Lando NORRIS
 L.NORRIS
McLaren Mercedes
Max VERSTAPPEN
 M.VERSTAPPEN
Red Bull Honda RBPT
Charles LECLERC
 C.LECLERC
Ferrari

1108. Großer Preis

IV Gran Premio dell'Emilia-Romagna
Wolkig
Imola
Sonntag, 19. Mai 2024
63 Runden x 4.909 km - 309.049 km
(Offset: 218 m)
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Ayrton Senna, trente ans après

La Formule 1 commémore le trentième anniversaire de la mort d'Ayrton Senna, disparu ici-même à Imola le 1er mai 1994. De nombreux hommages sont organisés ce week-end, notamment à l'initiative de Sebastian Vettel qui fera en quelque sorte office de maître de cérémonie. « Je n'avais que 7 ans lorsque l'accident s'est produit, mais mon père m'a appris à quel point Ayrton Senna était un grand pilote, narre le quadruple champion du monde. Ce qui m'a le plus rapproché de Senna est d'avoir assisté à une séance libre du vendredi depuis les tribunes d'Hockenheim, lors du Grand Prix d'Allemagne. Malheureusement, je n'ai jamais eu la chance de le rencontrer. Plus tard, j'ai appris beaucoup de choses sur le pilote et sur l'homme. Il n'était pas seulement l'un des meilleurs pilotes de tous les temps, il faisait également preuve de compassion. Il luttait contre les problèmes sociaux et la pauvreté qui affectaient son pays, le Brésil. Ce soutien se poursuit aujourd'hui grâce à la Fondation Senna. » Deux nièces du champion disparu, Bianca et Lalalli Senna, sont d'ailleurs ce week-end les ambassadrices de cette fondation.

 

Jeudi 16 mai, Vettel réunit tout le paddock pour un vaste tour d'honneur en hommage à Ayrton Senna et Roland Ratzenberger, dont le souvenir est aussi et justement ravivé à cette occasion. Tous les pilotes, vêtus d'un t-shirt jaune et vert, répondent présents et arpentent le circuit Enzo e Dino Ferrari, qui à pied, qui à vélo, qui à trottinette. Chacun effectue une halte au virage de Tamburello pour observer une minute de silence, avant de reprendre son chemin sous une pluie battante. Dimanche, Vettel conduit la McLaren-Ford MP4/8 qui pilotait Senna en 1993. De son côté, Pierre Gasly porte ce week-end un casque unique, une réplique de celui de Senna, qui sera ensuite mis aux enchères. Les bénéfices seront reversés à la fondation Senna. Quelques jours plus tôt, Gasly a aussi eu la joie de rouler à Silverstone au volant de la Toleman-Hart TG184, pour un double hommage à Ayrton Senna et à Ted Toleman, récemment disparu. « C'était un sentiment unique que de goûter ce qu'était la F1 à l'époque, juste un homme avec sa machine ! » s'enthousiasme le jeune Normand.

 

Transferts: Albon rempile chez Williams

Au centre de plusieurs rumeurs l'amenant chez Red Bull ou Mercedes, Alexander Albon a finalement choisi de signer un nouveau contrat pluriannuel avec Williams. L'Anglo-Thaïlandais avait pourtant manifesté son désir de retrouver un top team après trois saisons en fond de grille. Mais il n'était décidément pas le premier choix de Mercedes, qui priorise Max Verstappen, ni même de Red Bull, malgré le soutien supposé de son compatriote Chalerm Yoovidhya, actionnaire majoritaire du fabricant de canettes. Albon s'engage donc sur le long terme avec Williams, confiant dans l'œuvre de redressement entamée depuis 2023 par James Vowles, lequel ne tarit pas d'éloges sur son compte, affirmant vouloir faire de lui un champion du monde, rien de moins: « Je veux te développer une voiture capable de te faire gagner des titres, dit Vowles à Albon. Il s'agit de savoir comment se mettre sur tes épaules, marcher avec fierté et te donner toutes les chances. Ta prolongation est un vote de confiance envers toute l'équipe. »

 

Il est vrai que depuis son arrivée en 2022, Albon s'est imposé comme le leader incontesté du team Williams et joue un rôle moteur dans son relèvement. On pourra toutefois relever qu'il a jusqu'ici été associé à des équipiers forts médiocres, Nicholas Latifi et Logan Sargeant, et qu'il serait intéressant de le voir confronté à un pilote plus aguerri. Cela pourrait être le cas en 2025, puisque James Vowles négocie à Imola avec Valtteri Bottas, un ancien de la maison Williams.

