Kimi RAIKKONEN
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Kimi-Matias Räikkönen
Geburtsdatum 17 Oktober 1979 - Espoo (Uusimaa) - 46 jahre
Land : Finnland
Großer Preis Debüt :
Australien 2001
Letzt Großer Preis :
Abu Dhabi 2021
Beste Platzierung :
1.
Beste Startposition :
1.
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#7
Weltmeister in  2007 Teilnahme an der Konstrukteurs-Weltmeisterschaft in 2007 (Ferrari, 54% der erzielten Punkte), 2008 (Ferrari, 44%)
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Platz an Ziel
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Kimi Räikkönen commence sa carrière par le karting dès l'âge de huit ans. En 1995, à l'âge de seize ans, il remporte sa première course en Formule A, puis le Championnat de Finlande en catégorie Classe A en 1997 et 1998.


La monoplace

En 1999, à l'âge de vingt ans, il passe à la monoplace en Formule Renault. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'y sent très à l'aise, puisqu'il décroche quatre victoires en quatre courses dans le championnat UK Winter Series ! En 2000, toujours en Formule Renault, il dispute le championnat britannique de la catégorie et le remporte avec sept victoires en dix courses. Son ascension a été fulgurante.


Ses excellentes performances ne sont pas passées inaperçues et Peter Sauber, le patron de l'équipe de Formule 1 qui porte son nom, lui propose un poste de pilote titulaire pour la saison 2001. Cependant, la FIA fronce les sourcils et hésite à lui accorder la Super-Licence, estimant qu'il est trop inexpérimenté (il n'a alors disputé que dix-sept courses en monoplace !). Kimi obtient finalement le précieux sésame, mais à titre provisoire, une formalité qui va vite apparaître totalement ridicule.


En F1 avec Sauber

En effet, lors de sa première course à Melbourne, Kimi termine à la septième place et obtient même un point après la disqualification d'Olivier Panis. Des débuts en fanfare, en somme. Bien servi par une Sauber-Petronas performante, Kimi est la révélation de l'année. Certes, il aura du mal à prendre l'ascendant sur son coéquipier Nick Heidfeld, plus expérimenté, et commettra quelques erreurs de jeunesse en conduisant parfois un peu trop à la limite (notamment à Indianapolis), mais il se fera surtout remarquer par son excellent coup de volant et sa grande rapidité. Il termine ainsi deux fois quatrième, en Autriche et au Canada, et cinquième à Silverstone. Le reste du temps, il est à la porte des points. Bref, il n'en faut pas plus pour qu'il soit considéré comme un futur grand et qu'il soit déjà courtisé par McLaren-Mercedes, car Ron Dennis cherche un remplaçant à Mika Häkkinen, qui va prendre sa retraite. Le volant aurait pu revenir à Nick Heidfeld, ancien protégé de Mercedes, mais l'écurie a finalement décidé d'engager Kimi pour la saison 2002.


McLaren

Début 2002, le jeune Finlandais se retrouve donc chez McLaren, aux côtés de David Coulthard. En l'espace de trois ans, il est donc passé du karting à la deuxième équipe de Formule 1. Lors de la première course, en Australie, il monte sur son premier podium en terminant troisième. On pourrait croire que le Finlandais sera un prétendant au titre, mais il va vite déchanter. En effet, en 2002, les Ferrari de Michael Schumacher et Rubens Barrichello écrasent la concurrence, et les McLaren MP4/17 ne peuvent rien y faire. De plus, la McLaren n'est pas fiable et, après la manche inaugurale, Kimi connaît six abandons d'affilée ! L'été sera meilleur pour lui : il monte sur la troisième marche du podium au Nürburgring. Surtout, à Magny-Cours, il se retrouve en tête de la course à quelques tours de l'arrivée ! Malheureusement, à cinq tours de l'arrivée, il glisse sur de l'huile et laisse Schumacher filer vers la victoire ; il se contente de la deuxième place. A Spa, il se retrouve pour la première fois en première ligne aux côtés de l'inévitable Schumacher. Mais le dimanche, Kimi ne peut rien contre lui et, de toute façon, son moteur V10 Mercedes rend l'âme avant la fin de la course. La saison se termine tout de même par une troisième place à Suzuka, loin derrière les deux Ferrari. Pour sa première saison chez McLaren, Kimi termine le championnat à la sixième place. Si la mécanique l'a empêché de briller, il a tout de même montré de belles choses et a souvent titillé son coéquipier David Coulthard, bien plus expérimenté que lui.


