Founder : Frank Williams
Nation : United Kingdom
First Grand Prix :
Argentina 1975
Last Grand Prix :
Turkey 2020
Best result :
1st
Best grid place :
1st
Ranked in the World Championship

World Champion (Constructors) in 1980, 1981, 1986, 1987, 1992, 1993, 1994, 1996, 1997

World Champion (Drivers) in 1980 (Alan JONES), 1982 (Keke ROSBERG), 1987 (Nelson PIQUET), 1992 (Nigel MANSELL), 1993 (Alain PROST), 1996 (Damon HILL), 1997 (Jacques VILLENEUVE)

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Rank on starting grid
Average: 8,86
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Rank on finish line
Average: 7,53
Filiation : Politoys (1972) -> Iso-Marlboro (1973-1974) -> Williams (1975-1976) -> Wolf (1977-1979)
Filiation : Williams (1978-)

Williams fait partie des plus grands palmarès de la F1 et l'une des plus performantes écuries des années 90.

 

Franck Williams était un mécanicien et un pilote amateur mais il abandonne la course automobile et se lance dans le commerce des voitures de courses. C'est en 1966 qu'il crée l'écurie "Frank Williams Racing Cars". Après avoir participé au championnat F2,  Williams passe en F1 en 1969 avec une Brabham et Piers Courage comme pilote. Ce dernier monte deux fois sur la deuxième place du podium lors des Grand Prix de Monaco et des Etats-Unis. Impressionné, Gian Paolo Dallara, à l'époque ingénieur des monoplaces de Tomaso, le convainc d'utiliser ses voitures pour la saison 1970. La voiture n'est pas performante, et coup du sort pour Williams, Piers Courage se tue lors du Grand Prix des Pays-Bas.

 

Williams continue faire courir des pilotes à bord des De Tomaso, puis en 1971 il s'engage avec des châssis March. En 1972, lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, Henri Pescarolo conduit la Politoys FX3, conçue par Len Bailey. En 1973 et 1974, Williams fait courir ses pilotes sur des Iso, dont la Iso FW, la première vraie Williams.


En 1975, Iso jette l'éponge et les châssis sont à présent des Williams FW. La saison est d'un calme plat, sauf lors du Grand Prix d'Allemagne où Jacques Laffite décroche la deuxième place pour Williams-Ford Cosworth. La saison 1976 verra Williams avec un score vierge. Fin 1975 Williams est contacté par Walter Wolf, après avoir pris des parts dans l'écurie, le milliardaire Canadien rachète l'écurie fin 1976 et la renomme à son nom.


Alors que Wolf remporte le Grand Prix d'Argentine, première course de la saison 1977, Franck Williams repart de zéro mais il a cette fois plus d'argent. Il trouve un atelier dans la ville de Didcot et nomme sa nouvelle écurie "Williams Grand Prix Engineering". L'écurie fait son retour pour le Grand Prix d'Espagne avec une March 761 et le pilote belge Patrick Nève.


En 1978, Williams revient en piste avec son propre châssis, la FW06, et avec Alan Jones comme unique pilote. Le pilote australien réussie à monter sur le podium lors du Grand Prix des Etats-Unis Est. La saison 1979 est encore meilleure, Jones associé à Clay Regazzoni, Williams décroche ses premières victoires et terminera deuxième au classement final des constructeurs.

 

C'est en 1980 que le palmarès de Williams va s'étoffer. Grâce à cinq victoires, Alan Jones devient champion du monde et Williams remporte la couronne constructeur. En 1981, Williams remporte un nouveau titre constructeur, mais pas de titre pilote, Reutemann termina à un point de Piquet, Jones à quatre points, ce dernier annonçant son retrait de la course automobile. En 1982, Keke Rosberg remporte le titre pilote avec seulement 44 points, l'écurie doit se contenter de la quatrième place au classement. En 1983, Williams va passer au moteur Honda, sans obtenir de meilleurs résultats. Après une année 1984 moribonde, Williams terminera troisième en 1985, pour remporter deux nouveaux titres constructeurs en 1986 et 1987, grâce à Mansell et Piquet, ce dernier champion du monde en 1987.

 

En 1988, Williams est abandonné par Honda, le nouveau moteur Judd ne donne pas les résultats escomptés. En 1989, commence l'ère Renault. Derrière les Mclaren-Honda hyper dominatrices, les Williams vont petit à petit engranger des performances : vice champion en 1989 et 1991. Et c'est là que commence la longue lignée de titres pilotes et constructeurs.

 

En 1992, Nigel Mansell écrase la saison, en remportant les 5 premières épreuves du championnat. En 1993, c'est Alain Prost qui remporte 7 victoires pour s'adjuger une 4ème couronne mondiale. En 1994 et 1995, Damon Hill échouera par deux fois face à Schumacher, surtout en 1994 où il ne perd le titre que par un accrochage causé par l'allemand. Mais le britannique finira par remporter le titre en 1996, devant Jacques Villeneuve, son coéquipier qui décrochera le titre en 1997. Pendant ce temps, côté constructeur, entre 1992 et 1997, Williams va remporter 5 championnats sur 6, échouant en 1995 face à Benetton, aidé par Schumacher. Puis Renault part.