 

Présentation de l'épreuve

Le paddock retrouve Imola un an après l'annulation de l'édition 2023 en raison des terribles inondations qui avaient frappé l'Émilie-Romagne. A priori, il s'agit de l'avant-dernier rendez-vous sur ce circuit dont le contrat expire fin 2025. Dans un contexte d'extension maximale du calendrier et d'internationalisation de la Formule 1, il est peu probable que ce second Grand Prix italien soit conservé après cette date, comme l'avoue Stefano Domenicali. « Le caractère unique ou historique d'un Grand Prix ne suffit plus à assurer sa pérennité », déclare le PDG de la F1, natif rappelons-le d'Imola. « Il y a de plus en plus de pays prêts à entrer au calendrier, de l'Extrême-Orient aux États-Unis en passant par l'Europe elle-même, comme Madrid qui arrivera en 2026. » Du reste, chacun note la présence à Imola du premier ministre thaïlandais Srettha Thavisin qui discute avec Domenicali d'un Grand Prix urbain à Bangkok à l'horizon 2027 - 2028...

 

En tout cas, le président de la F1 annonce qu'il fera le point sur cette question avec l'Automobile Club d'Italie et les autorités politiques après l'été, lors du GP d'Italie à Monza. Président du circuit d'Imola, Giancarlo Minardi milite bien sûr pour l'obtention d'un nouveau contrat et souligne les importantes retombées économiques générées par l'événement: « On estime les revenus annuels produits par la F1 à 270 millions d'euros. C'est un grand coup de pouce pour la Région d'Émilie-Romagne, où s'est en outre implantée l'Italian Motor Valley. » Par ailleurs, si une étape italienne doit « sauter », ce ne sera pas forcément Imola, puisque les travaux imposés par la F1 à l'autodrome de Monza accusent un important retard. Aussi, l'hypothèse de voir le GP d'Italie transplanté à Imola en 2026 n'est pas exclue.

 

En outre, des travaux ont eu lieu sur le circuit Enzo e Dino Ferrari, doté de nouveaux vibreurs, moins agressifs, qui devraient permettre aux pilotes d'attaquer davantage. D'autre part, les bacs à graviers font leur réapparition à Piratella, Acque Minerale et surtout à la Variante Alta. Voilà qui devrait dissuader les impulsifs de virer trop au large et donc de tirer profit d'un passage hors limites. Le retour des graviers est le fruit d'une demande des pilotes eux-mêmes qui espèrent ainsi atténuer les querelles autour des fameuses lignes blanches. « Cela devrait être partout comme cela, estime Pierre Gasly. Les dégagements en asphalte invitent à s'affranchir des limites. On revient en piste sans conséquence, sans réfléchir à ce qui pourrait se produire. C'est formidable de voir que l'on nous a écoutés. »

 

Ce week-end, Max Verstappen ne dispute pas seulement le Grand Prix d'Émilie-Romagne. Toujours féru de Sim Racing, il participe aux 24 heures virtuelles du Nürburgring, sur une BMW M4 GT3 du Team Redline, bien sûr sponsorisée par Red Bull. Entre samedi soir et dimanche matin, il enquille un relais de cinq heures dans un simulateur installé dans son motorhome. Certains se demandent si cela est bien raisonnable, à la veille d'un (vrai) Grand Prix de F1. Mais le Hollandais volant ne fait jamais les choses à moitié: son équipage s'impose, ce qui lui permettra ce dimanche d'afficher deux victoires supplémentaires à son palmarès ! « Si j'avais perdu le Grand Prix, on aurait dit que c'était à cause de cette simulation », raille-t-il.

