Nico ROSBERG
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Nico Erik Rosberg
Nation : Allemagne
Né le 27 juin 1985 - Wiesbaden - 31 ans
Premier Grand Prix :
Bahreïn 2006
Dernier Grand Prix :
Abou Dhabi 2016
Meilleur classement :
1er
Meilleure qualification :
1er
Casque
Casque
Casque
Casque
Champion du Monde en  2016
23 victoires (11.17 %)
57 podiums (27.67 %)
 
32 abandons (15.53 %)
 
 
 
7.74 pts / GP
144.95 pts / saison
007 581 kms en tête
011 159 tours parcourus
056 096 kms parcourus
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Position sur la grille de départ
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Position à l'arrivée

Nico voit le jour le 27 juin 1985 en Allemagne à Wiesbaden, et quel plus beau cadeau pour son père Keke Rosberg qui vient de remporter cette même semaine le GP des USA, le 23 juin à détroit. Nico Rosberg possède la double nationalité finlandaise-allemande, et vit à Monaco. C'est en France qu'il fait ses premiers tours de karting, en 1996 dans la Ligue Côte d'Azur minimes, puis en 1997 dans le championnat de France minimes. En 1998, toujours en Karting il change de Formule et évolue en Karting ICA Junior, en Italie où il finira 3e du championnat et parallèlement en Amérique du Nord où il sera Champion cette même année. 1999 ses performances dans le championnat italien lui permettent de finir à la 3e place et 4e du Championnat européen. En 2000 il sera sacré vice-champion d'Europe Formula A derrière un certain Lewis Hamilton. 2001 amorce son changement de carrière après un Championnat du Monde en demi-teinte dans la série super A. Discipline où il se classera finalement 16e au général.

 

Vainqueur du championnat d'Allemagne de Formule BMW en 2002. Nico Rosberg, franchi un cap cette même année. En effet il devient le plus jeune pilote à prendre le volant d'une Formule 1. Agé de seulement 17 ans, il prend les commandes d'une Williams-BMW en ce 3 décembre 2002 sur le circuit de Catalunya. Après cette série de test, un choix s'impose à l'évidence et l'étape suivante sera en 2003, où il participera à la première saison des F3 Euro Séries, une place de 8e au classement général. 2004 Nouvelle saison en F3, et une 4e place au championnat, cette même année Williams-BMW lui fait faire de nouveau tests, concluant qui lui vaudront d'intégrer l'équipe dès 2005 en tant que 3e pilote. Rosberg poursuit également sa formation dans le championnat GP2 au sein de l'équipe française ART. Dans ce nouveau championnat, Nico prend rapidement la mesure de ses adversaires pour finalement s'octroyer le titre de haute lutte face à un... Finlandais, Heikki Kovalainen.

 

Ainsi, il fait ses débuts en F1 lors de la saison 2006, au sein de l'équipe Williams-Cosworth...le duo qui avait donné le titre à son père en 1982. Pour sa première course à Sakhir, Nico impressionne puisqu'il finit septième et signe le record du tour ! Une semaine plus tard en Malaisie, il est troisième sur la grille, mais son moteur va vite le lâcher. C'est le début d'une série beaucoup moins rose d'abandons sur problèmes techniques en tout genre. De plus, Rosberg dévoile ses faiblesses en faisant quelques erreurs de débutant, tout en restant plutôt rapide. Deux exemples: au Nürburgring, il se qualifie 22ème, mais effectue une splendide remontée et accroche la 7ème place en course ! Par contre à Interlagos, dans le même premier tour, il sort son équipier Webber, casse son aileron avant et se fracasse dans le mur de pneus !

 

En 2007, Williams le conserve, cette fois-ci aux côtés d'Alexander Wurz. L'écurie change aussi de motoriste. Adieu Cosworth, bonjour Toyota...Rosberg se montre cette année-là plus mature, et inscrit cinq points en début de saison: deux à Melbourne et trois à Barcelone. Sans oublier les courses à Sepang et à Indianapolis où il tenait les points avant que son moteur ne casse. Il s'améliore encore lors de la deuxième partie de l'année et marque quatre fois consécutivement des points entre Budapest et Spa-Francorchamps. Sa dernière course à Interlagos est tout simplement splendide puisque, parti dixième, il finit quatrième après une rude lutte contre les deux pilotes BMW, Heidfeld et Kubica. Nico finit neuvième du championnat, un bien meilleur résultat que pour sa première année. En plus de ses bons résultats, il a totalement éclipsé son équipier Wurz, qui décide d'ailleurs de raccrocher son casque en fin d'année.