La saison 2003 s'annonce médiocre pour McLaren-Mercedes, car la nouvelle MP4/18 n'est pas prête (elle ne le sera d'ailleurs jamais) et l'équipe doit disputer le championnat avec la MP4/17 légèrement modifiée. Cependant, à la surprise générale, c'est justement au volant de cette « vieille » voiture que Kimi, surnommé « Iceman » en raison de son caractère taciturne, va véritablement exploser. Après une troisième place en Australie, le jour de gloire du Finlandais arrive en Malaisie. Parti seulement septième, il réalise un excellent début de course, remonte vers le haut du peloton et dépasse Fernando Alonso, alors leader, dès le quinzième tour. Il ne lâche plus la première place jusqu'à l'arrivée ! Cette première victoire lui permet de prendre la tête du championnat. Sous le déluge brésilien, il est d'abord déclaré vainqueur à la suite d'une erreur des commissaires, mais il doit rendre son trophée à Giancarlo Fisichella, qui l'avait dépassé un tour avant le drapeau rouge. De retour en Europe, c'est Michael Schumacher et sa Ferrari qui dominent les courses jusqu'à l'été. S'il résiste bien en terminant deuxième à Imola et à Monaco, il s'effondre à Barcelone et à Montréal, et Schumacher aborde l'été en tête du championnat. Au Nürburgring, il réplique en signant sa première pole position en carrière, mais son moteur le trahit le dimanche. Cependant, les performances en demi-teinte de Schumacher lui permettent de garder une chance de titre jusqu'au bout. Avant la dernière manche au Japon, il accuse un retard de neuf points sur son rival. En clair, il doit triompher et Schumacher doit abandonner. Les qualifications, disputées sous la pluie, brouillent les cartes : Kimi est huitième sur la grille, l'Allemand quatorzième. Le dimanche, il remplit parfaitement son contrat et remonte aux avant-postes, jusqu'à se retrouver bloqué par la seconde Ferrari de Rubens Barrichello, qui restera en tête jusqu'à la fin. Schumacher, très médiocre ce jour-là, ne décroche qu'une huitième place, ce qui lui offre tout de même le titre. Kimi, qui n'a remporté qu'une seule course, échoue donc pour seulement deux petits points.


Pour 2004, Kimi et McLaren nourrissent logiquement de grands espoirs de titre. La nouvelle MP4/19, descendante de la mythique MP4/18, doit être la monoplace du renouveau. Malheureusement, ce ne sera pas le cas : cette voiture se révèlera non seulement lente, mais aussi d'une fiabilité catastrophique. Kimi ne termine que trois des dix premières courses, inscrivant un petit point à Imola. Ensuite, le cycle des abandons se poursuit. Après sept courses, il est quinzième au championnat. Face à ce désastre, McLaren élabore en hâte une MP4/19B qui apparaît à Magny-Cours. A Silverstone, les progrès se font enfin sentir : Kimi décroche la pole position et termine deuxième, derrière Schumacher. Mais les ennuis ne sont pas terminés : à Hockenheim, alors qu'il est en deuxième position, l'aileron arrière de la voiture de Kimi se détache et l'envoie violemment dans le décor, heureusement sans dommage physique pour lui. Il faut attendre Spa pour le voir retrouver le sourire : ce jour-là, malgré une dixième place sur la grille, il se donne à fond et remporte une deuxième victoire, acquise après une course chaotique et un duel final avec Schumacher. Le reste de la saison est bien morne et il alterne places d'honneur et abandons. A São Paulo, pour la fin du championnat, il termine en beauté avec une deuxième place derrière Juan Pablo Montoya, son futur coéquipier pour 2005.


Après une année aussi décevante, McLaren espère bien retrouver les avant-postes en 2005 grâce à la MP4/20, une voiture ambitieuse conçue par le talentueux Adrian Newey. Le début de championnat en Asie n'est toutefois pas fameux, et après trois courses, Kimi n'a inscrit que sept points. Mais avec le début de la saison européenne, la MP4/20 va enfin montrer de quoi elle est capable. Ainsi, Kimi réalise la pole position à Imola, mais casse sa boîte de vitesses au bout de dix tours, laissant la victoire à celui qui sera son grand rival cette année-là : Fernando Alonso. En réalité, le Finlandais va passer toute sa saison à courir après l'Espagnol, sans jamais le rattraper, car il alternera victoires et contre-performances. Après Imola, il l'emporte sans coup férir à Barcelone, puis dans les rues de Monaco. Mais au Nürburgring, il est victime d'un coup du sort incroyable : alors qu'il dominait la course, il a été victime d'une grave détérioration de son pneu avant droit dans les derniers tours, à la suite d'une légère sortie de route. Comme un arrêt signifierait la perte de la victoire, Ron Dennis demande à son pilote de continuer jusqu'à l'arrivée. Malheureusement, au début du tout dernier tour, le pneu explose, détruisant la suspension et envoyant la monoplace dans le mur, ce qui laisse la victoire à Alonso. Kimi se rattrape en remportant le mouvementé Grand Prix du Canada. Puis, durant l'été, il est victime d'une série de problèmes techniques lors des essais, ce qui le contraint à prendre le départ loin sur la grille à Magny-Cours et à Silverstone. A chaque fois, il monte sur le podium, mais Alonso, très régulier, creuse encore l'écart. A Hockenheim, les essais se passent bien pour Kimi, qui signe la pole position. Le dimanche, il caracole en tête, mais l'hydraulique de sa voiture le lâche... et qui l'emporte ? Fernando Alonso ! Il connaît ensuite une période de répit et remporte les Grands Prix de Hongrie, de Turquie et de Belgique, disputé sur une piste humide. Malheureusement, à chaque fois, son rival asturien est là pour marquer des points. Et finalement, au Brésil, la troisième place d'Alonso lui assure le titre de champion du monde. Kimi, deuxième ce jour-là derrière son coéquipier Montoya, doit s'incliner pour la seconde fois après 2003. Il remporte toutefois une belle victoire à Suzuka. Après s'être élancé de la dix-septième position, il remporte sa septième victoire de la saison en dépassant Fisichella lors du dernier tour.