 

Alpine poursuit la réorganisation de son staff technique. Après l'arrivée de David Sanchez en provenance de McLaren, le constructeur français débauche l'aérodynamicien en chef de Red Bull, Michael Broadhurst. Celui-ci, qui a travaillé jadis pour Sauber et McLaren, connaît déjà Enstone où il a œuvré entre 2009 et 2015. En congé « jardinage » chez Red Bull depuis cinq mois, Broadhurst prendra ses fonctions en juillet 2024 et succédera à Dirk de Beer qui démissionné en début d'année. Les recrutements de Sanchez et Broadhurst permettent à Bruno Famin de balayer une fois encore les rumeurs de vente de l'écurie: « Nous sommes en F1 pour développer la notoriété de la marque Alpine. Des investisseurs sont arrivés l'année dernière et il n'est donc pas question de partir. Luca de Meo a réaffirmé sa confiance dans ce projet F1. » Qu'on se le dise.

 

Pour ce qui concerne le marché des transferts, Alpine souhaite conserver son duo franco-français. Mais si Pierre Gasly, faute d'alternative sérieuse, semble parti pour rester en bleu, Esteban Ocon lorgne toujours vers Mercedes ou, à défaut, vers Haas ou Williams. C'est pourquoi Bruno Famin envisage son départ et son remplacement par Mick Schumacher qui conduit cette saison pour Signatech-Alpine en Endurance. L'éventuel retour du jeune Allemand en F1 dépendrait cependant de l'aval de Mercedes qui l'a seulement « prêté » à Alpine. La marque au A fléché évalue aussi son réserviste Jack Doohan qui a récemment roulé sur une A522 à Zandvoort.

 

Ferrari chipe deux cadres à Mercedes, Loïc Serra et Jérôme d'Ambrosio. L'ingénieur français, âgé de 52 ans, avait déjà annoncé son départ de la firme à l'Étoile pour laquelle il remplissait les importantes fonctions de directeur de la performance. À Maranello, Serra sera responsable de l'ingénierie de la performance du châssis, sous la responsabilité du directeur technique Enrico Cardile. Quant à d'Ambrosio, jusqu'alors bras droit de Toto Wolff chez Mercedes, il est nommé directeur adjoint de la Scuderia, reprenant peu ou prou le poste occupé jadis par Laurent Mekies. Il s'occupera en outre de l'Académie Ferrari, fonction qu'il connaît bien puisqu'il remplissait un rôle similaire chez Mercedes. Le constructeur allemand subit d'ailleurs une véritable hémorragie, puisqu'on apprend à Imola le départ de son aérodynamicien en chef Gioacchino Vino, engagé par une autre écurie. Le directeur technique James Allison assure néanmoins que Mercedes « recrute des personnes expérimentées et compétentes à un rythme similaire à celui des départs. »

 

Charles Leclerc collabore désormais avec un nouvel ingénieur de piste. Le précédent titulaire Xavi Marcos est appelé à d'autres fonctions au sein du groupe Ferrari, et cède sa place à Bryan Bozzi qui était jusqu'ici l'ingénieur de la performance du Monégasque. Ce changement d'interlocuteur en pleine saison est assez inusité, mais Leclerc déclare ne pas être plus perturbé que cela. Du reste, il connaît fort bien Bozzi avec lequel il travaille depuis 2019. Chez Red Bull, on note que Gianpiero Lambiase, l'ingénieur de Max Verstappen, cède sa place vendredi à son adjoint Tom Hart, afin que ce dernier se familiarise avec cette fonction. Un passage de relais en vue ?

 

Deux mois après sa « pige » très réussie pour Ferrari à Djeddah, Oliver Bearman retrouve la F1. Mais cette fois, il se contente de conduire la Haas de Kevin Magnussen lors des premiers essais du vendredi. Cette sortie est importante pour le jeune Anglais que beaucoup voient remplacer Nico Hülkenberg au sein de l'écurie américaine en 2025. Ayao Komatsu annonce du reste que les chronos réalisés par Bearman en essais libres compteront davantage que ses résultats en Formule 2. Heureusement, car le pilote Prema n'a pour l'instant que 2 points au compteur dans ce championnat... En tout cas, Bearman ne doit pas compter sur la sollicitude de son possible futur équipier Magnussen qui, interrogé à son sujet, répond: « Je ne suis pas là pour m'occuper d'enfants, je fais ça à la maison !... »

 

