• Champion de l'USAC en 1958
Entre 1950 et 1960, les 500 Miles d'Indianapolis étaient considérés comme une épreuve de Formule 1. Le seul pilote à avoir participé à toutes les éditions des 500 Miles ayant compté pour le championnat du monde de F1 est Tony Bettenhausen.
Avec l'aide du pilote Emil Andres, il commence sa carrière en 1937 en Midgets, comme beaucoup de ses compatriotes. Il fait partie du « Chicago Gang » avec Duke Nalon et remporte de nombreuses épreuves sur la côte Est et dans le Midwest. Il a notamment remporté des courses à Chicago en 1941 et 1942, ainsi qu'à Milwaukee en 1942.
Après la Seconde Guerre mondiale, il commence sa carrière en championnat AAA et participe pour la première fois à l'Indy 500. A la fin de la saison, il remporte sa première course. En 1947, il remporte deux courses. La saison suivante, c'est grâce à Fohr qu'il remporte l'épreuve de Milwaukee. En 1949, il ne parvient pas à se qualifier pour l'Indy 500, mais remporte trois courses en AAA.
En 1950, il participe aux 500 Miles d'Indianapolis, ce qui lui permet de prendre part au championnat du monde de Formule 1. Lors de la course, il reprend la voiture de Joie Chitwood et termine cinquième. Il ajoute encore trois victoires à son palmarès. La saison suivante est mémorable pour lui. S'il termine la course d'Indianapolis par un tête-à-queue, il remporte tout de même neuf courses et s'octroie sans opposition le titre AAA. Mais la saison suivante est bien moins bonne : il ne remporte aucune victoire. Il renoue avec la victoire en 1953.
Les deux années suivantes ne lui porteront pas chance. En 1955, à Indianapolis, il laisse sa voiture à Paul Russo, qui termine deuxième derrière Bob Sweikert. En 1958, il mène la course d'Indianapolis pendant 24 tours et termine quatrième. Il réalise un exploit cette saison, puisqu'il décroche le titre national USAC, même s'il n'a remporté aucune course ! L'année suivante, il termine de nouveau quatrième aux 500 Miles et remporte sa dernière victoire en Arizona.
En 1961, lors des essais des 500 Miles, Tony percute le mur à la suite d'une défaillance de l'essieu avant ; il n'en réchappera pas. Le « Tinley Park Express » avait 45 ans.
Julien