Cadillac choisit Bottas et Pérez
Présentation de l'épreuve
Le Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort accueille son avant-dernière édition. En effet, si l'étape néerlandaise, réapparue au calendrier en 2021 grâce à l'aura de Max Verstappen, a toujours attiré en masse les fans de ce dernier, elle n'a malgré tout jamais trouvé d'équilibre financier. Ne recevant aucune aide publique, elle ne vit que de son affluence et de ses rentrées publicitaires, lesquelles ont bien du mal à couvrir son ticket d'entrée au championnat du monde (30 millions d'euros). Au cours de l'année 2024, le directeur du circuit Robert van Overdijk a tout de même négocié avec Stefano Domenicali un nouvel accord pour rester au calendrier, au moins en alternance avec Spa-Francorchamps. Il n'a finalement obtenu qu'une prolongation d'un an, jusqu'à fin 2026. En outre, le gouvernement néerlandais souhaite augmenter la taxe sur les billets pour les épreuves sportives. Rien de tel pour faire fuir le public. Enfin, le circuit de Zandvoort est coincé entre les dunes et la mer du Nord: il est donc impossible d'imaginer une extension pour accroître l'affluence. Ainsi, en décembre 2024, van Overdijk a annoncé que l'aventure de la F1 à Zandvoort prendrait fin en 2026. Cette décision est fort sage, car la popularité de l'épreuve s'émousse: 300 000 spectateurs en 2023, 275 000 en 2024, et cette année, tous les billets ne sont pas vendus à la veille des premiers essais ! La saison difficile de Max Verstappen explique peut-être ce relatif désamour...
Après un mois de vacances, les pilotes de F1 saisissent leurs cartables pour cette rentrée à Zandvoort, première des dix dernières épreuves du championnat du monde 2025. Si McLaren, victorieuse de onze des quatorze Grands Prix disputés jusqu'ici, est assurée de décrocher sa dixième couronne des constructeurs, le titre des pilotes est très disputé entre ses deux poulains Oscar Piastri (284 points) et Lando Norris (275 pts). Depuis le début de la saison, une grande part des experts et commentateurs désignent le jeune Australien comme favori: il est peut-être un petit peu moins rapide et incisif que son équipier, mais commet beaucoup moins d'erreurs et paraît avoir un mental plus solide. Toutefois, le natif de Melbourne n'est pas exempt de tout reproche. En Autriche et plus récemment en Hongrie, il a par deux fois failli emboutir son rival lors de freinages dangereux. Et puis, Norris, régulièrement enterré par beaucoup, a tout de même remporté trois des quatre dernières courses. En tout cas, le Britannique a décidé de prendre les choses avec un certain détachement, sans doute un peu feint, et refuse toute guerre des nerfs avec Piastri: « Ce n'est pas dans mon genre et cela n'en vaut pas la peine. Après tout, dans 200 ans, on n'en parlera plus. Nous serons tous morts... »
Avant la pause estivale, nous avions laissé Lewis Hamilton au trente-sixième dessous, dépité par son manque de compétitivité au volant de la Ferrari, et ne dissimulant plus son profond désarroi devant la presse. Voilà qui a nourri quelques rumeurs de retraite anticipée, vite démenties par l'intéressé et son écurie. Les vacances ont certainement fait du bien à Hamilton qui réapparaît aux Pays-Bas souriant, volontaire et même optimiste. « Nous avons beaucoup progressé course après course, assure-t-il. Les nouveaux composants apportés à Spa ont démontré leur efficacité. Nous sommes sur la bonne voie. » Et que l'on ne compte pas sur lui pour alimenter les rumeurs de démotivation ou de retraite: « Je veux calmer les choses et retrouver du plaisir dans mon travail. J'aime ce sport et c'est pour ça que je suis là. Il y a tellement de bruits divers que l'on peut perdre de vue pour quoi l'on fait ce métier. Maintenant, il s'agit de mettre tout ça de côté et de se concentrer sur la pure passion. » Frédéric Vasseur soutient pour sa part n'avoir aucun doute sur la motivation de son ami. Il le martèle: Hamilton pilotera pour Ferrari en 2026, et peut-être même au-delà.
Cependant, Ferrari est très loin du niveau espéré en début de saison, et avec Charles Leclerc a peut-être laissé filer une victoire en Hongrie. Mais la marque italienne occupe tout de même la seconde place du championnat des constructeurs: avec 24 points d'avance sur Mercedes. Ces deux équipes seront certainement en lutte pour cette position jusqu'à la fin de la saison, même si l'une et l'autre concentrent leurs efforts sur la saison 2026. Ainsi, Toto Wolff admet que cet éventuel titre honorifique de vice-champion n'est pas sa priorité: « Nous entrons dans une réglementation entièrement nouvelle et très complexe, une vraie terre inconnue, et il faut donc y accorder la plus haute attention. Certes, aucune équipe ne veut abandonner la saison en cours. Nous maintenons donc une petite équipe d'ingénieurs sur le projet actuel, mais nous n'apporterons plus d'amélioration majeure. L'important est d'être champion du monde. Personne ne se souvient du deuxième ou du troisième. Et puis, ne pas finir second ne serait pas si négatif: plus on est en bas de la chaîne, plus on obtient de temps en soufflerie pour l'année suivante. Et avec la nouvelle réglementation, c'est un avantage considérable. » De là à imaginer que Mercedes céderait volontiers cette seconde place à Ferrari...