Pour 2006, Kimi espère que la MP4/21 sera aussi compétitive que sa devancière, mais il sera une nouvelle fois déçu. Pourtant, le début de saison est plutôt encourageant, contrairement à 2005. Au Bahreïn, parti dernier à la suite d'un accident survenu lors des essais, il parvient à monter sur la troisième marche du podium. Après un abandon à Sepang, il termine deuxième à Melbourne. Mais par la suite, la McLaren, privée de son concepteur Adrian Newey parti chez Red Bull, est vite dépassée par les Renault et les Ferrari. Iceman ne peut alors viser que les places d'honneur. De plus, le Finlandais se pose alors de sérieuses questions sur son avenir. Depuis décembre 2005, il sait que Fernando Alonso le rejoindra chez McLaren en 2007. Il pourrait devenir l'équipier de l'Espagnol, mais après cinq années d'échec chez McLaren, il envisage de partir chez Ferrari. La Scuderia cherche en effet un successeur à Michael Schumacher, poussé vers la sortie par son équipe. Jean Todt n'ayant jamais caché sa sympathie pour le Finlandais, l'accord est conclu. Kimi signe avec les Rouges jusqu'en 2009. En attendant, la fin de cette dernière saison chez les Gris sera bien morne : malgré trois pole positions en Allemagne, en Hongrie et en Italie, il ne parvient pas à l'emporter le lendemain. Il termine le championnat à la cinquième place, sans victoire, pour la première fois depuis 2002.


Ferrari

Début 2007, Kimi débarque donc à Maranello. Fort des essais d'intersaison et de la compétitivité de la Ferrari F2007, il fait figure de favori avant le début du championnat. Et pourtant, son début de saison est décevant. Certes, il remporte très facilement la première manche en Australie, mais par la suite, il se contente de rentrer dans le rang. Il semble en effet avoir du mal à s'adapter à sa nouvelle équipe, mais surtout aux pneus Bridgestone, lui qui utilisait des Michelin depuis cinq ans. Il doit ainsi subir la domination de son coéquipier Felipe Massa et commet des erreurs, comme à Monaco, où il heurte le rail en qualifications, ruinant son week-end. Après une tournée américaine tout aussi médiocre, il compte, après sept épreuves, 26 points de retard sur le leader du championnat, Lewis Hamilton, qui pilote pour... McLaren. Au début de l'été, la Ferrari progresse et Kimi en profite : il remporte coup sur coup les Grands Prix de France et de Grande-Bretagne, à chaque fois après avoir dépassé ses rivaux lors des arrêts aux stands, Massa à Magny-Cours et Alonso à Silverstone. Malheureusement, jusqu'en septembre, les Ferrari doivent à nouveau subir la domination relative des McLaren et Kimi perd du terrain sur Hamilton. Mais s'il est parfois frappé par la malchance, il ne baisse pas les bras et décroche de bons podiums à Budapest, Istanbul et Monza. A Spa-Francorchamps, il renoue enfin avec la victoire en réalisant une véritable démonstration. Mais deux semaines plus tard, au Mont Fuji, sous la pluie, il ne peut sauver qu'une troisième place, après une erreur de stratégie de la Scuderia. Dès lors, Kimi accuse un retard de dix-sept points sur Hamilton, à deux courses de la fin. Il semble avoir perdu toutes ses chances de titre. Et pourtant... A Shanghai, sur une piste humide, il parvient à suivre Hamilton jusqu'à ce que ce dernier sorte de la piste. Il remporte alors une victoire très précieuse, sa cinquième de la saison. La situation du championnat avant la dernière course à São Paulo est la suivante : Hamilton totalise 107 points, Alonso 103 et Kimi 100. En résumé, Kimi doit gagner tout en espérant que ses deux rivaux rencontreront des problèmes. Lors des essais qualificatifs, il ne décroche que le troisième temps, mais son coéquipier Massa est en pole position. Le dimanche, les Ferrari caracolent en tête, Felipe devant Kimi, tandis qu'Hamilton est vite relégué en fond de peloton à cause d'un problème technique. Alonso étant bloqué à la troisième place, il suffit à Kimi de dépasser Massa pour être champion. Après le deuxième et dernier arrêt aux stands, il ressort sans difficulté devant le Brésilien, mène ensuite tranquillement la course et franchit la ligne d'arrivée en vainqueur, sacré champion du monde 2007 ! À 28 ans, et après deux échecs, il rejoint enfin ses compatriotes Rosberg et Häkkinen au Panthéon.


Pour 2008, Kimi espère bien remporter un second titre avec la Scuderia Ferrari. La première course, en Australie, ne répond toutefois pas à ses attentes puisqu'elle se termine par une casse moteur. Toutefois, ce début de championnat est plutôt réussi, puisque le Finlandais remporte deux victoires, en Malaisie et en Espagne. Grâce à une deuxième place à Bahreïn, il occupe la tête du classement général après quatre épreuves. Les choses se gâtent ensuite sérieusement : après une troisième place en Turquie, il se retrouve peu à peu complètement dépassé par les événements et laisse à Massa la position dominante au sein de la Scuderia Ferrari. Le Finlandais enchaîne les erreurs : à Monaco, il percute bêtement Sutil après le tunnel, puis au Canada, il est victime de l'aveuglement d'Hamilton qui oublie de s'arrêter au feu rouge à la sortie des stands. La malchance s'en mêle également : en France, alors qu'il caracole en tête, il est victime d'une casse d'échappement et doit laisser la victoire à Massa. Après deux courses très ternes en Allemagne et en Hongrie, Kimi enchaîne trois abandons consécutifs. Les espoirs d'un deuxième titre consécutif sont alors envolés depuis longtemps et les rumeurs annonçant un possible départ de Kimi de Ferrari, voire de la Formule 1, vont bon train. Il termine cette mauvaise saison par trois troisièmes places, ayant essayé de remplir au mieux son rôle de lieutenant de Massa dans la lutte pour le titre.


