Lewis HAMILTON
 L.HAMILTON
Mercedes
Max VERSTAPPEN
 M.VERSTAPPEN
Red Bull
Sergio PEREZ
 S.PEREZ
Red Bull

1077th Grand Prix

II Gran Premio de la Ciudad de México
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Mexico City
Sunday, 30 October 2022
71 laps x 4.304 km - 305.354 km
(Offset: 230 m)
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Plafond budgétaire: Red Bull sanctionnée

 

Sauber: Arrivederci Alfa Romeo, Willkommen Audi

Le 27 octobre, Audi confirme qu'elle entrera en Formule 1 en 2026 en s'alliant avec l'écurie Sauber dont le partenariat avec Alfa Romeo s'achèvera fin 2023. La marque aux anneaux annonce en outre qu'elle va devenir actionnaire minoritaire de l'équipe helvétique, sans préciser à quel niveau. Sauber est un choix tout à fait logique pour Audi, vue la faible distance qui sépare leurs usines respectives de Hinwil et de Neubourg. Sans parler du coût du travail assez léger régnant en Suisse... Les deux marques collaborent par ailleurs depuis longtemps puisque Audi a déjà éprouvé ses prototypes dans la soufflerie suisse.

 

De son côté, Alfa Romeo met un terme à un contrat de sponsoring qui lui a permis de revenir sur le devant de la compétition automobile... sans produire la moindre pièce. Mais le plan marketing a atteint ses objectifs. « Nous avons utilisé cet accord avec un très bon rendement durant toute la période de redressement de la marque », explique Carlos Tavares, patron du groupe Stellantis. « Aujourd'hui, la griffe Alfa Romeo est très rentable et en plein renouveau. Les conditions changent et nous n'avons pas du tout envie de mettre en F1 les ressources énormes qu'y mettront d'autres participants. Donc, on se retire. Gentiment, proprement ». Jean-Philippe Imparato, président d'Alfa Romeo, précise que la marque au trèfle reviendra en sport automobile... dans une autre catégorie.

 

Transferts: Haas remplace Schumacher par Hülkenberg

Le plateau 2023 sera bientôt au complet. Haas doit bientôt officialiser le remplacement de Mick Schumacher par Nico Hülkenberg. Le fils du septuple champion du monde, lâché par Ferrari, n'a pas su convaincre de son talent Gene Haas et Guenther Steiner. Il a certes produit cette saison quelques prestations solides, comme lors du GP d'Autriche, mais il a aussi connu, comme en 2021, beaucoup d'accidents qui ont lourdement pesé sur le budget serré du team américain. Son oncle Ralf Schumacher, consultant pour Sky Allemagne, a beau soutenir que « Mick a rempli sa mission en 2022 » et que « Haas n'a aucune alternative crédible », le sort de son neveu est scellé.

 

Pour le remplacer, Haas et Steiner ont songé à Daniel Ricciardo et délivré à celui-ci une offre formelle qu'il repousse à Mexico. L'Australien veut revenir en Formule 1 en 2024 par la grande porte, non s'enferrer dans une équipe de troisième zone, et négocie désormais un contrat de réserviste chez Mercedes ou Red Bull. Haas pouvait se rabattre sur un pilote estampillé Ferrari, comme Robert Shwartzman ou Antonio Giovinazzi, mais grâce à son nouveau sponsor MoneyGram, l'équipe de Banbury peut prétendre à plus d'indépendance dans la sélection de ses pilotes. D'où le choix du vétéran Nico Hülkenberg qui devrait obtenir son premier volant de titulaire depuis 2019, et dont l'expérience et le sérieux sont des gages de développement et de stabilité.

 

Austin: nouveaux errements de la direction de course

Au soir du Grand Prix des États-Unis, Haas F1 Team avait déposé une plainte contre Fernando Alonso parce que ce dernier avait parcouru une bonne partie de la course avec un rétroviseur endommagé, ce qui pouvait être considéré comme un péril pour les pilotes qui suivaient l'Alpine. Le directeur de course Niels Wittich et ses collègues commissaires ont jugé cette réclamation fondée et ont pénalisé Alonso, le repoussant hors des points, ce qui permettait à Kevin Magnussen, neuvième sur la piste, de récupérer deux points supplémentaires. Une bonne affaire pour Haas qui bataille avec AlphaTauri pour la huitième place du classement des constructeurs. Toutefois, Alpine a fait appel car Haas avait déposé sa plainte hors des délais légaux, très exactement 24 minutes trop tard ! La fédération a donc été contrainte de se dédire au bout de quelques jours et de redonner à Alonso sa septième place. Une volte-face qui fait désordre...