Depuis 2023, la fédération étudie la possibilité d'installer des garde-boues sur les monoplaces afin d'atténuer les projections d'eau en cas de pluie. Les pilotes estiment en effet que la nouvelle génération de F1, introduite en 2022, génère plus de spray, ce qui rend la visibilité extrêmement précaire. L'an passé, Mercedes avait éprouvé un premier dispositif, sans grand succès. Cette année, c'est Ferrari qui est réquisitionnée. Les 9 et 10 mai, à Fiorano, Arthur Leclerc, frère de Charles et pilote de développement de la Scuderia, éprouve deux types de garde-boue, l'un recouvrant les trois quarts supérieurs des roues, l'autre plus ouvert. Oliver Bearman suivait le Monégasque pour évaluer la visibilité. Son avis est pour le moins mitigé: « Nous avons fait quatre ou cinq essais avec différents niveaux d'ouverture. Il ne faut pas que le garde-boue soit trop fermé pour ne pas surchauffer les pneus. C'est un petit peu mieux, mais il y a encore trop de projections. Il faut continuer à travailler sur la planche à dessin. »

 

Ferrari introduit à domicile la première évolution majeure de sa SF-24. Les changements les plus notables se situent au niveau des flancs, avec des pontons amincis et des entrées d'air inspirées par la Red Bull RB20. Les ailerons avant et arrière sont aussi nouveaux, de même que le diffuseur, et la géométrie de la suspension arrière est révisée. Chez McLaren, Piastri reçoit à son tour la version « B » de la MCL38, étrennée victorieusement par Norris à Miami. Aston Martin apporte des évolutions majeures à son AMR24. Sont concernés le nez, le plancher, le diffuseur, la suspension et le capot arrière. Alonso teste ce package lors des deux séances d'essais du vendredi, tandis que Stroll aura l'ancien modèle en EL1 pour comparer. Haas introduit sur sa VF-24 de nouvelles dérives d'aileron avant et une suspension arrière revisitée. Enfin, chez Williams, Albon hérite d'une FW46 amaigrie.

 

Essais et qualifications

Vendredi, sous le soleil, Leclerc domine la première séance libre (1'16''990''') devant Russell et Sainz, alors que les Red Bull sont plus en retrait, Verstappen s'offrant même des passages dans les graviers. Albon provoque un drapeau rouge après que sa Williams a subi une coupure moteur. Plus tard, Leclerc est de nouveau le plus rapide (1'15''906''') lors de la seconde séance, devant Piastri et l'étonnant Tsunoda. Verstappen, seulement 7e, se plaint d'une absence totale d'adhérence. Samedi à la mi-journée, Piastri (1'15''527''') est le plus véloce lors de la derrière session libre, marquée par des accidents d'Alonso à Rivazza et de Pérez à la Variante Alta.

 

Malgré tout, grâce à d'ultimes changements de réglages, Verstappen réalise sa septième pole position (1'14''746''') en sept Grands Prix disputés cette saison. Il égale ainsi un record établi par Alain Prost en 1993. C'est aussi sa 8e pole de rang et il rejoint là Ayrton Senna. Sur l'autre Red Bull, Pérez (11e) manque en revanche toujours d'adhérence et est éliminé dès la Q2. Les McLaren confirment leur rapidité. Piastri réalise le deuxième temps, mais il est pénalisé de trois places pour avoir gêné Magnussen en Q1 et partira seulement cinquième. Son équipier Norris (2e) hérite de la première ligne. La déception est de mise chez Ferrari. Leclerc (3e) échoue à deux dixièmes de Verstappen et Sainz (4e) estime que la SF-24 peine à exploiter les pneus tendres. Les Mercedes (Russell 6e, Hamilton 8e) sont loin des trois meilleures équipes. Les RB brillent à domicile: Tsunoda (7e) et Ricciardo (9e) atteignent tous deux la Q3.

 

Rien de nouveau chez Haas: Hülkenberg (10e) domine largement Magnussen (18e) qui a certes été bouchonné par Piastri. Les Alpine-Renault sont toujours aussi difficiles à conduire. Ocon (12e) devance Gasly (15e) qui de son propre aveu a commis des erreurs dans son dernier tour. Aston Martin vit un bien mauvais week-end. Stroll (13e) peine à dénicher les bons réglages et Alonso (19e) se contente de se qualifier avec un châssis réparé en hâte après son accident de la matinée. Les Williams se montrent trop sensibles au vent. Albon (14e) est déçu de sa prestation et Sargeant est lanterne rouge, mais son meilleur chrono a été annulé pour un passage hors limites. Enfin, les Kick-Sauber (Bottas 16e, Zhou 17e) demeurent trop lentes et instables.