Avant le début de la saison 2009, Kimi prolonge son contrat avec Ferrari jusqu'en 2010, alors qu'il ne semble pas faire partie des plans de la Scuderia à long terme. Cette année 2009 est d'ailleurs gâchée dès le début : la nouvelle Ferrari F60, bien qu'équipée du SREC, est une mauvaise voiture qui ne permet même pas à ses pilotes de se hisser dans les dix premiers. Il connaît ainsi un début de championnat épouvantable. Après neuf Grands Prix, il n'a inscrit que dix points, dont une troisième place à Monaco, l'un de ses circuits préférés. Avec l'été, la F60 connaît un regain de forme : Kimi termine deuxième en Hongrie, puis troisième à Valence. A Spa-Francorchamps, il part sixième sur la grille et réalise un excellent départ grâce à son SREC. Il dépasse ensuite le leader Fisichella, toujours grâce à ce « turbo » précieux sur les pistes rapides, et remporte la victoire, la seule de la saison pour Ferrari. Pour les dernières courses de la saison, qui sont très ternes, Ferrari ayant abandonné le développement de sa monoplace, le Finlandais se contente de ramener des places d'honneur, comme une troisième position à Monza. Mais il a surtout animé l'année 2009 sur le plan des transferts. Dès l'été, il apparaît en effet évident que Ferrari songe à le remplacer par son grand rival, Fernando Alonso, qui végète chez Renault. Son départ est officialisé en septembre, lors du Grand Prix d'Italie. Deux options s'offrent alors à lui : retourner chez McLaren ou entamer une reconversion en rallye. En effet, en juillet, il a fait ses grands débuts en WRC lors du rallye de Finlande, au volant d'une Fiat. Cette expérience s'est d'ailleurs terminée dans le décor. Il termine le championnat à la sixième place.


Iceman quitte la F1

Après bien des tergiversations, il annonce finalement en novembre 2009 qu'il prend une année sabbatique en ce qui concerne la F1. Quelques temps plus tard, il signe avec le Citroën Junior Team pour disputer le championnat du monde des rallyes 2010 au volant d'une C4, avec Kaj Lindström comme copilote. Ses débuts dans la discipline sont délicats : le champion de Formule 1 connaît en effet six accidents lors des sept premiers rallyes du championnat. Ses performances sont dans l'ensemble assez médiocres, même s'il parvient à décrocher quelques places d'honneur. Son meilleur résultat est une cinquième place en Turquie. Il termine finalement cette première saison à la dixième place du classement général. Il réalise toutefois une première performance en septembre en remportant le Rallye vosgien, une épreuve hors championnat.


En 2010, Kimi fait surtout parler de lui à cause des nombreuses spéculations sur son retour en Formule 1. On l'annonce un temps chez Red Bull, la marque autrichienne qui sponsorisait Citroën en rallye. Surtout, des rumeurs l'envoient chez Renault pour la saison 2011. Il s'agit en fait d'une manœuvre de l'écurie française qui cherche à mettre la pression sur son pilote payant, Vitaly Petrov. Son agent, Steve Robertson, n'est sans doute pas étranger à ces rumeurs visant à faire monter la cote de son client sur le marché des transferts. En effet, le Finlandais n'a pas encore l'intention de revenir en Formule 1. Après avoir été annoncé chez Ford ou Mini, il a ainsi décidé de poursuivre sa collaboration avec Citroën pour 2011. Cependant, celle-ci se fera dans le cadre d'une nouvelle structure privée montée par Kimi en personne : Ice 1 Racing.


Pour cette seconde saison, Kimi se montre plus régulier au volant de la DS3 et décroche des places d'honneur, avec une sixième place au rallye de Jordanie comme meilleur résultat. Il subit toutefois un coup dur en septembre, lorsque son équipe est disqualifiée du championnat du monde pour avoir fait l'impasse sur le rallye d'Australie, alors qu'il était prévu à son programme. Les trois derniers rallyes sont catastrophiques, se soldant par trois abandons consécutifs. Au final, Kimi termine de nouveau dixième du championnat.


La même année, il s'essaie également à la NASCAR. En mai, il participe à la Camping World Truck Series, la troisième division de la NASCAR, au volant d'une Toyota du Kyle Busch Motorsports. Il obtient une quinzième place sur l'ovale de Charlotte. Peu après, il grimpe en « deuxième division » (la Nationwide Series) pour une course à Charlotte, au sein de l'écurie NEMCO Motorsports. Il termine vingt-septième. Mais visiblement, ce n'est pas là son avenir.


Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le Finlandais souhaite revenir en Formule 1. Il se tourne tout d'abord vers l'écurie Williams, alors en proie à de sérieuses difficultés financières, et Kimi pourrait être une aide précieuse. Outre sa notoriété, il pourrait en effet apporter des fonds supplémentaires, voire, à terme, entrer dans le capital de l'écurie. Mais les négociations traînent en longueur et sont abandonnées en octobre.


Kimi et son manager Steve Robertson se tournent alors vers Lotus-Renault, l'ex-équipe Renault F1, qui est également à la recherche de liquidités. L'année précédente, Éric Boullier avait utilisé le Finlandais pour mettre la pression sur son pilote Vitaly Petrov. Cette fois, le Russe est sacrifié sans ménagement et l'accord avec Lotus-Renault est conclu en novembre. Kimi signe un contrat de deux ans et se voit adjoindre le récent vainqueur du championnat GP2, Romain Grosjean.


