Miguel Ángel Guerra entame sa carrière dans le sport automobile en 1971 en Argentine, sous la houlette d'Osvaldo Antelo, un préparateur réputé et importateur de Renault.
Il fait ses débuts en Formule 4 et se distingue dès sa première saison par son audace, terminant deuxième du championnat en 1972, résultat qu'il réitère en 1973. Il domine alors la Formule 4 argentine, remportant les titres consécutifs en 1974 et 1975.
Parallèlement, il progresse en Formule 2 argentine, terminant deuxième du championnat en 1974, puis remportant son premier titre en 1975. Il conserve sa suprématie dans la catégorie, remportant également les titres de Formule 2 en 1976 et 1977. Cette ascension lui ouvre les portes de la Formule 1 Mecánica Argentina, une série réservée aux monoplaces à moteur de 3 à 4 litres. Dans cette discipline compétitive, il pilote pour Berta et décroche trois victoires et sept podiums sur neuf courses.
En 1978, il tente l'aventure européenne et fait ses débuts en Formule 2 avec l'équipe de Giancarlo Minardi, au volant d'une Chevron, mais il ne parvient pas à briller. L'année suivante, il pilote une March 792 et parvient à terminer troisième à Hockenheim, mais ne réussit pas à rééditer cette performance lors des courses suivantes. Il ne se classe que 13e du championnat. En 1980, toujours en F2, Minardi engage son propre châssis et Miguel Angel termine régulièrement les épreuves, marquant des points à plusieurs reprises. Il se classe dixième du championnat.
En 1981, il est engagé par l'écurie Osella Squadra Corse pour courir en Formule 1, mais il doit faire face, dès le début de la saison, aux difficultés typiques d'une petite équipe privée. Il ne parvient pas à se qualifier lors des trois premiers rendez-vous à Long Beach, Rio de Janeiro et Buenos Aires, ce qui illustre les contraintes techniques et budgétaires auxquelles l'équipe est confrontée. Il réalise son premier et unique départ en Grand Prix à Imola, lors du Grand Prix de Saint-Marin. Après s'être qualifié en 22e position, il est contraint d'abandonner dès le premier tour. Sa voiture est percutée par la March d'Eliseo Salazar en sortie de virage et termine dans le mur, occasionnant une fracture au poignet et à la cheville. Cet accident met prématurément fin à sa saison et il est contraint de renoncer à poursuivre son programme pour se consacrer à sa convalescence.
Il revient ensuite en Argentine, où il poursuit sa carrière en monoplace, d'abord en Formule 2 nationale, puis dans la nouvelle série Codasur, dont il devient rapidement l'un des animateurs grâce à plusieurs victoires. Même en ne disputant que la moitié des courses, il termine sixième du championnat, puis deuxième la saison suivante. En 1985 et 1986, il continue de se distinguer en Codasur, remportant des succès à Florianópolis et à Buenos Aires, ainsi que plusieurs autres podiums, confirmant ainsi sa place parmi les meilleurs pilotes du continent sud-américain.
En 1987, il participe à la création du championnat de Formule 3 Sudamericana, puis, à la fin de la saison, il décide d'orienter sa carrière vers les voitures de tourisme. Il intègre le championnat TC2000 argentin dès 1988, avec une Renault Fuego. Il termine troisième dès sa première course, puis accumule les podiums. En 1989, il remporte le titre de champion TC2000 après plusieurs victoires à San Jorge, Pigue et Mendoza. Pendant une quinzaine d'années, Guerra reste une figure du TC2000, pilotant successivement pour Renault, Ford, Volkswagen et Peugeot, et décrochant de nombreux podiums ainsi que plusieurs victoires, notamment à Balcarce et Olavarría dans les années 1990. À cette époque, il dirige également sa propre équipe et s'impose dans le championnat sud-américain Super Touring.
Parallèlement, il participe à la série Turismo Carretera à partir de 2000, décrochant un podium à Buenos Aires et à Olavarría sur une Chevrolet Nova. Il prend sa retraite de pilote en 2001 et se tourne vers l'organisation et la direction de compétitions. Il devient vice-président du Top Race V6 argentin en 2004, un poste qu'il occupe jusqu'en 2014. Il contribue alors à la professionnalisation du championnat et à la création des catégories junior.
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