Le 28 août, McLaren annonce la signature pour 2026 d'un sponsor-titre, Mastercard, qui apparaît déjà sur les MCL39 depuis le début de la saison. C'est une petite révolution, puisque l'écurie championne du monde était la seule du peloton à ne pas disposer de ce type de partenariat, et ce depuis plus de dix ans et la fin de son contrat avec Vodafone, en 2013. Elle prendra donc l'an prochain le nom de « McLaren Mastercard Formula 1 Team » et bénéficiera d'un contrat de 100 millions de dollars annuels, courant jusqu'au milieu des années 2030. Si les chiffres sont exacts, il s'agirait du plus important accord de « naming » de l'histoire de la F1, et de la plus grosse opération commerciale de McLaren. Voilà qui marque on ne peut mieux la renaissance de cette écurie, passée en seulement deux ans et demi du fond de la grille à l'hégémonie sur la F1.
Le Groupe Renault s'est choisi un nouveau directeur général. François Provost succède à Luca de Meo, parti cet été chez Kering. Le nouveau patron de Losange balaie les rumeurs incessantes annonçant la vente prochaine de l'écurie Alpine, bien que la liste des acheteurs potentiels (Hyundai, Porsche, Christian Horner, Otmar Szafnauer...) ne cesse de s'allonger, du moins selon la presse. Qu'on se le dise: le constructeur français restera sur la grille, malgré une série de saisons toujours plus décevantes et l'abandon du programme moteurs de Viry-Châtillon. « La Formule 1 fait partie intégrante de notre stratégie pour Alpine, et je n'ai nullement l'intention de changer cela, martèle Provost. La priorité unique d'Alpine F1, c'est d'améliorer la performance cette année et, bien sûr, réussir en 2026 avec la nouvelle voiture. » Ainsi, si Alpine finit dernière du classement des constructeurs, ce qui paraît hélas de plus en plus probable, la maison-mère Renault n'en prendra pas ombrage, 2025 étant définitivement considérée comme une « saison de transition ».
De son côté, Flavio Briatore tient toujours solidement le gouvernail du navire bleu et rose, en dépit des écueils. À Zandvoort, il intronise Pierre Gasly leader officiel du team (« Il est notre pierre angulaire ») et envisage déjà l'avenir sans Franco Colapinto (« J'en ai assez vu, je ne changerai sans doute pas d'avis à son sujet. »). Il n'empêche que deux pilotes d'expérience, Valtteri Bottas et Sergio Pérez, ont repoussé ses avances pour rejoindre Cadillac, une écurie au berceau. « J'ai discuté avec Alpine, mais le projet ne me semblait pas bien clair... » lâche Bottas. Visiblement, le futur moteur hybride Mercedes, qui propulsera l'Alpine en 2026, ne suffit pas à attirer de potentielles recrues. Et puis, Briatore est aussi rattrapé par la sordide affaire Jeffrey Epstein. Une récente enquête publiée par Unlimited Hangout révèle que son nom figure sur les « carnets » noirs » du financier criminel, en compagnie d'ailleurs d'autres personnalités du monde de la F1 comme Bernie Ecclestone, Lawrence Stroll, Jacques Villeneuve ou Eddie Irvine. À ce jour toutefois, aucune charge n'est retenue contre eux: ils auraient simplement voyagé avec Epstein ou visité sa tristement célèbre île privée.
Sitôt que Cadillac eut obtenu, non sans peine, l'autorisation d'entrer en Formule 1, le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem a annoncé que la discipline était prête à accueillir une douzième écurie, sans demander leur avis à Liberty Media et aux autres constructeurs. Il n'en fallait pas plus pour voir fleurir les projets plus ou moins crédibles. Otmar Szafnauer, ancien team principal d'Alpine, a ainsi annoncé travailler à construire une équipe associée à un « nouveau motoriste » (certains parlent de Porsche ou de Hyundai). En août 2025, le jeune homme d'affaires koweïtien Saad Kassis-Mohamed déclare vouloir ressusciter l'écurie Caterham, disparue fin 2014. Selon les éléments dévoilés à la presse, cette nouvelle structure, pour l'instant baptisée SKM Racing, utiliserait le nom du constructeur britannique pour faciliter son entrée en F1. Elle s'installerait sur deux sites, à Silverstone et Munich, et sa directrice générale serait une dénommée Elena Richter. Enfin, Kassis-Mohamed déclare vouloir investir 280 millions d'euros par an dans ce projet, une somme énorme pour le commun des mortels, mais bien faible au regard de ce que réclame la Formule 1 des années 2020.
