Oscar PIASTRI
 O.PIASTRI
McLaren Mercedes
Charles LECLERC
 C.LECLERC
Ferrari
Carlos SAINZ
 C.SAINZ
Ferrari

1109. Großer Preis

LXXXI Grand Prix Automobile de Monaco
Sonnig
Monaco
Sonntag, 26. Mai 2024
78 Runden x 3.337 km - 260.286 km
Rennunterbrechung in Runde 1 aufgrund von Massenkarambolage.
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Andretti Global, toujours à la porte de la F1

Le feuilleton Andretti - Cadillac prend pied sur le terrain politique et parlementaire américain. Après la Chambre des représentants, c'est le Sénat qui s'empare du dossier et accuse la FOM de violation des lois anti-trusts. En effet, le rejet de la candidature de l'équipe Andretti a notoirement été inspiré par les dix autres écuries de F1, c'est-à-dire par ses concurrentes putatives. Ainsi, trois sénateurs (deux républicains et un démocrate) ont rédigé une lettre à l'intention du Département de la Justice et de la Commission fédérale des Échanges pour signaler cette possible infraction. Dans le même temps, Mario Andretti met de l'huile sur le feu en relatant sa récente entrevue à Miami avec Greg Maffei et Stefano Domenicali. Selon le champion du monde 1978, Maffei aurait déclaré qu'il ferait « tout son possible pour que Michael [Andretti] n'entre pas en F1 ». « Cela m'a sidéré, c'était comme recevoir une balle dans le cœur ! » lâche Andretti Sr.

 

Cependant, à Monaco, les constructeurs unanimes réitèrent leur soutien à Liberty Media et leur refus d'accueillir les Andretti. Christian Horner déclare que ceux-ci n'ont qu'à racheter une équipe existante, afin d'éviter une baisse de 10 % des revenus réservés à chaque team. En outre, il veut que Cadillac développe sa propre unité de puissance, à l'instar d'Audi ou de... Red Bull. Alessandro Alunni Bravi, team manager de Stake Sauber, acquiesce: « Certes, Cadillac est un grand nom de l'automobile, mais la voie pour entrer est simple: prendre le contrôle d'une équipe qui existe déjà. Audi a montré le bon chemin. » Et comme Renault n'est plus liée à Andretti par un pré-accord de motorisation, Bruno Famin donne le coup de pied de l'âne: « Nous sommes tous sur la même ligne. L'important est de préserver la valeur du championnat. Et pour Andretti, il y a deux façons de procéder: soit ils achètent une équipe, soit ils apportent suffisamment de valeur pour compenser. » En dépit de ce tir de barrage, Michael Andretti continue de prépare son entrée en F1 en 2026, et réalise un grand coup en recrutant Pat Symonds, le directeur technique de la F1 ! L'expérimenté Britannique, âgé de 70 ans, occupera les fonctions de consultant exécutif en ingénierie. Un joli pied de nez à Liberty Media...

 

Présentation de l'épreuve

Le Grand Prix de Monaco approche doucement de son centenaire tandis que sa position au calendrier mondial demeure incertaine. En 2023, pressé par Liberty Media, le prince Albert II a contraint l'Automobile Club à signer une courte prolongation de contrat, jusqu'à fin 2025, en échange de l'abandon de plusieurs privilèges, notamment celui de produire de sa propre couverture télévisuelle. Le GP de Monaco est cependant toujours favorisé: s'il verse désormais une cotisation annuelle à la Formule 1, estimée à 20 millions de dollars, cette somme est la plus basse de tout le championnat. Et il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l'ACM devra encore faire des concessions pour figurer au calendrier au-delà de 2025. C'est la rude tâche qui attend Michel Boeri, 85 ans, qui souhaite malgré tout arracher un « beau contrat » avant de se retirer. Le vieux président est cependant lucide sur le fait que Monaco se trouve en position de faiblesse: « Pour les Américains, ce qui compte, c'est la puissance de l'offre, pas la durée. Si un pays du Moyen-Orient met sur la table dix fois plus d'argent que nous, on est mort, comme tous les GP au monde. On a beau avoir été un des berceaux du sport automobile, on sera out. »

 

Dans le même temps, le « Monaco-bashing » reste de mise. Voilà maintenant une dizaine d'années que les courses sur le Rocher sont dénoncées comme d'ennuyeuses processions, et que de nombreux acteurs ne se satisfont plus du cadre unique offert par la perle de la Riviera, ni du spectacle ébouriffant de bolides frôlant les rails à 250 km/h. Il est vrai que ces deux atouts indéniables marquent davantage ceux qui assistent à la course sur place que les téléspectateurs, désormais blasés par les épreuves urbaines. Tout en défendant la présence de Monaco au calendrier, certains pilotes appellent à de profondes modifications, sinon du circuit, du moins du format du Grand Prix, à l'instar de Lewis Hamilton: « Monaco n'a pas beaucoup changé. Les voitures deviennent plus grosses et il y a un risque énorme d'entrer en collision avec les rails. J'aimerais que la piste soit plus large, mais c'est impossible parce que Monaco est un petit rocher. La course ici est à peu près toujours la même, avec un seul arrêt. Il faudrait peut-être créer des règles spécifiques pour ce Grand Prix. Par exemple des pneus spéciaux afin d'avoir plus d'arrêts aux stands, plus d'incertitude. Les patrons de la F1 peuvent certainement imaginer un format de week-end original, une nouvelle formule pour Monaco. »