 

A Mexico, Guenther Steiner exhale sa mauvaise humeur et met en cause Wittich qui lui avait certifié dimanche soir que son écurie avait une heure devant elle pour déposer sa plainte, ce qui n'était pas le cas. Ce n'est pas la première fois cette saison que les directeurs de course Niels Wittich et Eduardo Freitas sont surpris en pleine méconnaissance du règlement qu'ils sont censés faire appliquer. D'autre part, Steiner ne comprend pas pourquoi Magnussen a reçu trois fois en course cette année le drapeau noir et orange, qui le contraignait à s'arrêter immédiatement pour réparer des dégâts sur sa monoplace, alors qu'à Austin Alonso a pu rallier l'arrivée dans les conditions que l'on sait. « Il n'y a aucune cohérence, c'est un véritable bordel ! Il faut vraiment mettre bon ordre à tout cela ! » grogne l'Italien. Le président Mohamed Ben Sulayem annonce que la fédération va clarifier les règles sur le drapeau noir et orange. « Un peu tard pour nous cette saison ! » raille Steiner. Quant à Wittich, il pourrait bien rejoindre son compère Freitas sur la touche à l'issue de cette saison 2022...

 

Présentation de l'épreuve

En cette toute fin octobre, la Formule 1 débarque dans une mégalopole en pleine effervescence, à quelques jours de la fameuse « Fête des Morts ». D'immenses processions traversent Mexico City et ralentissent les malheureux journalistes qui souhaitent rejoindre l'autodrome des frères Rodríguez par la route. Mais ces festivités ne nuisent aucunement au Grand Prix du Mexique (officiellement celui de Mexico City), dont le succès ne se dément pas. Les tribunes sont pleines à craquer, avec un nouveau record d'affluence: près de 400 000 spectateurs en trois jours ! Lorsqu'ils traversent le Stadium, le Foro Sol, les pilotes peuvent entendre les ovations de la foule en délire, malgré le bruit des moteurs. Cette année, la fièvre est d'autant plus haute que Sergio Pérez a de bonnes chances de gagner chez lui. « Checo » a déjà remporté deux victoires cette saison, à Monaco et à Singapour, et a besoin d'un succès pour conquérir la deuxième place du championnat des pilotes aux dépens de Charles Leclerc. Sans parler de l'immense prestige qui s'attacherait au premier Mexicain vainqueur de son Grand Prix national... Il y a toutefois un hic de taille: Pérez devra vaincre son équipier et leader Max Verstappen. Le tout récent double champion du monde prévient, il n'ouvrira pas la porte à son fidèle lieutenant: « Il ne s'agit pas de faire de cadeaux. Checo est assez bon pour gagner des courses tout seul. Ce serait beaucoup plus gratifiant. » Si Pérez ne gagne pas ce week-end à Mexico, il pourra néanmoins se rattraper lors des années suivantes, puisque Stefano Domenicali et le maire de Mexico Mme Claudia Sheinbaum annoncent le maintien de l'épreuve jusqu'en 2025.

 

Avant ce Grand Prix, Sergio Pérez offre un petit hors-d'œuvre à ses fans en pilotant la Red Bull-Renault RB7 de 2011 dans les rues de sa ville natale Guadalajara, au pied de la fameuse Minerva. Il enthousiasme le public avec force « donuts » et « burn-outs ». Puis, drapé dans un immense drapeau mexicain, il salue une foule estimée à 140 000 personnes, « ce qui n'est pas tant que ça pour le Mexique », commente Checo en riant. C'est tout de même 10 % de la population de cette gigantesque métropole...

 

Si les deux titres mondiaux sont désormais attribués à Max Verstappen et à Red Bull, les places d'honneur donnent lieu à de nombreux duels en cette fin de saison. Au classement des pilotes, le très honorifique titre de vice-champion se dispute entre Charles Leclerc (267 points) et Sergio Pérez (265 pts). Mais c'est au championnat des constructeurs que les bagarres sont les plus rudes en raison de la redistribution des droits commerciaux. Ferrari (469 pts) n'a pas sécurisé sa deuxième place contre Mercedes (416 pts). Alpine-Renault (149 pts) et McLaren (138 pts) se battront jusqu'au bout pour la quatrième position. Pour la sixième place, la lutte oppose Alfa Romeo-Sauber (52 pts) qui n'a engrangé qu'un seul point en dix courses et Aston Martin (49 pts) qui réalise au contraire une très belle fin de saison. Enfin, la huitième place se jouera entre Haas (36 pts) et AlphaTauri (35 pts).

 

La fédération a dévoilé les sanctions qui frapperont Red Bull pour avoir percé le plafond budgétaire en 2021: une amende ridicule de 7 millions de dollars et 10 % de temps de développement en soufflerie en moins pour la saison 2023. Ces décisions soulèvent des commentaires divers, mais RBR ne paraît pas disposée à accepter la critique. Ainsi, Christian Horner demande à ses pilotes de boycotter la chaîne de télévision britannique Sky Sports après qu'un de ses journalistes, Ted Kravitz, a assimilé le dénouement du championnat 2021 à un « vol » dont Lewis Hamilton serait la victime. « Cette chaîne n'a pas cessé d'insister sur cet événement de façon irrespectueuse, assène Max Verstappen. A un moment donné, je ne l'accepte plus. Il faut tourner la page et aller de l'avant ». Horner assure néanmoins que son équipe répondra de nouveau aux questions de Sky Sports quinze jours plus tard au Brésil.