Retour en F1 avec Lotus

Lors des essais de pré-saison, il retrouve vite ses marques au volant d'une Lotus E20 performante, signant même le meilleur chrono de la semaine. En Australie, il ne s'élance qu'en dix-septième position, mais parvient à terminer septième. Il se classe à nouveau dans les points en Malaisie, avec une cinquième place, mais ne termine que quatorzième en Chine, ce qui restera sa seule course de la saison hors des points. A Bahreïn, après une qualification mitigée au cours de laquelle il signe le onzième temps, Kimi monte de nouveau sur le podium, en deuxième position, après une course d'attaque et une lutte acharnée contre Sebastian Vettel. De retour en Europe, il monte à nouveau sur le podium en Espagne. Il enchaîne ensuite trois podiums consécutifs en milieu de saison et se hisse à la troisième place du championnat à l'issue du Grand Prix d'Italie. Kimi réalise un excellent retour et apparaît même comme un outsider pour les premières places. La tournée asiatique est cependant décevante, le Finlandais n'obtenant pas mieux qu'une cinquième place sur les quatre courses. Le point culminant de sa saison est le Grand Prix d'Abou Dhabi. Alors qu'il s'élançait de la quatrième position, il se hisse dès le premier virage à la deuxième place, derrière Hamilton. Suite à l'abandon de ce dernier, Kimi se retrouve en tête avec une confortable avance sur Alonso. La voiture de sécurité, les tentatives de dépassement d'Alonso et les conversations radio avec son ingénieur (« Leave me alone, I know what I am doing ») ne changeront rien : il s'envole vers sa dix-neuvième victoire, succédant, 25 ans après, à Ayrton Senna au palmarès de Lotus. Il termine la saison en marquant suffisamment de points pour conserver sa troisième place au championnat. Au terme de cette saison, Iceman s'est fait remarquer par sa régularité, puisqu'il a terminé tous les Grands Prix, est monté sept fois sur le podium et a signé une victoire.


Sans surprise, il décide de poursuivre l'aventure avec Lotus en 2013, en espérant pouvoir se mêler plus souvent à la lutte pour la victoire. En Australie, il s'élance septième et, grâce à une stratégie à deux arrêts (un de moins que ses adversaires), Iceman remporte « une des victoires les plus faciles de [sa] carrière », sa vingtième en Formule 1, égalant ainsi son compatriote Mika Häkkinen. Après une septième place en Malaisie, le Finlandais termine les trois courses suivantes à la deuxième place et se hisse à la deuxième place du championnat, derrière Sebastian Vettel. Il va toutefois connaître deux week-ends sans. Tout d'abord à Monaco, où, qualifié cinquième et encore cinquième à neuf tours de l'arrivée, Pérez le percute en tentant un dépassement téméraire à la Piscine. Il repart dernier, en seizième position. Mais, chaussé de pneus tendres frais, il décroche le point de la dixième place. Au Canada, sa Lotus n'est pas dans le rythme et il termine neuvième. En Grande-Bretagne, il s'élance huitième et fait la course avec le groupe de tête. Deuxième sous la voiture de sécurité à moins de dix tours de l'arrivée, Lotus décide de le laisser en piste, alors que ses poursuivants changent de pneus. Il termine cinquième, déçu, et critique le choix de son écurie. Il devient toutefois recordman du nombre d'arrivées successives dans les points (25), battant le record de Schumacher datant de 2003. Parallèlement, il est annoncé en partance pour Red Bull, Webber ayant annoncé son départ pour l'endurance. Après deux deuxièmes places en Allemagne et en Hongrie, sa série de courses dans les points prend fin à cause d'un abandon lors du Grand Prix de Belgique, ce qui le fait également passer de la deuxième à la quatrième place du championnat. Il ne marque pas non plus de point à Monza, terminant onzième après s'être retrouvé dernier à la suite d'un accrochage. Trois jours après le Grand Prix d'Italie, Kimi annonce son retour chez Ferrari pour deux ans. Il monte à nouveau sur le podium à Singapour et en Corée du Sud, mais des tensions commencent à apparaître avec son écurie. En Inde, alors qu'il est en difficulté, il rechigne à laisser passer son coéquipier. N'ayant toujours pas été payé, il envisage même de ne pas participer au Grand Prix d'Abou Dhabi. Exclu des qualifications à cause d'un fond plat non conforme, il s'élance en dernière position et abandonne dès le premier tour, suite à un accrochage. Une semaine plus tard, il annonce qu'il met un terme à sa saison, prétextant une opération du dos urgente pour quitter l'équipe sans délai. Il est remplacé par Heikki Kovalainen. Il se classe finalement cinquième au championnat.


Retour chez Ferrari

En 2014, Kimi retrouve donc Ferrari pour faire équipe avec Fernando Alonso, marquant le début de l'ère des moteurs hybrides V6 turbo. La première épreuve en Australie révèle immédiatement des difficultés d'adaptation à la Ferrari F14 T. Il se classe septième, peinant à adapter son style de pilotage aux spécificités de sa monoplace. En Malaisie et à Bahreïn, il termine respectivement douzième et dixième, restant en retrait par rapport à son coéquipier. Le Grand Prix d'Espagne confirme ses difficultés persistantes avec sa monoplace : il franchit la ligne en septième position après s'être élancé sixième. A Monaco, alors qu'il occupe provisoirement la troisième place du podium, une crevaison provoquée par un contact avec un Max Chilton sous régime de voiture de sécurité ruine sa course et le relègue au douzième rang. Au Canada, il termine dixième après un tête-à-queue, et se classe à la même place en Autriche pour son 200e Grand Prix. Le Grand Prix de Grande-Bretagne est marqué par son abandon dès le premier tour, suite à un violent accident contre les glissières de sécurité. L'été apporte une légère amélioration de sa compréhension de la voiture. Après une onzième place en Allemagne, il termine sixième en Hongrie. En Belgique, il réalise sa meilleure performance de l'année en terminant à la quatrième place. C'est la seule fois de la saison qu'il intègre le top 5 et qu'il termine devant son coéquipier à la régulière. Il se classe neuvième en Italie, puis enchaîne les courses difficiles à Singapour et au Japon, sans parvenir à retrouver le haut du classement, avec une huitième et une douzième place. Les dernières manches lui permettent de stabiliser ses résultats dans la zone des points, sans lui permettre de lutter pour les premières places. Il prend la neuvième place en Russie, puis la dixième aux Etats-Unis et la septième au Brésil. Au Grand Prix d'Abou Dhabi, qui clôt le championnat, il se classe dixième. Kimi achève la saison 2014 à la douzième place du championnat. Son bilan statistique ne comporte aucune victoire, aucun podium et aucune pole position.