 

Le Grand Prix

La course se déroule dans une atmosphère assez douce (24°C) et sous un ciel voilé, devant des tifosi excités à l'idée de pouvoir assister à une victoire de Ferrari à Imola attendue depuis... 2006. La majorité du peloton part avec les pneus médiums (C4). Pérez, Zhou et Sargeant sont en gommes dures (C3), Gasly et Alonso en tendres (C5). Pirelli ne prévoit qu'un seul arrêt. Alonso s'élance depuis les stands après que ses mécaniciens ont retouché son AMR24 sous régime de parc fermé.

 

Départ: Verstappen prend un bon envol et demeure devant Norris, Leclerc tente en vain de se porter à la hauteur du jeune Anglais à Tamburello.

 

1er tour: Verstappen précède Norris, Leclerc, Sainz, Piastri, Russell, Hamilton, Hülkenberg, Tsunoda et Pérez.

 

2e: Le DRS est activé. Norris demeure à neuf dixièmes de Verstappen.

 

3e: L'écart se maintient entre Verstappen et Norris. Leclerc contient Sainz et Piastri. Pérez, dixième, est bloqué derrière Tsunoda.

 

4e: Verstappen repousse Norris à une seconde et demie et l'écarte ainsi de la zone d'activation du DRS.

 

6e: Verstappen devance Norris (2s.), Leclerc (3.4s.), Sainz (4.4s.), Piastri (5.1s.), Russell (7.1s.), Hamilton (8.2s.), Hülkenberg (11.3s.), Tsunoda (11.8s.), Pérez (12.6s.), Ricciardo (13.6s.) et Ocon (14.7s.).

 

8e: Norris roule à moins de deux secondes de Verstappen. Piastri menace sérieusement Sainz. Albon, Gasly et Bottas changent de pneus.

 

9e: Albon est au ralenti car une de ses roues a été mal serrée. Il regagne les stands à faible allure.

 

10e: Verstappen creuse légèrement l'écart sur Norris. Près de trois secondes les séparent. Albon parvient au garage Williams, chausse des pneus médiums et se relance en ayant perdu un tour sur le leader.

 

11e: Verstappen mène devant Norris (3.2s.), Leclerc (5.1s.), Sainz (7.4s.), Piastri (8s.), Russell (10.2s.), Hamilton (11.7s.), Hülkenberg (19s.), Tsunoda (19.6s.) et Pérez (21s.). Ricciardo prend des gommes dures.

 

12e: Tsunoda chausse chez Visa Cash des enveloppes dures et ressort devant son équipier Ricciardo. Alonso prend aussi des gommes dures et ses freins surchauffent au redémarrage.

 

13e: L'intervalle entre Verstappen et Norris atteint quatre secondes. Hülkenberg met les pneus blancs et fait une mauvaise affaire puisqu'il repart juste derrière Tsunoda.

 

15e: Verstappen précède Norris (4.8s.), Leclerc (6.3s.), Sainz (8.8s.), Piastri (9.7s.), Russell (12.3s.), Hamilton (13.8s.), Pérez (24.3s.), Stroll (28.7s.), Ocon (31.2s.), Magnussen (33.8s.) et Zhou (37.3s.).

 

17e: Verstappen a maintenant plus de cinq secondes de marge sur Norris. Leclerc est isolé tandis que Sainz retient Piastri. Pérez dérape à Rivazza et s'offre un mauvais passage dans les graviers avant de revenir en piste.

 

20e: Verstappen mène devant Norris (6s.), Leclerc (7.8s.), Sainz (11.8s.), Piastri (12.4s.), Russell (15.4s.), Hamilton (17s.), Pérez (32.4s.), Stroll (35s.) et Ocon (40s.).

 

22e: Russell passe chez Mercedes pour se saisir de pneus durs (2.4s.). Il repart derrière Ocon dont il se défait au tour suivant. Albon reçoit 10 secondes de pénalité pour avoir été relancé de façon dangereuse lors d'un pit-stop.

 

23e: Norris apparaît chez McLaren, s'empare de pneus durs (2.4s.) et se relance juste derrière Pérez.