 

Après avoir été approché par McLaren-Mercedes pour remplacer Fernando Alonso, Rosberg décide finalement de rester chez Williams-Toyota en 2008. Il a pour équipier un autre fils d'ancien pilote, Kazuki Nakajima.

Cette saison est beaucoup plus difficile que la précédente. Après des débuts encourageants, la Williams ne se révèle pas du tout à la hauteur de sa devancière. Ainsi Nico commence sa saison en signant la troisième place à Melbourne, obtenant ainsi son premier podium, mais par la suite connaît un grand nombre de déconvenues. Très fiable mais peu rapide, sa monoplace le cloue au fond du peloton, ne lui laissant que de rares occasions de marquer des points. Pourtant à Singapour, il passe de peu à côté de la victoire. En effet, ayant ravitaillé avant l'entrée en piste d'une voiture de sécurité, il se retrouve en tête de la course, et y serait resté sans une pénalité imposée pour être rentré aux stands alors que cela était interdit. Il doit donc laisser la victoire à Alonso mais obtient tout de même la deuxième place, son meilleur résultat en carrière.

L'Allemand a donc réussi à obtenir en 2008 ses deux premiers podiums, mais ces résultats exceptionnels cachent une bien misérable saison.

 

Rosberg effectue en 2009 sa quatrième saison chez Williams, la dernière prévient-il si les performances de la nouvelle FW31 ne répondent pas à ses attentes. Mais le début du championnat est plutôt bon. Avantagée par son double diffuseur, la Williams est l'une des meilleures voitures lors des premières courses. En revanche, Rosberg n'a guère de chance en course et ne ramène que peu de points.

Ainsi en Malaisie, il mène le début de la course et aurait pu finir sur le podium sans l'arrivée de la pluie et l'interruption de l'épreuve. A partir du GP d'Espagne cependant, si la Williams n'est plus aussi véloce, le jeune Allemand devient paradoxalement un habitué des places d'honneur, au point d'être classé cinquième au général fin août. Il obtient notamment deux quatrièmes places, en Allemagne et en Hongrie, mais ne parvient pas à remonter sur le podium. Sa plus grande déception est le GP de Singapour : deuxième en course, il est pénalisé pour avoir mordu la ligne blanche en sortant des stands, et ne finit que onzième.

Malgré une fin de saison difficile et l'absence du podium, Nico Rosberg termine le championnat 2009 à la septième place avec 34,5 points, son meilleur résultat en carrière. De plus, il a complètement dominé Kazuki Nakajima, transparent toute l'année. Enfin, il faut souligner sa grande constance, puisqu'il ne connaît qu'un seul abandon, sur un problème de boîte de vitesses au GP du Brésil.

 

Mais cette fois, l'heure du départ de chez Williams a sonné. Courtisé par McLaren, il choisit finalement de rejoindre pour 2010 l'écurie championne du monde Brawn GP, bientôt rebaptisée Mercedes. Son coéquipier est le septuple champion du monde Michael Schumacher, tout juste sorti de sa retraite. Un sérieux défi semble donc l'attendre et peu d'observateurs lui donne des chances de s'imposer face à une légende telle que Schumacher.

 

La saison 2010 est en fait très vite pliée pour Mercedes. La W01 n'est clairement pas à la hauteur des Red Bull, Ferrari et McLaren et ne peut viser que les places d'honneur. En début de saison Rosberg parvient à se battre régulièrement pour le podium, et aurait peut-être même pu l'emporter en Chine sous la pluie, étant en tête avant une sortie de piste. Mais par la suite la Flèche d'argent rentre de plus en plus dans le rang. Ce qui n'empêche pas Nico de finir presque toutes les courses dans les points et d'obtenir trois podiums. Surtout il domine très largement un Schumacher visiblement pas du tout réadapté à la F1 moderne. Le jeune Allemand n'est ainsi devancé par son aîné qu'à trois reprises en course. Toutefois la fin du championnat voit un resserrement dans les écarts. Ainsi à Suzuka Schumacher va talonner Rosberg pendant toute la course, jusqu'à ce que ce dernier soit victime d'un accident sur rupture mécanique.