 

La saison 2024 prend une nouvelle tournure depuis quelques Grands Prix. McLaren malmène dorénavant Red Bull et Max Verstappen, jusqu'alors réputés invincibles. La version B de la MCL38 apparue en Floride a permis à l'équipe britannique d'effectuer un nouveau pas en avant. Lando Norris s'est imposé à Miami, avec certes un brin de réussite, puis a fini dans les roues du triple champion du monde à Imola. Aussi, si l'écart mathématique reste grand aux deux championnats, Lando Norris et son équipier Oscar Piastri affichent sans complexe de grandes ambitions. À Monaco, ils évoquent pour la première fois la possibilité de concourir pour au moins un des deux titres mondiaux. « Nous sommes probablement la seule équipe, avec Ferrari, qui a deux voitures performantes à chaque séance, chaque qualification et chaque course. C'est un avantage ! » avance Norris, néanmoins encore prudent: « J'ai 60 points de retard sur Verstappen, donc je ne peux pas penser vraiment au titre pour le moment, mais la saison est encore longue. Nous avons perdu beaucoup de points au cours des deux premiers week-ends, mais nous ne sommes qu'au tiers de la saison, donc nous avons encore beaucoup d'opportunités. » « S'il se confirme que nous pouvons jouer la victoire chaque week-end, alors les titres se rapprocheront de nous, déclare Piastri. Ce sera difficile pour la couronne des pilotes, car Verstappen est vraiment très fort, mais pour les constructeurs, si Lando et moi sommes réguliers, on peut avoir de l'espoir. »

 

Comme McLaren, Ferrari caresse l'espoir de menacer Red Bull. Après tout, Charles Leclerc est actuellement second du championnat des pilotes, à 48 points de Max Verstappen, et la Scuderia ne concède « que » 56 points à RBR au classement des constructeurs. Certes, les évolutions apportées à Imola à la SF-24 ont été plutôt décevantes, mais Frédéric Vasseur ne baisse pas les bras, loin de là: « Il reste encore dix-sept courses. L'an passé, à ce stade de la saison, nous étions à 100 points d'Aston Martin et nous avons terminé 100 points devant eux. Le championnat n'est donc jamais fini après sept courses. Surtout, cette année, les écarts sont très serrés. On a au départ six, voire huit voitures capables de jouer la victoire. Il suffit d'un rien pour passer de la première à la huitième place, et vice-versa. C'est donc encore très ouvert. » Et Charles Leclerc compte sur les progrès de la SF-24 pour l'emporter enfin à domicile. « Je vise la victoire et rien d'autre ! » clame le natif du Rocher, très confiant.

 

Face aux ambitions de ses rivales, Red Bull fait son deuil de son hégémonie sur la F1, avec d'autant plus de bonne grâce qu'elle continue de gagner presque tout le temps. Max Verstappen n'a-t-il pas remporté cinq des sept premières courses de la saison ? Mais il est vrai que les écarts se sont réduits. « La convergence des performances entre les équipes était inévitable, souligne Christian Horner. Nous en sommes à la troisième année d'application de cette réglementation. C'est en fait incroyable que nous soyons restés devant aussi longtemps. Nous nous attendons à une forte concurrence pour la suite de la saison. » De son côté, Max Verstappen fait part de ses inquiétudes avant un GP de Monaco qui pourrait ne pas être favorable à la RB20: « Ce sera un week-end compliqué, parce que notre voiture a normalement un peu de mal sur les bosses et les vibreurs. Nous avons certes un peu travaillé là-dessus depuis l'année dernière. Jusqu'à présent, sur la plupart des pistes que nous avons parcourues, nos performances à basse vitesse se sont un peu améliorées, mais je ne pense pas que ce sera une course très facile. »

 

Si McLaren et Ferrari sont en mesure de menacer Red Bull, il n'en va pas de même de Mercedes qui enchaîne les prestations médiocres et semble perpétuellement tâtonner pour mettre au point la W15. Ce marasme est d'autant plus malvenu que Toto Wolff tente actuellement de recruter Max Verstappen... « Max ne montera pas dans une voiture qui n'est pas compétitive, et pour le moment nous ne sommes pas assez rapides pour attirer un champion du monde », reconnaît franchement l'Autrichien. Mais celui-ci affirme que son équipe va se redresser : « Nos ingénieurs sont persuadés que nous allons dans la bonne direction. Regardez ce qu'a fait McLaren. Si nous pouvons faire gagner quatre dixièmes à la voiture, nous jouerons la victoire. » Cela ne fait jamais que deux ans et demi que Wolff tient ce discours...

