Herbert MacKay-Fraser aurait pu avoir une carrière intéressante, mais celle-ci a été tragiquement interrompue.
Fils d'un propriétaire de plantation de café au Brésil, il quitte le Wyoming où il est propriétaire d'un ranch pour la Californie où il démarre sa carrière de pilote automobile avec une Jaguar XK120. Par la suite, il quitte les Etats-Unis pour Rio de Janeiro, où il participe à quelques épreuves locales au volant de sa propre Ferrari 750 Monza. Mais Herbert n'a alors qu'un objectif : courir en Europe. C'est en juin 1955 qu'il décide de traverser l'Atlantique avec sa voiture italienne et s'installe à Londres. Après avoir terminé la saison avec cette voiture dans de petites épreuves, il va par la suite piloter pour Colin Chapman sur Lotus. Il réalise sa plus grande performance lors des 12 Heures de Reims, quand il mène la course, jusqu'à ce que son moteur réduise à néant ses efforts et ceux de son coéquipier Ivor Bueb. Il remporte également la victoire au Nürburgring dans sa catégorie avec la Ferrari de Jo Bonnier.
A la fin de l'année 1956, le pilote américain dispute sa première course de Formule 2 avec Lotus, l'International Gold Cup. L'année suivante, Herbert court à la fois en voitures de sport, avec une neuvième place lors des 24 Heures du Mans en compagnie de Jay Chamberlain, ce qui constitue également la victoire dans la catégorie des moteurs de 751 à 1100 cm3, et en F2, où il réalise sa meilleure performance à Brands Hatch. Sa régularité durant les deux épreuves lui permet de se classer deuxième du classement final, derrière Jack Brabham.
En juillet, il saisit l'opportunité qui lui est offerte par l'écurie BRM de faire ses débuts en Formule 1 à Rouen-les-Essarts. Qualifié en douzième position sur la grille de départ, Herbert réalise un début de course honorable en se maintenant à la sixième place après le premier tour, avant qu'un problème de transmission ne l'oblige à abandonner au tiers de l'épreuve. Il s'agit de son unique apparition dans le championnat du monde de Formule 1.
Une semaine seulement après cette course, il trouve la mort sur le circuit de Reims alors qu'il dispute la Coupe internationale de vitesse en Formule 2. Il avait 30 ans.
Julien