 

Lewis Hamilton approche des 38 ans mais n'envisage plus du tout de se retirer. Le septuple champion du monde, qui voici un an ou deux, paraissait dresser ses plans d' « après-F1 », n'a plus aucune envie de laisser tomber la compétition, et ce malgré cette décevante saison 2022 qui sera sans doute la première de sa carrière vierge de toute victoire. Au contraire, Sir Lewis est avide de revanche et entend bien conquérir sa huitième couronne mondiale qui le placerait au sommet du panthéon de la F1, devant Michael Schumacher... et lui offrirait une éclatante revanche sur Max Verstappen. Bien qu'il n'en dise rien publiquement, il pense que le Hollandais lui a bel et bien volé le titre mondial en 2021, avec l'involontaire complicité de Michael Masi. Aussi, Hamilton déclare à Mexico que 2023 ne sera pas sa dernière saison et qu'il négocie avec Mercedes une prolongation de « plusieurs années ». On peut avancer qu'il s'agira d'un contrat courant jusqu'en 2025, lorsque Hamilton fêtera son 40ème anniversaire.

 

Jost Capito a confirmé à Austin que Logan Sargeant piloterait bien la seconde Williams en 2023, à condition qu'il décroche le point qui lui manque pour recevoir sa super-licence. Pour ce faire, le jeune Américain peut par exemple parcourir 100 km supplémentaires au volant d'une F1, et c'est pourquoi Williams lui confie à Mexico la FW44 d'Alex Albon pour les premiers essais du vendredi. Las, cette séance est perturbée par deux drapeaux rouges, suite à des pannes de Zhou et Lawson, et Sargeant ne parcourt que... 96 km. Pour glaner ce fameux point, il lui faut désormais se maintenir dans le « top 6 » du championnat du monde de Formule 2. La prochaine manche, la dernière de la saison, se tiendra en novembre à Abou Dhabi, et Sargeant occupe actuellement la troisième place du général. Cependant une contre-performance pourrait le faire glisser en deçà de la fatidique sixième place. Dans ce cas, Williams devrait se trouver un autre pilote pour 2023, mais Sargeant refuse d'envisager ce scénario-catastrophe.

 

Déjà apparu lors du GP de Belgique, le jeune Néo-Zélandais Liam Lawson emprunte ici l'AlphaTauri de Yuki Tsunoda lors des premiers essais libres. Il vit d'ailleurs un véritable calvaire, victime de la même surchauffe de freins que subissent Gasly et Tsunoda depuis deux courses, et finit par s'arrêter, disques en feu. De son côté, Nyck de Vries, malgré son départ prochain vers AlphaTauri, roule dans le Mercedes de George Russell. Alpine donne l'A522 d'Esteban Ocon à son jeune poulain Jake Doohan qui sera son réserviste en titre en 2023. Enfin, Haas confie la voiture de Kevin Magnussen à son réserviste Pietro Fittipaldi. Ce dernier est victime d'une panne de moteur lors premiers essais du vendredi. C'est ainsi que Magnussen doit changer son unité de puissance et reculer de cinq places sur la grille.

 

Fernando Alonso et Lewis Hamilton croisent de nouveau le fer par micros interposés. Quelques jours avant ce rendez-vous mexicain, l'Espagnol confie au journal néerlandais De Telegraaf qu'à ses yeux les deux titres mondiaux remportés par Max Verstappen ont « plus de valeur » que les sept conquis par l'Anglais. « J'ai beaucoup de respect pour Lewis, mais il a conquis ses couronnes en ayant à se battre uniquement contre son coéquipier, tandis Max avait face à lui d'autres pilotes à matériel égal, ou même supérieur ». Cette réécriture pour le moins partiale de l'histoire suscite une levée de boucliers sur les réseaux sociaux, à tel point qu'Alonso lui-même doit mettre le holà sur son compte Twitter en rappelant que « tous les titres sont superbes et bien mérités ». Quant à Hamilton, il se contente de publier une photo du podium de sa seconde victoire en F1, lors du GP des États-Unis 2007, où on le voit tout sourire aux côtés de celui qui était alors son équipier chez McLaren, un certain Fernando Alonso...

 

L'autre multiple champion du monde Sebastian Vettel se tient à l'écart de ces polémiques et préfère rendre hommage à Dietrich Mateschitz, disparu huit jours plus tôt, en revêtant le casque de ses débuts en sport automobile, aux couleurs de Red Bull, libellé du message « Danke Didi ». « C'est une très grande perte pour tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître. Il était extrêmement humble, gentil, avec un cœur grand comme ça ! » rappelle Vettel.