 

Les hommages à Ayrton Senna, disparu voici trente ans, se poursuivent à l'occasion du Grand Prix de Monaco, remporté six fois au cours de sa carrière par « Magic ». McLaren pare sa MCL38 d'une livrée spéciale réalisée avec OKX et inspirée du casque que portait le Brésilien, avec les couleurs bleu, jaune et vert. Quelques citations du triple champion du monde sont aussi inscrites ici et là autour du cockpit. « L'équipe est fière de célébrer la vie extraordinaire et l'héritage sportif d'Ayrton Senna à travers cette livrée, salue Zak Brown. Senna reste vénéré et respecté en tant que plus grande icône de la F1, et pilote le plus victorieux de McLaren. Son impact sur l'écurie a été énorme, non seulement par son palmarès, mais aussi par sa présence charismatique et son héritage. » Deux semaines plus tôt, le Grand Prix historique de Monaco avait aussi rendu hommage à Senna avec une parade spéciale à laquelle participait notamment son ami Thierry Boutsen au volant de la Lotus-Renault 97T de 1985.

 

Le marché des transferts est secoué de quelques remous. À Imola, Williams a confirmé la prolongation d'Alexander Albon, tandis que James Vowles a été aperçu en discussion avec Valtteri Bottas. La plupart des journalistes en ont déduit que le Finlandais allait faire son retour au sein du team de Grove qui l'a lancé en F1 et pour lequel il a piloté entre 2013 et 2017. À Monte-Carlo, Bottas déclare n'avoir rien signé pour le moment, mais être certain « à 99 % » d'être sur la grille en 2025. D'autres bruits contradictoires sont entendus. Premièrement, Carlos Sainz, las des atermoiements de Mercedes, aurait finalement signé le contrat proposé par Audi. Mais dans le même temps, le site Motorsport.com affirme que le pilote espagnol négocierait avec... Williams. De fait, le conseil d'administration de Mercedes-Benz a approuvé à l'unanimité le plan de Toto Wolff pour la succession de Lewis Hamilton. Max Verstappen est la cible n°1 du constructeur allemand, et en cas d'échec des négociations, son choix se portera sur le jeune prodige Andrea Kimi Antonelli. Ce qui signifie la fin de la piste Sainz dont ce dernier aurait été informé par Wolff à Monaco.

 

Ce week-end, toutes les équipes montent des ailerons arrière produisant beaucoup d'appui, et partant beaucoup de traînée, ce qui est peu gênant sur un circuit où les vitesses de pointe sont peu élevées. Celui de Ferrari se distingue par une corde et une cambrure très élevées qui feront merveille. Mercedes présente par ailleurs un nouvel aileron avant dont l'unique exemplaire est réservé à Russell. En outre, Stake pare sa monoplace d'un aileron à pilier unique destiné à réapparaître cette saison.

 

Essais et qualifications

Vendredi après-midi, sous le soleil, Hamilton est le plus rapide de la première séance libre (1'12''169''') devant Piastri et Russell. Verstappen (11e) se plaint d'une machine très instable. Zhou provoque un drapeau rouge en abîmant son museau à Sainte-Dévote. Un peu plus tard, lors de la seconde séance, Leclerc bat déjà la pole de 2023 (1'11''278''') et devance Hamilton et Alonso. Verstappen se classe quatrième. Samedi à mi-journée, Leclerc est encore le plus rapide lors des derniers essais (1'11''369'''), mais Verstappen réémerge en seconde position.

 

L'après-midi, Leclerc réalise sa troisième pole position à domicile, la première pour Ferrari en 2024 (1'10''270'''). Son équipier Sainz se classe troisième après avoir échappé à une pénalité: il était accusé d'avoir gêné Albon. Les McLaren-Mercedes sont les principales concurrentes des Ferrari. Piastri (2e) obtient une superbe première ligne et Norris (4e) coudoie Sainz une rangée plus loin. Les Mercedes connaissent un léger regain de forme. Russell (5e) ne concède que 3/10es au polemen. Hamilton (7e) est déçu d'être plus en retrait. Verstappen ne battra pas le record de poles consécutives (8) qu'il codétient avec Ayrton Senna. Le Néerlandais se plaint d'une Red Bull très nerveuse à basse vitesse, bondissant « comme un kangourou ». Il frotte un mur dans sa dernière tentative et partira seulement sixième. C'est la bérézina pour son équipier Pérez (18e), sorti dès la Q1, selon lui à cause du trafic.