Mais au final, il n'y a pas match entre les deux hommes. Rosberg finit septième avec 142 points, contre 72 au Kaiser, neuvième.

 

Pour la saison 2011, Nico Rosberg espère un net regain des performances de Mercedes afin de pouvoir enfin jouer la victoire. 

Toutefois il doit déjà avaler une couleuvre puisque la nouvelle W02 est construite sur mesure pour Schumacher.


Le début de championnat est calamiteux puisqu'après deux courses Nico n'a pas inscrit un seul point, la faute à une machine insuffisamment préparée. Pour la troisième manche en Chine le Flèches d'argent sont en net regain de forme et le jeune Allemand mène un temps la course avant de rétrograder au cinquième rang. Malheureusement, il ne fera pas mieux cette saison-là et pas un seul podium ne récompensera ses efforts. En effet si les Mercedes parviennent assez rapidement à s'arracher du milieu de peloton, comme en 2010 elles ne pourront pas concurrencer les Red Bull et les McLaren, ou même les Ferrari. 

De nouveau Rosberg accumule donc une belle série de places d'honneurs, avec toutefois moins de régularité que la saison précédente. Il continue à dominer Schumacher en qualifications mais en course le septuple champion du monde se montre plus redoutable. Il réalise quelques faits marquants: en Belgique, qualifié au cinquième rang, il prend un départ exceptionnel et pointe en tête à La Source. Malheureusement la Mercedes n'est pas capable de tenir un rythme élevé sur toute une course, et Nico ne finit que sixième derrière... Schumacher. Au Japon, qualifié vingt-troisième à cause d'une panne le samedi, il parvient à accrocher le point de la dixième place. 


Pour la troisième année consécutive Nico Rosberg termine donc le championnat à la septième place, mais avec cette fois 89 points seulement contre 76 à Schumacher. Après cette saison médiocre, il a de quoi être mécontent de son équipe et des journalistes envisagent son départ chez Ferrari. 


Tout au contraire il choisit de lier son sort à celui de Mercedes en signant un nouveau contrant courant jusqu'en 2013 au minimum. Ross Brawn et Norbert Haug l'ont convaincu de patienter: l'ascension de Mercedes sera plus longue que prévue. Pour 2012 l'objectif est d'obtenir régulièrement des podiums et peut-être de gagner une course.

 

Pourtant, le début de saison est laborieux. Ainsi, il finit douzième du Grand Prix d'Australie et treizième en Malaisie, deux résultats dû à une dégradation excessive des pneumatiques. Hors, en Chine, les Mercedes changent de package aérodynamique. Résultat, les deux Mercedes monopolisent la première ligne, Rosberg signant sa première pole position de sa carrière. Le lendemain, il ne sera jamais inquiété faisant seul la course en tête, terminant avec 20 secondes d'avance sur son dauphin. Il signe la dixième victoire de Mercedes et succède ainsi, cinquante-sept ans après, à Fangio au palmarès du constructeur allemand. A Bahreïn, Mercedes montre qu'elle maitrise désormais la dégradation de ses pneus, Rosberg commençant et finissant cinquième en suivant la même stratégie que les leaders. Sixième sur la grille en Espagne, il doit se contenter de la huitième place à l'arrivée, ses pneus se dégradant massivement à cinq tours de l'arrivée.

 

A Monaco, Rosberg s'élance de la première ligne après le déclassement de Schumacher, auteur du meilleur temps en qualification. Le circuit étant peu propice aux dépassements, il ne parviendra pas à dépasser le leader et terminera dans ses roues jusqu'à l'arrivée, finissant à six dixièmes de la victoire. Ce podium à une saveur particulière pour Rosberg, lui qui a toujours vécu en Principauté. La suite du championnat sera plus difficile pour Rosberg. Malgré de bonnes qualifications, où il démontre que sa monoplace est rapide sur un tour, Mercedes ne parvient pas à résoudre ses problèmes de pneumatiques. Ainsi, il termine sixième au Canada après être parti cinquième et finit de nouveau sixième pour le GP d'Europe. Il termine à une lointaine quinzième place à Silverstone après avoir échoué aux portes de la Q3. Pour le Grand Prix national de Mercedes à Hockenheim, il signe le dernier temps de Q2 sous la pluie et subit une pénalité de cinq places sur la grille pour changement de boîte de vitesses. Il sauve néanmoins le point de la dixième place. Il finit aussi dixième en Hongrie après avoir été éliminé en Q2.