 

L'altitude du circuit de Mexico (2240 mètres) contraint les écuries à opter pour des configurations aérodynamiques très chargées, dignes de Monaco, même si le niveau d'appui réel équivaut à celui de Monza (d'où les vitesses ahurissantes atteintes dans la longue ligne droite). Cette situation favorise les monoplaces générant d'ordinaire beaucoup de charge et de traînée, comme la Mercedes W13 qui peut monter ici autant d'appuis que possible. La Flèche d'Argent utilise son nouvel aileron avant aperçu à Austin, mais sans les renforts rejetés par la FIA. Par ailleurs, l'air étant ici moins dense en oxygène, les voitures sont percées de larges ouïes pour améliorer le refroidissement. Tous les composants de la monoplace sont en effet menacés de surchauffe à Mexico. « Il y a des radiateurs et des échangeurs un peu partout dans la voiture, pas seulement dans les pontons », explique Andrew Green. « On en trouve notamment derrière le pilote, derrière le haut du moteur, au-dessus de la boîte de vitesses. Rien que pour le moteur thermique, il faut refroidir l'eau, l'huile et l'air comprimé. Le système hybride demande en plus de refroidir les moteurs-générateurs, les boîtiers électroniques et la batterie. On doit aussi rafraîchir la transmission et tout le système hydraulique ».

 

Essais et qualifications

Les Ferrari se placent aux avant-postes lors de la première séance libre du vendredi. Sainz obtient le meilleur temps (1'20''707''') devant Leclerc. Les pilotes déplorent un manque d'adhérence et Verstappen exécute une superbe pirouette dans les Esses, entre les virages n°10 et 11. La deuxième séance est consacrée comme à Austin à l'essai des prototypes Pirelli pour 2023. Autorisé à rouler avec les pneus 2022, puisqu'il fut absent de la première séance, Russell réalise le meilleur chrono (1'19''970'''). Leclerc endommage le train arrière de sa Ferrari dans une sortie au virage n°11. Samedi, les Mercedes se mettent en évidence lors des derniers essais, Russell signant le meilleur chrono (1'18''3999''') devant Hamilton.

 

Un peu plus tard, les qualifications se déroulent sous un ciel menaçant, mais la pluie redoutée ne viendra pas. La lutte est rude entre les Red Bull et les Mercedes. Verstappen décroche une nouvelle pole position (1'17''775'''), sa sixième en 2022. Sur l'autre Red Bull, Pérez (4e) rencontre un souci électrique qui le prive de toute information sur son tableau de bord. L'altitude de Mexico atténue la traînée dont souffrent d'ordinaire les Mercedes qui sont ici les seules adversaires des Red Bull. Russell (2e) manque néanmoins la pole à cause d'une faute dans son dernier tour. Hamilton (3e) voit son premier chrono de Q3 annulé pour franchissement des limites, puis rencontre un petit problème de moteur. Douche glacée chez Ferrari. Après un bon vendredi, les F1-75 sombrent ce samedi. Sainz (5e) déplore un grave manque d'équilibre tandis que Leclerc (7e) se plaint d'un moteur poussif. Bottas redonne des couleurs à Alfa Romeo en décrochant une superbe sixième place, entre les Ferrari. Son collègue Zhou (12e) est beaucoup plus à la peine et a encore rencontré des soucis de fiabilité.

 

Chez McLaren, Norris (8e) se contente de devancer les deux Alpine. Ricciardo (11e) se réveille un peu et rate la Q3 pour seulement 50 centièmes. Les Alpine-Renault (Alonso 9e, Ocon 10e) ne sont pas très bien équilibrées, mais atteignent au moins la Q3. Les AlphaTauri (Tsunoda 13e, Gasly 14e) peinent à faire chauffer leurs pneus et manquent globalement d'adhérence. Chez Haas, Schumacher (15e) ne passe pas la Q1 à cause d'un chrono annulé. Magnussen perd beaucoup de temps à remplacer de nombreux éléments sur sa Haas, dont son plancher. Il atteint la Q2 mais s'élancera 19e suite à sa pénalité pour changement de moteur. Les Aston Martin souffrent d'un cruel manque d'adhérence à vide et sont toutes deux éliminées en Q1. Vettel (16e) partira devant Stroll (20e) qui était de toute façon sanctionné de trois places suite à sa collision avec Alonso à Austin. Enfin, un sur-virage maousse relègue les Williams (Albon 17e, Latifi 18e) en queue de peloton.

 

Le Grand Prix

Dimanche, la course se déroule sous un ciel voilé. L'atmosphère est douce (25°C) mais la piste bien chaude (45°C), moins cependant que les tribunes qui s'enflamment en hurlant à pleins poumons « Checo, Checo ! » à chaque apparition de Sergio Pérez. La quasi-totalité des participants prévoit un seul pit-stop. Mais pour le premier relais, les choix sont divers. Si la majorité du peloton, dont les Mercedes, s'élance avec les pneus médiums (C3), Verstappen, Pérez, Sainz, Leclerc, Tsunoda, Schumacher, Vettel et Latifi partent avec les gommes tendres (C4). Le pneu dur (C2) sera utilisé en seconde partie de Grand Prix.

