Sebastian VETTEL
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2010   A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z  

Nation : Allemagne
Né le 3 juillet 1987 - Heppenheim - 23 ans
Site web

Meilleur classement : 1er Premier Grand Prix : Etats-Unis 2007
Meilleure qualification : 1er Dernier Grand Prix : Allemagne 2010

Meilleur classement en Championnat du Monde : 2e en 2009
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2007
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2008
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2009
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2010
Classement en Championnat du Monde

 
 
 
 
4.83 pts / GP
65.25 pts / saison
002 436 kms en tête
002 667 tours parcourus
013 389 kms parcourus

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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée

Sebastian Vettel est l'espoir de Red Bull pour les années futures du constructeur anglo-autrichien en F1.

Sebastian débute sa carrière à l'âge de huit ans, en 1995, par le Karting. Déjà soutenu à cette époque par Red Bull, il accrocha quelques trophées (Coupe de Monaco et Paris-Bercy en 2001, 6ème du Championnat Européen ICA en 2002) qui lui permirent de se faire remarquer.
Passant à la monoplace l'année suivante, en Formule BMW ADAC, il fait sensation en finissant second. L'année suivante, en 2004, il écrase littéralement le championnat marquant 388 des 400 points possibles !
Il décide donc de monter en F3Euroseries en 2005, finissant 5ème et meilleur débutant. En 2006, il vise le titre mais finira second derrière Paul di Resta. Il participa également au meeting de Misano aux World Series by Renault, où suite à la disqualification de Maldonado, il signa la pôle et remporta les deux courses.

Couvé par BMW depuis ses débuts en monoplace, après avoir effectué des tests en 2005 chez BMW-Williams, puis en 2006 chez BMW-Sauber, il est promu 3ème pilote de cette dernière dès le GP de Turquie (suite au licenciement de Villeneuve et à la promotion de Kubica). Il participe ainsi aux séances d'essais du vendredi des Grand Prix, et s'y fait positivement remarquer. Il signe ainsi le meilleur temps aux essais du GP d'Italie à Monza.

Début 2007, il cumule F1 (comme pilote du vendredi) et World Series by Renault (chez Carlin Motorsport), mais BMW Sauber revient sur la décision de le faire tourner le vendredi après les GP d'Australie et de Malaisie. Il ne court alors qu'en World Series, où il remporte une victoire au Nürburgring, la seule de la saison. Cependant, profitant du spectaculaire accident de Robert Kubica à Montréal, BMW le nomme comme remplaçant pour Indianapolis. Sebastian reçoit ainsi l'occasion de montrer sa valeur sur un week-end entier de GP. Il s'en tire d'ailleurs très bien puisque, qualifié au septième rang, il termine huitième malgré une excursion hors-piste au premier virage. Il devient ainsi à 19 ans, 11 mois et 14 jours le plus jeune pilote de l'histoire à inscrire un point en F1. Après cet épisode, il retrouve sa place d'essayeur, mais pas pour longtemps.
Fin juillet, le pilote Toro Rosso Scott Speed est renvoyé par son écurie, et Red Bull décide ainsi de placer son protégé dans son équipe B. Vettel débute donc au volant de la STR2 au GP de Hongrie. Ses premières courses avec Toro Rosso sont assez difficiles puisqu'il ne parvient guère à prendre l'ascendant sur son équipier Liuzzi. Mais il va largement se rattraper en fin de saison, lors des deux courses asiatiques. Au GP du Japon disputé au Mont Fuji sous la pluie, il va réaliser une superbe performance qui l'amènera tout en haut du classement. Il effectue même quelques tours en tête (les premiers pour Toro Rosso) avant de tomber au troisième rang. Il est ainsi en mesure de ramener un podium quand à une vingtaine de tours du but la voiture de sécurité entre en piste. Sebastian va alors ruiner d'un seul coup sa course. Surpris par une manœuvre de leader Lewis Hamilton, il percute involontairement Mark Webber qui le devançait. Ainsi s'achève pour le jeune Allemand cette course dantesque.
Mais une semaine plus tard en Chine, il rattrape parfaitement sa bourde. Toujours dans des conditions humides, il évite les pièges et amène sa monoplace au quatrième rang, le meilleur résultat de son écurie ! Il finit ainsi l'année avec six points, ce qui est pour un débutant est très probant.