 

Chez Visa Cash, Tsunoda (8e) atteint une fois de plus la Q3, et fait mieux que Ricciardo (12e) sur l'ensemble du week-end. Albon (9e) hisse sa Williams en troisième manche et espère marquer ses premiers points de la saison. Sargeant (15e) est toujours bien loin de son équipier. Gasly (10e) donne à Alpine-Renault sa première Q3 en 2024, malgré une avarie de moteur qui lui a fait perdre du temps vendredi. Ocon (11e) est aussi bien placé. Les Haas (Hülkenberg 12e, Magnussen 15e) sont éliminées en Q2, mais elles sont ensuite disqualifiées pour cause de DRS non conforme: l'ouverture des deux ailerons mobiles était trop importante. Les deux pilotes sont renvoyés en dernière ligne. Les Aston Martin reculent lentement mais sûrement dans la hiérarchie. Leurs pilotes sont gênés par le trafic, mais Stroll (13e) atteint la Q2, contrairement à Alonso (14e), éliminé d'emblée. Enfin, les Kick-Sauber (Bottas 17e, Zhou 18e) glissent comme des savonnettes et rendent au moins une demi-seconde à toute concurrence.

 

À signaler qu'au cours de ces qualifications, Leclerc, Norris et Sargeant arrachent des banderoles publicitaires en frôlant le rail, lesquelles viennent ensuite se ficher sous leur fond plat. Ces incidents assez sérieux incitent Sport Signage, le partenaire publicité de la F1, à retirer les bannières sur certaines portions sensibles du circuit.

 

Le Grand Prix

Il se déroule sous le soleil et dans la douceur (21°C). Pirelli ne prévoit comme à l'ordinaire qu'un seul changement de pneus. La majorité du peloton part avec les pneus dures (C2), mais Leclerc, Piastri, Sainz, Norris, Tsunoda, Albon, Gasly, Ricciardo, Zhou et Hülkenberg sont en gommes médiums (C3).

 

Départ: Leclerc démarre bien et reste premier. Sainz se glisse à l'intérieur au freinage pour doubler Piastri. Tous deux se frottent, et l'Australien garde l'ascendant après Sainte-Dévote. Plus loin, dans la montée de Beaurivage, Magnussen se retrouve coincé tout à droite, entre le rail et Pérez. Il finit par heurter la Red Bull qui part en toupie, se fracasse contre le rail interne, puis rebondit vers la piste où elle harponne par l'arrière l'autre Haas de Hülkenberg qui finit dans les glissières. Derrière, Zhou s'arrête en pleine piste pour échapper au carnage.

 

1er tour: Suite au contact avec Piastri, Sainz subit une crevaison et tire tout droit au Casino. Plus loin, au Portier, Ocon se jette à l'intérieur pour doubler Gasly, mais se montre bien trop agressif, et escalade la voiture de son équipier avec sa roue arrière-gauche. Son Alpine se soulève et retombe lourdement. Pendant ce temps-là, le sommet de Beaurivage est parsemé de débris et le drapeau rouge est bientôt déployé.

 

L'interruption dure environ 40 minutes, le temps de dégager les trois voitures accidentées. Ocon ne repartira pas car sa boîte de vitesses a trop souffert de l'accrochage avec Gasly. Niels Wittich relance la course pour 76 tours, selon la grille originelle. Cela sauve Sainz qui retrouve sa troisième place malgré sa sortie au premier tour. La plupart des pilotes repartent en pneus durs. Russell, Hamilton, Verstappen, Gasly, Stroll, Alonso et Bottas sont en gommes médiums. Enfin, les commissaires classent sans suite l'accrochage entre Pérez et Magnussen. Ce dernier, qui n'a plus que deux points sur son permis, a eu chaud...

 

Second départ: Leclerc garde l'avantage devant Piastri, Sainz et Norris.

 

3e: Leclerc devance Piastri, Sainz, Norris, Russell, Verstappen, Hamilton, Tsunoda, Albon et Gasly.

 

4e: Le DRS est activé. Leclerc compte huit dixièmes d'avance sur Piastri.

 

5e: Leclerc mène devant Piastri (0.8s.), Sainz (1.4s.), Norris (2.6s.), Russell (4.1s.), Verstappen (5.7s.), Hamilton (7.7s.), Tsunoda (8.2s.), Albon (9.7s.), Gasly (9.3s.), Stroll (9.9s.) et Alonso (11.2s.).

 

6e: Sainz met une forte pression sur Piastri. Russell laisse filer Norris pour ménager ses pneus avant.

 

7e: Piastri pousse fort pour résister à Sainz et réalise le meilleur chrono provisoire (1'20''808''').

 

8e: Sainz répond à Piastri (1'20''712'''). Tous deux concèdent une seconde à Leclerc. Norris est distancé par le trio de tête.

 

10e: Leclerc précède Piastri (0.9s.), Sainz (2.1s.), Norris (3.4s.), Russell (9.1s.), Verstappen (11.1s.), Hamilton (13.1s.), Tsunoda (14s.), Albon (14.7s.) et Gasly (15.3s.).