 

Départ: Verstappen démarre parfaitement et garde les commandes. Russell se décale vers la gauche pour rejoindre le Hollandais, en vain. Au premier freinage, Pérez se porte à la hauteur de Hamilton, mais ce dernier résiste au Mexicain, puis contourne son équipier Russell dans l'enchaînement des virages n°2 et 3.

 

1er tour: Pérez déborde Russell par l'extérieur dans la seconde ligne droite et conquiert la troisième place. Leclerc tente en vain de doubler son équipier Sainz. Verstappen mène devant Hamilton, Pérez, Russell, Sainz, Leclerc, Alonso, Bottas, Ocon et Norris.

 

2e: Verstappen possède une seconde et demie d'avance sur Hamilton. Pérez reste au contact du septuple champion du monde.

 

3e: Pour l'heure, Hamilton s'accroche à Verstappen. La question est de savoir combien de temps vont tenir les gommes tendres du Hollandais. Un peu plus loin, Bottas tente de menacer Alonso.

 

4e: Verstappen précède Hamilton (1.5s.), Pérez (2.7s.), Russell (4.7s.), Sainz (6.4s.), Leclerc (7.6s.), Alonso (10.7s.), Bottas (11.3s.), Ocon (12.3s.), Norris (12.9s.), Tsunoda (13.7s.) et Zhou (15.7s.).

 

5e: Hamilton est rapide avec ses pneus médiums et reprend deux dixièmes à Verstappen. En revanche, les Ferrari sont déjà totalement hors du coup.

 

7e: Verstappen devance Hamilton d'une seconde et demie et Pérez de trois secondes. Russell est un peu en retrait.

 

9e: Ricciardo prend la 12e place à Zhou. Bagarre pour la 15e place: Gasly tente de faire l'extérieur à Stroll au premier freinage, mais le Canadien reste devant au prix d'un petit frottement.

 

10e: Verstappen est premier devant Hamilton (1.6s.), Pérez (3.6s.), Russell (6s.), Sainz (10.5s.), Leclerc (12.5s.), Alonso (18.5s.), Bottas (19.4s.), Ocon (21s.), Norris (22.6s.), Tsunoda (24s.) et Ricciardo (26s.).

 

12e: Les pilotes se plaignent d'un manque de grip plus ou moins vif selon les monoplaces. L'intervalle n'évolue pas entre Verstappen et Hamilton.

 

13e: Gasly part à l'assaut de Stroll: il se jette à l'intérieur au virage n°4 mais bloque sa roue avant-droite et envoie son adversaire au large. Le Normand ne rend pas sa position, mais il a commis une faute manifeste.

 

15e: Verstappen devance Hamilton (1.8s.), Pérez (5.2s.), Russell (7.2s.), Sainz (14.6s.), Leclerc (17s.), Alonso (25s.), Bottas (26s.), Ocon (28.1s.) et Norris (30.3s.).

 

16e: Verstappen déplore un peu de rebond dans les lignes droites mais cela ne l'empêche pas de porter son avance sur Hamilton à deux secondes. Russell se rapproche de Pérez.

 

18e: Hamilton rend désormais deux secondes et demie à Verstappen. Gasly reçoit cinq secondes de pénalité pour avoir poussé Stroll hors-limites. Ce dernier passe aux stands pour mettre les pneus tendres.

 

20e: Verstappen est en tête devant Hamilton (2.4s.), Pérez (6s.), Russell (7.7s.), Sainz (17.7s.), Leclerc (21.7s.), Alonso (29.7s.), Bottas (31.3s.), Ocon (34s.) et Norris (36s.).

 

21e: Les pneus avant de Verstappen commencent à souffrir de graining, surtout dans la portion sinueuse. Hamilton reprend quelques dixièmes au pilote Red Bull.

 

23e: Le pneu avant-gauche de Verstappen est abîmé et le Hollandais rencontre du sous-virage. Pérez entre aux stands pour chausser les pneus médiums. Le préposé à la roue arrière-gauche lambine et l'opération dure cinq secondes. Le Mexicain repart en sixième position. Arrêt aussi pour Latifi.

 

24e: Hamilton déclare par radio que ses pneus sont « O.K. ». Il revient à une seconde et demie de Verstappen. Arrêt de Schumacher.

 

25e: Pérez réalise le meilleur chrono avec ses gommes neuves (1'21''095'''). Verstappen entre aux stands en fin de parcours.

 

26e: Verstappen s'empare des pneus médiums (2.5s.) avec lesquels il compte achever l'épreuve, puis repart en troisième position, devant Sainz. Les Mercedes sont en tête, Hamilton comptant cinq secondes et demie de marge sur Russell.

 

27e: Hamilton déplore de nouvelles microcoupures sur son moteur tandis que Verstappen se plaint de certains passages de rapports. Pérez efface Leclerc au premier tournant.