Il dispute en 2008 sa première saison complète en F1, toujours chez Toro Rosso. Son équipier est le quadruple vainqueur du ChampCar Sébastien Bourdais. Avec la vieille STR2 légèrement modifiée, il connaît un début de saison difficile puisqu'il ne termine aucune des quatre premières courses. Mais l'arrivée de la nouvelle STR3 lui donne des ailes. Ainsi il termine cinquième sous la pluie à Monaco pour sa première course en Principauté. Au Canada, il ramène un bon point tout comme à Hockenheim. De plus, il prend peu à peu l'ascendant sur son équipier Bourdais. A partir de la fin de l'été, la Toro Rosso se montre de plus en plus performante, au grand bonheur de Vettel qui inscrit des points à chaque course. Sixième à Valence, cinquième à Spa-Francorchamps, il connaît la consécration au GP d'Italie. Ce week-end-là est marqué par la pluie incessante qui s'abat sur le autodrome de Monza. Sebastian en profite pour signer une étonnante pôle position, la première de sa jeune carrière. Cette performance étonne les observateurs, mais le meilleur est à venir. Le jour de la course, alors que la pluie ne cesse toujours pas, le jeune Allemand profite du départ donné sous la direction de la voiture de sécurité pour conserver la tête au premier virage. Ensuite, et ce à la surprise générale, sa machine lui permet de rester confortablement aux commandes de l'épreuve devant la McLaren de Kovalainen, réputée plus rapide. Dans ces conditions dantesques, Vettel ne fait pas une erreur et remporte ainsi sa première victoire en Formule 1, après seulement vingt-deux Grands Prix disputés. Il devient aussi à vingt-et-un ans, deux mois et onze jours le plus jeune vainqueur de l'Histoire de la F1. Sa fin de saison est encore marquée par de belles places d'honneur. Surtout, il manque de peu de déposséder indirectement Lewis Hamilton du titre de champion du monde lors de la dernière épreuve au Brésil, qu'il finit quatrième.
Vettel termine sa première saison complète en Formule 1 à la huitième place du classement, avec 35 points, un résultat inespéré en début d'année.

Ces belles performances lui permettent d'intégrer en 2009 l'équipe première de son sponsor de toujours, Red Bull. Il y remplace le vieux briscard David Coulthard, qui a pris sa retraite. Cette saison marque la réelle éclosion du jeune prodige allemand.
La Red Bull-Renault RB5 conçue par Adrian Newey est en effet la meilleure voiture du plateau, derrière les Brawn-Mercedes de Button et Barrichello. Dès la première course en Australie, l'Allemand est troisième sur la grille. Deuxième à trois tous de la fin, il s'accroche stupidement avec Kubica mais a démontré tout le potentiel de sa monoplace. Pénalisé lors des qualifications du GP de Malaisie, il abandonne sur sortie de piste sous le déluge. Deux abandons en deux courses qui vont lui coûter cher. Car dès la troisième course en Chine, Vettel fait parler la poudre, en dominant de la tête et des épaules un Grand Prix disputé sur une pluie battante. Il décroche la pole et la victoire, la première de Red Bull, devant son équipier Mark Webber. Lors des courses suivantes cependant, les Brawn dominent outrageusement : deuxième à Bahreïn, quatrième en Espagne, il commet ensuite deux nouvelles erreurs : à Monaco il abandonne en tapant le rail, puis finit troisième en Turquie alors qu'il était en pôle, après une légère sortie de piste dès le premier tour. Il compte alors 32 points de retard sur le leader du championnat Jenson Button.
En Grande-Bretagne, la situation se renverse. Les Red Bull prennent l'avantage sur les Brawn, ce qui permet à Vettel de gagner après une nouvelle démonstration. En Allemagne, il est second derrière Webber et se rapproche de Button, avant deux nouveaux couacs, cette fois-ci purement mécaniques : à Budapest il abandonne sur un problème de suspension, puis son moteur le lâche au 23ème tour du GP d'Europe. Troisième en Belgique, puis huitième seulement à Monza où les Red Bull ne sont pas au mieux, le titre de champion du monde s'envole pour l'Allemand. Pourtant, il ne baisse les bras : quatrième à Singapour malgré une pénalité, il l'emporte sur le très difficile circuit de Suzuka tandis que les Brawn coulent. A deux courses du but, il compte seize points de retard sur Button, un écart qui n'est pas impossible à combler, comme l'a montré Raïkkönen en 2007. Mais au GP du Brésil, Vettel loupe sa qualification sous la pluie : Seizième sur la grille, il remonte à une belle quatrième place mais laisse la couronne à Button. Il se console avec le titre de vice-champion du monde, obtenu aux dépends de Barrichello après une dernière victoire sur le tout nouveau circuit d'Abou Dabi.

A 22 ans, Vettel est devenu le plus jeune vice-champion du monde de l'Histoire. Considéré comme le nouveau Schumacher, d'où son surnom de « Baby Schumi », il est la nouvelle coqueluche du public allemand. Son objectif pour 2010 est évidemment de remporter son premier titre.
Guillaume & Tony