Pirelli célèbre ce week-end son 500e Grand Prix de Formule 1. Le manufacturier italien est investi dans la discipline depuis les origines, puisqu'il fournissait les Alfa Romeo, Ferrari et autres Maserati dans les années 1950. Après une présence par éclipses dans les années 80-90, il est depuis 2011 le manufacturier unique de la F1 et le restera au moins jusqu'en 2027. Pour fêter ce cap, tous les pneus utilisés pour ce Grand Prix sont flanqués d'un petit logo « 500 ». Sur le plan sportif, Pirelli innove ici en proposant un choix de pneus plus tendres (C4 - C3 - C2) qu'en 2024 (C3 - C2 - C1), et ce afin d'inciter les équipes à stopper deux fois.
La FIA a décidé de relever de 60 à 80 km/h la vitesse maximale autorisée dans les stands à Zandvoort. Jusqu'alors, l'étroitesse de la pit-lane avait incité les autorités à imposer l'allure la plus basse possible, mais cela poussait les équipes à adopter des stratégies à un seul arrêt, afin de limiter le temps perdu au cours des changements de pneus. En relevant cette limite, le pouvoir sportif espère pousser les teams à tabler sur au moins deux arrêts et entretenir un certain suspens.
Essais et qualifications
Vendredi, les premiers essais se déroulent sous un ciel nuageux. Les McLaren dominent la journée. Norris réalise les meilleurs temps (1'10''278''') de la première séance, puis de la seconde (1'09''890'''). Celle-ci est entrecoupée de deux drapeaux rouges: Stroll se crashe rudement sur le virage relevé, puis Albon s'enlise dans les graviers à Tarzan. Le héros national Verstappen se plante lui aussi dans les décors dans la matinée. Samedi à mi-journée, sous un pâle soleil, Norris est encore une fois le plus rapide (1'08''972''') des derniers essais libres, devant Piastri et Russell.
L'après-midi, les McLaren dominent toujours, mais Piastri surprend Norris en lui subtilisant la pole position (1'08''862''') pour seulement 12 millièmes (1'08''874'''). L'Anglais dit avoir perdu quelques centièmes à cause d'une brusque rafale de vent. Verstappen fait honneur à ses fans en plaçant sa Red Bull au troisième rang, à deux dixièmes seulement de la pole. Accusé d'avoir roulé trop lentement en début de séance, le Néerlandais est convoqué par les commissaires mais échappe à toute sanction. Tsunoda (12e) est à nouveau très loin de son leader. Après un vendredi gâché par une panne de batterie, le jeune Hadjar sort le grand jeu en hissant sa Racing Bulls en 4e position. Son collègue Lawson n'est pas en reste avec une satisfaisante 8e place. Russell place sa Mercedes au cinquième rang, mais à près de 6/10es de la pole. Victime d'une sortie la veille, Antonelli (11e) est éliminé en Q2 pour une poignée de millièmes. Ferrari patauge dans ses réglages et se retrouve loin de la pole. Hamilton (7e) est cependant plus satisfait qu'un Leclerc (6e) bougon.
Sainz (9e) place sa Williams en Q3, tandis que Albon (15e) ne franchit pas la Q2, faute d'avoir pu mettre ses pneus à température, ce qu'il regrette amèrement auprès de son équipe. Alonso (10e) atteint la Q3, mais son Aston Martin semblait valoir davantage. Stroll se crashe de nouveau, cette fois-ci dans l'avant-dernier virage. Le Montréalais s'élancera en queue de peloton. Les Sauber-Ferrari ne brillent pas: Bortoleto (13e) se plaint de l'air sale et Hülkenberg (17e) déplore un manque global de performance. Très en retrait pendant les essais libres, les Alpine-Renault de Gasly (14e) et Colapinto (16e) sont moins mauvaises en qualifications. Enfin, les Haas-Ferrari sont éliminées d'emblée, mais Ocon (18e) et Bearman (19e) admettent chacun avoir commis des erreurs de pilotage.
Le Grand Prix
Ce dimanche, le ciel est menaçant sur les côtes de la mer du Nord et le mercure ne dépasse pas les 20°C. Des averses sont redoutées durant la course, mais leur intensité est imprévisible. La plupart des pilotes s'élancent avec les gommes médiums (C3). Verstappen part avec des pneus tendres neufs (C4) avec lesquels il espère surprendre les McLaren au démarrage. Tsunoda, Colapinto et Hülkenberg sont aussi en C4. Les deux Haas partent en gommes dures (C2). Bearman démarre depuis les stands après avoir remplacé de nombreux composants sur son groupe propulseur.
