Vic ELFORD
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Victor Henry Elford
Nation : Royaume-Uni
Né le 10 juin 1935 - Peckham - 81 ans
Premier Grand Prix :
France 1968
Dernier Grand Prix :
Allemagne 1971
Meilleur classement :
4e
Meilleure qualification :
5e
Meilleur classement en Championnat du Monde : 14e en  1969
1968
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1971
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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée

Vic Elford était un pilote polyvalent, capable de se montrer tout aussi rapide en rallye, qu'en voiture de sport, même si en F1, il n'a pu piloter avec autant de réussite.

 

Né à Londres, Victor assista grâce à son père au premier Grand Prix de Grande-Bretagne de l'après-guerre, à Silverstone. Et en 1961, il fait ses débuts en course automobile, d'abord avec une Mini, puis dans une DKW l'année suivante, où il disputa quelques épreuves de rallye. En 1963, on le retrouve sur une Triumph avant d'être engagé comme pilote de rallye par la firme américaine Ford. Trois années plus tard, il part rejoindre l'écurie Porsche, avec laquelle il va courir en grande partie le reste de sa carrière, en rallye où il remporte le titre européen sur une 911, et en voitures de sport, décrochant plusieurs podiums. A la fin de la saison, il remporte le Marathon de la route, disputé sur le Nürburgring, où Vic n'hésite pas à courir 7 heures et demi consécutivement plusieurs fois, sous la pluie et le brouillard, ses coéquipiers Herrmann et Neerspach terminant le travail.

 

En 1968, Vic remporte le rallye de Monte Carlo, puis la semaine suivante, s'impose lors des 24 heures de Daytona. Lors de la Targa Florio, Vic et son coéquipier Maglioli ont transformé 18 minutes de retard sur le leader, en une brillante victoire avec une minute d'avance, victoire suivie de celle lors des 1000 km du Nürburgring. Enfin, cette année-là, il dispute, sur le circuit de Rouen, sa première course de Formule 1 avec une Cooper, parti dernier, il profite de la pluie qui tombe pour remonter à la 4ème place. Il finit la saison, en prenant au passage la 5ème place au Canada. En 1969, Vic devient le premier pilote à terminer le GP de Monaco après avoir remporté le rallye de Monte-Carlo. Il devient également le premier non-américain à courir le Daytona 500. En F1, il court sur une McLaren appartenant à Colin Crabbe, il termine 5ème en France et 6ème en Grande-Bretagne, avant un accident sévère en Allemagne, qui lui vaudra un bras cassé et la colonne vertébrale touchée.

 

Cet accident aurait pu marquer la fin de sa carrière, mais en 1970, il est de retour en voitures de sport, avec une nouvelle victoire lors des 1000 km de Nürburgring, mais aussi en Trans-Am, où il remporte une éclatante victoire à Watkins Glen, et en Can-Am. En 1971, il dispute sa dernière course de Formule 1 sur le circuit du Nürburgring avec une BRM. Il remporte également les 12 heures de Sebring et les 1000 km du Nürburgring. Cette même année, il est contacté par Steve McQueen pour faire partie d'une des scènes du film "Le Mans".

 

En 1972, il quitte Porsche pour courir sur les Alfa Romeo de l'écurie Autodelta. Lors des 24 heures du Mans, une Ferrari s'écrasa près de lui, il s'arrêta pour extraire le pilote des flammes de son véhicule. Un geste qui lui vaudra d'être décoré par le président Pompidou, chevalier de l'Ordre national du mérite. En 1973, il remporte une course d'Interseries, et en 1974, il annonce sa retraite en tant que pilote. Par la suite, Vic deviendra manager de l'écurie de F1 ATS pendant un bref moment, puis en 1984, devient directeur de compétitions de Renault / Jeep Sport. Il se met aussi à l'écriture.

 

Vic Elford vit désormais en Floride, et reste impliqué avec la firme Porsche comme consultant.

Julien