En 2015, Sebastian Vettel rejoint la Scuderia Ferrari et s'impose immédiatement comme le leader de l'écurie, devant le Finlandais. Lors du Grand Prix d'ouverture en Australie, Vettel décroche son premier podium en rouge avec une troisième place, tandis que Kim abandonne à cause d'un problème de serrage de roue lors d'un arrêt aux stands. En Malaisie, l'Allemand remporte la victoire dès sa deuxième course pour Ferrari. Kimi, victime d'une crevaison en début d'épreuve, remonte jusqu'à la quatrième place, confirmant ainsi le net regain de forme de la monoplace SF15-T par rapport au modèle précédent. A Bahreïn, il réalise sa meilleure prestation de l'année en terminant deuxième, après une course menée de main de maître. En Espagne, puis à Monaco, il se classe cinquième et sixième, tandis que Vettel enchaîne les podiums. Le Grand Prix d'Autriche marque un coup d'arrêt pour le Finlandais, qui abandonne après un violent accrochage avec Alonso. En Hongrie, il abandonne alors qu'il occupait la deuxième place. A la reprise, Kimi enchaîne cinq classements dans les points et monte sur la troisième marche du podium à Singapour, tandis que Vettel remporte son troisième succès de l'année. Après des abandons aux Etats-Unis et au Mexique, il se classe quatrième au Brésil. A Abou Dhabi, il monte sur son troisième podium de l'année en terminant troisième. Au classement final du championnat 2015, Kimi termine quatrième, juste derrière Sebastian Vettel.


En 2016, Kimi poursuit sa collaboration avec Ferrari au volant de la SF16-H. Lors du Grand Prix d'Australie, il est contraint à l'abandon en raison d'un incendie après avoir mené la course un temps. Il se reprend à Bahreïn, où il décroche la deuxième place. En Chine, sa course est compromise dès le départ à cause d'une touchette avec Vettel, mais il parvient à remonter jusqu'à la cinquième place. Il enchaîne avec un nouveau podium en Russie, terminant troisième derrière les deux Mercedes. Le Grand Prix d'Espagne marque un moment fort de sa saison. Il se bat pour la victoire jusqu'aux derniers tours face à Max Verstappen, mais franchit la ligne en deuxième position. Après un abandon sur accident à Monaco sous la pluie, il retrouve une régularité dans ses résultats, terminant sixième au Canada, Lors de la tournée européenne, il se classe quatrième à Bakou, puis monte sur la troisième marche du podium en Autriche. Il obtient respectivement les cinquième et sixième places à Silverstone et en Hongrie. La seconde moitié de la saison met en lumière une nette progression lors des qualifications, domaine dans lequel il se montre plus efficace qu'en 2015. Alors qu'il s'élance de la troisième place en Belgique, sa course est compromise par une collision au premier virage impliquant Vettel et Verstappen, ce qui le relègue à la neuvième place finale. Il termine quatrième en Italie, puis occupe à nouveau la quatrième place à Singapour, après avoir lutté pour le podium contre Hamilton. Lors des épreuves en Malaisie et au Japon, il se maintient dans le peloton de tête en terminant respectivement quatrième et cinquième. Alors qu'il se bat pour monter sur le podium aux Etats-Unis, il abandonne à cause d'un écrou mal serré, puis se classe sixième au Mexique. Au Brésil, pour son 250e Grand Prix, il est victime d'un accident après être parti en aquaplaning alors qu'il occupait la troisième place. Pour le dernier Grand Prix à Abou Dhabi, il se qualifie en deuxième ligne et termine la course à la sixième place. Kimi achève le championnat du monde 2016 à la sixième place, avec quatre podiums.