Départ: Piastri serre Norris vers la droite et garde l'avantage. À l'extérieur, Verstappen déborde Norris puis tente en vain de se porter à la hauteur de Piastri. Placé à l'intérieur en sortie de courbe, Norris revient à la hauteur de Verstappen. Les deux bolides franchissent côte à côte le virage n°2, puis le Hollandais freine tard en arrivant sur le troisième tournant, met deux roues dans la poussière, mais parvient avec adresse à prendre le virage relevé devant la McLaren !
1er tour: Bortoleto endommage son aileron avant contre Stroll au virage n°11. Piastri mène devant Verstappen, Norris, Hadjar, Leclerc, Russell, Hamilton, Lawson, Sainz et Albon.
2e: Le DRS est activé. Piastri prend une seconde et demie d'avance sur Verstappen. Leclerc menace Hadjar.
3e: La pluie est annoncée pour le quart d'heure suivant. Deux secondes séparent Verstappen et Norris.
5e: Piastri devance Verstappen (3.1s.), Norris (4.4s.), Hadjar (6.2s.), Leclerc (7s.), Russell (7.8s.), Hamilton (8.4s.), Lawson (9.5s.), Sainz (11s.), Albon (12s.), Tsunoda (12.8s.) et Antonelli (13.4s.).
7e: Piastri s'échappe et repousse Verstappen à quatre secondes. Norris revient sur le pilote Red Bull. Hadjar parvient habilement à contenir Leclerc.
9e: Norris ouvre son DRS et déborde Verstappen par l'extérieur à l'entrée de Tarzan. Grâce à une excellente motricité, le pilote McLaren prend l'avantage en sortie de courbe. Stroll chausse les pneumatiques durs.
10e: Piastri mène devant Norris (4.2s.), Verstappen (6.4s.), Hadjar (8.4s.), Leclerc (9.1s.), Russell (9.8s.), Hamilton (10.8s.), Lawson (13.1s.), Sainz (14.7s.) et Albon (17.1s.).
12e: Norris attaque et revient à moins de quatre secondes de Piastri. Bortoleto perd des morceaux d'aileron. Norris et Stroll roulent notamment dessus.
14e: On remarque quelques gouttes de pluie. Norris grappille toujours quelques dixièmes sur son coéquipier. Verstappen est complètement semé.
15e: Piastri précède Norris (3s.), Verstappen (11.4s.), Hadjar (13.3s.), Leclerc (14.4s.), Russell (17.2s.), Hamilton (18.6s.), Lawson (21.5s.), Sainz (23.6s.), Albon (26.5s.), Tsunoda (28s.) et Antonelli (28.6s.).
17e: Un léger crachin tombe sur le circuit, mais la piste n'est pas humide. Trois secondes séparent toujours les McLaren.
19e: Hadjar est parvenu à repousser Leclerc hors de la zone de détection du DRS. Alonso s'empare de pneus durs.
20e: Piastri devance Norris (3.3s.), Verstappen (15.6s.), Hadjar (18s.), Leclerc (19.1s.), Russell (21.4s.), Hamilton (22s.), Lawson (27.8s.), Sainz (29.2s.) et Albon (31.5s.). Tsunoda, Colapinto et Hülkenberg prennent des gommes dures.
22e: Piastri est désormais un peu plus rapide que Norris. Trois secondes et demie les séparent.
23e: Aux trousses de Russell, Hamilton subit un violent survirage à la sortie du virage relevé d'Hugenholtz. Il perd la maîtrise de sa Ferrari et percute le mur avec sa roue avant-droite. Le Britannique se gare quelques mètres plus loin et la voiture de sécurité entre sur la piste. Bortoleto change de pneus et de museau.
24e: Piastri et Norris se succèdent chez McLaren pour mettre des pneus durs. L'arrêt de l'Anglais est un peu long car il doit contourner en repartant le préposé au lève-vite. Verstappen chausse les pneus médiums. Hadjar prend les gommes blanches, tout comme Leclerc et Russell. L'Anglais parvient à repartir devant le Monégasque. Lawson, Sainz, Albon, Antonelli et Gasly prennent aussi le composé dur. Les deux Haas, déjà munies de celui-ci depuis le départ, ne s'arrêtent pas.
25e: Derrière la Safety Car, Piastri devance Norris, Verstappen, Hadjar, Russell, Leclerc, Lawson, Sainz, Ocon, Albon, Antonelli, Stroll, Bearman, Alonso, Tsunoda, Gasly, Colapinto, Bortoleto et Hülkenberg.
26e: Le crachin a cessé et le soleil se montre quelque peu. La voiture de sécurité s'efface en fin de tour.
27e: Le drapeau vert est agité. Piastri demeure devant Norris et Verstappen. Russell attaque en vain Hadjar à Tarzan. Dans ce même virage, Sainz tente de faire l'extérieur à Lawson qui l'ignore complétement. L'Espagnol heurte la roue arrière-gauche du Néo-Zélandais avec sa roue avant-droite. Tous deux sont instantanément victimes de crevaisons. Albon et Antonelli dépassent Ocon.
