Raymond Mays est une figure marquante du sport automobile britannique du XX^e siècle.
Sa carrière débute dans les années 1920, lorsqu'il se distingue lors de courses de côte, notamment à Shelsley Walsh, au volant de deux Bugatti Brescia surnommées « Ruban Bleu » et « Ruban Rouge ». Dès cette époque, il se montre innovant : en 1929, il engage une Vauxhall-Villiers équipée de roues jumelées à l'arrière, ce qui constitue la première utilisation connue de ce montage dans une course de côte. Il bat ainsi le record de l'épreuve et inspire nombre de concurrents par la suite.
Il continue à courir avec divers constructeurs, parmi lesquels AC, Mercedes, Invicta et Riley, tout en affinant ses voitures avec l'aide du préparateur Amherst Villiers. Ensemble, ils donnent naissance au fameux prototype « White Riley », qui servira de base aux futures ERA (English Racing Automobiles).
En 1934, il fonde avec Humphrey Cook et Peter Berthon la société ERA, qui devient l'un des grands noms du sport automobile britannique d'avant-guerre. Il brille notamment au Grand Prix d'Allemagne 1935 avec son ERA, ainsi qu'au British Empire Trophy en 1937, sans oublier ses victoires successives au Grand Prix automobile de Picardie en 1937 et 1938, ni ses records sur la côte de Prescott. Les années 1930 voient également la création par Mays de sa propre petite production automobile à Bourne, avec cinq cabriolets portant son nom.
Après la Seconde Guerre mondiale, il reste au plus haut niveau et remporte les premiers British Hill Climb Championships en 1947, puis en 1948, alors qu'il approche la cinquantaine, au volant de l'ERA R4D. En 1950, bien qu'il soit inscrit au premier Grand Prix de Formule 1 à Silverstone, son engagement est annulé avant le départ. Il s'impose toutefois dans de nombreux Brighton Speed Trials, puis met un terme à sa carrière de pilote à la fin de l'année 1950.
Parallèlement, il joue un rôle clé dans l'émergence de la Formule 1 britannique : avec Peter Berthon et Alfred Owen, il lance en 1947 le projet British Racing Motors (BRM), qui se concrétisera, en 1962, par un titre de champion du monde des constructeurs et des pilotes avec Graham Hill.
Raymond, qui est resté actif dans l'industrie et la compétition jusqu'à la fin de sa vie, est également connu pour son attachement à ses racines. En effet, tous ses grands projets naissent à Bourne, derrière la maison familiale.
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