 

12e: Poussé par Sainz, Piastri est revenu à quatre dixièmes de Leclerc. Tous trois se tiennent en une seconde. Contraint de ménager ses gommes, Russell est semé par les Ferrari et les McLaren. Verstappen, toujours mécontent de sa Red Bull, ne peut toutefois le menacer.

 

13e: Piastri améliore le record du tour (1'18''745''') et maintient la pression sur Leclerc, tout en retenant Sainz.

 

15e: Leclerc mène devant Piastri (1s.), Sainz (1.6s.), Norris (4s.), Russell (12.3s.), Verstappen (13.8s.), Hamilton (16.5s.), Tsunoda (18.8s.), Albon (19.4s.), Gasly (20.4s.), Stroll (22s.) et Alonso (24.6s.). Bottas chausse les pneus durs.

 

16e: Leclerc impose une cadence raisonnable à ses poursuivants Piastri et Sainz. Cela permet à Norris de rallier ce trio de tête.

 

18e: L'intervalle entre Leclerc et Piastri fait le yo-yo, entre quatre et huit dixièmes. Le Monégasque préserve ses gommes.

 

19e: Piastri se décale légèrement au Portier pour titiller Leclerc, mais sans espoir de le doubler.

 

20e: Leclerc devance Piastri (1.1s.), Sainz (2.4s.), Norris (3s.), Russell (13.3s.), Verstappen (15s.), Hamilton (18.5s.), Tsunoda (23.2s.), Albon (23.5s.) et Gasly (26s.).

 

22e: Les écarts se distendent en tête. Une seconde sépare Leclerc et Piastri. Sainz est maintenant à près de deux secondes du jeune Australien. Loin de là, Albon harcèle Tsunoda pour la huitième place.

 

24e: Sainz concède désormais deux secondes et demie à Piastri. Cependant Norris ne revient pas sur l'Espagnol.

 

25e: Leclerc précède Piastri (1.3s.), Sainz (3.2s.), Norris (4.6s.), Russell (17.8s.), Verstappen (20s.), Hamilton (22.8s.), Tsunoda (31.8s.), Albon (32.8s.), Gasly (35.6s.) et Stroll (37.6s.). En queue de peloton, Alonso emmène un peloton contenant Ricciardo, Sargeant, Zhou et Bottas.

 

27e: Leclerc garde un peu plus d'une seconde de marge sur Piastri. Sainz roule à quatre secondes de son équipier.

 

29e: Sainz a laissé filer Piastri et Norris le rejoint quelque peu. Verstappen, toujours sixième, est complètement isolé.

 

30e: Les écarts continuent de fluctuer. Leclerc baisse le rythme, ce qui permet à Piastri et Sainz de revenir sur lui, tandis que Norris se laisse distancer.

 

31e: Leclerc mène devant Piastri (0.9s.), Sainz (2.8s.), Norris (4s.), Russell (18s.), Verstappen (19.7s.), Hamilton (23.3s.), Tsunoda (40s.), Albon (42.4s.) et Gasly (45.2s.).

 

33e: Les pilotes commencent à rencontrer du graining, même si les pneus sont résistants. Chez McLaren, on réfléchit à faire arrêter l'un des pilotes pour forcer Ferrari à réagir.

 

35e: Leclerc garde un peu plus d'une seconde d'avance sur Piastri. Sainz est à trois secondes et demie de son équipier. Ricciardo klaxonne derrière Alonso pour la 12e place.

 

37e: Leclerc réduit sa cadence afin de ralentir Piastri et empêcher ce dernier d'avoir une fenêtre pour changer de pneus sans perdre beaucoup de places. Cela fonctionne pour le moment puisque l'Australien n'a qu'une vingtaine de secondes d'avance sur Russell.

 

39e: Les leaders rejoignent le peloton de cinq attardés, retenu par Alonso.

 

40e: Leclerc précède Piastri (1.4s.), Sainz (3s.), Norris (4s.), Russell (21.4s.), Verstappen (23.6s.), Hamilton (28s.), Tsunoda (51.6s.), Albon (55.6s.), Gasly (1m.) et Stroll (1m. 01s.).

 

41e: Leclerc double Bottas sur le boulevard Albert Ier. Le Finlandais ne s'écarte qu'un peu plus tard devant Piastri, Sainz et Norris. Leclerc efface ensuite Zhou avant le Bureau de Tabac.

 

42e: Leclerc déborde Sargeant sur la ligne, puis Ricciardo à Mirabeau. Ses poursuivants se défont sans trop de peine des autres attardés. Enfin, Alonso laisse passer Leclerc au Bureau de Tabac.

 

43e: Piastri double Alonso à Sainte-Dévote. L'Espagnol ouvre ensuite la voie à Sainz et Norris dans la montée vers le Casino. Ricciardo tente d'en profite pour le surprendre, mais en vain. Stroll s'empare de pneus durs et parvient à rester onzième.