 

28e: Hamilton précède Russell (5.4s.), Verstappen (18.4s.), Sainz (23.4s.), Pérez (26.2s.), Leclerc (29.2s.), Alonso (38.6s.), Bottas (41.2s.), Ocon (44.5s.), Norris (48.8s.), Tsunoda (51.3s.) et Ricciardo (52s.).

 

29e: Pérez recolle aisément à Sainz. Leclerc fait halte chez Ferrari pour prendre les pneus médiums (2.3s.).

 

30e: Mercedes rappelle Hamilton pour lui mettre des gommes dures (3.3s.). L'équipe allemande table sur l'effondrement du composé médium de Verstappen d'ici la fin de la course. Sainz chausse des gommes médiums (3.5s.), tout comme Tsunoda. Pérez abaisse le record du tour (1'21''775''').

 

31e: Russell est désormais leader avec dix secondes d'avance sur Verstappen, quinze secondes sur Hamilton. Leclerc efface Ricciardo.

 

32e: Pérez est le plus rapide en piste et revient à une seconde et demie de Hamilton. Norris s'empare des enveloppes dures.

 

33e: Verstappen reprend plusieurs dixièmes à Russell à chaque passage. Ocon fait halte chez Alpine pour mettre les pneus blancs.

 

35e: Russell stoppe à son tour, prend les gommes dures (2.7s.) et repart en quatrième position. Verstappen retrouve la première place, avec une belle avance de sept secondes sur Hamilton, désormais menacé par Pérez.

 

37e: Verstappen devance Hamilton (7.8s.), Pérez (8.8s.), Russell (16s.), Alonso (33.2s.), Bottas (36.3s.), Sainz (37.1s.), Leclerc (41.3s.), Ricciardo (51.3s.), Zhou (57s.), Vettel (1m. 01s.) et Gasly (1m. 03s.).

 

38e: La température a chuté d'une dizaine de degrés depuis le départ, ce qui compromet l'échauffement des pneus durs. Hamilton s'en plaint et pressent l'échec de la stratégie de Mercedes. Sainz déborde Bottas tandis que Ocon se défait de Gasly.

 

39e: Vettel passe aux stands pour chausser les pneus médiums. Albon et Magnussen s'emparent quant à eux de pneus tendres.

 

40e: Verstappen possède neuf secondes d'avance sur Hamilton. Pérez roule à un peu plus d'une seconde du Britannique. Bottas s'empare des enveloppes dures (3.5s.).

 

41e: Alonso met à son tour les gommes blanches (3s.). Ocon dépasse Bottas par l'extérieur au premier virage. Gasly change de gommes et subit sa pénalité alors que Stroll change de pneus pour la seconde fois. Tous repartent avec le composé tendre.

 

42e: Verstappen précède Hamilton (9.3s.), Pérez (11.3s.), Russell (18.1s.), Sainz (41.6s.), Leclerc (45.2s.), Ricciardo (1m. 01s.), Alonso (1m. 07s.), Zhou (1m. 09s.), Ocon (1m. 12s.), Bottas (1m. 13s.) et Norris (1m. 15s.).

 

44e: L'avance de Verstappen sur Hamilton atteint dix secondes. Zhou, qui n'a pas encore changé de pneus, retient derrière lui Ocon et Bottas.

 

45e: Ricciardo passe aux stands et fait le pari d'achever la course en pneus tendres. Il repart en 13e position. Ocon déborde Zhou sur la ligne de chronométrage. Le Chinois ouvre ensuite la porte à son équipier Bottas, puis passe aux stands pour mettre des pneus rouges.

 

47e: Verstappen est en tête devant Hamilton (10s.), Pérez (11.8s.), Russell (18s.), Sainz (43s.), Leclerc (47s.), Alonso (1m. 13s.), Ocon (1m. 20s.), Bottas (1m. 21s.), Norris (-1t.), Tsunoda (-1t.), Ricciardo (-1t.), Vettel (-1t.) et Albon (-1t.).

 

49e: Hamilton se plaint toujours de microcoupures. Pérez évolue à une seconde et demie du pilote Mercedes.

 

50e: Ricciardo poursuit Tsunoda. Après avoir échoué à le doubler au virage n°4, il tente sa chance par l'intérieur de l'épingle, insiste et finit par harponner la roue arrière-droite de l'AlphaTauri qui exécute un bond et atterrit sur le bas-côté. Ricciardo poursuit sa route tandis que Tsunoda regagne son stand clopin-clopant.

 

51e: Neuf secondes et demie séparent Verstappen de Hamilton. Tsunoda renonce car son flanc droit a été endommagé par la collision avec Ricciardo.

 

53e: Verstappen précède Hamilton (10.5s.), Pérez (12.1s.), Russell (18.2s.), Sainz (45s.), Leclerc (49s.), Alonso (1m. 16s.), Ocon (-1t.), Bottas (-1t.), Norris (-1t.) et Ricciardo (-1t.). Gasly dépasse Vettel.

