Mike Taylor commence sa carrière de pilote à la fin des années 1950, se concentrant principalement sur les épreuves de voitures de sport au Royaume-Uni. A partir de 1958, il commence à participer à des épreuves internationales, comme les 24 Heures du Mans, au volant d'une Lotus. Il participe également au championnat britannique de Formule 2 au volant d'une Cooper T54, dans l'équipe d'Alan Brown.
En 1959, il poursuit ses performances en voitures de sport, remportant notamment le Grand Prix des Frontières à Chimay. Ses résultats réguliers lui ouvrent les portes du championnat du monde de Formule 1, et il participe au Grand Prix de Grande-Bretagne à Aintree au volant d'une Lotus 18. Après s'être qualifié en vingt-quatrième position, il est contraint d'abandonner prématurément en raison d'une défaillance de la transmission.
Sa seconde participation en Formule 1 a lieu lors du Grand Prix de Belgique, en juin 1960, sur le circuit de Spa-Francorchamps. Au volant d'une Lotus 18, il est victime d'un accident extrêmement violent lors d'une séance d'essais. La colonne de direction de sa monoplace se rompt alors qu'il roule à grande vitesse, provoquant une sortie de piste et un choc violent contre un arbre. Il en ressort avec de multiples blessures graves, notamment aux jambes et à la colonne vertébrale, ce qui met un terme définitif à sa carrière de pilote professionnel à l'âge de 26 ans.
Cet événement marque l'histoire du sport automobile par ses conséquences juridiques inédites. En effet, Mike engage une action en justice contre le constructeur Lotus et son directeur, Colin Chapman, en invoquant une défaillance mécanique due à un défaut de conception. Il obtient gain de cause devant les tribunaux britanniques, établissant ainsi un précédent important concernant la responsabilité des constructeurs en compétition. Après une longue convalescence, il se retire du milieu de la course automobile pour se consacrer à des activités commerciales et immobilières.
Alicia