 

44e: Leclerc compte maintenant deux secondes et demie d'avance sur Piastri. Sainz est à près de cinq secondes du leader.

 

46e: Piastri revient à deux secondes de Leclerc. Norris est de nouveau dans les roues de Sainz.

 

48e: Une seconde et demie sépare Leclerc et Piastri. Le Monégasque aimerait attaquer davantage, mais son ingénieur Bryan Bozzi lui répond que cela n'est pas nécessaire. Du côté de McLaren, on table sur une hypothétique neutralisation pour changer de pneus.

 

50e: Leclerc mène devant Piastri (1.5s.), Sainz (3.2s.), Norris (4s.), Russell (20.2s.), Verstappen (21.5s.), Hamilton (23.5s.), Tsunoda (1m. 06s.), Albon (1m. 08s.) et Gasly (1m. 12s.). Stroll est victime d'une crevaison à l'arrière-gauche. Il rente aux stands avec un pneu déchapé, change de roues et sombre au dernier rang.

 

52e: Le quatuor de tête prend un tour à Gasly, puis à Albon. Hamilton stoppe chez Mercedes pour mettre des pneus durs (2.5s.) et reste septième. En queue de peloton, Bottas double coup sur coup Zhou et Sargeant.

 

53e: Verstappen fait halte chez Red Bull pour mettre des gommes dures (2.1s.) et demeure en sixième position, devant Hamilton. Mal informé par son équipe, ce dernier n'a pas suffisamment attaqué dans son tour de sortie, et peste par radio.

 

55e: Norris se rapproche de Sainz à la faveur du dépassement des attardés Tsunoda et Albon, mais sans pouvoir porter une attaque. Stroll déborde Zhou sous le tunnel et conquiert la 15e place. Il double ensuite Sargeant à Sainte-Dévote.

 

56e: Leclerc précède Piastri (1.5s.), Sainz (4.7s.), Norris (5.3s.), Russell (25.5s.), Verstappen (36.5s.), Hamilton (40.5s.), Tsunoda (-1t.), Albon (-1t.), Gasly (-1t.), Alonso (-1t.), Ricciardo (-1t.), Bottas (-1t.), Stroll (-1t.), Sargeant (-1t.) et Zhou (-1t.).

 

58e: Norris demeure dans les échappements de Sainz. Verstappen améliore le record du tour (1'14''569'''). Changement de pneus pour Sargeant.

 

60e: Une seconde et demie sépare toujours Leclerc et Piastri. Avec ses gommes neuves, Verstappen se rapproche de Russell. Albon menace toujours Tsunoda pour la 8e place.

 

62e: Leclerc devance Piastri (1.6s.), Sainz (5.8s.), Norris (7.3s.), Russell (23.4s.), Verstappen (23.8s.), Hamilton (30.6s.), Tsunoda (-1t.), Albon (-1t.) et Gasly (-1t.).

 

63e: Verstappen est dans l'ombre de Russell. Hamilton s'empare du meilleur tour en course (1'14''165''), lequel ne sera pas battu.

 

65e: L'intervalle demeure très stable entre Leclerc et Piastri. Sainz contient toujours Norris. Il est désormais certain que le quatuor de tête ne s'arrêtera pas.

 

67e: Verstappen est décidément bloqué derrière Russell, ce qui permet à Hamilton de le rattraper.

 

68e: Leclerc porte son avance sur Piastri à deux secondes et demie. Sainz et Norris sont à cinq secondes du Monégasque.

 

69e: Les leaders prennent un second tour à Zhou et Sargeant, ce qui permet à Leclerc de s'enfuir, tandis que Sainz rejoint Piastri.

 

70e: Leclerc précède Piastri (5.3s.), Sainz (6s.), Norris (7.3s.), Russell (19.6s.), Verstappen (20.5s.), Hamilton (22.2s.), Tsunoda (-1t.), Albon (-1t.), Gasly (-1t.), Alonso (-1t.) et Ricciardo (-1t.).

 

71e: Leclerc a fait le break: il compte sept secondes de marge sur Piastri, maintenant très menacé par Sainz. Zhou change de pneus.

 

73e: Leclerc jouit de huit secondes et demie d'avance sur Piastri. Sainz et Norris sont sur les talons de celui-ci.

 

75e: Leclerc devance Piastri (9s.), Sainz (9.8s.), Norris (10.4s.), Russell (18s.), Verstappen (18.7s.), Hamilton (20s.), Tsunoda (-1t.), Albon (-1t.) et Gasly (-1t.).

 

77e: Les larmes aux yeux, Leclerc accomplit les derniers kilomètres qui le séparent de sa victoire à domicile. Piastri résiste à Sainz et Norris. Plus loin, Verstappen roule derrière Russell, sans pouvoir l'attaquer.