 

24e: Verstappen compte huit secondes d'avance sur Leclerc. Piastri chausse à son tour les gommes blanches (2.2s.) et redémarre en huitième position. DRS ouvert, Norris déborde Pérez au passage de la ligne.

 

25e: Verstappen fait halte chez Red Bull afin de mettre les pneus durs (2.6s.) et repart quatrième, derrière Hamilton. Leclerc recueille provisoirement le commandement, mais il entre aux stands en fin de tour. Piastri efface Stroll.

 

26e: Leclerc prend les pneus durs (2.8s.) et se retrouve derrière Norris et Pérez. Sainz est en tête. Ocon chausse aussi les gommes blanches. Longtemps bloqué derrière Sargeant, Tsunoda s'en défait par l'extérieur à Tamburello. Hülkenberg dépasse ensuite le Floridien par la droite à la chicane Villeneuve.

 

27e: Hamilton bloque sa roue avant-droite à Acque Minerale et tire tout droit dans les graviers, avant de revenir sur le bitume. Leclerc dépasse à son tour Pérez devant les stands. Piastri double ensuite le Mexicain par l'intérieur à la chicane Villeneuve.

 

28e: Sainz apparaît chez Ferrari afin de prendre les pneus blancs (2.7s.) et retrouve la piste derrière Piastri et Pérez. Hamilton se saisit aussi d'enveloppes dures. Verstappen retrouve la première place.

 

29e: Six secondes séparent Verstappen et Norris. Sainz est aux trousses de Pérez qui n'a toujours pas changé de pneus.

 

30e: Sainz dépasse Pérez par l'intérieur à Tamburello. Le Madrilène est toutefois à six secondes de Piastri. Nouveaux changements de pneus pour Gasly et Albon. Ce dernier subit en outre son « stop-and-go ».

 

31e: Russell déborde Pérez à Tamburello. Plus loin, Hamilton prend la huitième place à Stroll à la chicane haute.

 

32e: Verstappen mène devant Norris (6.7s.), Leclerc (9.8s.), Piastri (10.8s.), Sainz (17s.), Russell (20.7s.), Pérez (23s.), Hamilton (27s.), Stroll (29s.), Magnussen (40s.), Zhou (43.8s.) et Tsunoda (44.3s.). Changement de pneus pour Sargeant.

 

33e: Le drapeau noir et blanc est brandi à Verstappen qui a déjà franchi trois fois la ligne blanche. Encore un écart, et ce sera la pénalité... Tsunoda déborde Zhou, lequel effectue ensuite son unique changement de pneus.

 

35e: L'intervalle est stable entre Verstappen et Norris. Hamilton est sur les talons de Pérez, à l'agonie avec ses pneus.

 

36e: Hamilton tente de déborder Pérez à Tamburello, mais celui-ci lui ferme la porte au freinage.

 

37e: Grâce au DRS, Hamilton peut effacer Pérez par l'extérieur avant le premier virage. L'Anglais se retrouve septième.

 

38e: Verstappen a toujours six secondes et demie de marge sur Norris. Pérez fait escale chez Red Bull pour mettre des pneus médiums et repart onzième. Stroll et Magnussen se saisissent aussi de ce composé.

 

39e: Pérez se défait de Ricciardo et retrouve la zone des points.

 

40e: Leclerc est revenu à deux secondes de Norris, peu à l'aise avec ses pneus durs. Pérez dépasse Hülkenberg à Tamburello.

 

41e: Verstappen devance Norris (7.4s.), Leclerc (8.8s.), Piastri (11.8s.), Sainz (16.5s.), Russell (22.5s.), Hamilton (30.8s.), Tsunoda (1m.), Pérez (1m. 01s.), Hülkenberg (1m. 03s.), Ricciardo (1m. 05s.) et Stroll (1m. 07.). Alonso change une seconde fois ses pneus et se retrouve piteux 19e.

 

42e: Leclerc roule à une seconde de Norris. Pérez efface Tsunoda sur la ligne de chronométrage.

 

43e: Leclerc met la pression sur Norris. Tous deux dépassent l'attardé Magnussen. Stroll prend la 11e place à Ricciardo.