En 2017, il dispose de la Ferrari SF70H, une monoplace immédiatement compétitive face aux Mercedes. Lors des trois premières épreuves, en Australie, en Chine et à Bahreïn, il se classe respectivement quatrième, cinquième et quatrième. Il monte sur son premier podium de l'année lors du Grand Prix de Russie, où il se classe troisième. Après un abandon précoce en Espagne, suite à un accrochage au départ, il réalise sa performance la plus marquante de la saison à Monaco. Sur le tracé urbain de la Principauté, il signe la pole position, la première depuis 2008. En course, il mène la première partie de l'épreuve, puis termine deuxième, devancé par son coéquipier Sebastian Vettel lors des arrêts aux stands. Il termine septième au Canada et quatorzième en Azerbaïdjan, après une course mouvementée marquée par des problèmes mécaniques. Le Finlandais maintient ensuite une présence régulière dans le haut du classement. Après une cinquième place en Autriche, il monte à nouveau sur le podium en Grande-Bretagne, avec une troisième place, malgré une crevaison survenue dans les derniers tours. En Hongrie, il participe au succès collectif de la Scuderia en terminant deuxième, derrière Vettel. Il se classe quatrième en Belgique, puis cinquième en Italie. La tournée asiatique s'avère plus difficile en termes de résultats. A Singapour, il se qualifie en deuxième ligne, mais est impliqué dans un carambolage au départ avec Vettel et Verstappen. Quinze jours plus tard, en Malaisie, il ne peut prendre le départ de la course en raison d'un problème de batterie, alors qu'il s'était qualifié en deuxième position. Il termine ensuite cinquième du Grand Prix du Japon, après avoir été pénalisé pour un changement de boîte de vitesses. La fin de la saison est marquée par une belle série de podiums consécutifs. Il termine troisième aux Etats-Unis, profitant d'une pénalité infligée à Max Verstappen, puis monte à nouveau sur la troisième marche du podium au Mexique. Au Brésil, il résiste à la pression de Lewis Hamilton en fin de course pour décrocher la troisième place. Lors de la dernière manche à Abou Dhabi, il franchit la ligne d'arrivée à la quatrième place. Kimi termine le championnat au quatrième rang, avec un bilan de sept podiums et une pole position.


Lors de l'ouverture de la saison 2018 en Australie, il se qualifie en deuxième position et termine l'épreuve à la troisième place, derrière Sebastian Vettel et Lewis Hamilton. A Bahreïn, sa course s'arrête prématurément à la suite d'un incident lors de son deuxième arrêt aux stands. Le pilote finlandais retrouve le podium en Chine, avec une troisième place, puis enchaîne avec une deuxième place en Azerbaïdjan, après une remontée consécutive à un accrochage au premier tour avec Esteban Ocon. En Espagne, une panne de turbo provoque son abandon, puis il termine quatrième à Monaco et sixième au Canada. Durant la période estivale, il affiche une régularité de résultats en montant sur cinq podiums consécutifs. Il se classe troisième en France, puis deuxième en Autriche. Cette série de performances se poursuit avec trois nouvelles troisièmes places obtenues successivement en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Hongrie, avant la trêve de mi-saison. Malgré ces bons résultats, des rumeurs circulent selon lesquelles il serait remplacé par Charles Leclerc en 2019. Il abandonne rapidement en Belgique, après avoir été percuté par Daniel Ricciardo au départ. Lors du Grand Prix suivant, en Italie, il signe la 18e et dernière pole position de sa carrière, établissant le tour le plus rapide de l'histoire de la F1 à cette date, avec une moyenne de 263,588 km/h. Après avoir mené 28 tours de course, il franchit la ligne d'arrivée en deuxième position, montant ainsi sur son 100e podium. Juste avant le Grand Prix de Singapour, Ferrari annonce son remplacement par Charles Leclerc, tandis que le Finlandais signe avec Sauber pour 2019. Il marque des points lors des trois Grands Prix suivants, terminant cinquième à Singapour, quatrième en Russie et cinquième au Japon. Lors du Grand Prix des Etats-Unis, il signe le deuxième temps des qualifications, derrière Hamilton. Dès le premier virage, il prend l'avantage sur le Britannique et conserve la tête de la course pour signer sa première victoire après cent treize courses d'attente, un record. Il termine l'année avec deux troisièmes places consécutives au Mexique et au Brésil. Malheureusement, sa dernière participation avec l'écurie italienne à Abou Dhabi se solde par un abandon au septième tour, en raison d'une défaillance électrique. Il termine le championnat à la troisième place, avec un total de douze podiums, dont une victoire.


Alfa Romeo

En 2019, Kimi commence sa saison au sein de l'écurie Alfa Romeo Racing, marquant ainsi son retour dans la structure d'Hinwil. Lors du Grand Prix d'Australie, il se qualifie au neuvième rang et termine la course à la huitième place. Grâce à une C38 compétitive, il enchaîne les arrivées dans les points, se classant septième à Bahreïn, neuvième en Chine et dixième en Azerbaïdjan. Cette série de quatre arrivées consécutives dans les points lui permet de se hisser dans la première moitié du classement. Après trois épreuves terminées hors des points, il retrouve le top 10 en France, où il franchit la ligne d'arrivée en septième position. Il maintient ce rythme lors des courses suivantes, avec une neuvième place en Autriche et une huitième en Grande-Bretagne. Lors du Grand Prix d'Allemagne, il se qualifie en cinquième position. Lors de la course disputée sous la pluie, il franchit la ligne d'arrivée au septième rang, mais une pénalité technique le relègue à la douzième place. Il conclut la première partie de l'année par une septième place en Hongrie. La reprise estivale marque le début d'une phase complexe, marquée par un ralentissement du développement technique de sa monoplace. En Belgique, un accrochage au départ avec Max Verstappen compromet sa course, qu'il termine à la seizième place. Il enchaîne ensuite plusieurs échecs consécutifs lors des quatre manches suivantes, restant hors de la zone des points. Au Mexique, il est contraint à l'abandon à la suite de dommages causés par un contact en début d'épreuve, tandis qu'il termine onzième aux Etats-Unis. Le Grand Prix du Brésil constitue son meilleur résultat de l'année. Dans une course mouvementée, marquée par plusieurs interventions de la voiture de sécurité, il évite les incidents et franchit la ligne d'arrivée à la quatrième place. Pour la dernière manche de la saison à Abou Dhabi, il se classe treizième. Kimi achève le championnat 2019 à la douzième place, devançant son coéquipier Antonio Giovinazzi au classement final des pilotes.