 

78e: Le drapeau à damiers brandi par Kylian Mbappé salue la première victoire de Charles Leclerc chez lui à Monaco. Piastri et Sainz grimpent sur le podium. Norris finit quatrième. Les Mercedes (Russell 5e, Hamilton 7e) encadrent la Red Bull de Verstappen (6e). Tsunoda termine huitième. Albon (9e) donne à Williams ses premiers point de la saison. Gasly (10e) ouvre son compteur en 2024. Suivent Alonso, Ricciardo, Bottas, Stroll, Sargeant et Zhou.

 

Après la course; Charles, prince de Monaco

Quatre-vingt-treize ans après Louis Chiron, Charles Leclerc devient le deuxième Monégasque à remporter son Grand Prix national. Cela lui vaut l'accolade du prince Albert, lequel rompt le protocole sur le podium en participant lui-même à une joyeuse douche au champagne ! Enveloppé dans un drapeau monégasque, Leclerc n'ose pas arroser le souverain... C'est un moment d'immense émotion pour le pilote Ferrari qui songe évidemment à son père Hervé Leclerc et à son mentor Jules Bianchi, trop tôt disparus. Il met aussi un terme à près de deux années sans succès, et se pose en premier rival de Max Verstappen pour le titre mondial. Voilà qui vaut bien un beau plongeon dans le port de Monte Carlo, où le rejoint bientôt Frédéric Vasseur.

 

« Je pense que c'est ma plus belle victoire », lâche Leclerc à la sortie de son bain volontaire. « Évidemment, ma victoire à Monza en 2019 était très spéciale. Mais Monaco est le Grand Prix qui m'a fait rêver de devenir pilote de Formule 1. Je regardais la course avec mes amis et mon père qui a fait absolument tout pour que j'arrive là où je suis aujourd'hui. J'ai l'impression d'accomplir non seulement un de mes rêves, mais aussi l'un des siens. » Leclerc a mené cet après-midi une course très tactique, adoptant un rythme de sénateur afin d'empêcher les McLaren de changer de pneus. « Notre objectif était de ne pas creuser un gros écart avec Russell, afin que Piastri et Norris ne puissent pas s'arrêter, dit-il. Je n'ai donc pas forcé. À mi-course, j'allais si lentement que je m'inquiétais, car je ne savais plus vraiment où freiner, et cela pouvait occasionner des erreurs. J'ai pu pousser dans les quinze derniers tours, et là j'ai vraiment pris du plaisir. Le plus dur fut alors de contenir mes émotions. À deux tours de la fin, je me suis rendu compte que je peinais à la sortie du tunnel, parce que j'avais les larmes aux yeux. Je me suis dit alors: ''M*rde, Charles, tu ne peux pas craquer !'' Et j'ai tenu jusqu'au bout. »

 

Revenu lui aussi de son plongeon dans la Méditerranée, Frédéric Vasseur couvre son élève d'éloges: « C'est mon premier succès avec Charles pour Ferrari ! Il a été magique du premier au dernier virage. Et quand il a dû pousser à la fin, il volait. C'est agréable de le voir comme ça, serein et libéré. » Carlos Sainz est plus discret. Il apparaissait en début de saison comme le leader de la Scuderia, mais Leclerc semble reprendre le dessus. Le Madrilène peut remercier le drapeau rouge qui lui a permis de repartir en troisième position malgré son choc avec Oscar Piastri à Sainte-Dévote. Il a ensuite passé la course derrière ce dernier: « Notre rythme était bon, comme attendu, mais il est trop difficile de dépasser ici. En fin de course, une fois que j'étais certain que Norris ne pouvait pas faire un arrêt gratuit, j'ai pu attaquer pour menacer Piastri. Il a glissé quelques fois, mais pas suffisamment pour aller le chercher. Je suis surtout heureux pour Charles car il a superbement piloté tout le week-end. »

 

McLaren a espéré jusqu'au bout qu'une erreur de Leclerc ou une neutralisation lui offrirait son premier succès en Principauté depuis 2008. Las, aucun incident n'est survenu, et le jeune Oscar Piastri peut se satisfaire de finir deuxième à Monaco pour sa seconde saison de F1. « Je crois que j'ai dormi plus longtemps en suivant Charles que durant la nuit précédente ! » plaisante-t-il. « Non, je suis très, très heureux. C'est mon troisième podium en F1 et je suis content de l'obtenir ici. J'ai eu un contact avec Sainz au premier départ, et j'ai vraiment senti que j'avais des dégâts au plancher. Heureusement, l'interruption nous a permis de faire quelques réparations. La course fut assez calme. On roulait moins vite que les F2 ! J'ai essayé de menacer Leclerc après dix tours, mais je savais qu'il piloterait avec beaucoup de prudence. En fin de parcours, j'ai moi-même dû pousser pour garder un bon rythme. J'étais alors content d'être à Monaco, où doubler est impossible. » Lui aussi engagé dans une course de patience, Lando Norris s'est morfondu derrière Carlos Sainz tout l'après-midi: « Le drapeau rouge a tout simplifié en annulant les arrêts. Il n'y avait donc pas grand-chose à viser, si ce n'est être à l'arrivée. On obtient un excellent résultat pour l'équipe, et c'est bien là l'essentiel. »

