Jean BEHRA
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2013   A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z  

Jean Marie Behra
Nação : França
Nascido el 16 Fevereiro 1921 - Nice (Alpes-Maritimes)
Morrido el 1 Agosto 1959 - Berlin-Charlottenburg (Allemagne) - 38 anos - Accident durant une course de voiture de sport sur Porsche

Melhor classificação : 2o Primeiro Grande Prémio : Itália 1951
Melhor qualificação : 2o Último Grande Prémio : França 1959

Melhor classificação em Campeonato do Mundo : 4o em 1956
nc
1951
11
1952
nc
1953
26
1954
9
1955
4
1956
11
1957
12
1958
19
1959
Classificação em Campeonato do Mundo

 
 
 
 
0.96 pts / GP
5.68 pts / estação
000 439 kms em cabeça
002 256 voltas percorridas
014 655 kms percorridos

1
4
2
3
3
11
4
7
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Posição sobre a grelha de partida
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Posição à chegada

Jean Behra était sans doute l'un des meilleurs pilotes français de l'Histoire. Malheureusement, il se tua prématurément sur un circuit totalement obsolète, celui de l'AVUS.

 

Behra commença sa carrière en 1937, mais sur deux roues. Il obtint beaucoup de succès après guerre, puisqu'il fut champion de France de 1948 à 1951, face aux grands noms de l'époque comme Houel, Monneret ou Loyer.

 

"Jeannot" Behra passa au sport automobile en 1949 en disputant des courses de côte. Pour sa première sortie au Mont-Ventoux, sur une Maserati empruntée, il gagna à la surprise générale. Berha fut alors repéré par l'équipe d'Amédée Gordini, et le sorcier du Boulevard Victor fit appel à lui pour la saison 1951.

Mais il devait encore faire ses preuves. Gordini lui donna le volant d'une quatre-cylindres pour le GP des Sables d'Olonne. Jean termina troisième, une superbe performance, et décrocha un volant d'usine.

Il débuta en F1 pour la dernière course de la saison 51, le GP d'Italie. Parti douzième, le français fut contraint à l'abandon.

 

Pour 1952, Behra rempila avec Gordini pour la saison complète. Ses débuts furent remarquables, car dès la première course, le GP de Suisse, il finit à une belle troisième place, derrière les intouchables Ferrari d'Ascari et Farina. Hélas, la suite de la saison ne fut pas du même acabit, et il n'entra à nouveau dans les points qu'une seule fois, au Nürburgring. Il gagna tout de même le GP de Reims, hélas hors-championnat, mais d'une manière exceptionnelle, puisqu'il bat les redoutables Ferrari d'usine, celle d'Ascari en tête.

La saison 1953 fut véritablement catastrophique. La Gordini T16 connut de nombreux problèmes de fiabilité, et Jean ne fit jamais mieux que sixième, en Argentine. 1954 ne fut pas meilleure. La T16 ne s'était absolument pas améliorée, et Behra ne marqua que 0,14 points (!), au GP de Grande Bretagne, disputé sous la pluie.

 

Behra décida de passer chez Maserati pour 1955, en espérant bien décrocher des victoires avec la légendaire 250F. Il gagna effectivement des courses à Pau et Bordeaux, mais avec des voitures de sport. Il réalisa un podium au GP de Monaco de F1 mais, même si il finissait régulièrement dans les six premiers, il ne put jamais concurrencer sérieusement les Mercedes et les Ferrari.

 

L'année suivante, 1956, fut sa meilleure année. Second lors du premier GP en Argentine, il termina le GP de Monaco à la troisième place, ce qui lui permit de pointer en tête du championnat du monde après deux courses ! Il monta encore trois fois sur le podium pour autant de troisièmes places, à Reims, Silverstone et au Nürburgring. Il arriva ainsi à Monza, dernière manche de la saison, avec une infime chance de décrocher le titre mondial face aux pilotes Ferrari, Fangio et Collins. Hélas, il fut contraint à l'abandon, son seul de l'année en F1. Il finit tout de même quatrième du championnat du monde. Le Français conclut son année en beauté, en remportant le GP du Maroc hors championnat.
Cette belle saison fut aussi malheureusement marquée pour Jean par la perte d'une oreille, dans un accident au Tourist Trophy, ce qui allait évidemment l'handicaper par la suite.

 

1957 fut une bien mauvaise année en Formule 1. Certes, Behra commença le championnat du monde exactement comme en 1956 : par une belle seconde place en Argentine. Mais par la suite, il ne put guère briller avec sa 250F et ne ramena que deux sixièmes places. Il connut une grosse déception à Silverstone, où il mena plus de la moitié de la course avant de devoir abandonner sur problème d'embrayage, à vingt tours du but. Ce jour là, Jean avait frôlé son premier succès en F1. Malgré tout, il se consola en remportant le BRDC International Trophy sur une BRM, et surtout les prestigieuses 12 heures de Sebring, aux côtés de Juan-Manuel Fangio.

 

En 1958, Behra décida de quitter la marque au Trident pour BRM. Il ne trouva pas vraiment son bonheur avec la marque anglaise, puisqu'il ne finit aucune des manches du championnat du monde de Formule 1, sauf deux : le GP des Pays-Bas, avec une belle troisième place, et le GP du Portugal où il amena la P25 au quatrième rang.

 

1959 devait être une grande année pour Behra, puisqu'il fut engagé par la Scuderia Ferrari. En effet, Enzo appréciait beaucoup le style de conduite généreux et combatif du Français. Mais la saison commença mal : abandon à Monaco sur casse moteur, puis une piètre cinquième place à Zandvoort. Les relations se tendirent alors sérieusement entre Behra et son directeur sportif Romolo Tavoni. Après un nouvel abandon au GP de France, le ton monta tellement entre les deux hommes que le bouillant Français alla jusqu'à gifler Tavoni. La sanction ne se fit pas attendre, Ferrari montra la porte de sortie à Behra.

 

Malgré cela, Jean retrouva un volant, celui d'une Porsche, quelques semaines plus tard pour le GP d'Allemagne, sur le très dangereux circuit de l'AVUS. Sur une piste humide, le Français perdit le contrôle de sa voiture, qui s'écrasa contre le support en béton d'une vieille batterie de DCA allemande. Il n'y survécut pas.

 

Un petit circuit près de Nevers fut baptisé en son honneur en 1961. Lorsque cet endroit devint en 1991 le soporifique hôte du GP de France, il fut renommé Nevers-Magny Cours, malheureusemet pour la mémoire de Behra.

Tony