28e: Le DRS est réactivé. Une seconde sépare les McLaren. Sainz arrive aux stands pour changer de pneus et de museau. Lawson remplace aussi ses enveloppes. Ces deux pilotes repartent avec un tour de retard.
29e: Le ciel reste menaçant du côté des dunes. Piastri porte son avance sur Norris à plus de deux secondes. Stroll efface Ocon.
30e: Piastri précède Norris (1.8s.), Verstappen (3.5s.), Hadjar (4.4s.), Russell (5s.), Leclerc (5.6s.), Albon (7.4s.), Antonelli (8s.), Stroll (12s.), Ocon (13s.), Bearman (14s.) et Tsunoda (14.4s.).
31e: Albon résiste à un assaut d'Antonelli à Tarzan. La « voiture de sécurité virtuelle » est enclenchée car un gros morceau de carbone, venant probablement de la Williams de Sainz, est plantée dans la ligne droite principale. Une commissaire court la ramasser.
32e: Le drapeau vert est brandi après une minute de neutralisation. Leclerc assaille Russell par l'extérieur de la chicane Hans Ernst et joue des coudes. Escaladant le vibreur, il tamponne la Mercedes en sortie d'enchaînement et conquiert ainsi la 4e place.
33e: Russell tente de déborder Leclerc par l'extérieur à Tarzan, sans résultat. Antonelli dépasse Albon. Sainz reçoit 10 secondes de pénalité pour sa collision avec Lawson. Interdit, l'Espagnol déclare dans sa radio qu'il s'agit « de la chose la plus stupide [qu'il n'ait] jamais entendue » !
34e: Suite au choc avec Leclerc, Russell perd quelques fragments de carbone, vite ramassés par de zélés commissaires.
35e: Piastri est premier devant Norris (1.7s.), Verstappen (4s.), Hadjar (4.7s.), Leclerc (5.6s.), Russell (8s.), Antonelli (9.5s.), Albon (11.7s.), Stroll (17.4s.), Ocon (19.4s.), Bearman (20s.) et Tsunoda (20.6s.).
37e: L'intervalle entre les McLaren est stable, oscillant entre une seconde et demie et une seconde sept dixièmes.
39e: Pressé par Alonso, Tsunoda est bloqué par les Haas qui ne se sont toujours pas arrêtées. Bearman protège ostensiblement Ocon. Tsunoda tente de doubler le jeune Anglais à Tarzan, sans succès.
40e: Piastri précède Norris (1.3s.), Verstappen (5s.), Hadjar (6.4s.), Leclerc (7.2s.), Russell (10.4s.), Antonelli (11.5s.), Albon (15s.), Stroll (22.3s.) et Ocon (24s.). Alonso s'empare de gommes dures.
41e: Russell laisse passer son équipier Antonelli, plus rapide que lui, sur ordre du stand Mercedes.
43e: Norris se rapproche quelque peu de Piastri, sans pouvoir atteindre la zone de détection du DRS. Plus loin, Verstappen est isolé, tandis que Leclerc ne parvient pas à menacer Hadjar.
45e: Piastri devance Norris (1.2s.), Verstappen (9.3s.), Hadjar (11s.), Leclerc (13s.), Antonelli (16s.), Russell (20s.), Albon (23s.), Stroll (34s.), Ocon (37.3s.), Bearman (37.8s.) et Tsunoda (38.7s.).
47e: Piastri parvient à gagner quelques centièmes sur son équipier, désormais relégué à une seconde et sept dixièmes.
49e: Les Haas poursuivent leur marathon. Ocon emmène un « train DRS » comprenant Bearman, Tsunoda, Gasly, Colapinto, Bortoleto, Hülkenberg et Alonso, qui a déjà ramarré ce groupe.
51e: Piastri est leader devant Norris (1.5s.), Verstappen (11.5s.), Hadjar (14.5s.), Leclerc (17.5s.), Antonelli (19.6s.), Russell (27s.), Albon (30.4s.), Stroll (46.4s.) et Ocon (48.7s.). Alonso a effacé les Sauber.
52e: Antonelli stoppe chez Mercedes pour prendre des pneus tendres et repart en huitième position.
53e: Leclerc s'empare de pneus tendres (2.1s.). Stroll fait de même, ainsi que Sainz qui subit en plus sa pénalité. Leclerc sort des stands juste devant Antonelli. Il emprunte le banking avec la trajectoire haute normale, mais l'Italien choisit trop hardiment de plonger à l'intérieur, sur la portion basse. Antonelli sous-vire en sortie de courbe, et lorsque Leclerc se rabat, il l'harponne avec sa roue-avant droite. La Ferrari pirouette et heurte le rail extérieur par l'avant, avant de s'immobiliser sans museau. Les deux Ferrari sont hors-course ! La Safety Car revient en piste.