 

Pour Red Bull, ce week-end monégasque est définitivement à oublier. D'abord, l'accident de Sergio Pérez va occasionner des coûts de réparation astronomiques, estimés par Helmut Marko à « deux ou trois millions d'euros », avec un impact majeur sur le budget plafonné. Ensuite, Max Verstappen a passé la course en sixième position sans jamais vraiment pouvoir menacer George Russell devant lui, au point d'avoir eu un temps « besoin d'un oreiller », selon ses dires ! Pour le Néerlandais, cette course met en lumière les défauts de la RB20, jusqu'ici masqués par un début de saison exceptionnel. A priori, la dernière création d'Adrian Newey souffre dès qu'il faut relever la hauteur de caisse et a fort peu apprécié les trottoirs monégasques. Le Dr. Marko confirme ce constat et révèle que les difficultés proviennent aussi d'un défaut de corrélation entre les données fournies par le simulateur et la réalité de la piste. « Dans le simulateur, la voiture prend les bordures sans problème. Et ici, ça rebondissait atrocement, commente l'Autrichien. Ce problème de réglages a déjà été constaté dans une moindre mesure à Miami et Imola. Il s'agit d'un souci fondamental qui ne sera pas résolu en quelques semaines, tout simplement parce que nous ne l'avons pas encore identifié. »

 

Mercedes peut se satisfaire d'un rythme convenable en course, même si l'écart avec les Ferrari et les McLaren auraient sans doute été bien plus conséquents si Charles Leclerc avait attaqué durant toute la course. En vérité, George Russell et Lewis Hamilton avaient prévu des stratégies originales pour se distinguer, mais celles-ci ont été abandonnées à cause du drapeau rouge. Cependant, Toto Wolff continue d'affirmer que le développement de la W15 « se poursuit dans la bonne direction » et que « s'il y aura des hauts et des bas », le staff « a compris comment améliorer l'équilibre de la monoplace ». Au moins, Mercedes (96 points) s'échappe au classement des constructeurs devant Aston Martin (44 pts) qui rencontre encore plus de problèmes de développement...

 

La panne de cerveau d'Ocon

Même si Pierre Gasly décroche un point, Alpine fait encore les gros titres pour de mauvaises raisons. L'assaut stupide mené par Esteban Ocon au premier tour contre son équipier, et qui aurait pu se solder par un double K.O., aggrave les failles qui traversent l'écurie anglo-française. En outre, le joli vernis posé il y a un an sur la relation entre les deux pilotes Normands vole en éclats. On aura beau faire, ces deux jeunes gens ne se supportent pas, et le ressentiment teinté de jalousie paraît encore plus vif chez Ocon, qui n'a du reste jamais eu la réputation d'être un gentleman du volant. Gasly laisse fuser son exaspération: « Je suis très choqué. Cette attaque était vraiment inutile. Nous avions des instructions claires. Celui qui était derrière devait aider l'autre durant toute la course. Malheureusement, cela ne s'est pas produit. Nous ne pouvons absolument pas nous permettre pareil incident, surtout dans une saison comme celle-là. Nous sommes passés à quelques centimètres d'avoir les deux voitures dans le mur. Esteban est un pilote professionnel. On sait ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire, encore plus avec son équipier. Il doit changer. »

 

En effet, par cette manœuvre très hasardeuse, Ocon s'est auto-éliminé, mais a bien failli ruiner le Grand Prix de toute l'écurie. « Cet incident est de ma faute, bredouille-t-il. L'espace était trop mince pour passer et je m'excuse auprès de l'équipe. » Ce mea culpa ne paraît pas satisfaire Bruno Famin qui laisse éclater sa colère au micro de Canal + : « L'attaque d'Esteban était totalement inconsidérée. C'est exactement ce que l'on voulait pas voir et nous en tirerons les conséquences. Nous allons trancher dans le vif. » Qu'entend par là le team manager ? Certains en déduisent que Famin souhaite suspendre Ocon pour le Canada... Le natif d'Évreux écopera en tout cas de cinq places de pénalité sur la grille de ce Grand Prix. Pour le reste, ce regrettable incident pourrait accélérer son départ d'Alpine. Depuis quelques semaines, Ocon s'éloigne très clairement des Bleus et lorgne vers un meilleur baquet. Mais ce type de comportement n'améliore guère sa réputation, déjà mitigée... Ce garçon, par ailleurs intelligent et doué, inspire malgré lui une certaine antipathie qui ne sert pas ses ambitions.

 

Sources :

- Auto Hebdo n°2464, 29 mai 2024

- https://motorsport.nextgen-auto.com/fr/

- https://f1i.autojournal.fr/magazine/magazine-technique/monaco-ferrari-leclerc-technique/

Tony