 

54e: Ricciardo reçoit une punition de dix secondes pour avoir éliminé Tsunoda. Il n'en remonte pas moins à tire-d'aile sur le groupe Ocon – Bottas – Norris. Second arrêt de Latifi.

 

55e: Pérez est revenu à une seconde de Hamilton qui rencontre des attardés. Ricciardo, en pneus tendres, double son équipier Norris, en pneus durs.

 

57e: Verstappen possède toujours sa dizaine de secondes de marge sur Hamilton et Pérez. Ricciardo dépasse aisément Bottas.

 

59e: Verstappen porte son avance sur Hamilton à douze secondes. Alonso a perdu l'usage d'un cylindre et son moteur devient poussif. Le pilote espagnol est rattrapé par Ocon et Ricciardo.

 

60e: Hamilton a compris que les pneus médiums de Verstappen tiendront jusqu'au bout et reproche à son équipe de lui avoir donné des gommes dures. Alonso doit laisser passer Ocon et se plaint par radio d'une perte de puissance.

 

61e: Ricciardo dépasse Alonso au premier virage, puis tente une première attaque contre Ocon au quatrième tournant, en vain.

 

62e: Ricciardo se défait d'Ocon par l'extérieur au virage n°1. L'Australien est désormais septième. Son choix des pneus tendres semble payant.

 

63e: Verstappen est premier devant Hamilton (13s.), Pérez (17s.), Russell (21.6s.), Sainz (52s.), Leclerc (56s.), Ricciardo (-1t.), Ocon (-1t.), Alonso (-1t.), Bottas (-1t.), Norris (-1t.), Albon (-1t.) et Gasly (-1t.).

 

65e: Norris dépasse Bottas peu avant le premier freinage. Juste devant eux, Alonso tire tout droit dans l'échappatoire, moteur serré. L'Espagnol quitte son habitacle absolument furieux. La « voiture de sécurité virtuelle » est enclenchée pour permettre aux commissaires de dégager l'Alpine.

 

66e: Le drapeau vert est agité au bout d'une trentaine de secondes. Bottas tente de profiter de la relance pour surprendre Norris, mais en vain. Russell pense avoir roulé sur des débris et annonce par radio que ses gommes sont « mortes ».

 

67e: Verstappen devance Hamilton (14.3s.), Pérez (18.5s.), Russell (23.7s.), Sainz (54s.), Leclerc (1m.), Ricciardo (-1t.), Ocon (-1t.), Norris (-1t.), Bottas (-1t.), Albon (-1t.) et Gasly (-1t.).

 

68e: Ocon rencontre un souci de refroidissement. Il doit relâcher l'accélérateur plus tôt en ligne droite pour laisser souffler son moteur, ce qui permet à Ricciardo de s'échapper. Le pilote McLaren annule de fait sa pénalité de 10 secondes.

 

69e: Verstappen achève la course avec une quinzaine de secondes d'avance sur Hamilton. Ricciardo compte dix secondes de marge sur Ocon. Gasly prend la 11e place à Albon.

 

70e: Russell fait halte chez Mercedes pour prendre les pneus tendres et partir en quête du point du meilleur tour – comme à Austin.

 

71e: Max Verstappen remporte pour la quatrième fois le Grand Prix mexicain. Hamilton se classe deuxième, Pérez troisième. Russell finit quatrième et empoche le point du meilleur tour (1'20''153'''). Les Ferrari de Sainz (5e) et de Leclerc (6e) n'ont jamais été dans le rythme. Ricciardo finit septième et conserve cette position malgré sa pénalité. Ocon (8e) sauve quatre points pour Alpine. Norris termine neuvième. Bottas (10e) inscrit son premier point depuis le GP du Canada. Suivent Gasly, Albon, Zhou, Vettel, Stroll, Schumacher, Magnussen et Latifi.

 

Après la course

Avec cette quatorzième victoire en 2022, Max Verstappen bat le record de succès en une saison codétenu jusqu'ici par Michael Schumacher et Sebastian Vettel. Il convient cependant de souligner que le calendrier est aujourd'hui plus chargé, et qu'en termes de pourcentage de victoires par courses disputées, « Verstappen 2022 » (70%) est encore en dessous de Schumacher cuvée 2004 (72%). Ce Grand Prix de Mexico n'est pas celui qui a demandé le plus d'efforts au pilote néerlandais, jamais vraiment inquiété par les Mercedes. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir su à merveille préserver ses deux jeux de pneus successifs, tendres et médiums. « Mon bon départ m'a permis d'exécuter parfaitement notre stratégie », commente-t-il. « Nous n'avions pas arrêté le même plan que les Mercedes, mais le rythme de la voiture a été très bon, sans usure excessive des pneumatiques. C'est une saison incroyable, et je compte bien remporter d'autres victoires ». Comme l'an passé, Sergio Pérez se contente de la troisième place à domicile, sans jamais avoir représenté une menace pour son coéquipier. « Checo » est déçu, car il aurait peut-être fini au moins deuxième si son équipe n'avait pas gambergé lors de son pit-stop. Au moins reprend-il la deuxième place du classement des pilotes à Charles Leclerc. Mais ses fans lui réservent comme toujours une ovation délirante lorsqu'il apparaît dans le Foro Sol, le stade où se dresse le podium, et Mexico s'enflamme ce dimanche soir pour fêter son héros.