54e: C'est la ruée aux stands. Piastri et Norris font seuls le choix des pneus durs. Verstappen, Hadjar, Russell et Albon prennent les pneus tendres, de même que Antonelli qui a pu par chance regagner les stands avec un pneu déchapé. Ocon, Bearman, Tsunoda, Colapinto, Hülkenberg et Lawson prennent aussi le composé rouge. Seuls Gasly, Alonso et Bortoleto restent dehors.
56e: Le peloton se regroupe derrière la voiture de sécurité. Piastri devance Norris, Verstappen, Hadjar, Russell, Albon, Antonelli, Gasly, Alonso, Bortoleto, Bearman, Stroll, Tsunoda, Ocon, Colapinto, Hülkenberg, Lawson et Sainz. Ces deux derniers sont autorisés à récupérer leur boucle de retard. Antonelli reçoit 10 secondes de pénalité pour avoir éliminé Leclerc.
57e: La voiture de sécurité est rappelée aux stands à la fin de ce tour. Le ciel est très couvert, mais il ne pleuvra pas d'ici le damier.
58e: La course reprend. Piastri prend aussitôt une seconde d'avance sur Norris, un temps menacé par Verstappen. Malgré ses pneus tendres, le Hollandais ne peut rien contre les McLaren en gommes dures. Bearman et Stroll dépassent Bortoleto.
59e: Le DRS est réactivé. Norris revient à une demi-seconde de Piastri. Tsunoda dépasse Bortoleto qui va sombrer au classement. Ne pas changer de pneus pendant la neutralisation était une erreur...
60e: Piastri réalise le meilleur tour de la course (1'12''271''') et reprend une seconde d'avance sur Norris. Bearman chipe la neuvième place à Alonso. Bortoleto change de gommes et se retrouve dernier.
62e: Piastri devance Norris (1.5s.), Verstappen (4.8s.), Hadjar (6.2s.), Russell (8.8s.), Albon (9.4s.), Antonelli (10s.), Gasly (17.5s.) et Bearman (17.8s.). Stroll double son équipier Alonso. Antonelli écope de 5 secondes de punition supplémentaires pour excès de vitesse dans les stands.
63e: Bearman dépasse Gasly sur la ligne. Le Rouennais s'incline ensuite devant Stroll.
65e: Alonso dépasse Gasly en début de tour. Puis, de la fumée s'échappe de la McLaren de Norris alors que ce dernier entame le deuxième secteur. Victime de ce qui semble être une fuite d'huile, l'Anglais se gare d'urgence sur le bas-côté au virage n°9. La Safety apparaît pour la troisième fois.
66e: Le peloton se regroupe encore derrière la voiture de sécurité. Colapinto et Sainz passent aux stands pour changer de gommes. Assis dans les dunes, le pauvre Norris regarde la course s'achever sans lui...
68e: La voiture de sécurité s'efface à l'issue de ce tour. Piastri devance Verstappen, Hadjar, Russell, Albon, Antonelli, Bearman, Stroll, Alonso, Gasly, Tsunoda, Ocon, Hülkenberg, Colapinto, Lawson, Bortoleto et Sainz.
69e: Le drapeau vert est brandi. Verstappen tente de prendre l'aspiration de Piastri sans rien pouvoir tenter. Tsunoda déborde Gasly au virage n°11, non sans que les deux bolides se tamponnent.
70e: Le DRS est de nouveau utilisable, mais Piastri s'est forgé une avance de plus d'une seconde sur Verstappen. Hadjar résiste assez facilement à Russell. Ocon prend la 11e place à Gasly, qui va dégringoler au classement dans l'avant-dernier tour.
72e et dernier tour: Oscar Piastri gagne le GP des Pays-Bas devant Verstappen. Hadjar (3e) monte sur son premier podium en F1. Russell se classe quatrième, Albon cinquième. Antonelli coupe la ligne en 6e position, mais il est relégué au 16e rang du fait de ses pénalités. Parti des stands, Bearman décroche une superbe sixième place, devant les Aston Martin de Stroll et Alonso. Tsunoda (9e) marque ses premiers points depuis trois mois. Ocon finit dixième. Viennent ensuite Colapinto, Lawson, Sainz, Hülkenberg, Bortoleto et Gasly.
Après la course
Ce Grand Prix des Pays-Bas marque peut-être une étape très importante dans la lutte pour le titre pilotes. L'abandon de Lando Norris permet en effet à Oscar Piastri de prendre une avance de 34 points qui pourrait s'avérer décisive. Le natif de Melbourne réalise en tout cas son premier « grand chelem » après avoir mené de main de maître une épreuve entrecoupée par trois neutralisations. « J'ai contrôlé cette course, confirme-t-il. Le week-end avait commencé difficilement, mais j'ai pu peu à peu mettre les choses dans le bon ordre. J'étais très heureux du rythme aujourd'hui. Je pouvais accélérer quand je voulais, temporiser quand cela était nécessaire. Les voitures de sécurité ont épicé la course, mais l'équipe les a très bien gérées. » Toujours peu prudent et peu disert, Piastri refuse encore d'évoquer la couronne mondiale. « Cela s'annonce bien, mais la saison est encore longue », tempère-t-il.