 

44e: Norris et Leclerc dépassent le retardataire Zhou. Neuf dixièmes séparent l'Anglais et le Monégasque.

 

46e: Également peu satisfait de ses gommes, Verstappen n'accroît pas son avantage. Il évolue six secondes devant Norris et Leclerc. Stroll dépasse Magnussen à Tamburello.

 

47e: Leclerc manque son freinage à la Variante Alta et tire droit dans l'herbe. Il se retrouve ainsi relégué à deux secondes de Norris.

 

48e: Verstappen précède Norris (6s.), Leclerc (8.2s.), Piastri (13.3s.), Sainz (17.8s.), Russell (25s.), Hamilton (30.3s.), Pérez (59s.), Tsunoda (1m. 10s.), Stroll (1m. 12s.), Hülkenberg (1m. 15s.) et Ricciardo (1m. 17s.).

 

50e: Norris a mieux préservé ses pneus que ses adversaires et passe à l'offensive. Il est revenu à cinq secondes de Verstappen. Stroll prend la 9e place à Tsunoda.

 

51e: Verstappen se plaint de l'usure de ses chausses. Norris lui reprend encore quelques dixièmes. Leclerc est maintenant relégué à trois secondes du Britannique. Magnussen remonte dans le peloton: il a doublé Zhou, Ocon puis Bottas.

 

52e: Russell stoppe chez Mercedes pour prendre des pneus médiums. Il cède ainsi sa sixième place à Hamilton. Pérez améliore le record du tour (1'19''686''').

 

54e: L'intervalle entre Verstappen et Norris tombe à trois secondes. Russell réalise le meilleur tour de la course (1'18''589'''). Bon dernier, Albon est rappelé par le stand Williams pour abandonner après une séance d'essais grandeur nature.

 

55e: Verstappen mène devant Norris (2.2s.), Leclerc (6.5s.), Piastri (13.8s.), Sainz (20s.), Hamilton (30.5s.), Russell (52.7s.), Pérez (57s.), Stroll (1m. 13s.), Tsunoda (-1t.), Hülkenberg (-1t.) et Ricciardo (-1t.).

 

56e: L'avance de Verstappen sur Norris ne cesse de fondre. Deux secondes séparent encore la Red Bull de la McLaren.

 

58e: Verstappen ne devance plus Norris que d'une seconde et demie. Leclerc roule à sept secondes du leader.

 

60e: Verstappen garde une seconde et quatre dixièmes de marge sur Norris. Alonso prend des pneus tendres et va finir ce week-end cauchemardesque lanterne rouge.

 

61e: Verstappen signale que sa batterie est presque vide (30%). Norris n'est plus qu'à une seconde du Batave.

 

62e: Verstappen garde une seconde d'avantage sur Norris qui ne pourra donc pas utiliser le DRS à l'entame de ce dernier tour.

 

63e et dernier tour: Max Verstappen remporte le GP d'Émilie-Romagne, sept dixièmes devant Norris. Leclerc grimpe sur la troisième marche du podium. Piastri se classe quatrième devant Sainz. Les Mercedes (Hamilton 6e, Russell 7e) empochent 15 points. Pérez termine à une médiocre huitième place. Stroll (9e) et Tsunoda (10e) prennent les derniers points. Viennent ensuite Hülkenberg, Magnussen, Ricciardo, Ocon, Zhou, Gasly, Sargeant, Bottas et Alonso.

 

Après la course: vers un match à trois

Max Verstappen a gagné à Imola pour la troisième fois consécutive, mais il a eu chaud. Si la course avait duré un tour de plus, Lando Norris l'aurait sans doute croqué. Mais le Hollandais a tenu jusqu'au bout, et peut aussi se satisfaire d'une victoire qui paraissait improbable vendredi soir, après des premiers essais fort médiocres. Christian Horner révèle que l'essayeur Sébastien Buemi a passé pas moins de onze heures dans le simulateur de Milton Keynes pour tester tous les types de set-up. « Nous avons dû changer nos réglages, confirme Verstappen. Quand on voit d'où nous sommes partis, on peut être content d'avoir signé la pole, puis la victoire. Mais ce dimanche, j'ai attaqué tout le temps. J'étais fort en pneus médiums, mais beaucoup moins avec les durs, surtout dans les quinze derniers tours. Je n'avais aucun grip, je glissais beaucoup. Lando s'est rapproché et j'ai dû attaquer à fond avec des pneus qui ne fonctionnaient plus. » La victoire de Verstappen contraste avec la contre-performance de son équipier Sergio Pérez qui a été éliminé samedi en Q2 et n'est remonté ce dimanche qu'en huitième position. À sa décharge, Red Bull lui a imposé une stratégie qui n'a pas fonctionné. « Je suis parti avec les pneus durs, avec lesquels nous n'étions pas bien, dans l'espoir d'une voiture de sécurité qui n'est jamais venu », confirme-t-il. Mais le Mexicain a aussi abîmé sa voiture dans une sortie à Rivazza. On comprend dès lors que Horner ne se presse pas de le confirmer pour 2025...