 

Les saisons 1998 et 1999 sont décevantes. D'abord avec le moteur Mecachrome, puis Supertec, Williams ne gagne plus. En 2000, la première année avec le moteur BMW ne changera que peu de choses. C'est en 2001 que Williams va se ressaisir. Montoya et Ralf Schumacher permettent à l'écurie de prendre de nouvelles victoires et de recoller à ses plus grands adversaires. En 2002, derrière la Scuderia écrasante, les Williams-BMW réussissent tout de même à réaliser le doublé en Malaisie et à prendre à McLaren la seconde place au championnat constructeur.

 

En 2003, Williams démarre plutôt mal, mais va réaliser une belle remontée en milieu de saison, et placer Montoya comme prétendant au titre. Mais une bourde à Indy lui barre la route. Au final Williams terminera 2ème du championnat constructeur. En 2004, Williams présente une FW26 avec un museau révolutionnaire. Mais les résultats ne le sont pas autant, et le retour à un nez plus conventionnel n'empêche pas l'écurie de rétrograder à la 4ème place. En 2005, Williams doit compter sur deux espoirs de la Formule 1, Mark Webber et Nick Heidfeld. Les deux pilotes réussissent à se hisser tous deux sur le podium à Monaco. Mais l'ensemble de la saison reste comparable à celle de 2004, pas forcément de belles performances.

 

En 2006, Williams subi un coup dur avec le départ du motoriste BMW qui décide de racheter Sauber. L'écurie fait alors confiance à Cosworth comme motoriste. En outre, pour remplacer Nick Heidfeld, Franck Williams nomme comme second pilote Nico Rosberg, fils du fameux champion du monde 1982. Un début de saison surprenant pour nombre d'observateurs: Nico Rosberg signe, dès sa première course à Bahreïn, le meilleur tour en course et empoche deux précieux points, tandis qu'en Malaisie, les deux voitures se retrouvent sur la seconde ligne ! Hélas cela ne va pas durer longtemps et l'écurie n'empoche que 11 points au final, n'en marquant qu'un seul sur les dix derniers grands prix de la saison !

 

En 2007, Cosworth est remercié et c'est Toyota qui équipera désormais l'écurie de Grove. Mark Webber parti rejoindre Red Bull, c'est l'expérimente pilote autrichien Alexander Wurz qu'on retrouve chez Williams. Et cette saison est déjà bien meilleure que la précédente: l'écurie empoche régulièrement des points et profite même du chaos du Grand Prix du Canada pour remonter sur le podium ! L'écurie se classe finalement 4e et les espoirs pour 2008 sont hauts: la voiture est relativement efficace lors des essais hivernaux, on retrouve Rosberg accompagné d'un nouveau "fils de" en la personne de Kazuki Nakajima, fils de Satoru Nakajima. Hélas malgré de bonnes prestations sur les circuits plutôt urbains comme Monaco, Melbourne ou Singapour (ou Rosberg sera en tête pendant toute une partie de la course), l'écurie passe le reste de la saison dans l'anonymat du milieu de peloton et se classe 8e, avec 26 Points, ce qui n'est que 15 points de moins que 2006 !

 

Pour 2009, on retrouve le même duo de pilotes, Toyota en motoriste, malgré des finances de plus en plus alarmantes... Mais Williams va devoir à nouveau batailler pour être régulièrement dans les points. Rosberg finit 6e lors du premier Grand Prix à Melbourne et pouvait prétendre à la victoire en Malaisie après son beau départ. Hélas, l'orage en a décidé autrement et il finira seulement 8e. Après deux courses vierges de points, Rosberg réalise une série de huit courses consécutives dans les points dont cinq fois dans les cinq premiers, mais toujours pas de podiums. A croire que Williams ne dispose que d'une monoplace tellement Nakajima est inexistant. Pour les dernière courses de la saison, Rosberg finira 5e au Japon et conclura des courses anonymes tout comme son coéquipier Nakajima qui finira la saison sans le moindre point. Williams se fera même prendre la 6e place au championnat constructeur par BMW Sauber lors du dernier Grand Prix.

C'en est trop pour le jeune Nico Rosberg qui signe sans hésitation chez Mercedes. Nakajima est remercié après sa médiocre prestation et Williams peut donc commencer la saison 2010 en changeant tout.

En effet, le moteur Cosworth revient à la compétition et remplace le moteur Toyota. Le champion GP2 2009, Nico Hülkenberg est engagé et est épaulé par le très expérimenté Rubens Barrichello qui cherche un nouveau défi. Surtout Frank Williams se met légèrement en retrait et cède la présidence de l'écurie à Adam Parr. Le début de saison avec la FW32 est délicat et les deux pilotes ont du mal à accrocher des points. Mais dans la deuxième partie de la saison les choses s'améliorent et Barrichello parvient à finir régulièrement dans les dix premiers. Au départ décevant, Hülkenberg réalise une belle fin de saison et signe au Grand Prix du Brésil une incroyable pole position, la première de l'écurie depuis cinq ans. Au final, même si aucun podium n'a pu être déroché, Williams termine sixième du classement des constructeurs, juste devant Force India.

Mais hélas pour 2011 l'équipe subit le départ de ses principaux sponsors, ce qui l'oblige à faire appel à un pilote payant. Malgré ses bons services, Hülkenberg est donc remercié et remplacé par le Vénézuélien Pastor Maldonado, champion GP2 soutenu par le gouvernement de son pays. De même l'équipe tente en mars 2011 un pari inédit dans le monde de la F1: une introduction en bourse.

Julien / Amo / Nahuw / Tony