Lando Norris est fort désappointé. Plus rapide que son équipier lors des essais libres, il a manqué la pole samedi après-midi, selon lui à cause d'une rafale de vent. Ce dimanche, il a essayé de déstabiliser Piastri, en vain. Au moins pouvait-il s'assurer des 18 points de la seconde place, lorsque ce qui semble être une fuite d'huile a réduit ses efforts à néant. Cet incident tombe d'autant plus mal qu'il s'agit de la première panne frappant une McLaren en course depuis près de deux ans ! « Je veux juste aller manger un hamburger et rentrer à la maison ! » soupire le pauvre Lando. « J'étais rapide aujourd'hui, même s'il est impossible de dépasser ici... Oscar mérite sa victoire, mais je ne méritais pas un abandon. Je ne sais pas ce qui s'est passé, le moteur s'est coupé et c'est tout. Ce n'était tout simplement pas mon week-end. » Norris devra de nouveau prouver sa capacité à rebondir après une désillusion, ce qu'il était parvenu à faire après son accrochage avec son équipier à Montréal. Ce championnat 2025 n'est pas joué, du moins espérons-le.
Max Verstappen a tout essayé pour jouer les troubles-fêtes dans son Grand Prix national. Parti en pneus tendres neufs, il a exécuté un numéro de funambule pour doubler Lando Norris au virage du « banking », mais celui-ci l'a aisément repassé. Les trois voitures de sécurité n'ont pas permis au régional de l'étape de menacer ensuite les Papayes. Il se contente donc de cette deuxième place. « J'ai tout donné au départ, raconte-t-il. Je me suis fait peur dans les virage n°2 et 3, mais ensuite je me suis retrouvé tout seul. On n'avait pas le rythme des McLaren et j'ai eu de la chance qu'une des deux abandonne. J'ai essayé de pousser en fin de course avec un composé plus tendre, mais cela n'a pas fonctionné. » Laurent Mekies valide la stratégie adoptée ce dimanche par Red Bull et salue aussi le retour dans les points d'un Yuki Tsunoda remotivé depuis son arrivée à la tête de l'équipe: « Partir avec le composé tendre était probablement la seule façon de concurrencer les McLaren. Max a fait un excellent travail en gérant ces pneus, puis il a été très compétitif avec les médiums. Mais il ne pouvait pas faire mieux. Il faut aussi souligner la neuvième place de Tsunoda qui est en progrès. Il continue à travailler dur et garde la tête froide. »
Ce n'était pas le week-end des Ferrari. En retrait en qualifications, les deux Rouges ont fini ce dimanche dans le mur. Lewis Hamilton a d'abord été victime d'une sortie de route bien malvenue. Néanmoins, désormais adepte de la méthode Coué, il préfère tirer un bilan positif du week-end: « Lorsque je suis sorti du virage incliné, j'ai perdu l'arrière, un gros survirage. Mais le rythme semblait bon, je revenais sur Russell. J'avais une bonne stratégie et de bonnes chances de prendre l'avantage sur lui. » Toutefois, Hamilton écope en plus d'une pénalité de cinq places sur la grille du prochain GP pour avoir roulé trop vite avant la course, dans les stands et lors de son tour d'installation. Quant à Charles Leclerc, il s'est distingué en passant George Russell « au chausse-pied », avant de croiser la route d'Antonelli. « Ce week-end fut un enfer, des premiers essais jusqu'à la course, soupire-t-il. Honnêtement, les choses allaient mieux ce dimanche, mais il fallait être agressif, ce que j'ai fait avec Russell. Je pense que Kimi n'a pas été très réaliste. C'est toujours possible de se mettre à l'intérieur dans ce virage-là, mais avec l'élan en sortie on ne garde jamais la place. Il a essayé, m'a touché et c'était la fin de ma course. » Malgré ce score vierge, Ferrari garde le deuxième place du championnat des constructeurs devant Mercedes et Frédéric Vasseur se veut lui aussi optimiste: « Nous avons réussi à progresser depuis les essais. Aujourd'hui, on pouvait au moins se battre avec Verstappen et Russell. Repartir avec zéro point fait mal, mais la leçon est qu'on doit faire des meilleurs essais pour ne pas avoir à les doubler le dimanche. »