 

A mi-saison, Rosberg est sixième du championnat avec 77 points, un point devant Button et Grosjean, mais loin de Räikkönen, cinquième avec 116 points.

 

A Spa-Francorchamps, il échoue aux portes de Q2 e est pénalisé de cinq places pour changement de boîte de vitesses. Il termine hors de la zone des points en onzième position. En Italie, il s'élance sixième et termine septième. A Singapour, dixième sur la grille, il termine tout de même cinquième. C'est la dernière fois de la saison qu'il termine dans les points. Il enchaînera par la suite les contre-performances, soit des abandons sur problème mécanique ou terminera hors des points à cause de l'usure de ses pneus.

 

Rosberg termine neuvième du championnat avec 93 points, mais apporte à son palmarès une première pole position, deux nouveaux podiums, dont une victoire.

Parallèlement, Schumacher a décidé de raccrocher pour de bon le casque. Rosberg sera donc associé à son ami et adversaire depuis le plus jeune âge, Lewis Hamilton.

 

 

Pour 2013, Rosberg ne se fait plus d'illusion et attend le changement de réglementation en 2014 pour jouer les premiers rôles.

 

Le début de la saison lui donne raison : il s'élance sixième en Australie et abandonne sur problème électrique après vingt-six tours. En Malaisie, de nouveau sixième sur la grille, il se retrouve rapidement quatrième derrière son coéquipier. Mercedes ordonne alors aux pilotes de figer les positions, même si Hamilton doit économiser son essence et que Rosberg est plus rapide avec ses pneus tendres. Il dernier quatrième, non sans une certaine rancœur. Les dirigeants de Mercedes le remercieront tout de même de son comportement et de sa loyauté. Quatrième temps des qualifications en Chine où il avait gagné en 2012, il doit pourtant abandonner sur casse de suspension. A Bahreïn, Rosberg signe la deuxième pole de sa carrière. En course, toutefois, ses pneus s'effondrent et il doit donc passer quatre fois par les stands contre trois arrêts pour ses adversaires. Il termine neuvième. De nouveau en pole pour le GP d'Espagne, l'histoire se répète avec ses pneumatiques : il doit faire un arrêt de plus que la concurrence. Il finit sixième.

 

Troisième pole position consécutive pour Rosberg à Monaco. Il devance une nouvelle fois son coéquipier. Il ne sera jamais inquiété en course. Il ajoute une deuxième victoire à son palmarès. Cette victoire est particulière pour Rosberg qui remporte le GP de Monaco trente ans après on père Keke Rosberg. Toutefois, la légitimité de sa victoire sera remise en cause après que le paddock est appris que Mercedes avait effectué des essais secrets avec Pirelli à Barcelone après le Grand Prix d'Espagne. Il termine cinquième au Canada après être parti en deuxième ligne. Hors course, Mercedes est reconnu coupable d'avoir enfreint le règlement en acceptant de mener des essais pour Pirelli et est exclu des essais privés de Silverstone pour les jeunes pilotes. Les résultats de Mercedes sont quand même validés par le Tribunal. Deuxième sur la grille derrière son coéquipier pour le Grand Prix de Grande Bretagne, il profite d'une course chaotique marquée par de nombreuses explosions de pneumatiques pour s'imposer. En Allemagne, suite à une erreur stratégique de son équipe, il ne s'élance que onzième et sauve les deux points de la neuvième place en course.

 

A mi-saison, Rosberg est sixième du championnat avec 84 points, devancé notamment par Webber, cinquième avec 93 points et Hamilton, quatrième avec 99 points.

 

En Hongrie, alors que son coéquipier signe la pole position et remporte la course, Rosberg est contraint à l'abandon sur casse moteur après s'être élancé en quatrième position.

Tony / Luc