 

Il n'a donc manqué qu'une ou deux boucles à Lando Norris pour remporter sa deuxième victoire consécutive. L'Anglais et sa McLaren ont su mieux gérer les gommes dures que la concurrence, ce qui leur a permis de semer la Ferrari de Leclerc, mais pas de doubler la Red Bull de Verstappen. « Je priais pour qu'il y ait un tour de plus, sourit Norris. Et pourtant, nous n'avions pas des réglages optimaux. Il a fait plus chaud que nous le pensions, et j'ai eu moi aussi beaucoup de mal au début avec le composé dur. Mais cela s'est arrangé une fois sorti du trafic. J'avais un rythme incroyable. Je poussais comme un damné pour rattraper mon retard. Mais quand je suis revenu à deux secondes, j'ai subi les turbulences. Je perdais de l'appui et de l'adhérence. Les pneus recommençaient à surchauffer. Je me suis adapté. Je suis revenu à sept dixièmes... » Le directeur sportif Andrea Stella préfère saluer la performance de Norris, devenu « un maître dans l'exploitation des pneus Pirelli », tandis que Zak Brown est content de « faire transpirer Red Bull. » Quant à Oscar Piastri, il obtient une belle quatrième place, mais admet ne pas savoir aussi bien gérer les gommes que son aîné: « J'ai poussé au maximum pour réaliser l'undercut sur Sainz, puis pour menacer Leclerc, mais les pneus ont surchauffé très vite. Je dois revoir certaines choses dans mon style de pilotage. » En outre, la pénalité qui l'a privé de la première ligne lui a peut-être coûté la victoire... Mais Stella dédouane Piastri et endosse la responsabilité de l'erreur commise devant Magnussen en qualifications.

 

Ferrari a connu un week-end en demi-teinte. Certes, le podium de Charles Leclerc est satisfaisant, mais Carlos Sainz a glissé derrière Oscar Piastri après le pit-stop, et globalement les évolutions n'ont pas apporté de gain de performance significatif. Mais peut-être Imola n'était-il pas le circuit idéal pour tester celles-ci, comme le laisse entendre Leclerc: « Ce n'est pas le meilleur endroit pour évaluer des évolutions parce que les bordures sont tellement nombreuses que si vous avez une voiture qui les absorbe bien, cela peut dissimuler la véritable hiérarchie. Or, c'est justement l'un des points forts de la Red Bull. J'ai essayé de prendre les mêmes trajectoires, mais c'est impossible avec notre voiture pour le moment. » Par ailleurs, le circuit italien n'est pas très favorable au petit turbo italien qui manque de puissance dans les hauts régimes. Frédéric Vasseur admet que Ferrari doit mettre les bouchées doubles pour gagner la course au développement contre Red Bull et McLaren: « Il faut accélérer notre développement. Imaginez que quelqu'un apporte une amélioration une course plus tôt que prévu, il pourra passer de 5e à 1er étant donné que trois équipes se tiennent actuellement en un dixième. On doit accélérer la fabrication des pièces. Juste après la course, j'ai eu une discussion à ce sujet avec l'usine. C'est crucial, même s'il faut bien être conscient qu'on chasse des centièmes. Les packages ne rapportent plus cinq dixièmes comme avant. » Voilà qui promet en tout cas une bagarre passionnante entre les trois top teams.

 

Sources :

- https://motorsport.nextgen-auto.com/fr/

- https://f1i.autojournal.fr/magazine/magazine-technique/ferrari-evolution-imola-f1-2024/

Tony