Ça ne rigole pas non plus chez Mercedes. Le double K.O. des Ferrari aurait dû permettre aux Gris de reprendre la seconde place du championnat des constructeurs. Mais George Russell, bousculé par Leclerc, n'a pu faire mieux que quatrième, tandis que Kimi Antonelli a encore trébuché en harponnant ce même Leclerc. « Un dimanche misérable, commente Russell. J'ai subi trop de dégâts lors du contact avec Leclerc. Je ne crois avoir jamais vu quelqu'un tenter un dépassement à l'extérieur dans ce virage. De toute façon, je n'aurais pas pu me battre contre Leclerc ou Verstappen. Cette quatrième place n'est donc pas très méritée. » Antonelli fait lui profil bas après cette nouvelle bourde. Dès l'arrivée, il court chez Ferrari présenter ses excuses. Puis il assume ses responsabilités devant la presse: « C'est de ma faute. J'ai essayé d'éviter Charles, surtout lorsque j'ai vu qu'il revenait sur ma trajectoire, mais cela n'a pas suffi... » Reste qu'il n'a marqué qu'un point en cinq courses. Ses maladresses pourraient coûter cher à Mercedes au championnat des constructeurs. Pour Antonelli, le temps de la mansuétude médiatique est clos. Beaucoup d'« experts » pensent que Toto Wolff a commis une erreur en promouvant si tôt un garçon certes très doué, mais trop inexpérimenté. N'aurait-il pas été plus judicieux de le laisser faire ses gammes dans une petite écurie ? Ce n'est pas l'avis de Wolff qui salue au contraire l'agressivité de son protégé: « Évidemment, nous ne voulions pas éliminer une Ferrari, mais j'aime voir un Kimi entreprenant. C'est un compétiteur féroce, depuis le karting. Quand la visière s'abaisse, c'est un monstre, et c'est ce qu'on veut ! En plus, j'ai toujours précisé que ce serait pour lui une année d'apprentissage, avec des moments brillants et d'autres où l'on s'arracherait les cheveux. Je m'y attendais. Nous ne jouons pas le titre, donc ce n'est pas si grave. Je n'ai aucun doute sur Antonelli, je crois en lui à 100 % sur le long terme. » Au moins, le Bolonais peut compter sur le soutien de son patron, et c'est ce qui sera peut-être le gage de sa réussite future.
Hadjar, le nouveau Prost ?
À moins de 21 ans, Isack Hadjar devient le plus jeune pilote français à grimper sur un podium de Formule 1. Le Francilien a fait très forte impression ce week-end. Brillant quatrième sur la grille, il a su contenir Charles Leclerc et George Russell, avant d'hériter de la troisième place suite à l'abandon de Lando Norris. Une prestation de grande classe qui le confirme dans son statut de révélation de la saison. « C'est un peu irréel, sourit-il. Le plus surprenant pour moi a été de garder la quatrième place tout au long de la course. Je pense m'être défendu intelligemment contre Leclerc pendant le premier relais. J'économisais dans le deuxième secteur pour être très rapide dans le troisième et protéger ma position. J'ai tenu pendant un bon nombre de tours, et j'ai fait exactement pareil contre Russell. Je n'ai pas fait d'erreur, la voiture était bonne et je suis très content de mon week-end car j'ai maximisé tout ce que j'avais. Et puis, bien sûr, j'ai profité du problème de Lando. C'est malheureux pour lui, mais pour moi... C'est fou, cependant grimper sur un podium de F1 est quelque chose que j'imagine depuis que je suis petit. Ce premier podium arrive plus tôt que prévu. C'est une première étape ! » Le directeur de Racing Bulls Alan Permane se félicite de ce résultat exceptionnel pour son équipe qui n'avait plus signé de podium depuis quatre ans: « Isack a réalisé un week-end parfait. Après de si belles qualifications, il a su se mettre à l'abri de ses concurrents et hérite d'un podium bien mérité. Aujourd'hui, nous avions une voiture exceptionnelle et nous voulons continuer sur notre lancée à Monza ! »
Enfin, pour Hadjar, cette troisième place pourrait bien être le marchepied attendu pour grimper chez Red Bull Racing. Helmut Marko ne lui décerne sans doute pas à la légère le titre de « nouveau Prost » ! Une comparaison d'autant plus intéressante que le « Professeur » était lui aussi monté sur son premier podium pour son 14e Grand Prix, en 1981... Laurent Mekies, qui fut le patron d'Hadjar jusqu'en juillet, est aussi très élogieux: « Isack ne se retrouve pas là par hasard, il doit cette performance à une qualification et une course extraordinaires. » Bref, sa promotion chez RBR en 2026, si elle n'est pas encore certaine, est probable. Mais pour l'heure, ce bouillant jeune homme, dont on craignait en début de saison qu'il ne fut un peu trop impulsif pour la F1, savoure ce succès obtenu bien au contraire avec science et maîtrise. Et tant pis s'il ne profite guère de sa coupe en porcelaine dont les morceaux lui restent dans les mains au moment de poster pour la photo-souvenir avec toute son équipe...
Sources :
- FranceRacing.fr
- Nextgen-auto.com
Tony