisé. Je suis très heureux de cette victoire à laquelle je ne m'attendais vraiment pas après les essais. » Par ailleurs, Schumacher enchaîne trois victoires de rang (Canada, France, Grande-Bretagne), une performance inédite pour Ferrari depuis 1990.

 

Mika Häkkinen est pour sa part déboussolé. « Je suis extrêmement déçu », soupire-t-il. « Tout allait bien jusqu'à l'averse. À ce moment-là, il est devenu impossible de conduire. Il y avait beaucoup trop d'eau sur la piste. Je suis sorti à Bridge alors que je ne pensais pas rouler aussi vite. Ce fut un moment très pénible... Un côté de l'aileron avant s'est cassé, mais je ne m'en suis pas aperçu en revenant sur la piste. L'équipe non plus, puisqu'on m'a assuré à la radio qu'il n'y avait aucun problème. Une fois la course relancée, j'ai fait un « tout-droit » à Becketts... Schumacher m'a doublé et j'ai essayé ensuite de garder la voiture en piste. Elle était foutue !... C'est dommage... » Häkkinen conclut en pointant du doigt l'usage de la Pace Car: « Cette voiture de sécurité annihile toutes les positions acquises. C'est sportivement contestable. » On peut admettre ce point de vue. Mais si Häkkinen est triste de sa seconde place, que dire de David Coulthard ? En échouant piteusement dans les graviers, l'Écossais a définitivement anéanti ses chances de devenir champion du monde. Désormais, il devra se placer au service de son coéquipier dans sa lutte contre Schumacher.

 

Les championnats sont en effet complétement relancés. Häkkinen (56 points) ne possède plus que deux petites longueurs d'avance sur M. Schumacher (54 pts). Chez les constructeurs, Ferrari a presque entièrement comblé son retard sur McLaren-Mercedes (83 pts contre 86).

 

Grâce à Ralf Schumacher, Jordan-Mugen-Honda débloque enfin son compteur en 1998. « Le point que tu nous ramènes vaut plus que tous ceux de ton frère ! » lui lance Eddie Jordan, toujours finaud. « Enfin nous sortons de l'anonymat. Il s'agit maintenant de continuer », proclame celui-ci. La sixième place du cadet des Schumacher n'efface certes pas le naufrage de Damon Hill. Le champion du monde 1996, qui aurait dû briller en pareilles circonstances, s'est sorti tout seul. Pis, Eddie Irvine l'accuse de comportement dangereux en termes insultants. « Hill a utilisé ses vieilles ruses, en naviguant sur toute la largeur de la piste. C'est un vieil homme triste doublé d'un mauvais perdant ! » assène l'Irlandais, soudain transformé en perroquet de Michael Schumacher. Un autre pilote anglais passe un sale quart d'heure ce dimanche soir. Johnny Herbert et Peter Sauber échangent des paroles très vives. Le manager helvète reproche à son pilote son manque de concentration. Le blond Anglais accuse son équipe de ne jurer que par Jean Alesi. Entre Herbert et Sauber, la rupture est consommée.

 

Ce pluvieux dimanche 12 juillet n'a point ravi l'équipe Prost-Peugeot qui affiche toujours un compteur nul et vierge. Alain Prost et Olivier Panis, dépités, se consoleront cependant avec le ballon rond: ce soir-là, l'équipe de France de Zinedine Zidane remporte la Coupe du Monde de football en battant en finale le Brésil de Ronaldo par 3 buts à 0.

Tony