 

Mercedes a encore laissé filer l'occasion de remporter une victoire en 2022. L'altitude avait pourtant considérablement atténué l'« effet parachute » qui entrave la W13 depuis le début de la saison. Mais la Red Bull demeure encore trop forte pour la guêpe argentée, d'autant que la murette s'est fourvoyée dans une stratégie trop conservatrice, en chaussant Lewis Hamilton et George Russell de pneus durs pour le second relais. Les deux Britanniques n'étaient guère favorables à cette option et les événements leur ont donné raison. Ce composé a mis trop de temps à monter en température parce que l'atmosphère s'est rafraîchie pendant le Grand Prix. Pendant ce temps-là, les stratèges de Mercedes guettaient l'effondrement des pneus médiums de Max Verstappen et Sergio Pérez... en pure perte. Ils avaient pourtant pu constater lors du premier relais que même les gommes tendres résistaient bien. Toutefois, rien ne dit que mieux chaussé Hamilton aurait pu tenter quelque chose contre Verstappen. « La Red Bull est trop rapide en ligne droite et ne perd presque rien en virage », soupire le septuple champion du monde. « Reste que jamais nous n'avons été si proches d'eux cette saison en rythme pur. Peut-être qu'en partant en pneus tendres, j'aurais pu tenter l'undercut et rendre la course plus sympa... » Caramba, encore raté !

 

Les Ferrari de Carlos Sainz et Charles Leclerc ont mené ici une course anonyme, loin, très loin des Red Bull et des Mercedes. Là encore, l'altitude de Mexico a joué un rôle déterminant dans la contre-performance des Rouges. La faible densité en oxygène a anéanti l'avantage dont la Ferrari bénéficie en général à la réaccélération grâce à son mini-turbo. Celui-ci a dû tourner plus vite afin de fournir la même quantité d'oxygène au moteur à combustion. Comme ce turbo risquait à la longue de s'échauffer, il a fallu réduire la puissance du moteur. Et pour compenser la perte de vitesse, diminuer les appuis. D'où une Ferrari trop lente en ligne droite, instable en courbe et impitoyable avec ses pneus. Cette déconvenue est certes due aux spécificités du tracé mexicain, mais elle fait désordre alors que la deuxième place du championnat des constructeurs est toujours convoitée par Mercedes.

 

Le duel entre les Bleus et les Papayes a tourné ici à l'avantage des seconds. Mais pour une fois, McLaren doit cette performance à Daniel Ricciardo qui a adopté le pari risqué mais heureux d'effectuer un dernier relais en pneus tendres, ce qui lui a permis de doubler de nombreux concurrents et de terminer à la septième place, nonobstant sa pénalité. Il est seulement dommage que l'Australien ait éliminé au passage Yuki Tsunoda. « Je prends la responsabilité de cet accrochage, même si je ne pense que ce soit entièrement de ma faute », commente-t-il, avant d'enchaîner, rigolard : « C'était un bon dimanche et je n'en ai pas eu beaucoup cette saison ! Je vais donc boire quelques Margaritas bien épicées ce soir ! » Au classement des constructeurs, McLaren revient à seulement sept points d'Alpine-Renault.

 

La troisième collaboration entre Fernando Alonso et le Losange s'achève décidément en eau de boudin. L'Espagnol est furibard après cette nouvelle casse moteur et soupire sur les nombreux points perdus à cause de la fiabilité hasardeuse de l'Alpine-Renault. « Une nouvelle fois, la voiture n°14 s'est arrêtée avant de voir le drapeau à damiers. J'ai cassé cinq moteurs cette année, je crois. En tout, cela m'a coûté 70 points. Mais il ne sert à rien d'épiloguer: plus que deux courses avant d'ouvrir un nouveau chapitre... » Il adresse pourtant un coup de pied de l'âne à sa future ex-équipe: « Lors de ma première saison avec McLaren et Honda, les deux voitures cassaient. Cette année, il n'y a que la mienne qui est concernée ! » Alonso sous-entend clairement que Renault lui donne des moteurs moins bons que ceux d'Esteban Ocon... Il s'attire une vive réplique de son coéquipier : « Ce n'est pas vrai ! Ma boîte de vitesses a cassé à Imola, et j'ai aussi abandonné à Silverstone et à Singapour. J'ai changé six fois de moteur, tout comme lui ». Désabusé, Alonso ne répond rien et se projette désormais vers sa future collaboration avec Aston Martin.

 

Sources :

- Auto-Hebdo n°2386, 3 septembre 2022

- https://f1i.autojournal.fr/grand-prix-f1/grand-prix-du-mexique/technique-mexico-mercedes-f1-pu-gagner/

Tony