Fondateur : Mike Earle
Nation : Royaume-Uni
Premier Grand Prix :
Mexique 1989
Dernier Grand Prix :
Mexique 1990
Meilleur classement :
3e
Meilleure qualification :
11e
Classement en Championnat du Monde
1989
10
1990
nc
Meilleur classement en Championnat du Monde (Constructeurs) : 10e en 1989
Meilleur classement en Championnat du Monde (Pilotes) : 12e en 1989 (Stefan JOHANSSON)
6 points
0.38 pts / GP
3.00 pts / saison
001 018 tours parcourus
004 484 kms parcourus
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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée
Filiation : Onyx (1989-1990) -> Monteverdi (1990)

Onyx est l'une des écuries les plus farfelues que la Formule 1 ai connue...

Venue tout droite de la F3000, l'écurie, dirigée par Mike Earle a acquis une notoriété certaine lorsqu'elle fit de Stefano Modena le champion intercontinentale 1987.
Sur d'aussi bon résultat, Earle décide de préparer un projet destiné à voir arriver en Formule 1 l'écurie Onyx.
C'est Alan Jenkins, ex-McLaren, qui ce charge de construire l'ORE-1 qui semble bien travaillée et compétitive.
Les suspensions et la boîte de vitesse sont révolutionnaires. Elle est équipée du moteur Ford Cosworth DFR. Les pilotes étant Stefan Johansson et Bertrand Gachot.

Malgré tous ces points positifs, les débuts d'Onyx sont des plus lamentables. Les pilotes n'arrivant pas à s'extirper des pré qualifications...
Il faut attendre le quatrième Grand Prix de la saison au Mexique pour voir enfin Johansson ce qualifier en 21ème position, mais il abandonne en course et le scénario se répète au Etats-Unis et au Canada ou il écope d'un drapeau noir.

Les choses s'améliorent légèrement dès le Grand Prix de France où les deux pilotes se qualifient. C'est à ce même Grand Prix que Stefan se voit enfin récompensé en finissant 5ème, marquant ainsi les 2 premiers points de l'écurie. Gachot aurait pu lui aussi finir dans les points, partant 11ème, il fut bloqué au stand à cause d'un problème de batterie...il fini la course en 13ème position.

Gachot perds sa place avant le Grand Prix du Portugal et c'est JJ Lehto qui le remplace, mais qui échoue lui aussi lors des pré qualifications.
Pour Johansson , qualifié en 12ème position, il signe un véritable exploit en décrochant le podium, finissant la course en 3ème position grâce à une stratégie intelligente.

Cette course montra bien que Onyx avait les moyens de réussir avec un peu d'attention...
L'équipe finie à la 10ème place du championnat 1989...

Mais le ton ne peut être maintenu, l'équipe manque d'argent et Mike Earle doit vendre son écurie à un belge, Jean-Pierre Van Rossem.
C'est un personnage complètement en décalage avec la Formule 1, au look d'Hippy, provocateur, il prétends au siège de député européen mais aussi à de sombre projet automobile...
On le voit tout au long de l'intersaison arpenté les paddocks mais il est arrêté pour malversations diverses.

Onyx est à nouveau dans l'incertitude complète...

L'écurie démarre tout de même la saison, sans direction, tant bien que mal avec le châssis de la saison précédente pour les deux premiers Grand Prix de la saison 90 mais c'est bien sur la non qualification qui attends les pilotes.
C'est alors qu'intervient un suisse milliardaire du nom de Peter Monteverdi, ancien pilote et concessionnaire automobile à présent, il devient propriétaire d'Onyx.

Il va malheureusement tout détruire, tout d'abord en mettant à la porte le talentueux Stefan Johansson, pour y placé Gregor Foitek, suisse également, très apprécier de Monteverdi, ce pilote vient de l'écurie tout aussi loufoque Eurobrun.
Monteverdi va ensuite mettre à la porte une pléiade d'ingénieur: Alan Jenkins, Steve Poster...
L'ingénierie et sa direction étant complètement décimé, l'écurie n'est plus que l'ombre d'elle même et très vite tout s'écroule.

L'arrivée de l'ORE-2 ne va pas améliorer grand chose dans ces conditions. Et même si les pilotes réussirent à ce qualifié durant la première partie de la saison, la voiture ne tient absolument pas la distance d'une course...

Monteverdi prends le poste de directeur technique dans la foulé, pari complètement fou...

La seconde partie de saison est lamentable, les Onyx ne se qualifient plus.
Lors du Grand Prix de Hongrie, les comptes de l'écurie sont complètement vides mais Monteverdi insiste et fait monter une voiture avec des pièces usagées pour Foitek.
Le père du pilote helvète ne l'entendit pas de cette oreille et ne laissa pas son fils piloter dans des conditions aussi sauvages.

Onyx disparu de la Formule 1 juste avant ce Grand Prix de Hongrie 1990...
Alicia