Ronnie PETERSON
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Bengt Ronald Peterson
Nation : Suède
Né le 14 février 1944 - Orebro
Décédé le 11 septembre 1978 - Milan (Italie) - 34 ans - Embolie suite à un accident durant le GP d'Italie
Premier Grand Prix :
Monaco 1970
Dernier Grand Prix :
Italie 1978
Meilleur classement :
1er
Meilleure qualification :
1er
Meilleur classement en Championnat du Monde : 2e en  1971, 1978
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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée
Ronnie Peterson était un des meilleurs pilotes des années 70, mais il était souvent second dans son écurie, ce qui lui barra la route au titre.

Né à Orebro, Ronnie commença sa carrière en Formule 3, avant de disputer sa première course de Formule 2 en 1967. Il faudra attendre 2 ans pour le revoir dans une compétition importante, les 24 heures du Mans, ainsi que le championnat de F2, terminant à la 5ème place au GP d'Albi. En 1970, il passe chez March et par conséquent, se retrouve en F1.

Pour sa première saison, Ronnie, engagé par Colin Crabbe, ne réalisa pas de miracles. C'est à partir de 1971 où le pilote suédois, engagé comme pilote officiel chez March, va marquer les esprits. Même s'il ne remporte aucune course, il terminera tout de même 5 fois sur le podium et se retrouve bombardé vice-champion du monde derrière Stewart ! Tandis qu'en Formule 2, il remporte 5 courses et le titre européen. On fonde beaucoup d'espoirs sur Ronnie pour la saison 1972. Mais tous ses efforts au volant de la March 721G ne suffiront pas et Ronnie ne remportera pas de courses en F1, tandis qu'en F2 il remporte deux courses, et s'impose aux 1000 km de Buenos Aires et du Nürburgring. Mais son talent n'est pas passé inaperçu et la saison suivante, il est engagé par Lotus.

La première perf de Ronnie au volant de la Lotus 72 aura lieu au BRDC International Trophy, où il terminera 2ème. Il commence à se montrer rapide lors des qualifications et finalement, après une 3ème place à Monaco et une deuxième place à Anderstorp, Ronnie peut enfin s'adjuger sa première victoire dans la catégorie reine sur le circuit Paul-Ricard. Il remportera une autre course en Autriche et en Italie, Ronnie décide de violer les consignes d'écurie et ne laisse pas Fittipaldi remporter la course. Tandis que le pilote suédois termine vainqueur, Fittipaldi perd toute chance d'obtenir le titre. Peterson termine la saison en fanfare, remportant le GP des Etats-Unis. Il termine 3ème du général, à seulement 3 points de son coéquipier.

La saison 1974 sera moins bonne, malgré 3 victoires à Monaco, en France et en Italie, il ne marque que peu de points en-dehors, et se retrouve plus éloigné que ses adversaires au général. La saison suivante ne sera pas meilleure, la Lotus 72E est bien vieille, Ronnie ne montera pas sur un podium de toute la saison. Déçu par de telles contre-performances, il retourne chez March en 1976. Encore une fois l'ensemble de la saison sera décevant, sauf à Monza où il réalise une superbe course et remporte la victoire. La saison suivante, on lui propose de pilote la Tyrrell P34, une F1 à six roues avec la quelle Scheckter et Depailler réalisèrent le doublé en Suède. Mais le modèle de la saison 1977 n'a rien à voir avec son prédécesseur, même s'il monte sur le podium en Belgique, sa carrière est fortement menacée.

Puis en 1978, Ronnie hérite d'une bouée de sauvetage, le voici pilote n°2 de l'écurie Lotus et coéquipier de Mario Andretti. La Lotus 78 est plus agressive et Ronnie retrouve vite son pilotage d'antan. Au Brésil, il décroche la pole-position et un mois plus tard, à Kyalami, il remporte la course. Le pilote suédois remportera une autre course en Autriche et reste au contact de son coéquipier Mario Andretti. De telles performances lui permettent de signer un contrat avec McLaren pour être pilote n°1 parmi l'une des plus grandes écuries.

Mais il ne pourra pas en profiter. A Monza, un carambolage dès le premier tour le blesse grièvement aux jambes. Une embolie l'emportera le lendemain, un grand pilote venait de disparaître.
Julien