En 2020, il poursuit sa carrière avec Alfa Romeo dans un calendrier modifié en raison de la crise sanitaire mondiale. Au volant de la C39, il doit faire face à un déficit de performance dû à la baisse de compétitivité du moteur Ferrari. Lors de la manche inaugurale, le Grand Prix d'Autriche, il est contraint à l'abandon après la perte d'une roue en course. Les épreuves suivantes, en Styrie, en Hongrie, en Grande-Bretagne et en Espagne, se soldent par des arrivées hors de la zone des points, la monoplace peinant à franchir la première phase des qualifications. Lors du Grand Prix de Belgique, il termine à la douzième place, devançant les deux monoplaces de l'écurie Ferrari. Lors du Grand Prix d'Italie à Monza, il profite d'une interruption de course pour se hisser à la deuxième place lors du second départ, avant de rétrograder à la treizième place en raison d'une usure rapide de ses pneus durant la seconde moitié de la course. Il marque ses premiers points de la saison au Grand Prix de Toscane, sur le circuit du Mugello, en terminant huitième, puis est classé neuvième après avoir écopé d'une pénalité de cinq secondes pour avoir coupé la ligne blanche lors d'une entrée dans les stands. Lors du Grand Prix du Portugal, il gagne dix places lors du premier tour, disputé sur une piste humide, avant de terminer à la onzième place. Ce Grand Prix marque une étape statistique, puisqu'il dépasse alors le record du nombre de départs en Grand Prix, détenu jusqu'alors par Rubens Barrichello avec 323 participations. Il inscrit ses derniers points de la saison au Grand Prix d'Émilie-Romagne, sur le circuit d'Imola, en terminant neuvième, après une stratégie basée sur un long premier relais pneumatique. En Turquie, sur une piste à l'adhérence limitée, il se qualifie huitième mais termine quinzième. Il se classe ensuite quinzième et quatorzième lors des deux épreuves organisées à Bahreïn. Pour la dernière manche à Abou Dhabi, il termine sa campagne à la douzième place. Kimi clôt ce championnat à la seizième place.


En 2021, il commence le championnat au volant de la C41 par une onzième place lors du Grand Prix de Bahreïn. Lors de la manche suivante, à Imola, il franchit la ligne d'arrivée à la neuvième place, mais une pénalité de trente secondes infligée après la course pour une infraction technique lors de la procédure de second départ le fait chuter à la treizième place. Après un abandon précoce au Portugal, dû à un accrochage avec son coéquipier Antonio Giovinazzi, il obtient des résultats réguliers, mais hors du top 10, en Espagne et à Monaco. Il marque ses premiers points de la saison au Grand Prix d'Azerbaïdjan, profitant des incidents de fin de course pour terminer dixième. La période estivale est marquée par des performances contrastées. Après des arrivées lointaines en France et lors des deux épreuves organisées sur le circuit du Spielberg, en Autriche, il retrouve les points au Grand Prix de Hongrie en terminant dixième. Le début du mois de septembre coïncide avec l'annonce officielle de son départ à la retraite à l'issue du championnat. Quelques jours plus tard, durant le week-end du Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort, il est testé positif à la Covid-19, ce qui l'oblige à déclarer forfait pour cette épreuve ainsi que pour le Grand Prix d'Italie à Monza, la semaine suivante. Il est remplacé pour ces deux manches par le pilote de réserve Robert Kubica. Il effectue son retour à la compétition lors du Grand Prix de Russie, sous une pluie battante en fin d'épreuve. Il gère ses pneumatiques intermédiaires pour remonter à la huitième place, signant ainsi son meilleur résultat de l'année. Après une douzième place en Turquie et une treizième place aux Etats-Unis, il réitère sa performance au Mexique en se classant à nouveau huitième, après une course solide dans le peloton. Les épreuves suivantes, au Brésil, au Qatar et en Arabie saoudite, se soldent par des résultats au-delà de la dixième place. Pour son dernier Grand Prix à Abou Dhabi, sa course s'interrompt prématurément au vingt-cinquième tour, à cause d'une défaillance de ses freins.


Au terme de dix-neuf saisons effectives, son bilan statistique affiche un titre de champion du monde, 349 départs en Grand Prix, 21 victoires, 103 podiums, 18 pole positions et 46 meilleurs tours en course.


L'après-F1

Kimi réorganise ses activités autour de ses intérêts sportifs personnels et de sa vie de famille. Dès 2022, il s'investit officiellement dans le championnat du monde de motocross en devenant team principal du Kawasaki Racing Team en MXGP. Ce rôle de gestionnaire lui permet de superviser la structure technique et logistique de l'écurie officielle, discipline qu'il soutient déjà depuis plusieurs années à travers sa propre entité, IceOne Racing. Parallèlement à cette fonction, il entretient un lien ponctuel avec la compétition automobile de haut niveau en participant à la NASCAR Cup Series aux Etats-Unis. En août 2022, il participe à l'épreuve de Watkins Glen au volant d'une Chevrolet Camaro, mais doit abandonner prématurément à la suite d'un incident de peloton.


En 2023, le pilote finlandais poursuit ses apparitions sporadiques en Amérique du Nord en prenant le départ de la course NASCAR sur le circuit des Amériques, à Austin. Sur le plan privé, il déménage en Italie, dans la région du lac de Côme, afin de faciliter le suivi de la carrière naissante de son fils, Robin, qui commence à se distinguer dans les compétitions internationales de karting.

Tony / William