
Jacques Swaters
L'Équipe Nationale Belge (ENB) est créée en 1955 par la fusion de l'Écurie Francorchamps, dirigée par Jacques Swaters, et de l'Écurie belge, menée par Johnny Claes, dans le but de regrouper les pilotes et les moyens financiers du sport automobile belge. Dès sa création, l'écurie s'engage en Formule 1 et en endurance, exploitant des voitures de clients, principalement des Ferrari, des Connaught et des Cooper.
En 1955, elle permet à Johnny Claes de disputer le Grand Prix des Pays-Bas sur une Ferrari 500/625 et décroche la troisième place aux 24 Heures du Mans grâce au duo formé par Johnny Claes et Jacques Swaters sur une Jaguar D-Type.
Au cours des années suivantes, l'ENB aligne ponctuellement divers pilotes belges, tels que Lucien Bianchi, Olivier Gendebien, Paul Frère ou Alain de Changy, lors des grands prix du championnat du monde de Formule 1. En endurance, l'équipe se distingue lors des 24 Heures du Mans 1957, classant sa Ferrari 500 TRC à la deuxième place du classement général, avec le duo Lucien Bianchi et Georges Harris. En 1959, l'écurie poursuit ses engagements en Formule 1 en faisant courir des Cooper T51 équipées de moteurs Climax ou Maserati.
La saison 1960 marque le résultat le plus significatif de l'écurie en Formule 1 : lors du Grand Prix de France, disputé sur le circuit de Reims-Gueux, Lucien Bianchi classe sa Cooper T51 à la sixième place. Pour la saison 1961, l'ENB fait l'acquisition de châssis Emeryson à moteur Maserati pour Lucien Bianchi, Olivier Gendebien et Willy Mairesse. Confrontée à de graves problèmes techniques lors des épreuves de Monaco et de Belgique, l'équipe abandonne ces voitures en cours d'année et loue des Lotus 18 pour terminer la saison.
En 1962, l'écurie devient un constructeur à part entière en retravaillant le châssis Emeryson pour concevoir l'ENB-Maserati. Alignée au Grand Prix d'Allemagne sur le Nürburgring avec Lucien Bianchi au volant, la voiture se qualifie en dernière position et termine la course à la seizième place. La même année, l'ENB se distingue à nouveau en endurance lors des 24 Heures du Mans, avec une Ferrari 250 GTO qui monte sur la troisième marche du podium avec les pilotes Léon Dernier (« Eldé ») et Jean Blaton.
L'absence de développement du châssis ENB met fin aux activités de l'écurie en Formule 1 à l'issue de la saison 1962. L'Équipe nationale belge réoriente alors ses participations vers les épreuves de grand tourisme, le Tour de France automobile et diverses épreuves nationales, avant que ses structures ne soient intégrées à l'Écurie Francorchamps au milieu des années 1960.
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